Nairo Quintana

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Quintana Rojas est un nom espagnol. Le premier nom de famille, paternel, est Quintana ; le second, maternel, souvent omis, est Rojas.
Nairo Quintana Rojas
Image illustrative de l'article Nairo Quintana
Nairo Quintana victorieux du Tour du Pays basque 2013
Informations
Nom Quintana Rojas
Prénom Nairo
Date de naissance 4 février 1990 (24 ans)
Pays Drapeau de la Colombie Colombie
Équipe actuelle Movistar
Spécialité grimpeur
Équipe professionnelle
2009
2010-2011
2012-
Boyacá es para Vivirla
Colombia es Pasión
Movistar
Principales victoires
1 grand tour

Maillot rose Tour d'Italie 2014
Courses par étapes
Tour du Pays basque 2013
3 étapes de grands tours
Tour de France (1 étape)
Tour d'Italie (2 étapes)

3 classements annexes de grand tour
Classement du meilleur jeune
Jersey white.svg Tour de France 2013
Jersey white.svg Tour d'Italie 2014
Classement de la montagne
Jersey polkadot.svg Tour de France 2013

Nairo Alexander Quintana Rojas, né à Tunja[1], le 4 février 1990, est un coureur cycliste colombien, membre de l'équipe Movistar. Son frère cadet Dayer, le rejoint à la Movistar en 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et carrière amateur[modifier | modifier le code]

Nairo Quintana commence le cyclisme grâce à un vélo offert par son père lorsqu'il a 8 ans. Habitant dans un village perché à 2 800 mètres d'altitude, il est prédisposé à perfectionner ses talents de grimpeur. Il est décrit par son père comme « une personne humble, il est très aimé[2]».

Après avoir été champion de Colombie espoirs contre-la-montre en 2009 au sein de l'équipe Boyacá es para Vivirla, il signe en 2010 dans l'équipe Colombia es Pasión. Durant la saison 2010, il remporte les 6e et 7e étapes du Tour de l'Avenir, une étape de montagne et un contre-la-montre en côte à Risoul, et s'adjuge la victoire finale devant Andrew Talansky et son compatriote Jarlinson Pantano.

Saison 2012 : les débuts au plus haut niveau[modifier | modifier le code]

Première partie de saison[modifier | modifier le code]

Il signe pour la saison 2012 dans l'équipe espagnole Movistar[3].

Il commence l'année en Europe par le Trofeo Migjorn, deuxième manche du Challenge de Majorque. Il termine attardé à la suite d'une cassure, provoquée par une chute[4]. Deux jours plus tard, il est aligné par son équipe au Tour méditerranéen[5]. Il y subit la supériorité de Jonathan Tiernan-Locke, notamment lors de la quatrième et dernière étape, où il termine à vingt-sept secondes du Britannique, au sein d'un peloton qui se dispute la cinquième place. Il achève le Tour Méd à la vingt-deuxième place (dans le même temps que le sixième) avec un retard qui, par le jeu des bonifications, s'élève à vingt secondes de plus[6]. Le week-end suivant, il prend le départ du Tour du Haut-Var et, malgré la nouvelle victoire de Tiernan-Locke, il est le seul à rivaliser[7], passant, par exemple, le Mur de Montauroux juste derrière lui[8]. Il finit premier de son équipe en se classant douzième[9].

Début mars, il prend sa revanche sur l'Anglais. Il dispute le Tour de Murcie qui, cette année, est réduit à deux jours pour raison financière. Il se compose alors d'un contre-la-montre précédé, la veille, d'une étape de montagne. Lors de celle-ci, Jonathan Tiernan-Locke attaque au pied de la dernière difficulté de l'étape (le Collado Bermejo et ses 7,3 kilomètres à 7,1 %). Seul Nairo Quintana peut suivre et, à 1,5 km du sommet, il le dépose[10]. Quintana négocie parfaitement la descente et remporte l'étape, devançant ses premiers poursuivants d'une quinzaine de secondes. C'est sa première victoire professionnelle sur un circuit continental de l'UCI[11]. Avec un optimisme mesuré[12], il aborde le contre-la-montre individuel qui clôt le Tour de Murcie. Car il n'a jamais travaillé spécifiquement cet exercice. Cependant, en terminant à 32 secondes du vainqueur d'étape et surtout à seulement 10 secondes de Tiernan-Locke, il remporte la 32e édition de l'épreuve[13].

