Magny-Danigon

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Magny-Danigon
Vue plongeante sur le centre du village et le clocher du temple.
Vue plongeante sur le centre du village et le clocher du temple.
Blason de Magny-Danigon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Lure
Canton Lure-2
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Lure
Maire
Mandat
Bernard Richard
2014-2020
Code postal 70200
Code commune 70318
Démographie
Population
municipale
453 hab. (2014)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 40′ 32″ nord, 6° 36′ 12″ est
Altitude Min. 302 m – Max. 463 m
Superficie 7,52 km2
Localisation

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Magny-Danigon est une commune française, située dans le département de la Haute-Saône en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle fait partie de la communauté de communes du pays de Lure et du bassin minier de Ronchamp et Champagney.

Fondée durant le Moyen Âge, Magny-Danigon a été marquée par le protestantisme, courant fortement présent dans le pays de Montbéliard.

Le puits Arthur-de-Buyer, puits de mine le plus profond de France au début du XXe siècle est implanté sur le territoire de la commune qui connait une exploitation charbonnière entre 1878 et 1958, principalement au puits du Magny.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Magny-Danigon est située dans le nord-est de la Franche-Comté. Dans le département de la Haute-Saône, non loin du Territoire de Belfort et du Doubs[1].

La localité fait partie du canton de Lure-Sud et appartient à la communauté de communes du pays de Lure. La superficie totale de 752 hectares est boisée de 414 hectares dont 276 communaux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Ronchamp Champagney Rose des vents
La Côte N Clairegoutte
O    Magny-Danigon    E
S
Palante Andornay

Topographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal dans son contexte local.
Paysage de Magny-Danigon depuis Andornay.

Deux vallées l'une venant de l'est l'autre du nord se rejoignent au centre du village. Mais il ne s'agit en aucun cas de relief escarpés ou montagnard. Les bois se trouvent à l'est qui est vallonné.

Géologie[modifier | modifier le code]

Magny-Danigon est construite sur le plateau de Haute-Saône dans la dépression sous-vosgienne[2] et s'appuie sur le versant méridional du massif des Vosges[3].

Elle fait partie du bassin houiller sous-vosgien, dont le gisement est composé de deux couches de charbon (dont l'épaisseur varie de quelques centimètres à trois mètres) s'inscrivant dans un quadrilatère de cinq kilomètres de long sur deux kilomètres de large[4]. Ce gisement est recouvert par du grès rouge et divers types d'argile[5].

Le bassin houiller stéphanien sous-vosgien s’étend sur le territoire communal et aux alentours, jusqu'au bassin potassique. Le charbon a entamé sa formation il y a 300 millions d'années, pendant le carbonifère. La transformation des débris végétaux a eu lieu sur une période de 20 millions d'années pour former de la houille. Pendant cette phase, les sédiments organiques se rassemblent dans une cuvette et sont recouverts par des alluvions[6]. La commune repose essentiellement sur un sol daté du Trias inférieur[7].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Entrée en pierre fermée par une petite porte métallique noyée dans la végétation.
L'entrée du tunnel du puits Arthur-de-Buyer, où se trouve le captage.

Deux sources marquent le commencement de deux ruisseaux. Deux étangs sont sur le terrain communal.

La commune utilise l'ancien tunnel fermé du puits Arthur-de-Buyer pour le captage d'eau potable[8],[9],[i 1].

Climat[modifier | modifier le code]

L'éloignement de la région de Magny-Danigon à la mer est important à l'échelle de la France : au moins 600 km de l'Atlantique, et 500 km de la Méditerranée. Cette position engendre un climat semi-continental, caractérisé par des fortes amplitudes thermiques journalières et annuelles. Les étés chauds et lourds de Magny-Danigon alternent avec des hivers secs marqués par un froid plus vif. Les températures peuvent y descendre fréquemment en dessous des -10 °C. Les précipitations sont importantes en raison de la présence des massifs montagneux qui, à l'est, font obstacle à l'évacuation des masses d'air humides sur la Suisse. Dans la commune voisine de Ronchamp, le cumul des précipitations annuelles de l'ordre de 1 700 mm/an. En hiver, en raison du froid, les précipitations, se produisent sous forme de neige[10].

