Voyage au bout de la nuit

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Voyage au bout de la nuit
Image illustrative de l'article Voyage au bout de la nuit
Céline lors de l'attribution du prix Renaudot en 1932 pour Voyage au bout de la nuit.

Auteur Louis-Ferdinand Céline
Genre Roman
Pays d'origine France
Éditeur Denoël et Steele
Date de parution 1932
Nombre de pages 623
ISBN 2070213048
Chronologie
Mort à crédit Suivant

Voyage au bout de la nuit est le premier roman de Céline, publié en 1932. Ce livre manqua de deux voix le prix Goncourt mais obtint le prix Renaudot[1].

Le roman est surtout connu pour son style, imité de la langue parlée et teinté d'argot, qui a largement influencé la littérature française contemporaine. Il s'inspire principalement de l'expérience personnelle de Céline à travers son personnage principal Ferdinand Bardamu : Louis-Ferdinand Céline a participé à la Première Guerre mondiale en 1914 et celle-ci lui a révélé l'absurdité du monde. Il ira même jusqu'à qualifier la guerre d' « abattoir international en folie »[2]. Il expose ainsi ce qui est pour lui la seule façon raisonnable de résister à une telle folie  : la lâcheté. Il est hostile à toute forme d'héroïsme, celui-là même qui va de pair avec la guerre. Pour lui, la guerre ne fait que présenter le monde sous la forme d'un gant qu'on aurait retourné et dont on ne verrait que l'intérieur, ce qui révèle la trame du livre  : la mise en évidence de la pourriture.

Résumé[modifier | modifier le code]

Voyage au bout de la nuit est un récit à la première personne dans lequel le personnage principal, Bardamu, raconte son expérience de la Première Guerre mondiale, du colonialisme en Afrique, des États-Unis de l'entre-deux guerres, et de la condition sociale en général.

Bardamu a vu la Grande Guerre et l'ineptie meurtrière de ses supérieurs dans les tranchées. C'est la fin de son innocence. C'est aussi le point de départ de sa descente sans retour. Ce long récit est une dénonciation des horreurs de la guerre, dont le pessimisme imprègne tout le récit. Il part ensuite pour l'Afrique, où le colonialisme est le purgatoire des Européens sans destinée. Pour lui c'est même l'Enfer, et il s'enfuit vers l'Amérique de Ford, du dieu Dollar et des bordels. Bardamu n'aime pas les États-Unis, mais c'est peut-être le seul lieu où il ait rencontré un être (Molly) qu'il aima jusqu'au bout de son voyage sans fond. Mais la vocation de Bardamu n'est pas de travailler avec les machines des usines de Détroit ; c'est de côtoyer la misère humaine, quotidienne et éternelle. Il retourne donc en France pour terminer ses études en médecine et devenir médecin des pauvres. Il exerce alors dans la banlieue parisienne, où il rencontre la même détresse qu'en Afrique ou dans les tranchées de la Première Guerre mondiale.

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

  • Ferdinand Bardamu, le narrateur ;
  • Léon Robinson ;
  • Alcide, son collègue en Afrique ;
  • Lola, américaine rencontrée à Paris et retrouvée à Manhattan ;
  • Musyne, violoniste rencontrée à Paris ;
  • Molly, américaine rencontrée à Détroit ;
  • Bébert, petit garçon rencontré dans la banlieue parisienne ;
  • La tante de Bébert ;
  • La famille Henrouille (la bru, son mari et sa belle-mère) ;
  • Parapine, médecin ;
  • Baryton, psychiatre ;
  • Madelon, amante de Robinson (et, à l'occasion, de Bardamu) ;
  • Sophie, infirmière slovaque, amante de Bardamu ;
  • l'abbé Protiste.

Analyse de l'œuvre[modifier | modifier le code]

La vision du monde de Voyage au bout de la nuit[modifier | modifier le code]

Un régiment de cuirassiers, corps d'appartenance de Bardamu et de l'auteur Céline, en août 1914.
New York, « la ville debout », presque comme Bardamu la découvre à son arrivée vers 1930.