Deux semaines plus tard, il est au départ du Tour de Catalogne. Bien qu'arrivant six jours sur sept dans le peloton[14], il subit une bordure dans la deuxième étape[15] qui le prive de tout espoir de bien figurer au classement général. Il le termine anonymement à la 26e place[16].

Plus d'un mois après sa dernière course, il se classe deuxième du Tour de la communauté de Madrid. Lors de la première étape, un contre-la-montre, il finit premier Colombien, à 44 secondes de son coéquipier Jonathan Castroviejo[17]. Le lendemain, lors de la seconde étape qui se termine au sommet du Puerto de la Morcuera (es), Quintana s'extirpe du petit groupe du leader, à 4 km de l'arrivée. Il finit deuxième, à près de deux minutes du vainqueur de l'étape et du général, Sergey Firsanov[18].

Début juin, il fait partie de l'équipe engagée par la formation Movistar au Critérium du Dauphiné. Lors de la sixième étape, contrôlée par l'équipe Sky qui impose un tempo très rapide pour son leader Bradley Wiggins, il est le seul à pouvoir s'extirper du petit groupe de tête dans l'ascension du col de Joux Plane. Il revient sur Brice Feillu et le dépose. Il entame, en première position, la descente sur Morzine et remporte la victoire, en réussissant à garder, sur la ligne, vingt-quatre secondes sur le groupe de Wiggins et un peu moins sur Cadel Evans, échappé dans la descente[19].

Une semaine plus tard, il remporte sa quatrième victoire. La troisième étape de la Route du Sud est réservée aux grimpeurs. Le parcours passe par les cols du Tourmalet, du Soulor et de Spandelles. Les meilleurs se regroupent en tête, au pied de la dernière difficulté, où Quintana réalise un exploit. Il les attaque et relègue Hubert Dupont, pourtant réputé bon grimpeur (16e du Tour d'Italie 2012) à plus d'une minute au sommet et Anthony Charteau à plus de trois. Il maintient son avantage dans la descente, pour obtenir à l'arrivée à Arras-en-Lavedan, 1 min 11 s sur le premier et 3 min 49 s sur le second. Ce sont les deux seuls coureurs terminant à moins de cinq minutes du Colombien. Le dixième de l'étape finit à plus de douze minutes. Nairo Quintana endosse par la même occasion le maillot de leader[20]. Il confie aux reporters de son pays, être très content de son résultat mais être complètement mort, car l'étape a été très dure (plus de six heures de vélo, un parcours de 210 km et tous ces cols à franchir)[21]. Il envisage, pour le lendemain, que ses coéquipiers contrôlent le début d'étape puis que les équipes de sprinters prennent le relais. Il confie également s'envoler pour la Colombie, la semaine suivante, clôturant ainsi son début de saison. Il rentre chez lui pour se reposer et préparer le Tour d'Espagne[21]. La dernière étape se déroule selon les plans de la Movistar. Dans la première partie, accidentée, les équipiers de Quintana contrôlent une échappée, puis lors des quarante derniers kilomètres, relativement plats, le peloton roule, pour l'avaler à quatre kilomètres de l'arrivée. L'étape se termine au sprint. Quintana remporte la Route du Sud 2012, sans avoir été inquiété, le dernier jour[22].

Après cette victoire, il déclare ne pas avoir été surpris par son rendement, pour sa première demi-saison dans une équipe de l'UCI World Tour. Pour lui, c'est le fruit d'une rapide maturation, fruit du travail des années précédentes et de sa rencontre avec les techniciens de sa nouvelle formation. Il affirme s'être amélioré en tout, que cela soit dans les ascensions ou les descentes et même les contre-la-montre. Il participera au Tour d'Espagne pour aider Juan José Cobo à conserver son titre[23]. Les coureurs français l'ayant découvert cette saison, eux par contre, sont impressionnés. Le numéro dans la sixième étape du Dauphiné a marqué les esprits et bon nombre prirent le départ de la Route du Sud en étant persuadé qu'il gagnerait l'épreuve[7].

Quelques jours avant le début du Tour d'Espagne, il dispute la Classique de Saint-Sébastien. Il attaque lors de la première ascension du Jaizkibel[24] puis rentre dans le rang pour finir la course à la 83e place[25].