Nuvola apps kweather.png Relevés des précipitations et heures d'ensoleillement à Luxeuil-les-Bains – Saint-Sauveur[11]
Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Total année
Heures moyennes d'ensoleillement 65.2 89.7 133.6 167.5 198.1 225.5 247.8 229.5 169.5 120 73.5 55.1 1776
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 85.3 74.9 79.2 73.1 97.9 88.2 85.5 77.9 80.9 99.8 94.2 103.1 1049.1
Nuvola apps kweather.png Relevés de températures à Luxeuil-les-Bains – Saint-Sauveur
Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Moyenne année
Températures minimales moyennes (°C) -1.9 -1.8 1.1 3.5 8.0 11.1 13.1 12.7 9.4 6.2 1.7 -0.6 5.2
Températures moyennes (°C) 1.6 2.6 6.4 9.6 14.0 17.2 19.4 19.0 15.2 11.1 5.6 2.5 10.4
Températures maximales moyennes (°C) 5.1 7.0 11.6 15.6 20.0 23.3 25.7 25.4 21 16.0 9.5 5.6 15.5

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Un temple protestant avec cloché classique au centre d'un village.
Le temple et le centre du village.

Morphologie et urbanisme[modifier | modifier le code]

Magny-Danigon est un village qui dispose d'une carte communale[12] et fait partie du SCOT du pays des Vosges saônoises[13].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2013, le nombre total de logements à Magny-Danigon était de 211 dont 177 résidences principales, 26 résidences secondaires et logements occasionnels et 8 logements vacants. La commune totalisait 201 maisons et 10 appartements[A 1]. La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 85,9 %, en 2013[A 2].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

La commune est installée sur une zone sismique de niveau 3. Il existe des risques géologiques localisés à cause de la présence de cavités minières (possibilités de mouvements de terrains miniers). Il existe également des risques d'inondation[14].

Transport et voies de communications[modifier | modifier le code]

La commune est située à 24 km de la gare de Belfort - Montbéliard TGV. La gare de Ronchamp est établie à 3 km et celle de Lure à 8 km, sur la ligne de Paris-Est à Mulhouse-Ville. Le réseau routier de la commune est formé des routes départementales 4 et 212 reliées à des axes plus importants comme la double-voie expresse E54 (RN 19) et la RD 619[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la bourgade est attestée sous différentes formes : Meingni Dannegon en 1350, Maingny Dannegon en 1553, Du Magny d'Anagon en 1427, Magny Danagon en 1502, Magny Damphugon en 1622, et bien d'autres encore.

Les attestations sont trop récentes pour être bien caractérisées, cependant il ne s'agit apparemment pas d'un Magniacum ou Maniacum comme la plupart des Magny qui date de l'époque romaine ou du tout début de l'époque mérovingienne.

Le nom est plutôt composé à l'origine de Mansionile (demeure), terme bas latin qui a donné les Mesnil, Ménil et Maisnil du nord de la France, accolé à Dam (seigneur, monsieur) et Hugon, cas régime de Hugues[15].

Le nom remonte probablement à la fin du XIIe siècle, lorsque la bourgade fut fondée par Hugues de Die.

Histoire[modifier | modifier le code]

Plan matérialisant les villages situés à proximité de Magny Danigon ainsi que les routes entre eux.
Magny-Danigon sur l'atlas cantonal des communes de Haute-Saône.

Origine et seigneurie[modifier | modifier le code]

Dessein de chevalier.
Eudes IV de Bourgogne.

Les fondations remonteraient à la création d'un château par Hugues de Bourgogne en 1284, pour mieux défendre les terres de Lure dont il est un gardien. Il n'en reste absolument rien depuis 1419. Le fief changea plusieurs fois de propriétaire[16]. En 1304, la seigneurie appartient au comte Renaud de Bavans, elle inclut Clairegoutte et Couthenans. Elle est ensuite perdue par ses héritiers au profit d'Eudes IV de Bourgogne. En 1349, les héritiers d'Eudes IV rendent le fief aux deux filles du comte Renaud de Bavans. En 1374, il devient la propriété de Jacques de Franquemont, descendant du cote, il meurt en 1482. Un château fort est mentionné à cette époque[17].

En 1537, Magny-Danigon intègre la seigneurie souveraine d'Étobon, gouverné par la maison de Wurtemberg[17], le village se convertit alors au protestantisme en même temps que le reste de la principauté de Montbéliard, au cours du XVIe siècle, conversion imposée par le prince. Pour enseigner la foi selon la formule de concorde de Wittemberg relevant du luthéranisme. Le village est doté d’une école dès 1565, le maître est Philippe Mairot. La scolarisation est alors obligatoire de 6 à 12 ou 13 ans (et l’absentéisme puni d’amende à partir de 1724)[17],[18].

