Christianisme

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Le christianisme est la religion de ceux qui se réclament des enseignements de Jésus-Christ. Il se présente comme une religion monothéiste, répandue par les apôtres et les premiers disciples de Jésus. Les chrétiens croient que Jésus de Nazareth est le Messie que prophétise la Bible hébraïque, qu'il est mort sur la croix pour le salut de l'humanité puis est ressuscité des morts "le troisième jour" selon le Nouveau Testament.

Les premières communautés chrétiennes sont apparues au sein du judaïsme après la crucifixion de Jésus de Nazareth par les autorités romaines de la province de Judée au Ier siècle. A la mi-2014, le nombre de chrétiens est évalué à 2,376 milliards (dont la moitié de catholiques, 37 % de protestants et 12 % d'orthodoxes)[1]. Les trois principales confessions chrétiennes sont l'Église catholique, les Églises orthodoxes et les Églises issues de la Réforme.

Le christianisme reste la religion la plus répandue dans le monde, et a profondément marqué différentes civilisations au cours de l'histoire, alors qu'il était initialement considéré comme une secte juive parmi d'autres. Il est présent sur tous les continents.

La Bible hébraïque est l'un des deux textes fondateurs du christianisme, qui la nomme Ancien Testament. Le Nouveau Testament, centré sur la personne de Jésus-Christ, est le second texte fondateur.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le terme de « Christ » vient du grec Χριστός, l'équivalent du terme sémitique Messie (de l'hébreu מָשִׁיחַ - mashia'h), littéralement « celui qui est oint », et de lui découle l'appellation « Jésus-Christ ». Le nom de Jésus-Christ a été donné par les chrétiens à Jésus, qu'ils considèrent comme étant le Messie prophétisé dans l'Ancien Testament. Chez les chrétiens arabophones et les musulmans, المسيحية (al-massihiya, le Messie) est aussi le titre donné à Jésus.

Le mot « chrétien » est utilisé par le Nouveau Testament pour désigner les disciples de Jésus[2]; ceux-ci étaient aussi parfois appelés « Nazaréens »[3]. Le nom « christianisme » vient du mot grec Christos, qui traduit l'hébreu Messie (« celui qui a reçu l'onction »). Ce mot, originellement appliqué à différents personnages de la Bible (prophètes et rois), désigne dans le judaïsme tardif un personnage qui viendra à la fin des temps restaurer la royauté de Dieu en Israël.

Dans le Nouveau Testament, texte propre au christianisme, les Actes des Apôtres indiquent que le nom de « chrétien », dérivé de « Christ », signifiant « partisan du Christ », fut attribué aux disciples de Jésus de Nazareth à Antioche[B 1], probablement par leurs adversaires. Certains critiques estiment qu'au départ, il désignait les « messianistes » en général.[réf. nécessaire] Antioche, dans l'actuelle Turquie, était à l'époque une ville de langue grecque. Sans doute ce nom n'a-t-il servi à l'origine que pour désigner ceux des disciples de Jésus qui étaient de langue grecque (« chrétien » signifie « disciple du christos », terme grec équivalent à messie). La référence la plus ancienne connue pour le terme christianisme se trouve dans la lettre d'Ignace d'Antioche aux Magnésiens à la fin du Ier siècle[4].

Histoire du christianisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du christianisme.

Les origines juives du christianisme[modifier | modifier le code]

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Article détaillé : Origines du christianisme.

Le christianisme s'est développé à partir du Ier siècle dans le contexte des communautés juives du Moyen-Orient et en particulier les communautés juives hellénisées.

Jésus est la figure fondatrice du christianisme, sans toutefois en être le fondateur au sens historique : le débat est encore ouvert sur le fondateur du christianisme « Paul ou Jésus », d'un point de vue théologique ; mais surtout, d'un point de vue historique, le christianisme en tant que religion séparée du judaïsme ne naît pas du vivant du personnage évangélique de Jésus. D'après les Évangiles, Jésus « n'est pas venu abolir la Loi, mais accomplir ». Sa perspective est donc celle d'un accomplissement de la foi juive, dans une interprétation particulière à Jésus lui-même, et non la création d'une nouvelle religion. Cette perspective se retrouve dans de nombreuses phrases de Jésus rapportées par les évangiles ; Si le salut est apporté à tous, c'est d'abord aux siens -« aux brebis perdues d'Israël »[B 2] qu'il réserve le privilège de son enseignement[5]. Jésus et tout le groupe primitif des apôtres et des femmes qui le suivaient était juifs ainsi que la plupart de ses interlocuteurs à quelques exceptions près désignés comme tels, comme le centurion romain de Capharnaüm ou la femme samaritaine[6].