Tour d'Espagne : premier grand tour[modifier | modifier le code]

Le Tour d'Espagne commence par un contre-la-montre par équipe où sa formation crée la surprise en remportant l'étape. Nairo se retrouve, ainsi, quatrième au classement général provisoire, dans le même temps que son équipier Jonathan Castroviejo[26]. Il grimpe jusqu'au deuxième rang dès le lendemain[27]. Lors de la troisième étape qui se termine par la montée au sanctuaire d'Arrate, le Colombien est attendu[28] mais dans un mauvais jour[29], il déçoit et perd près de trois minutes[30]. Le lendemain, à trente kilomètres de l'arrivée, au moment où l'équipe Sky cherche à provoquer une bordure, Quintana chute[31], en même temps, que son leader Alejandro Valverde. Ils se relèvent mais se retrouvent à une minute du premier groupe. Dès les premiers mètres de l'ascension vers la station de Valdezcaray, Quintana attaque sèchement pour tenter de ramener Valverde sur la tête de la course, ils reviennent à trente secondes[32]. Mais Quintana ne peut accompagner longtemps son leader et doit le laisser partir, il termine à plus de neuf minutes du vainqueur de l'étape[33].

Lors de la sixième étape, Nairo travaille pour son leader. Il se place devant le peloton, dans le col de l'Oroel et accélère brutalement[34]. Nombreux sont les coureurs lâchés, sur son action. Pourtant Nairo perd régulièrement du temps, notamment après sa chute, survenue à une dizaine de kilomètres de l'arrivée, ce même jour[35]. Il se retrouve au matin de la première des trois étapes en Asturies, à cinquante-cinq minutes du leader[36]. Arrivé confiant sur le Tour d'Espagne, après avoir réalisé un bon test sur la Classique de Saint-Sébastien, il pensait réussir mieux son début de Tour. Il met sur le compte des fortes chaleurs de la première semaine son manque de résultats, n'ayant pas l'habitude de températures si élevées dans sa région natale[37].

Pourtant dès les forts pourcentages asturians, il se retrouve. Par exemple, lors de la quinzième étape, il est le seul capable d'accompagner les trois premiers du général Joaquim Rodríguez, Alberto Contador et Alejandro Valverde dans la montée vers les lacs de Covadonga, où il appuie efficacement son leader[38]. Le jour suivant, il est encore là, au soutien de Valverde. Il tente, même, une échappée dans les deux derniers kilomètres, mais Contador le contre sèchement et il ne peut suivre le trio. Il termine, néanmoins, sixième de l'étape[39] (son meilleur résultat sur cette Vuelta). Même en plaine, pendant la dix-septième étape, il est encore présent pour relayer avantageusement Valverde, lancé à la poursuite de Contador, dans sa quête de la deuxième place du général[40].

À une trentaine de kilomètres de l'arrivée de la dix-huitième étape, Linus Gerdemann tombe dans le peloton, Quintana, placé deux rangs derrière lui, ne peut éviter la chute. Il se relève avec quelques ecchymoses et le souffle coupé[37]. Le lendemain, il souffre des séquelles de sa chute et se relève à une trentaine de kilomètres de l'arrivée. Il termine à plus de six minutes du vainqueur dans un groupe d'attardés[41]. Le jour suivant, Quintana n'est pas au mieux, non plus, lui qui espérait tenir un rôle important dans cette vingtième étape, avec notamment la montée finale vers Bola del Mundo (et ses passages à plus de 20 %)[42]. Il prend finalement la 36e place de cette Vuelta. Il se dit content de son Tour d'Espagne. Il est satisfait du travail qu'il a pu accomplir pour son leader Valverde et pour le classement par équipes (que sa formation remporte). Sachant que c'était la première fois qu'il dépassait huit jours de course consécutifs, il a constaté avec plaisir qu'il s'améliorait de jour en jour[37].

Fin de saison[modifier | modifier le code]

Alors qu'il dispute encore le Tour d'Espagne, il apprend officiellement sa sélection pour les championnats du monde[43]. Cette convocation lui fait très plaisir. Constatant la forme actuelle des sélectionnés colombiens et un tracé susceptible de bien leur convenir, il croit qu'ils pourront remplir d'allégresse leurs supporters. Il dit avoir prouvé son niveau et espère pouvoir le démontrer ce jour-là[37]. Pourtant dans le Limbourg néerlandais, il ne peut peser sur la course. Il termine anonymement à la 69e place.