En 1580, Jean Ulrich de Steinek vend la seigneurie comprenant les villages de Magny-Danigon, Clairegoutte, Belverne et Étobon à son suzerain, Frédéric de Würtemberg. Le , Frédéric affranchit les habitants de la mainmorte qui en faisait des « locataires perpétuels » pour leur seigneur. Cinq ans plus tard, c'est un réfugié protestant, le colonel de Villevineux, qui occupe le rôle de châtelain[17].

Du XVIe siècle au XVIIe siècle, le bois de la forêt du Chérimont était exploité et transporté par flottage sur la Luzine[19].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Dessein d'église.
L’ancienne église.

Le château est rasé pendant la Révolution française, la dernière tour du château est démonté en 1790, mais le village n'est rattaché à la France que le lorsqu'il est envahi par la Garde nationale qui forcent les habitants à planter le drapeau tricolore. Le village est placé sous l'autorité du district de Lure le [17].

La bourgade concentre une puissante économie au XVIIIe siècle. Il y avait des cultures et quatre moulins, deux sur le Rahin, deux sur le Rogon, le village comté également une tannerie, deux taillanderies, quatre clouteries, dix fabriques de sabots et de treize fabriques de poteries utilisant les ressources naturelles du sol, exploitations de carrière de gypse et même une distillerie de kirsch. Le village a été décorée le 12 février 1949, de la Croix de guerre 1939-1945 pour la résistance du maquis du Chérimont[17],[20].

Les mines[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Houillères de Ronchamp.

Les houillères de Ronchamp sont exploitées pendant plus de deux siècles, du milieu du XVIIIe siècle jusqu'au milieu du XXe siècle. Leur exploitation a profondément marqué le paysage avec ses terrils, cités minières et puits de mine, mais aussi l'économie et la population locale (immigration polonaise et traditions minières notamment).

L'exploitation a démarré dans des galeries à flanc de coteaux avant que ne soit creusé le puits Saint-Louis en 1810. Il est le premier véritable puits d'extraction du bassin minier. Les couches de charbon s'enfonçant de plus en plus, les puits se succèdent et sont de plus en plus profonds jusqu’à ce que la compagnie finisse par creuser deux fois de suite le puits le plus profond de France ; le puits du Magny (694 mètres) en 1878 et le puits Arthur-de-Buyer (1 010 mètres) en 1900. À la nationalisation des mines en 1946, les puits en activité et la centrale thermique sont confiés à Électricité de France.

Après la fermeture en 1958, les sites miniers sont mis en sécurité, les infrastructures sont pour la plupart démolies et les ouvriers sont convertis à d'autres activités. Plus tard, un musée et deux associations sont créés pour préserver la mémoire de ce passé minier ; plusieurs sites sont réaménagés pour devenir visitables.

La Société des Houillères de Ronchamp possède ses installations de triage-cokerie sur la commune de Magny-Danigon. Elle extraie dans les deux puits de mine qu'elle entreprendra sur la commune de 1878 à 1958. C'était d'ailleurs ici que son puits le plus profond, le puits Arthur-de-Buyer (1 010 mètres) était implanté. Les bâtiments ruinés sont toujours sur place. La plupart des habitants avaient leur travail dans le village. Comme pour beaucoup d'autres villages, les habitants travaillent dans les entreprises du voisinage. Toutefois, une fabrique de poterie d'art comtois et de céramique existe encore.

En 1931, le village compte 233 mineurs pour 700 habitants[21]. Ces derniers logent dans leur maison familiale, dans une ancienne fabrique transformé en logement par les houillères[22] ou encore dans la cité minière du puits du Magny[23] pouvant accueillir jusqu’à 300 mineurs[22].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Magny-Danigon fait partie de l'arrondissement de Lure du département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté.

La commune était historiquement rattachée depuis la Révolution française au canton de Lure. Celui-ci a été scindé en 1985 et la commune rattachée au canton de Lure-Sud. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du Canton de Lure-2[24].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes du pays de Lure, créée au .

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989[25] en cours
(au 7 mars 2016)
Bernard Richard PS[26] Professeur de lettres
Vice-président de la CC du pays de Lure (2014 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[25]

Finances locales[modifier | modifier le code]

En 2015, les finances communales de la commune était constitué ainsi[27] :

  • total des produits de fonctionnement : 267 000 €, soit 569 € par habitant ;
  • total des charges : 254 000 €, soit 542 € par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 40 000 €, soit 87 € par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 38 000 €, soit 81 € par habitant ;
  • endettement : 247 000 €, soit 528 € par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 4,06 % ;
  • taxe foncière sur le bâti : 10,304 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 56,54 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au , Magny-Danigon n'a signé aucun jumelage[28].