À l'exemple de la diversité régnant dans le judaïsme (saducéens, pharisiens, esséniens, baptistes...), le paléochristianisme recouvre différentes communautés comme, par exemple :

  1. la communauté (postpascale) judéo-chretienne de Jérusalem autour de Jacques, frère de Jésus, appartenant au judaïsme mais reconnaissant le messianisme de Jésus et vivant dans l'attente du Royaume de Dieu ;
  2. la communauté galiléenne regroupée autour d'une interprétation prépascale et sapientale de la vie de Jésus, probablement à l'origine de la source Q commune aux évangiles de Luc et de Matthieu ;
  3. la communauté helléno-chrétienne autour des figures emblématiques des sept préposés au service de table et d'entretien des veuves, et d'Étienne, à l'origine probable de l'évangile de Matthieu ;
  4. la communauté apocalyptique qui sera à l'origine, probablement en recueillant des éléments esséniens après la chute du Temple, de l'évangile de Jean ;
  5. la communauté paulinienne qui permettra dans le sillage des hellénistes, l'ouverture aux gentils (notamment après la rupture entre Paul et l'église de Jérusalem en 48/49), et un début de divergence théologique (centralité et prééminence de la Croix sur la Loi, et de la Foi sur les Œuvres).
Carte du voyage missionnaire que Paul de Tarse effectue vers 54-58

Ces communautés paléo-chrétiennes (car toujours incluses dans le judaïsme) vont progressivement soit quasiment disparaître comme les judéo-chrétiens, soit diverger du judaïsme à la faveur d'interprétation différentes des Écritures, de l'intégration de nouvelles traditions orales puis textuelles (paléo-évangiles, épîtres), de facteurs historiques (soulèvements de 66-70 puis de 135), changement de langue (de l'araméen/hébreu au grec/latin), de centre démographique (de la Palestine vers la totalité de l'Empire romain), des relations politiques avec Rome pour rester religio licita...., et des relations conflictuelles avec le judaïsme rabbinique qui prolonge le pharisianisme après la chute du Temple (70). La divergence d'avec le judaïsme s’accélérera au tournant du premier siècle.

Deux écoles se partagent chacune un consensus : pour d'aucuns, le christianisme naît avec la reformulation de la Birkat haMinim (la 12e bénédiction de la Amida) ; pour d'autres, il commence avec le tournant du IIe ‑ IIIe siècle avec le début d'établissement d'un canon du Nouveau Testament, pères apologètes, début d'une théologie chrétienne (rencontre entre le mythe chrétien et la philosophie grecque)[7].

Dans l'Empire romain, les autorités ne font pas au début une différence très nette entre juifs et chrétiens, ces derniers n'étant qu'une secte juive parmi d'autres[8], jusqu'à ce qu'ils commencent à être accusés de troubles à l'ordre public[9].

La religion de l'Empire romain[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pentarchie.

Avec l'édit de Milan en 313, les persécutions contre les chrétiens s'arrêtèrent. Vers la fin du IVe siècle, le christianisme devient la religion officielle de l'Empire romain, remplaçant ainsi le culte romain antique et retournant la persécution. Cette date marque symboliquement le début de la chrétienté : période de l'histoire de l'Europe où le christianisme est la seule religion admise dans la mesure où il persécute les autres (depuis Justinien), et d'abord ses propres dissidents[10].

Le christianisme est né et s'est d'abord développé dans la partie orientale de l'Empire romain. Les villes de Jérusalem, d'Antioche et d'Alexandrie jouent le rôle de capitales ecclésiastiques. En 330, l'empereur Constantin Ier transfère la capitale de l'empire de Rome à Constantinople (rebaptisée Nea Roma, « Nouvelle Rome »), qui devient un grand foyer intellectuel. On aboutit alors à ce qui est connu sous le nom de Pentarchie : les cinq centres historiques de Rome, Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem[n 1].

En dehors de l'Empire romain, les chrétiens purent s'organiser en Églises indépendantes. Ce fut notamment le cas du Catholicossat-Patriarcat de toute la Géorgie et de l'Église arménienne[n 2].

