Ternuay-Melay-et-Saint-Hilaire

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Ternuay-Melay-et-Saint-Hilaire
Ternuay-Melay-et-Saint-Hilaire
Vue de Ternuay.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Arrondissement de Lure
Canton Canton de Mélisey
Intercommunalité Communauté de communes des mille étangs
Maire
Mandat
Jean-Paul Pernot
2014-2020
Code postal 70270
Code commune 70498
Démographie
Population
municipale
505 hab. (2016 en diminution de 2,88 % par rapport à 2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 47′ 09″ nord, 6° 37′ 47″ est
Altitude Min. 345 m
Max. 870 m
Superficie 25,74 km2
Localisation

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Ternuay-Melay-et-Saint-Hilaire est une commune française située dans le département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont les Tugnerots[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Ternuay se trouve sur la D 486 entre Melisey et Servance, au nord-est de la Haute-Saône. La commune est traversée par l'Ognon. Ses deux hameaux Melay et Saint-Hilaire sont situés au nord-ouest du bourg.

Le village fait partie du Plateau des Mille Etangs et des Vosges saônoises.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Écromagny Faucogney-et-la-Mer Rose des vents
Mélisey N Servance-Miellin
O    Ternuay-Melay-et-Saint-Hilaire    E
S
Belonchamp Fresse

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat dans la région de Ronchamp est un climat semi-continental : chaud et lourd en été, froid et sec en hiver, avec des températures pouvant descendre régulièrement à −10 °C. La pluviométrie, d'au moins 1 000 mm/an, s'élève avec l'altitude[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les trois communes de Ternuay, Melay et Saint-Hilaire ont été réunies en 1806 pour constituer l'actuelle Ternuay-Melay-et-Saint-Hilaire[3]. Saint-Hilaire porta provisoirement, au cours de la Révolution française, le nom de Le Mont-Hilaire[4].

Le village compte de nombreux mineurs travaillant aux houillères de Ronchamp entre le XVIIIe siècle et le XXe siècle. Il fait alors partie du territoire du bassin minier[5].

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, un combat eut lieu à la Montagne de Ternuay le entre les 130 hommes du maquis des Beuchots et l'armée nazie. Les maquisards purent échapper à l’encerclement et se replier sans perte au bout de quatre heures de combat, mais, en représailles, les nazis pillèrent et incendièrent les fermes avoisinantes et exécutèrent sauvagement cinq cultivateurs qui n’avaient pu s’échapper[6],[7]. Une stèle commémorative a été érigée au hameau de La Montagne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Carte départementale représentant en rouge la communauté de communes des mille étangs.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'arrondissement de Lure du département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Pour l'élection des députés, elle dépend de la deuxième circonscription de la Haute-Saône.

Elle fait partie depuis 1793 du canton de Mélisey[3]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton s'est agrandi, passant de 13 à 34 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes des mille étangs depuis le .

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1989 Marcel Caritey    
mars 1989[8] En cours
(au 14 novembre 2016)
Jean Pernot   Réélu pour le mandat 2014-2020[9]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2016, la commune comptait 505 habitants[Note 1], en diminution de 2,88 % par rapport à 2011 (Haute-Saône : -1,02 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6727001 2831 3081 4841 5181 5411 4861 430
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3231 3351 3411 1861 1361 1841 1571 0841 107
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 082946900869773772747640641
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
586616561535502499519522525
2013 2016 - - - - - - -
522505-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est principalement liée à la ville de Lure, où la une partie de la population travaille.