Quelques adjectifs peuvent qualifier le roman :

  • antinationaliste : le patriotisme est, selon Céline, l'une des nombreuses fausses valeurs dans lesquelles l'homme s'égare. Cette notion est visible notamment dans la partie consacrée à la Première Guerre mondiale, au front, puis à l'arrière, où Céline s'est fait hospitaliser ;
  • anticolonialiste : c'est surtout visible lors du voyage de Bardamu en Afrique. C'est le deuxième aspect idéologique de cette œuvre, et pas le moindre. Il qualifie le colonialisme de « mal de la même sorte que la Guerre » ; il en condamne donc le principe, l'exploitation sur place des colons, dresse un portrait extrêmement caricatural des occidentaux là-bas ;
  • anticapitaliste : cela se repère, naturellement, dans la partie consacrée aux États-Unis, lors du voyage à New York, puis à Détroit, principalement au siège des usines automobiles Ford. Il condamne le taylorisme, système qui « broie les individus, les réduit à la misère, et nie même leur humanité », en reprenant sur ce point quelques éléments de Scènes de la vie future (1930) de George Duhamel, qu'il a lu au moment de l'écriture du Voyage[3]. Le regard qu'il porte sur le capitalisme est étroitement lié à celui qu'il porte au colonialisme ;
  • anarchiste : à plusieurs reprises, l'absurdité d'un système hiérarchique est mise en évidence. À la guerre bien sûr, aux colonies, à l'asile psychiatrique... L'obéissance est décrite comme une forme de refus de vivre, d'assumer les risques de la vie. Lorsque Céline défend son envie de déserter face à l'humanité entière, résolument décidée à approuver la boucherie collective, il affirme ainsi la primauté de son choix devant toute autorité, même morale. Cette vision teintée de désespérance se rapproche de la pensée nihiliste.

Le roman se distingue également par son refus total de l'idéalisme : l'idéal et les sentiments, « ça n'est que du mensonge ». La question de Bardamu et, par là même, celle de Céline, est de découvrir ce qu'il appelle la vérité. Une vérité biologique, physiologique, qui affirme que tous les hommes sont mortels et que l'avenir les conduit vers la décomposition - l'homme n'étant considéré que comme de la « pourriture en suspens ». C'est pourquoi l'œuvre peut apparaître comme totalement désespérée.

Style[modifier | modifier le code]

Le livre suscita de nombreuses polémiques à l'époque de sa parution. Même si cela n'est pas encore totalement affirmé, l'auteur utilise à l'écrit le langage parlé et l'argot, en jetant les bases d'un style qu'il nomme son « métro émotif ». Céline refuse d'utiliser le langage classique, la langue académique des dictionnaires, qu'il considère comme une langue morte[réf. nécessaire]. C'est l'un des tout premiers auteurs à agir de la sorte, avec une certaine violence, et ce dans la totalité de son œuvre.

Par ailleurs, le langage parlé côtoie le plus-que-parfait du subjonctif dans une langue extrêmement précise. L'utilisation de la langue parlée n'est donc en rien un relâchement, mais juste une apparence de relâchement. Le narrateur est plongé dans le monde qu'il décrit, d'où la symbiose apparente de son style avec celui des personnages, qui appartiennent presque tous aux populations des faubourgs et parlent argot. Mais en tant que descripteur de l'absurdité du monde, le langage parlé se doit aussi de faire preuve d'une grande précision. Si l'argot, les dislocations et autres thématisations gagnent en noblesse chez Céline, le plus-que-parfait du subjonctif ou le lexique soutenu ne le cèdent en rien. Ils se côtoient, parfois, dans une même phrase.