Avec la Paix de l'Église commence l'âge d'or des Pères de l'Église[11] qui s'accompagna d'une réinterprétation de la philosophie, notamment celle de Platon, dans le sens de la nouvelle religion, et de l'utilisation de nombreux motifs mythiques du monde ancien pour l'inculturation du christianisme dans le respect de la tradition apostolique.

L'époque est propice aux débats théologiques qui suscitent des controverses passionnées sur la nature du Christ[12]. Au fil des siècles et des conciles, le monde chrétien va ensuite connaître plusieurs controverses christologiques, ainsi que des crises et bouleversements idéologiques et politiques.

Aucune centralité susceptible de régulation n'existait jusqu'alors[13], et le débat christologique était la règle, y compris entre les quatre évangiles et Paul de Tarse[14]. Avec l'accès du culte chrétien parmi les cultes reconnus de l'Empire, le pouvoir politique prit l'initiative de réunir des assemblées d'évêques (conciles) pour régler les différends.

Le concile d'Éphèse proclame en 431 que le Christ n'a qu'une seule nature et qu'elle est divine, cette dernière ayant absorbé sa nature humaine ; les thèses nestoriennes qui affirment que deux personnes différentes coexistent en Jésus-Christ : l'une divine et parfaite, l'autre humaine et faillible (Eli, Eli, lama sabachtani : « mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ») sont considérées comme hérétiques. En 451, le concile de Chalcédoine proclame l'unique personne du Christ, de nature à la fois divine et humaine et définit sa doctrine sur la Trinité chrétienne.

Ce dogme est accepté par une partie des églises tant en Occident qu'en Orient (de la Grèce au Caucase), que l'on appelle « chalcédoniennes » ou « melkites » (c'est-à-dire « partisanes de l'empereur »)[15].

Mais il est rejeté par certaines églises d'Orient : ce sont celles dites aujourd'hui « des trois conciles », et appelées à l'époque « monophysites » car elles considèrent, comme le concile d'Éphèse, que le Christ n'a qu'une seule nature, divine. C'est le cas, entre-autres, des coptes en Egypte, des Éthiopiens et de la majorité des Arméniens.

Dans l'Empire perse sassanide, la religion officielle est le mazdéisme ; les chrétiens y sont soupçonnés de soutenir l'Empire romain. En 410, le catholicosat de Séleucie-Ctésiphon se détache du patriarcat d'Antioche[16] et en 484 adopte le nestorianisme comme doctrine officielle.

Christianisme oriental et occidental au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au début du VIIe siècle, le christianisme au Proche-Orient reste donc profondément divisé entre chalcédoniens, monophysites et nestoriens[15] quand la région est conquise par l'empire Perse à partir de 611 (l'Égypte en 618)[17]. Les Églises monophysites sont alors privilégiées par rapport aux chalcédoniens, vus comme alliés de l'Empire Byzantin. Après la reconquête byzantine (de 622 à 630), les divergences s'étant exacerbées, le monoénergisme est proposé comme tentative de conciliation des doctrines ; et bientôt imposé aux monophysites par de nouvelles persécutions[18].

C'est alors qu’apparaît une nouvelle religion monothéiste, l'islam, dans les tribus arabes du Hidjaz[19], qui bientôt entament une guerre de conquête en direction de la Syrie, la Palestine et l'Égypte[20]. Entre 631 et 643, trois des centres du christianisme oriental (Alexandrie, Antioche et Jérusalem) tombent aux mains des musulmans[20]. Les Byzantins pratiquent une politique de terre brûlée et laissent derrière eux une très mauvaise image[21]. La vie chrétienne continue dans les régions conquises, avec le statut de dhimmis (« protégés »), mais seules Constantinople et Rome gardent leur liberté politique.

  • 687 : l'Église maronite (bien que chalcédonienne) rompt avec Constantinople[réf. nécessaire].
  • IXe siècle : évangélisation des peuples slaves : les slaves occidentaux (au sens géographiques, non linguistique : polonais, tchèques, slovaques, slovènes, croates) se rattachent à Rome, les slaves orientaux (serbes, bulgares et Rus' de Kiev) à Constantinople.

