Thierry de Montbrial

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Montbrial.

Thierry de Montbrial

Description de cette image, également commentée ci-après

Thierry de Montbrial en 2008.

Naissance 3 mars 1943 (71 ans)
Conjoint

Thierry René Henri Magloire de Montbrial, né le 3 mars 1943[1] à Paris (Seine), est un enseignant et chercheur français en économie et relations internationales. Il est membre de l'Académie des sciences morales et politiques depuis 1992 et ancien président de l'Institut de France. Thierry de Montbrial est directeur général de l'Institut français des relations internationales (IFRI), qu'il crée en 1979. Il est également président de la World Policy Conference, qu'il fonde en 2008[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de François de Montbrial, inspecteur général de la Banque de France, et de Monique Lecuyer-Corthis. Il épouse, en 1967, Marie-Christine de Montbrial née Baling, productrice de cinéma (StarDance Pictures) et fille de Charles Balling (né en 1912 ; X 1935). Il est le père de Thibault de Montbrial, avocat, et d'Alexandra Pilleux de Montbrial.

Il est diplômé de Polytechnique (X63) et de l'École des Mines (1966), ancien Ingénieur du corps des mines et docteur d'État en économie (PhD) de l'Université Berkeley[3] (Californie, États-Unis). Il est membre du conseil d'orientation de la Fondation écologie d'avenir depuis 2011[4].

Fonctions[modifier | modifier le code]

Ingénieur général des mines (honoraire depuis 1995), il est le fondateur du département d'économie de l'École polytechnique dont il fut le président jusqu'en 1992. De 1996 à 2008 il est professeur au Département des Humanités et Sciences sociales de l'École polytechnique. Il a enseigné les sciences économiques à l'École polytechnique de 1973 jusqu'en 2008, l'économie politique appliquée et les relations internationales au Conservatoire national des arts et métiers de 1995 jusqu'en 2008. Il est professeur émérite au Conservatoire national des arts et métiers.

De 1973 à 1979, il a été le premier directeur du Centre d’analyse et de prévision (CAP) du ministère des Affaires étrangères avant Jean-Louis Gergorin.

Il est le fondateur (1979) et directeur général de l'Institut français des relations internationales (IFRI) qui publie le rapport annuel Ramsès (Rapport annuel mondial sur le système économique et les stratégies)[5] et la revue Politique étrangère.

Membre du comité directeur du groupe Bilderberg depuis 1976, il est membre de droit (juillet 2006) du Conseil du Centre d'études prospectives et d'informations internationales (CEPII)[6] et membre du comité de rédaction de la revue Foreign Policy[7].

Thierry de Montbrial a été éditorialiste-associé au quotidien Le Monde (2002-2010), après avoir été éditorialiste au Figaro de 1989 à 2001.

Il est président du Centre franco-autrichien pour le rapprochement en Europe (CFA) (depuis 1985). Il a également été membre du Conseil consultatif auprès du Secrétaire général de l’OMC, Genève. ll est membre de la Commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale (2007).

Dans le domaine académique, il est membre de l'Advisory Committee de l'Institute for International Economics, Washington, et du Carnegie Moscow Center, de l'Advisory Council du Standford Institute for International Studies, de l'Editorial Board de Russia in Global Affairs, Moscou.

Entre 1993 et 2001, il a été le premier président de la Fondation pour la recherche stratégique.

En 2008, Thierry de Montbrial lance la World Policy Conference, dont la troisième édition s'est tenue en octobre 2010 à Marrakech[8],[9],[10],[11]. La vocation dominante de la World Policy Conference est de contribuer à identifier et à promouvoir les éléments d’une bonne gouvernance mondiale[12].

Il est membre depuis 2011 du conseil d'orientation de la Fondation Écologie d'avenir, conseil présidé par Claude Allègre.

Dans L'action et le système du monde, il situe sa démarche praxéologique par rapport à Alfred Espinas pour qui comptait l'efficacité de l'action, Ludwig von Mises et Pierre Bourdieu pour une Esquisse de la théorie de la pratique en 1972[13].

Il participe au groupe Bilderberg en 2013, à Watford, Hertfordshire[14].

En 2014, dans l'émission de Charlie Rose, il déclare ne pas trouver de différence fondamentale entre les politiques étrangères, pro-américaines et anti-iraniennes, de Nicolas Sarkozy et de François Hollande[15].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Thierry de Montbrial a été élu à l'Académie des sciences morales et politiques en 1992 au fauteuil de Louis Joxe. Il a été élu président de cette Académie pour l’année 2001 durant laquelle il a également été président de l’Institut de France. Il est membre de l’Académie des technologies.

Il est également membre de l'Academia Europaea (élu en 1993), de l'Académie royale de Belgique (élu en 1996), de l’Académie royale suédoise des sciences de l’ingénieur (élu en 1999), de l’Académie roumaine (élu en 1999), de l’Académie des sciences de Russie (élu en 2003), de l’Académie des sciences de Moldavie (élu en 2006), de l’Académie des sciences de Bulgarie (élu en 2006), membre correspondant pour la France de la Real Academia de Ciencias Económicas y Financieras, Espagne (élu en 2008).

Titres de Docteur honoris causa décernés par de nombreuses universités internationales[16] : l’Académie d'études économiques (Bucarest) (1996), l’Académie des sciences d’Azerbaïdjan (2002), l’Université Transilvania de Braşov (2003), l'Université Galatasaray en 2004, l'Université d'État de Moldavie en 2005 et de l’Institut d'État des relations internationales de Moscou (2007).

Il est Commandeur de la Légion d’honneur et titulaire de nombreuses autres décorations françaises et étrangères, et du Grand Prix 2003 de la Société de géographie pour l'ensemble de son œuvre.

Le 1er mars 2012, il se porte candidat à l'Académie française au fauteuil de Pierre-Jean Remy ; l'élection fixée au 26 avril 2012 rejette sa candidature avec une ou deux voix seulement.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Journal de Russie – 1977 - 2011, published on March 1st, 2012
  • Vingt ans qui bouleversèrent le monde, édition Dunod, 2008
  • Il est nécessaire d'espérer pour entreprendre, édition des Syrtes, 2006
  • Géographie politique, coll. « Que sais-je ? », PUF, 2006
  • La guerre et la diversité du monde, L'Aube - Le Monde, 2004
  • Pratiques de la négociation (dir., avec S. Jansen), Bruylant/LGDG, 2004
  • Quinze ans qui bouleversèrent le monde, Dunod, octobre 2003
  • Réformes-révolutions : le cas de la France (dir.), PUF, 2003
  • L'action et le système du monde, PUF, février 2002, 2e édition, coll. « Quadrige » octobre 2003, couronné par le Prix Georges Pompidou
  • La France du nouveau siècle (dir.), PUF, février 2002
  • Dictionnaire de stratégie (codirecteur avec Jean Klein), PUF, novembre 2000
  • Pour combattre les pensées uniques, Flammarion, 2000
  • Introduction à l’économie, Dunod, 1999, 2e éd. 2002
  • Mémoire du temps présent, Flammarion, 1996, couronné par le Prix des Ambassadeurs
  • Que faire ? : les grandes manœuvres du monde, La Manufacture, 1990
  • La science économique ou La stratégie des rapports de l'homme vis-à-vis des ressources rares : méthodes et modèles, PUF, 1988
  • La revanche de l'Histoire, Julliard, 1985
  • L'énergie : le compte à rebours, J.-C. Lattès, 1978
  • Le désordre économique mondial, Calmann-Lévy, 1974
  • Essais d'économie parétienne, éd. CNRS, 1974
  • Économie théorique, PUF, 1971

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]