Union cycliste internationale

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46° 19′ 07.24″ N 6° 56′ 00.63″ E / 46.3186778, 6.9335083

Union cycliste internationale
Image illustrative de l'article Union cycliste internationale

Sigle UCI
Sport(s) représenté(s) Cyclisme
Création 1900 à Paris
Président Drapeau de l'Angleterre Brian Cookson
Siège Drapeau de la Suisse Aigle
Affiliation Comité international olympique
Site internet www.uci.ch
Membres du Congrès de l'Union cycliste internationale en 1909
Entrée du Centre mondial du cyclisme (CMC) à Aigle en Suisse.

L'Union cycliste internationale (UCI) est une organisation dont le but est de développer et promouvoir le cyclisme en coopération avec les fédérations nationales. Elle est basée au Centre mondial du cyclisme, à Aigle en Suisse. Depuis 2013, le président en est l'ancien président de la fédération britannique Brian Cookson.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'UCI est fondée le 14 avril 1900 à Paris par les fédérations nationales de Belgique, des États-Unis, de France, d'Italie et de Suisse. Le poids de la tradition est tel, que l'UCI reste très longtemps un acteur secondaire dans le monde du cyclisme sur route. En effet, organisateurs de courses et équipes cyclistes tiennent à conserver leurs prérogatives.

En 1965, sous la pression du CIO, création de la Fédération Internationale Amateur de Cyclisme (FIAC) et de la Fédération Internationale de Cyclisme Professionnel (FICP). L’UCI devient l’organe de coordination des deux entités. La FIAC s’installe à Rome, la FICP à Luxembourg et l’UCI à Genève.

La FIAC, famille la plus nombreuse avec 127 fédérations affiliées sur les cinq continents, est dominée par les pays du bloc de l'Est qui courent en amateurs (et qui participent alors aux Jeux Olympiques). Ils ne rencontrent les professionnels de la FICP qu'en de rares occasions (ex. : Paris-Nice 1974).

Sous l'impulsion d'Hein Verbruggen, président de l'UCI de 1991 à 2005, les positions fédérales se renforcent face à des acteurs souvent enlisés dans des soucis financiers ou des affaires de dopage. En 1992, il organise la réunification de la FIAC et de la FICP au sein de l’UCI, et son déménagement à Lausanne (près du CIO). Dès 1993, l'UCI met en place les classements UCI qui prennent en compte toutes les courses disputées sur les cinq continents. Jusque là, les médias ou des opérations purement publicitaires avaient la mainmise sur ces classements (ex : le Challenge Pernod). L'avancée peut apparaître modeste, elle est significative d'une politique de grignotage qui culmine aujourd'hui avec la mise en place du ProTour. Les organisateurs, jadis maîtres absolus sur leurs courses, émettent bien quelques réticences, d'autant que ces derniers restent encore assez puissants. Les organisateurs des trois grands tours nationaux (France, Italie et Espagne) sont également en charge d'une grosse moitié des autres épreuves du ProTour.

Ces débats ne concernent que le cyclisme sur route masculin. Dans tous les autres domaines, du cyclisme sur route féminin au cyclisme sur piste en passant par le VTT ou le cyclocross, les résistances à l'UCI sont moins importantes. L'UCI met en place des championnats du monde dans toutes ces disciplines et reste l'un des grands acteurs olympiques.

Missions[modifier | modifier le code]

Le développement et la promotion de toutes les facettes du cyclisme, sans discrimination de quelque sorte que ce soit, avec la proche coopération de ses Fédérations Nationales et ses principaux partenaires.

  • Le sport avec ses valeurs naturelles et universelles de compétition, d'effort, de façonneur de caractère, de bien-être et de fair play;
  • L'activité de détente, que ce soit sous forme de loisirs ou de tourisme;
  • Un moyen de transport économique, écologique et respectueux de l'environnement qui contribue à résoudre les problèmes de la société moderne.

Concrètement, l'UCI [1]:

  • organise les championnats du monde UCI et les coupes du monde UCI,
  • collabore avec le CIO pour organiser les épreuves cyclistes des Jeux olympiques,
  • détermine les dates des courses du Calendrier International,
  • édicte les règlements des disciplines du cyclisme (notamment sur le plan du matériel),
  • développe les disciplines du cyclisme dans le monde,
  • organise des programmes de formation,
  • lutte contre le dopage.

Internationalisation du cyclisme[modifier | modifier le code]

L'UCI a eu un rôle moteur dans l'internationalisation du cyclisme qui a eu lieu ces dernières décennies. Ce processus lent vise à étendre la pratique du cyclisme hors de ses terres d'origines, c'est-à-dire l'Europe. Un des grands symboles de cette politique est la mise en place en 1989 de la Coupe du monde de cyclisme sur route, qui comportait notamment le Grand Prix des Amériques, une course nouvelle qui se déroulait au Canada. Cette volonté s'est ensuite manifestée avec la mise en place du Pro Tour comportant notamment le Tour Down Under se déroulant en début de saison en Australie. De cette politique découle également les critères de sélection aux championnats du monde de ces dernières années, qui essaient de représenter un maximum de petites nations, cela au détriment des nations historiques du cyclisme[2],[3].

Lutte contre le dopage[modifier | modifier le code]

L'UCI est responsable des contrôles anti-dopage pratiqués dans le sport cycliste. Dans ce cadre, elle a mis en place en 2008 le passeport biologique. Ce nouvel outil consiste à suivre de manière longitudinale un certain nombre de variables biologiques chez les coureurs afin de détecter toutes leurs variations considérées comme anormales. Il devrait notamment rendre plus difficiles les manipulations sanguines par exemple[4],[5].

L'affaire Armstrong[modifier | modifier le code]

En octobre 2012, après la décision de l'UCI de retirer ses sept succès au Tour de France à Lance Armstrong pour dopage, le président de l'Agence mondiale antidopage (AMA) John Fahey déclare dans un entretien avec la radio australienne ABC : « Tout le monde se dopait pendant l’ère Armstrong »[6]. « Il y a eu une période durant laquelle la culture dans le cyclisme voulait que tout le monde se dope. Il n’y a aucun doute là-dessus et les dirigeants du cyclisme doivent assumer leurs responsabilités ». Dans un entretien avec la chaîne de télévision Fox Sports, John Fahey a estimé que la Fédération internationale retrouverait sa crédibilité si les dirigeants en place durant l’ère Armstrong ne figurent plus dans l’organigramme[6]. « Si le dopage était aussi présent, la question qu’on peut légitimement se poser est : ’Qui voulait le stopper ? Qui travaillait contre ? Pourquoi ne fut-il pas stoppé ?’ », a souligné M. Fahey. »[6]

L'ancien président de l’UCI, Hein Verbruggen, ami personnel d’Armstrong, est notamment dans le viseur, des coureurs comme l’Écossais David Millar, dopé repenti, réclamant sa démission de son poste actuel de président d’honneur de la Fédération internationale[6].

Présidents[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Président de l'UCI.

Disciplines[modifier | modifier le code]

Pour chacune de ces disciplines, l'UCI organise des championnats du monde.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]