La chute de l'Empire romain d'Occident a amené un rapprochement progressif entre l'Église de Rome et les royaumes germaniques (Ostrogoths, Lombards, Francs), et son éloignement de l'Empire romain d'Orient, officiellement son protecteur, mais trop éloigné. Au IXe siècle, les papes rompent politiquement avec les empereurs de Constantinople et recherchent la protection des empereurs ou des rois Francs. En 1054, après la querelle du Filioque et un certain nombre de malentendus, Rome et Constantinople se traitent réciproquement de « schismatiques et anathèmes ».

Sur le plan politique, la rupture a été définitivement consommée en 1204 lorsque les Croisés latins ravagèrent Constantinople et déposèrent le patriarche. L'affaiblissement de l'Empire romain d'orient par les Croisés a permis, deux siècles après, la prise de Constantinople par les Turcs, ce qui a aggravé le ressentiment qui s'était installé entre les Églises, catholiques d'un côté, orthodoxes de l'autre.

Expansion coloniale et Réforme[modifier | modifier le code]

En 1455, le pape Nicolas V concède au Portugal l'exclusivité du commerce avec l'Afrique et encourage Henri le Navigateur à soumettre en esclavage les « sarrasins et autres infidèles », comptant sur les progrès des conquêtes pour obtenir des conversions[22]. Après la découverte de l'Amérique par les Européens en 1492, le pape Alexandre VI est amené à arbitrer le partage du nouveau monde entre les puissances espagnoles et portugaises[n 3], et leur attribue l'activité de mission qui a souvent été considérée par les puissances coloniales comme un instrument permettant d'introduire les intérêts occidentaux, voire de légitimer des interventions politiques ou militaires.

Les bulles pontificales Sublimus Dei (29 mai 1537) et Veritas ipsa du pape Paul III (2 juin 1537) condamnent l'esclavage des Amérindiens[23] ainsi que « toute mise en doute de la pleine humanité de ceux-ci ». Après la Controverse de Valladolid en 1550 la traite négrière se généralise.

A la même époque, le protestantisme tire son origine dans la Réforme instaurée par Martin Luther au début du XVIe siècle. Martin Luther était un moine révolté par les abus de l'Église catholique et proposant une réinterprétation de la foi chrétienne fondée sur un retour à la Bible. Par la suite de nombreux personnages historiques ont instauré la réforme des églises se démarquant alors de l'Église catholique qu'ils considéraient en dérive. Les protestants refusent alors l'autorité du pape, et décident de ne dépendre d'aucune institution hiérarchique.

Le christianisme de nos jours[modifier | modifier le code]

Répartition du christianisme dans le monde, toutes tendances confondues

Le christianisme reste la première religion du monde. En effet, selon une estimation faite en juin 2014, le christianisme compterait 2,376 milliards de fidèles[1] et ceux-ci sont répartis pour la plupart dans les trois principales Églises de la manière suivante:

  • Catholiques: 1,228 milliard[24]
  • Protestants: 875 millions
  • Orthodoxes : 280 millions

Ce que les média ont appelé l'indifférence religieuse, étudiée par différentes personnalités de l'Église catholique[25] concerne surtout les confessions historiques majoritaires, tandis que les religions nouvelles et minoritaires semblent progresser.

Les différentes Églises chrétiennes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Branches du christianisme.

Il existe trois grands groupes d'Églises : les catholiques, les orthodoxes et les protestantes.

Dès le premier siècle du christianisme, la prédication de Jésus a été reçue de manière sensiblement différente selon les cultures et les communautés. Un écho de ces différences se perçoit dans les textes du Nouveau Testament et la diversité de leurs présentations de cette prédication. Les divergences sont plus importantes encore quand on prend en considération l'abondante littérature dite apocryphe, dans laquelle se reflètent les convictions d'Églises dont on a aujourd'hui perdu le souvenir.

Ces différences de compréhension de la prédication et de la personne de Jésus ont été à l'origine de conflits internes au christianisme et à la création de nombreuses hérésies, chaque Église locale considérant comme hérétiques les traditions et les dogmes retenus par les autres mais qu'elle rejetait.

La nécessité de s'entendre sur un langage commun sur Dieu et sur Jésus est donc apparue très tôt, d'où la pratique des lettres de communion, lettres délivrées par une Église pour s'assurer qu'un de ses membres en voyage est bien dans la communion de toute l'Église.

