Henri Pélissier
| Henri Pélissier | |
Henri Pélissier en 1919 |
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| Informations | |
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| Nom | Pélissier |
| Prénom | Henri |
| Date de naissance | 22 janvier 1889 |
| Date de décès | 1er mai 1935 (à 46 ans) |
| Pays | |
| Principales victoires | |
| 1 championnat
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Henri Pélissier (22 janvier 1889 à Paris 18e arrondissement[1] - 1er mai 1935 à Dampierre) est un cycliste français. Professionnel de 1911 à 1928, il a notamment remporté le Tour de France en 1923, et les classiques Paris-Roubaix (1919, 1921), Bordeaux-Paris (1919), Paris-Tours (1922), Paris-Bruxelles (1920), le Tour de Lombardie (1911, 1913, 1920), Milan-San Remo (1912).
Sommaire |
Biographie [modifier]
Aîné de quatre frères dont Jean, qui sera tué sur le front de Sainte-Menehould en 1915, Henri a été élevé "à la dure" par un père auvergnat venu faire fortune à Paris et qui offre à chacun un vélo. Il court en amateur à partir de 1908 et remporte une étape au Tour de France des Indépendants. Il finit troisième au classement général.
Cycliste professionnel de 1911 à 1926, sa carrière, comme celles de tant d'autres, fut interrompue par la Grande Guerre. Le 22 juillet 1923, il remporte le Tour de France avec le soutien de son coéquipier Ottavio Bottecchia.
En 1924, Henri et son frère Francis, opposés au directeur du Tour de France Henri Desgrange qui a exprimé publiquement[2] en 1920 son mépris pour la vedette adulée du public, racontent au journaliste Albert Londres leur expérience du tour :
« Vous n'avez pas idée de ce qu'est le Tour de France, dit Henri, c'est un calvaire. Et encore, le chemin de Croix n'avait que quatorze stations, tandis que le nôtre en compte quinze. Nous souffrons du départ à l'arrivée. Voulez-vous voir comment nous marchons ? Tenez… (de son sac, il sort une fiole).
Ça, c'est de la cocaïne pour les yeux, ça c'est du chloroforme pour les gencives…
– Ça, dit Ville, vidant aussi sa musette, c'est de la pommade pour me chauffer les genoux.
– Et des pilules ? Voulez-vous voir des pilules ? Tenez, voilà des pilules. »
Ils en sortent trois boîtes chacun.
« Bref ! dit Francis, nous marchons à la “dynamite”. »
Henri reprend :
« Vous ne nous avez pas encore vus au bain à l'arrivée. Payez-vous cette séance. La boue ôtée, nous sommes blancs comme des suaires, la diarrhée nous vide, on tourne de l'œil dans l'eau. Le soir, à notre chambre, on danse la gigue, comme saint Guy, au lieu de dormir. Regardez nos lacets, ils sont en cuir. Eh bien ! ils ne tiennent pas toujours, ils se rompent, et c'est du cuir tanné, du moins on le suppose… Pensez ce que devient notre peau ! Quand nous descendons de machine, on passe à travers nos chaussettes, à travers notre culotte, plus rien ne nous tient au corps…
– Et la viande de notre corps, dit Francis, ne tient plus à notre squelette. »[3]
En 1928, l’autobiographie d’Henri Pélissier, publiée en feuilleton dans le Miroir des Sports, est reprise sous la forme d'un livre intitulé Roman de ma vie.
Le 1er mai 1935, il est chez sa maîtresse, Camille Tharault, quand une réflexion à son endroit de la sœur de celle-ci, le met en fureur. Il sort un couteau et lui balafre le visage avant que Camille ne l'arrête d'un coup de revolver[4]. Il repose au cimetière de l'avenue Pierre-Grenier à Boulogne-Billancourt.
Palmarès [modifier]
Palmarès année par année [modifier]
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Résultats sur les grands tours [modifier]
Résultats sur le Tour de France [modifier]
Henri Pélissier fait partie des coureurs ayant remporté au moins deux étapes du Tour de France sur plus de dix années.
- 1912 : abandon (4e étape)
- 1913 : abandon (6e étape) et vainqueur d’une étape
- 1914 : 2e du classement général et vainqueur de trois étapes
- 1919 : abandon (5e étape) et vainqueur d’une étape, leader durant 3 étapes
- 1920 : abandon (5e étape) et vainqueur de deux étapes
- 1923 : Vainqueur classement général et vainqueur de trois étapes,
porteur du maillot jaune pendant 6 jours - 1924 : abandon (3e étape)
- 1925 : abandon (4e étape)
Références [modifier]
- Archives numérisées de l'état civil de Paris, acte de naissance no 18/438/1889 (consulté le 2 septembre 2012)
- L'Auto, Paris, 7 juillet 1920.
- Albert Londres, Les Forçats de la route : l'abandon des frères Pélissier, Les frères Pélissier et leur camarade Ville abandonnent. Beeckman gagne la troisième étape, Coutances, 27 juin 1924. http://www.encyclique.com/Pages/Textes/Londres_Pelissier.html
- Paris-Soir, Paris, 3 mai 1935.