Roger Lapébie

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Roger Lapébie
Image illustrative de l'article Roger Lapébie
Roger Lapébie
Tour de France 1937
Informations
Nom Lapébie
Prénom Roger
Surnom Le Pétardier, Le Placide
Date de naissance 16 janvier 1911
Date de décès 12 octobre 1996 (à 85 ans)
Pays Drapeau de la France France
Principales victoires
1 grand tour

Jersey yellow.svg Tour de France 1937
9 étapes sur les grands tours
Tour de France (9 étapes)
Courses par étapes
Paris-Nice 1937

Critérium national 1934, 1934

Roger Lapébie (né le 16 janvier 1911 à Bayonne - mort le 12 octobre 1996 à Pessac), est un coureur cycliste surnommé « Le Pétardier » et également « Le Placide » ce qui est contradictoire.

Une épreuve cyclosportive organisée dans les Pyrénées à Luchon, porte le nom de « La Lapébie » en souvenir en premier lieu de Serge son neveu, mais aussi de Roger et de son fils Christian ainsi que de Guy père de Serge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il a gagné le championnat de France sur route en 1933. En 1934, il franchit en premier la ligne d'arrivée de Paris-Roubaix, mais il est disqualifié pour changement de vélo non autorisé[1].

Lors du Tour de France 1937, il est à la lutte avec Sylvère Maes pour l'obtention du maillot jaune. Peu avant le départ de l'étape Luchon-Pau, il s'aperçoit que la potence de son guidon est fêlée. Dans l'impossibilité de faire une enquête avant le départ, il repart avec son vélo hâtivement réparé mais sans porte-guidon[2]. . Après avoir concédé un retard de plus de cinq minutes avant le Tourmalet, il fait refait son retard. Toutefois, lors de celui-ci, il est l'objet de nombreuses poussées, dont celles de Felix Levitan[2],[3]. De plus, il se ravitaille auprès de son frère, ce qui est contraire au règlement de l'époque[2]. Il se voit ainsi pénaliser de une minute trente[2]. Lors de l'étape suivante disputée dans une ambiance houleuse, le Belge Maes crève et concède deux minutes trente-trois de retard, plus une pénalité de quinze secondes[2]. Celui-ci et l'équipe Belge, qui s'estime désavantagés, décide alors de se retirer[2]. Il remporte ensuite ses deuxième et troisième victoires sur ce tour pour s'imposer devant l'Italien Mario Vicini.

Henri Desgrange, le patron de l'épreuve, accusa par la suite Roger Lapébie d'avoir contourné le règlement pour gagner le Tour et refusa de l'engager l'année suivante sous la pression des dirigeants belges[2]. En 1939, Roger Lapébie se cassa le genou à l'arrivée de Bordeaux-Paris, ce qui mit fin à sa carrière. Rouleur et descendeur remarquable, il compensait dans les descentes et sur le plat sa faiblesse relative dans la montée des cols.

Il gagna au total neuf étapes sur le Tour de France.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Palmarès année par année[modifier | modifier le code]

  • 1938
    • Paris-Sedan
    • 2e de Manche-Océan (contre-la-montre)
    • 6e de Paris-Tours

Résultats dans les grands tours[modifier | modifier le code]

Tour de France[modifier | modifier le code]

  • 1932 : 23e, vainqueur de la 12e étape
  • 1933 : 29e
  • 1934 : 3e, vainqueur des 3e, 4e, 12e, 14e et 15e étapes
  • 1935 : abandon (12e étape)
  • 1937 : Jersey yellow.svg Vainqueur du classement général et des 9e, 17ec et 18ea (contre-la-montre) étapes

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les 10 Paris-Roubaix incontournables (1) », sur eurosport.fr (consulté le 7 avril 2011)
  2. a, b, c, d, e, f et g « Gibier de potence », L'Équipe magazine, no 1618,‎ 20 juillet 2013
  3. « Etape 15 : Luchon - Pau 194 km. 19 juillet 1937 », sur lagrandeboucle.com

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Paul Ollivier, Roger et Guy Lapébie, Glénat, 2000 (ISBN 2-7234-3214-9)
  • Jean Roussel, Il était une fois le Tour de France, à l'époque tumultueuse de l'entre-deux-guerres. 1919-1939, L'Harmattan, 2003 (ISBN 2-7275-5254-3[à vérifier : isbn invalide])

Liens externes[modifier | modifier le code]

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