L’Église catholique[modifier | modifier le code]

Lors du schisme de 1054, Constantinople et Rome s'excommunient mutuellement. Les Églises restées en « communion des sept conciles » (dont Constantinople est le principal centre) constituent ce qui est appelé l'« Église orthodoxe », tandis que l'église de Rome, appelée « Église catholique », aura encore 14 conciles. Parmi ces 14 conciles, celui de Florence (1439-1445) fixe dans l'Église catholique les innovations théologiques et canoniques par rapport aux sept premiers conciles, innovations comme le filioque, le purgatoire, le célibat des prêtres, l'infaillibilité papale et quelques autres. Le filioque est particulièrement lourd de conséquences historiques, car il postule que l'Esprit-saint ne découle pas seulement du Père (Dieu) mais aussi du Fils (Jésus-Christ) ce qui implique que Dieu ne sauve que les baptisés, les âmes chrétiennes : cette doctrine catholique justifiera l'inquisition et la politique de conversion forcée menée contre les cathares, les camisards, ou les populations colonisées.

Les Églises orthodoxes[modifier | modifier le code]

Les choses auraient pu en rester là et les anathèmes auraient pu être levés, comme cela était déjà arrivé, mais, entre-temps, l'Église de Rome organisa de nouveaux conciles qui l'éloignèrent de la « communion des sept conciles » jusque-là en vigueur dans toute l'Église : le Filioque, le Purgatoire, l'autorité temporelle des papes, le célibat des prêtres, l'inquisition et bien d'autres innovations doctrinales ou canoniques ont fini par rendre le schisme irréversible. Aujourd'hui, pas moins de 14 conciles séparent l'église latine de l'église orthodoxe, qui s'en tient toujours aux 7 premiers. La réconciliation et la levée des anathèmes n'intervinrent qu'en 1965 avec les déclarations du pape Paul VI et du patriarche Athenagoras Ier.

Toutefois, après une quinzaine d'années de « détente », les relations entre les deux Églises se sont à nouveau progressivement tendues, surtout après l'an 2000, avec le recadrage de l'Église catholique par les papes Jean-Paul II et Benoît XVI, et avec l'interdiction de tout prosélytisme catholique dans leur juridictions par des patriarcats comme ceux d'Athènes, Belgrade ou Moscou.

Les Églises issues de la Réforme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Protestantisme.

Le protestantisme tire son origine dans la Réforme instaurée par Martin Luther au début du XVIe siècle. Ce courant a donné naissance à de nombreuses Églises protestantes luthériennes ou réformées ainsi qu'à de nombreuses églises évangéliques (baptistes, méthodistes, pentecôtistes...).

Dialogue œcuménique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : œcuménisme.

La version unioniste de l'œcuménisme est la volonté de bâtir une Église unique. Ce fut un temps la pensée de l'archevêque luthérien d'Uppsala Nathan Söderblom[26], prix Nobel de la Paix en 1929. Mais ce fut d'abord la nécessité d'une meilleure coopération entre les sociétés bibliques protestantes qui amena, à la fin du XIXe siècle, les premières tentatives de dialogue inter-confessionnel. En 1948, ces dialogues ont donné naissance au Conseil œcuménique des Églises (COE).

Dès 1927[27], plusieurs Églises orthodoxes ont participé au travail œcuménique de la conférence mondiale Foi et Constitution. Elles ont rejoint en 1961 le COE.

Avec le concile de Vatican II, en 1962, l'Église catholique s'est engagée dans le dialogue œcuménique. Elle n'est pas membre du COE pour des raisons doctrinales (par exemple, depuis la déclaration Dominus Jesus l'Église catholique ne parle plus d'« Églises » pour les protestants mais parle de « communautés ecclésiales ») et de volonté de primauté[n 4]. Cela ne l'empêche pas de participer à divers travaux de dialogue œcuménique mais sanctionne ou inquiète systématiquement ses théologiens dès qu'ils élaborent dans une théologie pluraliste[28].

Doctrine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dogmes chrétiens.

