Abraham Olano

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Olano (homonymie).
Olano Manzano est un nom espagnol. Le premier nom de famille, paternel, est Olano ; le second, maternel, souvent omis, est Manzano.
Abraham Olano
Image illustrative de l'article Abraham Olano
Abraham Olano en 2006
Informations
Nom Abraham Olano
Date de naissance 22 janvier 1970 (44 ans)
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Équipes amateurs
1989
1990
1991
1992
Frinat-Cegasa
Seat ADO'92
AVSA
Gurelesa
Équipes professionnelles
1992
1992
1993
1994-1996
1997-1998
1999-2002
CHCS
Lotus-Festina
CLAS - Cajastur
Mapei
Banesto
Once
Principales victoires
5 championnats

MaillotMundial.PNG Champion du monde sur route 1995
Jersey rainbow chrono.svg Champion du monde du contre-la-montre 1998
MaillotEspaña.PNG Champion d'Espagne sur route 1994
MaillotEspaña.PNG Champion d'Espagne du contre-la-montre 1994 et 1998
1 grand tour
Maillot or Tour d'Espagne 1998
7 étapes dans les grands tours
Tour de France (1 étape)
Tour d'Espagne (6 étapes)
4 courses par étapes
Tirreno-Adriatico 2000
Tour de Romandie 1996

Bicyclette basque 1997 et 1998

Abraham Olano Manzano, né le 22 janvier 1970 à Anoeta, est un coureur cycliste espagnol. Il fut coureur professionnel de 1992 à 2003.

Carrière[modifier | modifier le code]

En 1992, Abraham Olano effectue ses débuts professionnels au sein de l'équipe Paternina. Au cours de cette année, il obtient sa première victoire lors de la Prueba Villafranca de Ordizia.

Olano commence sa carrière sur piste et participe notamment en 1992 aux Jeux olympiques de Barcelone. Devenu exclusivement coureur cycliste sur route, Abraham Olano côtoie Tony Rominger dans l'équipe Mapei au milieu des années 1990. Dauphin de Laurent Jalabert sur le Tour d'Espagne 1995, il se révèle alors aux yeux du grand public quelques mois plus tard, lorsqu'il remporte en solitaire le championnat du monde sur les hauts plateaux de Duitama en Colombie, devançant Miguel Indurain et Marco Pantani. Olano, avec cette victoire, devient le premier Espagnol à remporter cette épreuve. Durant ces mêmes championnats, il prend la deuxième place de l'épreuve chronométrée derrière Miguel Indurain.

L'année suivante, il termine troisième du Tour d'Italie (remporté par Pavel Tonkov) après avoir été leader de l'épreuve à quelques jours de l'arrivée. Après avoir pris la neuvième place du Tour de France, il termine l'année avec une médaille d'argent lors du contre-la-montre des Jeux olympiques d'Atlanta derrière Miguel Indurain.

En 1997, il quitte l'équipe Mapei pour rejoindre l'équipe Banesto afin de prendre le relais de Miguel Indurain en tant que chef de file sur le Tour de France. Le « roi Miguel » parti, l'Espagne voit en Abraham Olano son successeur. Olano prépare donc le Tour de France 1997 avec pour objectif la victoire finale. Son approche de l'épreuve semble parfaite (vainqueur de la Bicyclette basque) et si une chute l'empêche de remporter le Critérium du Dauphiné libéré, Olano se présente au départ du Tour avec l'étiquette de favori, au même titre que Bjarne Riis et Jan Ullrich. Il n'est cependant jamais dans le rythme des meilleurs dans les étapes de montagne et échoue au pied du podium après avoir remporté le dernier contre-la-montre à Disneyland-Paris.

En 1998, Olano aborde encore le Tour de France dans la peau d'un vainqueur possible mais une chute dans la première étape de montagne ruine ses chances et il abandonne lors de la 11e étape. Il réalise néanmoins une excellente fin de saison en remportant le Tour d'Espagne et l'épreuve chronométrée du championnat du monde.

En 1999, il rejoint Laurent Jalabert au sein de la puissante équipe ONCE dirigée par Manuel Saiz. L'objectif avoué de sa saison est encore une fois le Tour de France. Le Tour de France 1999 est plutôt ouvert en l'absence du vainqueur sortant Marco Pantani ainsi que de son dauphin Jan Ullrich. Encore une fois, Olano n'est que l'ombre de lui-même lors d'un Tour de France qui marque le début de l'ère Armstrong. Olano termine sixième à Paris, restant en second plan, aussi bien en montagne que dans les contre-la-montre. Il défend son titre sur la Vuelta, occupant un temps le tête de l'épreuve. Il chute dans l'étape arrivant au sommet de l'Alto de l'Angliru, et termine néanmoins cinquième de l'étape en confortant son maillot d'or. Il abandonne quelques jours plus tard du fait d'une côte fêlée.