Mais au Tour de Lombardie, il se montre à son avantage, notamment dans la montée du Ghisallo. Encore en course pour la victoire au pied de l'ultime difficulté à Villa Vergano (it), il ne peut contrer l'accélération de Joaquim Rodríguez. Il bascule au sommet avec une dizaine de secondes de retard et se retrouve dans un petit groupe qui se dispute la deuxième place. Il prend la onzième place finale[44]. Sa dernière victoire de l'année, il l'obtient dans le renommé Tour d'Émilie. L'épreuve se termine par un circuit à effectuer cinq fois, avec comme principale difficulté, l'ascension de la Madonna di San Luca à Bologne. Le peloton se disloque sous la répétition des efforts et rapidement, seuls huit hommes peuvent prétendre à la victoire. Ne restant plus qu'à quatre, Quintana attaque à six cent mètres de la ligne et s'impose en solitaire[45]. Ce succès porte à sept son nombre de victoires pour l'année 2012[46], [N 1]. Il clôt celle-ci, le lendemain, en disputant le GP Beghelli[47]. Deux jours plus tard, il rentre en Colombie pour retrouver sa famille et prendre quelques jours de congés, avant d'attaquer la nouvelle saison. Il se dit satisfait de son année, content d'avoir été performant du début à la fin. Il espère que les suivantes lui ressembleront[46].

Début novembre, Nairo Quintana, déjà sous contrat jusqu'en 2013 avec Abarca Sports, société de l'équipe sponsorisée par Movistar, prolonge jusqu'en 2015. L'équipe navarraise s'assure, ainsi la présence d'une des révélations de la saison 2012, pour trois années. Le petit grimpeur de 55 kg pour 1,67 m a impressionné bon nombre d'observateurs ainsi Christian Prudhomme, directeur du Tour de France l'a désigné comme un futur vainqueur de son épreuve[48].

La presse spécialisée voit en lui le futur de l'équipe Movistar, pouvant même éclipser Valverde. Comme l'a montré son Tour d'Espagne, où il a semblé, parfois, plus fort que son leader, en montagne. Pour valider ces impressions et lever les doutes sur sa régularité et ses capacités dans les contre-la-montre, elle appelle de ses vœux une participation à un Grand tour en 2013, en tant que leader ou, tout au moins, en tant que coureur protégé[49].

2013[modifier | modifier le code]

Nairo Quintana au col d'Eze Paris-Nice 2013

En 2013, Nairo Quintana reprend la compétition fin février en Espagne : il termine huitième de la troisième étape et septième du classement général sur la Ruta del Sol, puis se classe onzième du Tour de Murcie. Il se présente ensuite au départ de Paris-Nice parmi les favoris[50]. Lors de la troisième étape, il figure dans le groupe qui termine à 7 secondes du vainqueur Andrew Talansky, mais se fait piéger le lendemain (il concède deux minutes au groupe maillot jaune). Il termine ensuite huitième en haut de la Montagne de Lure (5e étape) puis troisième du contre-la-montre final sur le col d'Èze, après avoir longtemps été en tête. Il se classe quinzième du classement général. Une semaine plus tard, il participe au Tour de Catalogne. Le premier jour, il termine dans le peloton, qui perd 28 secondes sur un groupe de 13 coureurs dont son leader Alejandro Valverde. Quintana remporte ensuite la troisième étape au sommet de Vallter 2000, devant Valverde. Ce dernier s'empare du maillot de leader, Quintana est sixième du classement général. Il se dit « très satisfait » de cette victoire et estime que Movistar « [a] montré qu'[elle était] une grande équipe »[51]. Le lendemain, alors que Valverde abandonne, Quintana se classe 3e en haut du Port Ainé, et occupe le même rang au classement général. Il conserve sa place au classement après les 2 étapes suivantes. Lors de la dernière étape, Michele Scarponi, 5e au départ à 10 s de Quintana, termine 4e de l'étape et devance le peloton de 21 s. Il remonte ainsi à la 3e place du classement général, Quintana terminant du même coup 4e de ce Tour de Catalogne. Dès le lendemain, il part avec Valverde et leur directeur sportif José Luis Arrieta reconnaitre les étapes des Pyrénées du prochain Tour de France (8e et 9e étapes), ainsi que l'ascension finale de la 16e étape de la Vuelta. Il est satisfait de s'apercevoir que ce sont toutes "des ascensions avec des pourcentages suffisants et certaines comme Pailhères [sont] très longues, ce qui [le] favorise"[52].