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolutions démographiques[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[30],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 453 habitants, en augmentation de 0,67 % par rapport à 2009 (Haute-Saône : -0,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
404 460 488 547 570 589 615 582 553
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
540 543 605 587 535 543 516 503 486
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
475 540 482 535 655 705 482 425 477
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
430 386 357 378 344 403 435 459 453
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006 [32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Dix-sept habitants figurent parmi les victimes de la Première Guerre mondiale, quatre pour la Deuxième Guerre mondiale.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le pôle éducatif des Vosges saônoises.

De manière générale, Magny-Danigon dépend de l'académie de Besançon. À proximité se trouve le Pôle Éducatif des Vosges Saônoises, co-géré par la communauté de communes Rahin et Chérimont et la communauté de communes du pays de Lure[33]. Cette école primaire publique accueille 160 élèves, mais ne dispose pas de cantine[34],[35].

Pour les niveaux de scolarisation des collégiens et des lycéens, le collège Victor-Schœlcher de Champagney et le Lycée G-Colomb de Lure seront les établissements privilégiés.

Santé[modifier | modifier le code]

Il n'existe aucune infrastructure de santé ni de médecins au sein du village, ni dans les communes limitrophes. L'hôpital le plus proche étant celui de Lure, de plus en plus désinvesti par les services publics au profit de celui de Vesoul, il n'est pas exclu qu'à moyen terme, Magny-Danigon se trouve dans un désert médical, contraignant à la fréquentation des hôpitaux de Belfort, Montbéliard ou Vesoul, accessible entre 30 minutes et une heure en voiture. Par ailleurs, ces hôpitaux sont appelés à fusionner en 2015 au profit de la nouvelle infrastructure commune du centre hospitalier de Belfort-Montbéliard, à mi-chemin entre les deux villes, à Trévenans.

Services[modifier | modifier le code]

La salle des fêtes.

Hormis les services assurés par la mairie, la commune n'a aucun service public sur son territoire. L'ensemble des services publics sont disponibles à Lure, qui concentre le Pôle emploi, EDF, les impôts, la justice ou la bibliothèque, médiathèque et espace culturels.

La commune possède une salle des fêtes, ainsi qu'un terrain de football utilisé conjointement avec le village voisin, Clairegoutte.

Instances administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

La commune de Magny-Danigon dépend du tribunal de grande instance de Vesoul, du tribunal d'instance de Lure, du tribunal de commerce de Vesoul, du tribunal paritaire des baux ruraux de Lure, du tribunal des affaires de Sécurité sociale du Territoire de Belfort, du conseil de prud'hommes de Lure et de la cour d'assises de Vesoul. De plus, le village est dépendant du tribunal administratif et de la cour d'appel de Besançon ainsi que de la cour administrative d'appel de Nancy[36],[37].

Cultes[modifier | modifier le code]

Le temple.

Le village a connu une activité protestante plutôt marquée dans son passé. En effet, un presbytère existe depuis bien longtemps dans le centre historique du village.

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le passé économique de la commune a été très influencée par les houillères de Ronchamp qui attirent de nombreux travailleurs grâce à ses emplois dans les deux puits des environs, le puits Arthur-de-Buyer et le puits du Magny mais aussi dans la cokerie-lavoir du Chanois.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune compte 184 foyers fiscaux. Le revenu fiscal médian par ménage était alors de 19 006 €[A 3].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2013, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 293 personnes, parmi lesquelles on comptait 73,4 % d'actifs dont 64,8 % ayant un emploi et 8,5 % de chômeurs contre 6,7 % en 2008[A 4].

On comptait 33 emplois dans la zone d'emploi, contre 41 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 190, l'indicateur de concentration d'emploi est de 17,3. Le taux d'activité parmi les 15 ans ou plus a atteint 60,1 % en 2013[A 5].

Entreprises et secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

Au début du XXIe siècle, un atelier de poterie est la seule activité de production présente dans la commune, la plupart des habitants travaillant dans les villes alentours[38]. L'INSEE rattache le village au bassin de vie de Champagney - Ronchamp[39]. L'activité communale est essentiellement orientée vers l'agriculture en particulier l'élevage bovin pour la production de lait de vache[40].

Au , Magny-Danigon comptait 12 établissements dont une dans l'agriculture, une dans l'industrie, deux dans la construction, six dans le commerce-transports-services divers dont une dans la réparation automobile et deux relatifs au secteur administratif[A 6].

Le village dépend économiquement de l'agglomération d'Héricourt-Belfort-Montbéliard (plus de 39 % de la population travaille dans ces deux dernières villes en 2004[41]). Ce pôle offre de nombreux emplois ; il est rapidement accessibles via un réseau routier dense[1].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le temple ; des fontaines.

