Hector Bianciotti

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Hector Bianciotti

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Hector Bianciotti dans les années 1990.

Activités romancier, journaliste
Naissance 18 mars 1930
à Calchin Oeste (Argentine)
Décès 12 juin 2012 (à 82 ans)
à Paris
Langue d'écriture français
Distinctions Membre de l'Académie française, Officier de la Légion d'honneur, Officier de l'ordre national du Mérite

Hector Bianciotti, né le 18 mars 1930 à Calchin Oeste, province de Córdoba en Argentine, et mort le 12 juin 2012 à Paris 16e, est un acteur de cinéma, journaliste, écrivain et académicien français d'origine italo-argentine[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Hector (en espagnol, Héctor) Bianciotti est élevé au sein d’une famille de fermiers d’origine piémontaise. Ses parents parlaient le dialecte entre eux mais en interdisaient l'usage à leur fils, contraint de parler l'espagnol. Intégrant le petit séminaire franciscain de Moreno, il entre en contact avec la pensée théologique mais apparaît dépourvu de toute vocation religieuse[2]. Toutefois, il y développe sa culture littéraire. À l’âge de quinze ans, il commence ainsi à étudier le français à partir de la confrontation de textes de Paul Valéry à leur traduction espagnole. En 1955, il quitte son pays pour l’Italie et séjourne à Rome dans une très grande pauvreté. Après un passage à Naples, il passe quatre ans en Espagne.

En 1956 il participe au film División Azul - Embajadores del infierno, dont le livret a été écrit par Torcuato Luca de Tena[3], ainsi que dans le film 091 Policía al habla, (1960). Il est dirigé par Luis Lucía Mingarro dans Molokai, la isla maldita (1959), et par Edgar Neville (Mi calle, 1960).

Il ne s’installe à Paris qu’à partir de février 1961. Un an plus tard, il commence à rédiger des rapports de lecture pour les éditions Gallimard. En 1969, son premier éditeur, Maurice Nadeau, lui permet de publier ses premières critiques littéraires dans La Quinzaine littéraire. Il est aussi assistant à la mise en scène d'opéras. Trois ans plus tard, il débute avec Le Nouvel Observateur une collaboration qui ne devient exclusive qu’à partir de 1974, année où il quitte définitivement La Quinzaine littéraire. Parallèlement, il écrit dans sa langue maternelle des romans (Les Déserts dorés en 1962, Celle qui voyage la nuit en 1969, Ce moment qui s’achève en 1972) et une pièce de théâtre, Les autres, un soir d’été (1970). Il est consacré en 1977 par le prix Médicis étranger qu’il reçoit pour Le Traité des saisons (1977).

Naturalisé français en 1981, il cesse l’année suivante d’écrire dans sa langue maternelle. Les nouvelles rassemblées en 1983 dans L’amour n’est pas aimé (prix du Meilleur livre étranger) ont ainsi été écrites auparavant. Cette même année, il siège au comité de lecture de Gallimard et ceci jusqu’en 1989. Grand lecteur, il fait découvrir au public des écrivains alors peu connus comme Ferdinando Camon, Jean-Baptiste Niel ou Eduardo Berti, et il a un rôle important dans le parcours littéraire d'Hervé Guibert.

Deux ans plus tard, son premier roman en français, Sans la miséricorde du Christ (1985), se voit décerner le prix Femina.

En 1986, il quitte ses fonctions de critique littéraire du Nouvel Observateur pour les exercer au Monde. En 1988, il publie Seules les larmes seront comptées. Puis, à partir de 1992, une trilogie autobiographique (chez Grasset). Ses articles sur la littérature classique sont réunis sous le titre Une passion en toutes lettres (Gallimard, 2001). Son dernier roman publié, Nostalgie de la maison de Dieu (Gallimard), paraît en 2003.

À partir du 1995, il fait partie du jury du prix de l'écrit intime[4].

Atteint de troubles de la mémoire, il cesse son activité littéraire.

Hector Bianciotti meurt à l'âge de 82 ans, à l'hôpital Henri-Dunant à Paris des suites d'une longue maladie.

Son corps repose au cimetière de Vaugirard (Paris 15e), dans la division 18.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les Déserts dorés, Denoël (Lettres nouvelles), 1967
  • Celle qui voyage la nuit (Lettres nouvelles), Denoël, 1969
  • Les Autres, un soir d’été, Gallimard, 1970
  • Ce moment qui s’achève (Lettres nouvelles), Denoël, 1972
  • Le Traité des saisons, Gallimard, 1977
  • L’amour n’est pas aimé, Gallimard, 1982
  • Sans la miséricorde du Christ, Gallimard, 1985
  • Seules les larmes seront comptées, Gallimard, 1988
  • Ce que la nuit raconte au jour, Grasset, 1992
  • Le Pas si lent de l’amour, Grasset, 1995
  • Comme la trace de l’oiseau dans l’air, Grasset, 1999
  • Une passion en toutes lettres, Gallimard, 2001
  • La Nostalgie de la maison de Dieu, Gallimard, 2003
  • Lettres à un ami prêtre. Correspondance avec Benoît Lobet 1989-1994, Gallimard, 2006

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mort de l'écrivain franco-argentin Hector Bianciotti sur le site lepoint.fr du 13 juin 2012.
  2. Hector Bianciotti, « La musique du Ressuscité », Le Monde des Religions, no 4 – mars avril 2004, p. 50.
  3. Les crédits apparaissent dans le film "División Azul - Embajadores en el infierno" (1956). Verifié dans http://www.youtube.com/watch?v=TpUeMbPTb88
  4. Anne Coudreuse et Françoise Simonet-Tenant (dir.), Pour une histoire de l'intime et de ses variations, Paris, L'Harmattan, 2009, p. 7.
  5. Fauteuil d’André Frossard.

Lien externe[modifier | modifier le code]