On note dans la commune une scierie, créée à la fin des années 1940 qui produit 1.000 à 1.300 palettes par jour avec une dizaine de salariés en 2016[13]. Un projet de carrière dont les prémices datent de 2005, prévue pour l'extraction de 200 000 tonnes |de matériaux, dont du porphyre, est envisagé dans la commune et suscite en 2015-2016 une forte opposition locale, qui en craint les nuisances et l'impact sur la zone Natura 2000 où il se trouve[14],[15],[16].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église reconstruite au XIXe siècle en grès des Vosges. À voir : le plafond caissonné, les restes d'un retable du XVIIIe siècle ;
  • la chapelle de Saint-Hilaire du XVIIIe siècle et son retable ;
  • la chapelle du hameau de La Chapelle, où se trouvent deux statues de saint Colomban et de saint Valbert du XVIIIe siècle, et une statue du frère Joseph. Une messe y est célébrée chaque année[17].
  • une reproduction de la grotte de Lourdes construite en 1948 ;
  • le pont sur l'Ognon, édifié en 1815 et sur lequel on peut lire : « ONNIUM VOLUNTAS OMNTA VINCIT » ;
  • un obélisque édifié le 1er vendémiaire de l'an I de la République (au XVIIIe siècle) ;
  • le monument aux morts, édifié par l’architecte Bedon et le sculpteur luron Steinbach sur la décision du conseil municipal du et rénové en 2016[1] ;
  • Notre-Dame du Chavany, qui domine la commune et offre un beau point de vue sur Ternuay et les alentours ;
  • plusieurs croix et calvaires ;
  • les tourbières du Sygle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • L. Suchaux, La Haute-Saône: dictionnaire historique, topographique et statistique des communes du département, (lire en ligne)
  • Pierre Caritey, ATernuay d'autrefois, SALSA, (lire en ligne)
  • Jean-Jacques Parietti, Les Houillères de Ronchamp vol. II : Les mineurs, fc culture & patrimoine, (ISBN 978-2-36230-001-1). 

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Ternuay », L'Est républicain, édition de Vesoul - Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  2. « Climat de Ronchamp »
  3. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Saint-Hilaire », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 19 novembre 2016)
  5. Jean-Jacques Parietti 2010, p. 14.
  6. « Il y a 70 ans… le 1er août 1944 : Aujourd’hui à Ternuay, cérémonie en mémoire des victimes civiles et des résistants morts pour la France », L'Est républicain,‎ (lire en ligne).
  7. « Un devoir de mémoire renforcé », L'Est républicain, édition de Vesoul - Haute-Saône,‎ (lire en ligne) « Dans ce hameau, point haut du village, est installée une centaine d’hommes répartis en trentaines, en phase d’instruction. Pour armement, ils ont des pistolets mitrailleurs Stein, des fusils anglais, des FM, des grenades et un bazooka. La surprise passée, chacun prend sans traîner, son armement et ses munitions, comme il peut, car les balles ennemies passent au travers des baraquements. La défense s’organise et les tirs nourris, plus au hasard qu’en voyant l’ennemi et ces premières lueurs du jour permettent néanmoins un regroupement sur un éperon rocheux mais les munitions sont comptées. Un des coups de bazooka ami a embrasé le PC dans lequel elles se trouvaient. Des tirs qui ont pu faire croire aux Allemands à l’existence de mortiers et les ont sans doute freinés tout comme la présence de déserteurs ennemis qui ont rejoint le maquis quelques jours plus tôt. Avec le même uniforme que les assaillants, ces derniers ne savent plus très bien sur qui ils tirent. Et si le brouillard a facilité leur approche, il a été déterminant pour le repli des maquisards sur une deuxième ligne de défense, puis sur une troisième, car, sur les lieux il y avait un groupe de fermes et le secteur n’était que partiellement boisé ».
  8. « Le maire sortant candidat », L'Est républicain,‎ (lire en ligne) « À la tête de la municipalité depuis 1989, après un mandat de conseiller avec Marcel Caritey, Jean Pernot a pris la décision de repartir pour une autre mandature ».
  9. « Liste des maires de la Haute-Saône » [PDF], Liste des maires de la Haute-Saône et des présidents de communautés de communes, Préfecture de la Haute-Saône, (consulté le 19 novembre 2016).
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. « Ternuay : scierie Lalloz, du manche d’outil à la palette », L'Est républicain, édition de Vesoul - Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  14. « CCHVO : Les opposants à la carrière s’invitent en séance », L'Est républicain, édition de Vesoul - Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  15. « Projet de carrière à Ternuay : Les deux camps restent sur leurs positions : Salle comble pour la réunion débat », L'Est républicain, édition de Vesoul - Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  16. « La carrière de Ternuay inquiète : Régis Pinot, président de la communauté de communes de la haute vallée de L’Ognon, monte au créneau », L'Est républicain, édition de Vesoul - Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  17. « Célébration à la chapelle », L'Est républicain,‎ (lire en ligne).