Les stèles et monuments rendant hommage au maquis du Chérimont[42].

Les vestiges miniers (puits Arthur-de-Buyer, puits du Magny, triage-cokerie et terrils du Chanois).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Magny-Danigon Blason D'or à la fasce de gueules surmontée d'un sanglier courant de sable.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  2. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  3. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  4. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  5. EMP T5 - Emploi et activité.
  6. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2014.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Carte IGN de Magny-Danigon sur Géoportail.
  2. « La dépression sous-vosgienne », sur http://www.caue-franche-comte.fr/
  3. [PDF] « Carte du massif des Vosges », sur http://www.massif-des-vosges.com/
  4. Jean-Jacques Parietti 2001, p. 80.
  5. « Le bassin houiller de Ronchamp et les concessions », sur Les Amis du Musée de la Mine (consulté le 12 juillet 2012).
  6. PNRBV, p. 5.
  7. « Montbéliard : carte géologique », sur Lithothèque de Franche-Comté (consulté le 21 septembre 2015).
  8. PNRBV, p. 6
  9. « Service d'eau potable de Magny-Danigon », sur http://eaucourante.fr/
  10. Sabine Marbach et Cathy Guillot (bureau d'études techniques Ecoscop), « Plan de paysage de la communauté de communes de Rahin et Chérimont - diagnostic juin 2008 » [PDF], sur le site de l'office de tourisme de Ronchamp (consulté le 22 juillet 2015).
  11. « Luxeuil, Haute Saône(70), 271m - [1981-2010] », sur le site de Lameteo.org (consulté le 22 juillet 2015).
  12. « Documents d'urbanisme en Haute-Saône » [PDF], sur le site de la préfecture de Haute-Saône,‎ (consulté le 21 octobre 2015).
  13. « SCOT du pays des Vosges saônoises » [PDF], sur haute-saone.gouv.fr (consulté le 21 octobre 2015).
  14. « Magny-Danigon : État des risques naturels, miniers et technologiques », sur macommune.prim.net (consulté le 21 octobre 2015).
  15. Mémoires historiques sur l'Abbaye et la ville de Lure, L.Besson, p. 124
  16. [PDF]Lucienne Piquard, « Magny-Danigon, les deux églises ».
  17. a, b, c, d, e et f « Histoire de Magny-Danigon ».
  18. Élisabeth Berlioz, « Enseignement, protestantisme et modernité. Les écoles du pays de Montbéliard (1724-1833) », Histoire de l’éducation, 110 | 2006, mis en ligne le 01 janvier 2011, consulté le 03 novembre 2013.
  19. André Gibert, « Notes au sujet de l'ancien flottage du bois sur le Doubs », Revue de géographie alpine, 1933, Tome 21, no 2, p. 434.
  20. L. Suchaux 1866, p. 24.
  21. Parietti 1999, p. 21
  22. a et b Parietti 2001, p. 101.
  23. Parietti 2010, p. 26.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Magny-Danigon », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 7 août 2016)
  25. a et b « Cinq mandats de suite », sur le site du quotidien L'Est républicain,‎ (consulté le 7 octobre 2015).
  26. « Départementales 2015: Magny-Danigon 70318 », sur le site du quotidien Le Monde (consulté le 7 octobre 2015).
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  41. [PDF] Insee, Pays de l'aire urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt-Delle : Les salariés résident de plus en plus en dehors des pôles d'emplois, coll. « L'essentielle » (no 115), (lire en ligne), p. 4.
  42. « Synthèse des relevés - Magny-Danigon (70 - Haute-Saône) », sur memorialgenweb.org (consulté le 29 avril 2016).

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • L. Suchaux, Annuaire du département de la Haute-Saône, (lire en ligne)
  • L. Suchaux, La Haute-Saône: dictionnaire historique, topographique et statistique des communes du département, (lire en ligne). 
  • Jean-Jacques Parietti, Les dossiers de la Houillère 3 : Le puits Saint Charles, Association des amis du musée de la mine, (lire en ligne). 
  • Jean-Jacques Parietti, Les Houillères de Ronchamp vol. I : La mine, Éditions Comtoises, (ISBN 2-914425-08-2). 
  • Jean-Jacques Parietti, Les Houillères de Ronchamp vol. II : Les mineurs, fc culture & patrimoine, (ISBN 978-2-36230-001-1). 
  • PNRBV, Le charbon de Ronchamp, Déchiffrer le patrimoine, Parc naturel régional des Ballons des Vosges (ISBN 2-910328-31-7).