Nairo Quintana remporte le maillot à pois du Tour.

Il prend ensuite part au Tour du Pays basque où, après avoir terminé dans le temps du vainqueur lors des deux premières étapes, il se classe 4e de la troisième étape, qui se terminait au sommet de La Lejana, à 8 secondes du vainqueur et nouveau leader, son compatriote Sergio Henao. Il s'impose ensuite lors de la 4e étape, sur les hauteurs d'Arrate, en devançant de peu un peloton composé des principaux favoris, dans des conditions difficiles. Lors de la 5e étape, il termine dans un petit groupe à 4 secondes de Richie Porte, qui remporte l'étape. Il termine ensuite 2e du contre-la-montre final autour de Beasain, ce qui lui permet de remporter le classement général de la course. Il devient ainsi le premier Colombien à remporter une épreuve de l'UCI World Tour[53] ainsi que le Tour du Pays basque. Lors des classiques ardennaises, il abandonne sur l'Amstel Gold Race et se classe 59e de la Flèche Wallonne et 50e de Liège-Bastogne-Liège. Il choisit ensuite de passer deux mois dans la vereda familiale de La Concepción (dans la municipalité de Cómbita) pour préparer le Tour de France, qu'il abordera en soutien de Valverde[54]. Suite aux ennuis techniques de ce dernier, Quintana, tenant une grande forme, deviendra le leader de la formation Movistar. Il termine alors 2e du Tour de France et remporte le maillot à pois de meilleur grimpeur ainsi que le maillot blanc de meilleur jeune.

Au sortir du Tour de France, il continue de briller puisqu'il s'impose, après sa victoire au sommet des Lagunas de Neila, dans le Tour de Burgos, qu'il est le deuxième colombien à remporter après Mauricio Soler en 2007.

2014[modifier | modifier le code]

Nairo Quintana commence la saison par une victoire sur le Tour de San Luis en Argentine . Il remporte ce tour de San Luis grâce a sa victoire obtenue au sommet de l'Alto del Amago. Dans l'optique du Tour d'Italie, il poursuit sa saison au Tirreno-Adriatico qui le voit se classer second avec deux minutes de retard sur Alberto Contador. Au Tour de Catalogne, il figure toujours aux premiers postes sans pouvoir contester Joaquim Rodriguez pour la victoire finale, occupant le 5e rang.

Au Tour d'Italie qu'il court pour la première fois, il s'empare du maillot rose après avoir remporté en solitaire la 16e étape, la plus difficile avec notamment le Stelvio au programme. Il conforte sa première place en gagnant la 19e étape, un contre la montre en côte, et remporte le Giro devant son compatriote Rigoberto Urán avec près de trois minutes d'avance. Il devient le premier Colombien à gagner un grand tour depuis Luis Herrera, qui avait remporté le Tour d'Espagne 1987.

Avant de prendre part au Tour d'Espagne ou il sera l'un des favoris avec Christopher Froome et son compatriote Rigoberto Urán, il se prépare au Tour de Burgos qu'il remporte avec trois secondes d'avance sur Daniel Moreno grâce au contre-la-montre de la dernière étape dans lequel il se classe deuxième derrière le Letton Aleksejs Saramotins et inscrit pour la deuxième fois son nom au palmarès après l'édition 2013.

Style[modifier | modifier le code]

Quintana est un coureur à tempérament offensif comme le prouve son attaque dans la descente du Stelvio au cours du Tour d'Italie 2014 ou bien son accélération dans le final de l'étape du Tour de France 2013 arrivant au Mont Ventoux. Il est un grimpeur qui a tendance à monter les cols en force, avec une cadence de pédalage peu élevée. De plus c'est un coureur endurant capable de longs raids comme lors de la 16e étape du Tour d'Italie 2014. Son principale point faible réside dans les contre-la-montre malgré des progrès notables dans l'exercice.[réf. nécessaire]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Palmarès amateur[modifier | modifier le code]

Palmarès professionnel[modifier | modifier le code]

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Tour de France[modifier | modifier le code]

1 participation

Tour d'Italie[modifier | modifier le code]

1 participation

Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

1 participation

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les six victoires comptabilisées dans la référence 44 plus la première étape du Tour d'Espagne (disputée en contre-la-montre par équipes).

Références[modifier | modifier le code]

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