Révélation de Dieu comme amour[modifier | modifier le code]

""Dieu est l'Amour" et rien d'autre". Pour Balthasar, cet énoncé constitue le cœur du discours chrétien sur Dieu : "Dieu interprété comme amour : en cela consiste l'idée chrétienne."[29] "En envoyant (...) son Fils unique et l'Esprit d'amour, Dieu révèle son secret le plus intime : il est Lui-même éternellement échange d'amour."[C 1] ""Dieu est amour : celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu et Dieu en lui"(1Jn4,16). Ces Paroles de la Première lettre de saint Jean expriment avec une particulière clarté ce qui fait le centre de la foi chrétienne : l'image chrétienne de Dieu, ainsi que l'image de l'homme et de son chemin, qui en découle."[C 2]

Le christianisme reste centré sur l'amour. L'exclamation de T. Radcliffe est représentative : "Tout ce que j'ai écrit est, en un sens, un commentaire de ce que signifie aimer."[30]

La foi en la Résurrection[modifier | modifier le code]

Jésus-Christ est la figure centrale du christianisme. Selon l'historien des religions Mircea Eliade, le fondement historique de la religion chrétienne est la foi en sa résurrection[31]. La résurrection est pour les premiers chrétiens le "signe indubitable" de la divinité du Christ[32] parce que ressuscité Jésus "vient leur rendre le goût du passé et la lumière de l'avenir. [Ses disciples] sont toujours ses amis, ils vont annoncer sa victoire. Eux aussi ont passé par une mort, Jésus les ramène à la vie."[33] La crucifixion et la résurrection montrent "la triomphante victoire sur les pouvoirs du mal."[34] La résurrection du Christ symbolise l'idée que l'homme peut faire confiance au Bien, s'engager pour le Bien : "Le Seigneur est venu dans le monde (...) afin de détruire la tyrannie du [mal] et de libérer les hommes. (...) Par la mort, Il a détruit la mort, et réduit à rien celui qui avait le pouvoir de tuer."[35]

La loi nouvelle[modifier | modifier le code]

C'est "la foi opérant par la charité."[B 3] [C 3]qui définit le christianisme, et non la pratique de la loi mosaïque. La loi de Moïse est rendue inopérante : "Vous avez rompu avec le Christ, vous qui cherchez la justice dans la Loi"[B 4] proclame Paul dans la lettre aux Galates.

La foi s'exprime dans l'amour du prochain. "Nous soulignons que, dans le sens du premier commandement, la foi est toujours amour de Dieu et espérance en Lui qui s'exprime dans l'amour envers les prochains."[C 4] A la suite du Christ, Paul soumet toute la Loi de Moïse au critère de la charité: "Car une seule formule contient toute la Loi en sa plénitude : Tu aimeras ton prochain comme toi-même."[B 5]

L'élaboration du Credo[modifier | modifier le code]

Le plus ancien témoignage écrit du kérygme, le noyau de la foi chrétienne, se trouve exprimé dans la lettre aux Corinthiens : "Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures, il a été enseveli, il est ressuscité le troisième jour selon les Écritures, il est apparu à Céphas puis au douze."[36]

Deux professions de foi sont venues préciser la foi chrétienne, le Symbole des Apôtres et le Symbole de Nicée-Constantinople (ou credo). Cependant, tous les chrétiens n'accordent pas une valeur à ces deux derniers. Ces professions de foi sont divisées en quatre parties. La première confirme la doctrine monothéiste du christianisme en stipulant qu'il n'y a qu'un seul Dieu qui est aussi le Créateur. La seconde partie énonce que Jésus-Christ est le fils unique de Dieu et qu'il a souffert, est mort, a été enseveli et est ressuscité avant de monter au ciel afin de juger les vivants et les morts. L'expression de fils relève de la continuité de la tradition biblique, mais les chrétiens proclament que c'est Dieu qui se révèle de façon unique en son fils Jésus-Christ. Les catholiques insistent davantage sur la filiation biologique dans la doctrine de la virginité perpétuelle. La troisième partie des professions de foi dit que l'Esprit Saint intercède pour les hommes et, finalement, la quatrième partie énonce que Jésus-Christ a institué une Église sur Terre.

Le plus grand nombre des chrétiens définissent leur foi par le Credo, socle de foi commun affirmant l'unicité de Dieu, la vie, la mort et la résurrection de Jésus, « la résurrection de la chair et la vie du monde à venir » (par opposition à l'au-delà des Égyptiens ou des Grecs). L'interprétation du Credo par Rome a inauguré la controverse du filioque : si le saint-esprit découle aussi du Christ, et pas seulement de Dieu, une âme ne peut être sauvée que si la personne est chrétienne, ce qui change le rapport aux autres croyances et aux incroyants[37]. Cette controverse a contribué au schisme de 1054 entre catholiques et orthodoxes. Quelques siècles plus tard, d'autres controverses ont conduit, dans le monde orthodoxe, au bogomilisme, et dans le monde catholique au catharisme et au protestantisme.

