Alain Connes

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Alain Connes

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Alain Connes lors d'une conférence en 2012 à Villeneuve-d'Ascq

Naissance 1er avril 1947 (67 ans)
Draguignan (France)
Nationalité Drapeau de la France France
Champs Mathématicien
Institutions IHÉS
Diplôme École normale supérieure
Renommé pour Algèbre de von Neumann, géométrie non commutative
Distinctions Médaille Fields (1982)
Prix Crafoord (2001)
Médaille d'or du CNRS (2004)

Alain Connes est un mathématicien français né le 1er avril 1947 à Draguignan, dans le Var. Il a révolutionné la théorie des algèbres de von Neumann et résolu la plupart des problèmes posés dans ce domaine, notamment la classification des facteurs de type III. Pour ces travaux, il a reçu la médaille Fields en 1982.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alain Connes est un ancien élève du Lycée Thiers de Marseille et de l'École normale supérieure[1], où il obtient ensuite son doctorat en 1973, sous la direction de Jacques Dixmier[2].

Il est successivement :

Il est aussi professeur à l'Institut des hautes études scientifiques[3] depuis 1979[4] et au Collège de France[5] à compter de 1984.

Il est membre de l'Académie royale danoise des sciences et des lettres, de l'Académie norvégienne des sciences et des lettres.

Travaux[modifier | modifier le code]

Algèbres d'opérateurs[modifier | modifier le code]

Alain Connes révolutionne la théorie des algèbres de von Neumann de fond en comble, et résout la plupart des problèmes posés dans ce domaine, notamment la classification des facteurs de type III[4].

Pour cela, il est récompensé par la médaille Fields en 1982[6],[7]. La même année, il devient membre de l'Académie des sciences[4].

Géométrie non commutative[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géométrie non commutative.

Le Prix Crafoord lui est attribué en 2001 pour ses travaux dans ce domaine[7].

Aspects mathématiques de la renormalisation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Renormalisation.

Son attitude face à un calcul[modifier | modifier le code]

« Depuis très très tôt, depuis mes tous débuts de mathématicien, je me suis convaincu qu’il n’y avait pas de calcul que l’on ne puisse faire de tête, c’est-à-dire que si l’on ne pouvait pas le faire de tête ça voulait dire que l’on ne comprenait pas. Donc en fait, il y a une règle qui consiste à dire justement, quelle que soit la complexité du calcul, il vaut mieux aller faire un tour à pied et réfléchir comment les choses vont s’agencer etc. avant de commencer[8]. »

Engagement pour l'avenir de l'école[modifier | modifier le code]

Alain Connes a corédigé et cosigné Les savoirs fondamentaux, au service de l'avenir scientifique et technique avec Roger Balian, Jean-Michel Bismut, Jean-Pierre Demailly, Laurent Lafforgue, Pierre Lelong et Jean-Pierre Serre.

Honneurs[modifier | modifier le code]

Alain Connes a reçu les prix suivants[6] :

Sélection de publications[modifier | modifier le code]

Journaux[modifier | modifier le code]

Alain Connes est éditeur de plusieurs journaux de mathématiques et de physique :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Entre 1966 et 1970.
  2. Sylvestre Huet, « Son compte est bon », Libération,‎ 15 décembre 2004.
  3. Titulaire de la chaire honorifique Léon Motchane.
  4. a, b et c Alain Barluet, « Les audaces d’un voyageur de l’infini », Le Figaro,‎ 26 septembre 2001.
  5. Titulaire de la chaire d'analyse et de géométrie.
  6. a et b (en) « Biographie d'Alain Connes », Encyclopædia Britannica Online.
  7. a et b Cécile Dumas, « Alain Connes, médaillé d'or du CNRS », Sciences et Avenir,‎ 9 novembre 2004.
  8. « Extrait d’une interview » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) donnée sur arte.
  9. Centre national de la recherche scientifique, « Alain Connes, mathématicien, Médaille d'or du CNRS 2004 », sur http://www.cnrs.fr,‎ 9 novembre 2004 (consulté le 5 février 2014).