Thèmes abordés[modifier | modifier le code]

Le roman aborde plusieurs thèmes :

  • l'errance : au cœur de ce roman initiatique. Il s'agit d'une errance à la fois physique et psychique. Par bien des aspects, le roman se rattache à la veine picaresque : un pauvre bougre est entraîné, malgré lui, dans des aventures qui le font mûrir en lui ôtant toute illusion (« on est puceau de tout, même de l'horreur »). La passivité du personnage est flagrante : il subit les événements sans vraiment y contribuer. Dès l'ouverture, le ton est donné : « Moi, j'avais jamais rien dit. Rien. C'est Arthur Ganate qui m'a fait parler ». Engagé volontaire pour braver son ami, le héros va faire l'expérience de la guerre, de l'horreur et surtout du grotesque de l'existence. « Je ne me réjouis que dans le grotesque aux confins de la mort » (lettre à G. Gallimard.) Le nom même du personnage exprime cette idée : Bardamu, littéralement mû par son barda, c'est-à-dire en errance perpétuelle et involontaire ;
  • la pourriture : l'individu y est inéluctablement voué, qu'il s'agisse d'un pourrissement naturel (la mort naturelle ou du fait d'une maladie) ou provoqué (la guerre, le meurtre). Outre le passage consacré à la guerre, la seconde partie de l'ouvrage, presque entièrement dédiée à l'expérience médicale du narrateur dans des milieux misérables, fait ressortir les aspects de décomposition et de pourrissement de l'individu qui doit affronter les maladies, sa propre dégénérescence, des odeurs méphitiques, la putréfaction... ;
  • la lâcheté : l'individu est lâche par essence. S'il ne l'est pas, il ne peut échapper aux multiples menaces guerrières, ouvrières et sociétales. Céline développe donc une vision particulièrement nihiliste de la société humaine. La lâcheté permet à Bardamu de s'assumer comme déserteur dans l'épisode de la guerre, de fuir ses responsabilités aux colonies, de quitter son emploi chez Ford, de réclamer de l'argent à ses connaissances établies aux États-Unis, de fermer les yeux sur de multiples avortements (voire de les pratiquer), de feindre d'ignorer la tentative de meurtre de la grand-mère. Cependant il n'est pas lâche au point de mettre un terme à sa vie et à toute cette mascarade, ni de ne pas dire leurs quatre vérités, de manière très directe et avec beaucoup de délectation, à des personnes en plein désarroi.

Le Manuscrit[modifier | modifier le code]

Le Manuscrit original est aujourd'hui détenu par la BNF. Il a été publié, en tirage ultra-limité, en 2014, par les Éditions des Saints Pères.

Sources de Céline[modifier | modifier le code]

Ce livre est un roman. Ce n'est ni un témoignage ni un documentaire, même s'il a une allure autobiographique (rendue apparente par l'utilisation récurrente du « je »). D'où la célèbre formule de Céline : « Transposer, ou c'est la Mort »[4]. Cependant, Céline s'appuie sur son expérience professionnelle de médecin comme chargé de mission auprès de la Société des Nations, notamment aux États-Unis et en Afrique. Comme il l'expliquera ensuite : « Je m'arrange avec mes souvenirs en trichant comme il faut »[réf. nécessaire].

Influence de l'expérience médicale de Céline dans le roman[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Louis-Ferdinand Céline.

L'expérience médicale de Céline se ressent dans plusieurs domaines. La liste qui suit n'est pas exhaustive.

  • Cette expérience commence en 1918, lors d'une mission de propagande pour la protection contre la tuberculose, maladie qu'il rencontrera principalement lors de sa carrière de médecin à Clichy.
  • En 1919, il reprend ses études de médecine pour être officier de santé ; il termine en deux ans et demi des études censées en prendre quatre. Il effectuera son premier stage en gynécologie et obstétrique. Celui-ci occupera une place non négligeable dans le roman.
  • Il fréquente ensuite, en 1923, l'Institut Pasteur (« Institut Bioduret » dans le roman) que Céline qualifie de « petite cuisine à microbes » ou encore de « boîte à ordures chaudes ».
  • Céline s'installe finalement à Clichy en 1927. Il affichera sur sa plaque « Docteur Louis Destouches, médecine générale, maladies des enfants ».
  • Il fera également de nombreuses communications et comptes-rendus pour la Société de médecine de Paris, tels que À propos du service sanitaire des usines Ford ou La Santé publique en France.

Influence de Semmelweis[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ignaz Semmelweis.

