Châteaufort (Yvelines)
| Châteaufort | ||
Hôtel de ville |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Île-de-France | |
| Département | Yvelines | |
| Arrondissement | Versailles | |
| Canton | Versailles-Sud | |
| Intercommunalité | Versailles Grand Parc | |
| Maire Mandat |
Patrice Pannetier 2001-2008 |
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| Code postal | 78117 | |
| Code commune | 78143 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Castelfortain(e)s | |
| Population municipale |
1 429 hab. (2010) | |
| Densité | 293 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 86 m — Max. 164 m | |
| Superficie | 4,88 km2 | |
| Localisation | ||
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Châteaufort est une commune du département des Yvelines, dans la région Île-de-France, en France, à neuf kilomètres environ au sud de Versailles et à 27 km au sud-ouest de Paris.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Châteaufort est une petite localité située en partie sur le plateau de Saclay et dans la vallée de Chevreuse, en limite de l'Essonne.
Elle fait partie du parc naturel régional de la Haute-Vallée de Chevreuse.
Elle est limitrophe de Buc sur environ 300 mètres à l'extrême nord-est, de Toussus-le-Noble au nord-est, de Villiers-le-Bâcle (Essonne) au sud-est, de Saint-Rémy-lès-Chevreuse à l'extrême sud sur environ 150 mètres, de Magny-les-Hameaux au sud et à l'ouest et de Guyancourt au nord.
Elle est irriguée par la Mérantaise, petite rivière affluent de l'Yvette.
Elle est desservie par la route départementale 36, reliant Palaiseau et Saclay à l'est à la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines à l'ouest, et traversée par la route départementale 938, la reliant à Buc au nord et à Magny-les-Hameaux au sud.
Héraldique [modifier]
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Les armes de Châteaufort se blasonnent ainsi : de gueules au château fort d'argent maçonné et ajouré de sable, ouvert du champ, mouvant de la pointe, donjonné et flanqué de quatre échauguettes, le donjon chargé d'un écusson d'azur fretté d'or. |
Toponymie [modifier]
La commune doit son nom à la présence, au Moyen Âge, de trois châteaux forts sur son territoire.
Histoire [modifier]
Ses remparts dont il ne reste que quelques ruines, s'élevaient à la cime d'un coteau escarpé, au-dessus d'un ruisseau qui se jette dans l'Yvette.
Ce lieu jadis considérable fut, au Xe siècle ou XIe siècle, choisi pour être le chef-lieu d'une contrée du diocèse de Paris. Châteaufort avait alors deux églises et un prieuré, l'une pour le bourg, attenante au prieuré, l'autre pour les manants établis hors des murs, au lieu-dit La Trinité. La première existe encore, la seconde est détruite.
Au XIe siècle, Gui de Montlhéry était seigneur de Châteaufort et en 1112, Hugues de Montlhéry grand sénéchal de France, son fils, pris le titre.
Au XIIe siècle, Louis le Gros confisqua cette terre à Hugues de Crécy.
Au XIIIe siècle il y avait une léproserie[1].
En 1480, Louis XI donne la terre de Châteaufort à Louis de Brabant.
En 1529, François Ier, en fit cadeau à Jean de la Barre.
En 1616 elle passa dans la maison de Guise, et le 27 juin 1650 dans celle de Charles d'Escoubleau, marquis de Sourdis.
Ruiné par les guerres civiles religieuses, Châteaufort devint un village pauvre.
Au cours de son histoire, la commune de Châteaufort a fait partie de trois départements différents :
- 1790 : création du département de Seine-et-Oise (78) auquel est rattachée Châteaufort. Le code Insee attribué en 1943 est 78143.
- Loi du 10 juillet 1964, Journal officiel du 12 juillet 1964 avec effet au 1er janvier 1968 : Châteaufort est rattachée au nouveau département de l'Essonne (91) lors de la partition de la Seine-et-Oise. Le code Insee devient 91143.
- Décret du 21 novembre 1969, Journal officiel du 28 novembre 1969 et effet au 29 novembre 1969 : Châteaufort est rattachée au département des Yvelines (78)et retrouve son ancien code Insee 78143.
Le 6 décembre 2012, le village a accueilli la neuvième saison de Star Academy diffusée sur NRJ12 et AB3 (Belgique)
Depuis Le 1 Janvier 2013, elle fait partie de la Communauté d'agglomération de Versailles Grand Parc
L'aérodrome de Châteaufort [modifier]
Le 19 août 1913, le Français Adolphe Pégoud (de son véritable prénom Célestin) au départ de l'aérodrome Borel à Châteaufort (Yvelines), expérimenta le premier saut en parachute depuis un avion en abandonnant un vieux Blériot XI sacrifié pour l'occasion. Une fois libéré de son pilote, l'avion livré à lui-même, forma dans le ciel de curieuses arabesques avant de s’écraser au sol. Ces manœuvres donnèrent à Pégoud l'idée de réaliser des figures aériennes jusqu’ici impensables pour l'époque. C'est ainsi qu'il effectua, dans les semaines suivantes, le premier vol sur le dos et l'un des tout premiers loopings de l'histoire, devenant ainsi le précurseur de la voltige aérienne
C'est à Châteaufort que périrent André Salel et son mécanicien Roger Robin dans l’après-midi du 18 juin 1934 en réalisant le 2e vol d’essai du prototype d’avion de combat F 420-01 de Farman. Maryse Hilsz, la compagne d'André Salel, fit ériger, à l’endroit même où l’avion s’était écrasé, une stèle en mémoire du pilote et de son mécanicien. La stèle fut inaugurée le 18 juin 1935, un an après l’accident.
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
En 2010, la commune comptait 1 429 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (13,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,2 % contre 48,4 % au niveau national et 48,8 % au niveau départemental).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 50,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,7 %, 15 à 29 ans = 20,6 %, 30 à 44 ans = 17,6 %, 45 à 59 ans = 28 %, plus de 60 ans = 13,1 %) ;
- 49,8 % de femmes (0 à 14 ans = 23,5 %, 15 à 29 ans = 14,6 %, 30 à 44 ans = 21,8 %, 45 à 59 ans = 25,5 %, plus de 60 ans = 14,4 %).
Administration [modifier]
Les maires de Châteaufort [modifier]
Culture [modifier]
Patrimoine [modifier]
- Une grotte ornée (voir: Monuments mégalithiques des Yvelines).
Économie [modifier]
Le siège social français de la société Nortel était installé sur le territoire communal, avant d'être racheté par la société Kapsch[6].
Anecdote [modifier]
Au carrefour des routes départementales 36 et 938, au sommet de la côte de la Trinité, une statue en bronze de Jacques Anquetil sur son vélo avait été érigée, en mars 1989, après la mort du champion cycliste survenue en novembre 1987. Cette statue a été rapidement volée pour être sans doute revendue pour la valeur du bronze. Elle est aujourd'hui remplacée par une stèle portant la plaque commémorative qui était restée.
Personnalités liées à la commune [modifier]
Galerie [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Dictionnaire historique des environs de Paris du docteur Ermete Pierotti
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Évolution et structure de la population à Châteaufort en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 7 mai 2011
- Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 7 mai 2011
- http://www.lefigaro.fr/societes/2010/04/08/04015-20100408ARTFIG00516-usine-nortel-a-chateaufort-160-postes-maintenus-.php