Après une année 1999 sans grande victoire, Manuel Saiz modifie le programme d'Olano pour l'année 2000 afin qu'il arrive en forme tôt dans la saison[réf. nécessaire]. Le résultat ne se fait pas attendre. Olano remporte trois courses par étapes majeures de début de saison : le Tour de la Communauté valencienne, Tirreno-Adriatico et le Critérium International. Après une coupure, il reprend sa préparation pour le Tour de France. Il tarde à retrouver le coup de pédale de son début de saison et le Tour de France est une déception (34e du classement général) malgré une victoire de son équipe dans le contre-la-montre par équipe couru entre Nantes et Saint Nazaire. Sur le Tour d'Espagne, il ne joue pas les premiers rôles pour le classement général, préférant se préparer pour les Jeux olympiques mais il se montre régulier dans les épreuves chronométrées (2e du prologue, vainqueur du premier contre-la-montre et troisième du dernier contre-la-montre). Il porte le maillot d'or au cours de la première étape pyrénéenne à La Molina. Il clôture sa saison avec une quatrième place dans le contre-la-montre des Jeux olympiques de Sydney et une 5e place lors des championnats du monde.

En 2001, Olano fait l'impasse sur le Tour de France pour se concentrer sur le Giro. Il termine deuxième de ce Tour d'Italie à plus de 9 minutes, du vainqueur, l'Italien Gilberto Simoni. La Clásica de Alcobendas lui offre sa seule victoire de la saison.

Il revient sur le Tour de France en 2002 en qualité de capitaine de route de l'équipe ONCE une semaine après avoir terminé second du championnat d'Espagne. Sans ambition au classement général, il se contente de protéger les deux leaders de l'équipe, Joseba Beloki et Igor González de Galdeano, dans les étapes de plaine. Il contribue grandement à la victoire de son équipe ONCE dans le contre-la-montre couru entre Épernay et Château-Thierry. Sa 78e place à Paris à plus de deux heures de Lance Armstrong conclut sa dernière apparition dans la « grande boucle ».

Olano met à sa carrière en fin d'année 2002 au GP Correios, une épreuve du calendrier portugais. Il laisse l'image d'un coureur humble et besogneux. Il aura beaucoup souffert de la comparaison avec son aîné Miguel Indurain qu'il n'est jamais parvenu à remplacer.[réf. nécessaire]

Après-carrière[modifier | modifier le code]

En 2004, Abraham Olano est recruté par Unipublic, la société qui organise le Tour d'Espagne. Il devient directeur technique de cette course. Il est contraint de quitter ses fonctions en 2013, après que le rapport d'une commission d'enquête sénatoriale française sur l'efficacité de la lutte contre le dopage a révélé que des analyses réalisées en 2004 mettent en évidence la présence d'EPO dans son urine lors du Tour de France 1998[1].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Palmarès amateur[modifier | modifier le code]

  • 1985
    • Guipúzcoa.svg Champion du Guipuscoa de cyclo-cross cadets
  • 1986
    • 2e du championnat d'Espagne de vélocité cadets
    • 2e du championnat d'Espagne du kilomètre cadets
  • 1987
    • Flag of the Basque Country.svg Champion du Pays basque du kilomètre juniors
    • Flag of the Basque Country.svg Champion du Pays basque de poursuite juniors
    • Flag of the Basque Country.svg Champion du Pays basque de vitesse juniors
    • 3e du championnat d'Espagne de poursuite juniors
  • 1988
    • MaillotEspaña.PNG Champion d'Espagne du kilomètre juniors
    • MaillotEspaña.PNG Champion d'Espagne de vitesse juniors
    • MaillotEspaña.PNG Champion d'Espagne de poursuite par équipes juniors
  • 1989
    • 2e du championnat d'Espagne du kilomètre amateurs
    • 2e du championnat d'Espagne de poursuite amateurs
  • 1991
    • Tour du Hainaut :
      • Classement général
      • Prologue et 7ea étape (contre-la-montre)
    • Grand Prix de Cantabrie
    • GP Asteasu
    • Hendaye-Hernani
    • 5e étape du Tour de Zamora
    • 2e du Circuit de Pascuas
    • 3e de Bayonne-Pampelune
    • 3e du championnat du Pays basque du contre-la-montre par équipes
  • 1992

Palmarès professionnel[modifier | modifier le code]

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Tour de France[modifier | modifier le code]

8 participations

Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

7 participations

  • 1994 : 19e
  • 1995 : 2e, vainqueur du prologue et des 7e (contre-la-montre) et 20e (contre-la-montre) étapes, Jersey gold.svg maillot or pendant 2 jours
  • 1997 : abandon
  • 1998 : Jersey gold.svg Vainqueur du classement général et de la 9e étape (contre-la-montre), Jersey gold.svg maillot or pendant 13 jours
  • 1999 : abandon, vainqueur de la 6e étape (contre-la-montre), Jersey gold.svg maillot or pendant 7 jours
  • 2000 : 19e, vainqueur de la 9e étape (contre-la-montre), Jersey gold.svg maillot or pendant 1 jour
  • 2001 : 64e

Tour d'Italie[modifier | modifier le code]

2 participations

  • 1996 : 3e, Jersey pink.svg maillot rose pendant 1 jour
  • 2001 : 2e

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Dopage: Olano n’est plus le directeur technique de la Vuelta », sur lesoir.be,‎ 25 juillet 2013 (consulté le 17 septembre 2013)
  2. a et b Contrôlé positif à la caféine puis déclassé.

Liens externes[modifier | modifier le code]