Ignace Philippe Semmelweis est un médecin hongrois, né en 1817. Jeune praticien, il travaillait dans une maternité dépendante de l'Hospice Général de Vienne, où deux hôpitaux se faisaient concurrence. Les accouchements étaient assurés par les internes (dont Semmelweis faisait partie) d'un côté, et par les sages-femmes, de l'autre.

Lorsqu'il commença à pratiquer, Semmelweis se rendit compte que de nombreuses parturientes (pouvant atteindre 40 %) succombaient à la fièvre puerpérale lorsque les internes pratiquaient les accouchements. Il eut alors l'idée d'inverser les équipes des deux hôpitaux, afin de déterminer si une mortalité aussi élevée était fonction du lieu d'accouchement. Son intuition fut juste : les internes étaient « responsables » des fièvres puerpérales. En effet, ceux-ci allaient disséquer des cadavres (chose indispensable à l'époque pour comprendre l'anatomie) et avaient donc sur les mains ce que Semmelweis appellera « les particules de la Mort ». Il avait ainsi découvert le principe de la septicémie et la nécessité de l'asepsie.

Lorsque le taux de mortalité fut réduit grâce aux pratiques de Semmelweis, les médecins prétendirent qu'il s'agissait d'un effet du hasard, et allèrent jusqu'à refuser de payer les draps qui auraient pu permettre d'assainir les hôpitaux.

Aussi Céline va-t-il consacrer sa thèse à Semmelweis car il s'identifie à lui pour trois raisons :

  1. Semmelweis est un médecin touché par la compassion : il est bouleversé par la souffrance des malades ;
  2. l'intuition de Semmelweis, comparable à celle d'un artiste ;
  3. la solitude et l'exposition à l'imbécillité du monde, que Semmelweis a subies.

Ces trois raisons majeures ont poussé Céline à travailler de la sorte. La formation qu'il s'est donnée, en écrivant une telle thèse, a suscité tous les passages du roman consacrés à la prévention et à l'hygiène.

Influence de Freud[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Freud

Ce que Céline retient avant tout de Freud[réf. nécessaire], c'est la notion d'inconscient. Il l'utilise dans le roman, en particulier quand il écrit : « Il y a toujours quelque chose qui échappe, et qu'on ne peut pas identifier », ou encore : « On s'ennuie, paraît-il, dans le conscient ».

Mais le texte qui a exercé une grande influence sur la pensée de Céline est un article de Freud au titre évocateur[5] : « Au-delà du principe de plaisir[6] », et qui porte sur les conséquences psychologiques et psychiatriques de la guerre. Or, Voyage au bout de la nuit commence par deux séquences relatives à la Première Guerre mondiale, au front puis à l'arrière. Dans cette étude, Freud s'est penché sur ce qu'il appellera « les névroses de guerre » : il analyse, en particulier, les rêves qui expliquent ces névroses. Ainsi, Freud a mis en évidence une idée centrale du roman : « La fin vers où tend toute vie est la Mort ». En réalité, ce qu'identifie Freud dans cet article sont « les instincts » ou « pulsions de mort » Pour lui comme pour Céline, c'est la guerre qui a permis de découvrir cette notion paradoxale, puisque les hommes entretiennent une sorte de fascination née de la découverte de la guerre.

Réception de l'œuvre[modifier | modifier le code]

En 1932, ce premier roman de Céline provoqua de nombreuses et violentes réactions dans le milieu littéraire. Une bataille rangée entre les partisans de Céline (dont Léon Daudet) et ses détracteurs eut lieu pour l'attribution du prix Goncourt : « Tant de grossièretés et d'obscénités le déparent qu'on ne peut en parler qu'avec précautions[7] ». Finalement, ce sera Les Loups de Guy Mazeline qui obtiendra le prix Goncourt le 7 décembre 1932 au premier tour de scrutin par six voix contre les trois voix de Lucien Descaves, Jean Ajalbert et Léon Daudet défendant fortement Céline[8]. Paul Léautaud raconte la scène dans son Journal, qui permet de remarquer combien l'affaire a fait grand bruit dans le petit milieu littéraire de l'époque :

« Jeudi 8 décembre. — Hier, attribution du Prix Goncourt. Descaves est parti une nouvelle fois en faisant claquer les portes. Il raconte, dans les interviews parues ce matin dans les journaux, qu'à la réunion préparatoire, la semaine dernière, l'attribution du Prix avait été décidée à M. Céline, auteur d'Un voyage au bout de la nuit [sic]. C'était si bien arrêté qu'on aurait pu donner le prix ce jour-là. Quand il est arrivé hier matin, il a trouvé tout changé et par suite d'il ne sait quelles combinaisons élaborées en dehors de lui, le prix décidé pour M. Mazeline, auteur des Loups. Il ne remettra plus les pieds à l'Académie [Goncourt] et reprendra son procédé de voter par correspondance. [...] J'ai reçu son livre [le Voyage] à sa publication, avec un envoi, ce qui me donne à penser qu'il me connaît comme écrivain. [...] Je l'ai regardé un peu ce soir, sur ce que m'en disait Auriant, qui en parle comme d'un livre remarquable. Il paraît que Léon Daudet en a dit grand bien. Céline était son candidat. [...] Dans Paris-Midi d'hier, une longue interview de lui [Céline]. »

Même si le Goncourt lui échappe, Louis-Ferdinand Céline obtient le prix Renaudot et Voyage au bout de la nuit rencontrera un très grand succès en librairie. Des critiques prestigieux, même s'ils s'offusquent du vocabulaire employé par Céline, ne peuvent s'empêcher de reconnaître à ce roman un caractère exceptionnel. « Cet énorme roman est une œuvre considérable, d'une force et d'une ampleur à laquelle ne nous habituent pas les nains si bien frisés de la littérature bourgeoise[9] ». Près de 80 ans après sa publication, la force, l'impact et le succès de ce roman ne se démentent pas.

Selon un vote de 6 000 Français[10], Voyage au bout de la nuit se classe à la 6e place des 100 meilleurs livres du XXe siècle.

Le titre du livre a été adopté par une émission de Direct 8 consacrée à la littérature.

Alors qu'il avait disparu pendant près de soixante ans, le manuscrit du roman est réapparu en 2001 par l’entremise du libraire Pierre Berès. Mis aux enchères à Drouot, la BNF l’a acquis, faisant jouer son droit de préemption, pour plus de 12 millions de francs. Conservé dans un coffre-fort de la BNF, le manuscrit n’a jamais été numérisé – seuls quelques privilégiés ont pu y avoir accès. À l’initiative des éditions des Saints Pères, il est édité en fac-similé dans un luxueux coffret en 2014 (premier tirage limité à 1000 exemplaires, suivi d'un second tirage limité à 1000 exemplaires).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voyage au bout de la nuit, Prix Renaudot 1932, sur le site du Musée Renaudot.
  2. Voyage au bout de la nuit, éditions Gallimard, 1952, (ISBN 2-07-036028-8), p.148.
  3. Voyage au bout de la nuit, tome I, édition Bibliothèque de la Pléiade, 2001, (ISBN 2-07-011000-1), p.1241-1244
  4. Guignol's Band, éditions Denoël, 1944
  5. Voyage au bout de la nuit : Pulsions suicidaires et volontés homicides, David Stamm, éditions Grin, 2011, (ISBN 9783640788644) pp. 15-17.
  6. Sigmund Freud, Au-delà du principe de plaisir (1920), éditions Payot, coll. « Petite Bibliothèque Payot », 2010 (ISBN 2-228-90553-4)
  7. André Thérive, Le Temps, 24 novembre 1932.
  8. Du côté de chez Drouant : Le Goncourt de 1922 à 1949 émission de Pierre Assouline sur France Culture le 3 août 2013.
  9. Paul Nizan, L'Humanité le 9 décembre 1932.
  10. Frédéric Beigbeder, Dernier inventaire avant liquidation, Grasset & Fasquelle, 2001, p. 12. À partir d'une liste de 200 titres établie par des libraires et des critiques, il s'agissait de renvoyer un bulletin distribué durant l'été 1999 par la Fnac et Le Monde.

Annexes[modifier | modifier le code]

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