La Trinité découle directement de ces professions de foi. La Trinité est le fait que le Dieu unique se révèle en trois « personnes », le Père, le Fils et l'Esprit Saint. Le terme de personne a donné lieu à de nombreuses interprétations et saint Augustin précise que ce terme, humain, ne définit qu'imparfaitement la Trinité. La triple invocation du baptême, « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit »[B 6] fut conceptualisée sous forme du dogme de la Trinité lors des grands Conciles du IVe siècle. Les interprétations de la Trinité sont différentes selon les chrétiens qui se réclament des Églises des deux conciles, des Églises des trois conciles ou des Églises des sept conciles. De plus, certains chrétiens tels que les unitaristes, certains groupes adventistes, les Témoins de Jéhovah et l'Église de Dieu (Septième Jour) n'admettent pas le dogme de la Trinité. Ces derniers sont appelés antitrinitaires.

Ancien et Nouveau Testaments[modifier | modifier le code]

La Bible avec un chapelet et un crucifix.

Aux Écritures issues du judaïsme, qui correspondent à ce que les chrétiens nomment l'Ancien Testament, la tradition des premiers siècles du christianisme a adjoint le Nouveau Testament. Les chrétiens précisent que le Nouveau Testament ne vient pas remplacer l'« Ancien » mais l'accomplir. L'Ancien et le Nouveau Testament sont réunis dans la Bible chrétienne.

Le canon du Nouveau Testament exclut de nombreux textes chrétiens apocryphes, parmi lesquels une douzaine d’Évangiles et, en particulier, celui de Thomas, qualifié de gnostique dans le christianisme, ce qui est loin de faire consensus parmi les chercheurs.

Le Nouveau Testament est composé de quatre évangiles (selon Matthieu, Marc, Luc et Jean), des Actes des Apôtres, des Épîtres et de l'Apocalypse (aussi appelé Révélation). On considère que la rédaction de ces textes s'étend de la seconde moitié du Ier siècle jusqu'au début du IIe siècle. Cependant, les manuscrits les plus anciens remontent au IVe siècle EC. Toutefois, l'on dispose de fragments d'évangiles antérieurs (Rylands 457: IIe siècle, Magdalen papyrus (en) II-IIIe siècle). Ces quatre livres présentent entre autres une éthique de bienveillance envers autrui. Cette bienveillance peut s'exprimer de diverses manières : le pardon[B 7], la charité[B 8], la miséricorde[B 9], le désintéressement[B 10].

On appelle « évangiles synoptiques » les évangiles de Matthieu, Marc et Luc, qui sont construits sur le même plan. L'évangile de Jean est différent.

Les épîtres de Paul de Tarse (saint Paul) semblent être les plus anciennes. On date la première d'entre elles, la 1re épître aux Corinthiens, du début des années 50. On note au chapitre 15, un court passage qui est considéré comme le dogme central de la foi, le Kérygme. Cette antériorité, ainsi que sa théologie particulière opposée notamment à Jacques le Juste, donne à Paul une place particulière, certains le considérant comme le véritable fondateur de la religion.

L'évangile selon Marc est généralement considéré comme celui qui a été rédigé en premier (vers les années 65-75 ?), et constituerait une des sources ayant servi à rédiger les deux autres synoptiques. Viendraient ensuite les autres évangiles (Matthieu et Luc, dont la rédaction commence dans les années 80, Jean après 90. Les évangiles ont été rédigés sur la base de traditions orales et de documents plus anciens, recensant des paroles de Jésus. Leur rédaction est contemporaine de la disparition des témoins directs de la vie de Jésus et de la catastrophe qu'a constitué la défaite de la Grande révolte juive de 66-70 et la destruction du Temple de Jérusalem. Ces évangiles qui se présentent comme des biographies de Jésus ont probablement été précédés par des textes qui ne contenaient que des paroles de Jésus, à l'image de la source Q, l'évangile selon Thomas ou l'hypothétique évangile de Matthieu en langue hébraïque dont parle Papias de Hiérapolis.

L'Épître aux Hébreux semble être le texte le plus récent.

Le canon ainsi constitué (ensemble des textes reconnus officiellement) écarte les textes dits apocryphes. Le Nouveau Testament est donc le fruit d'un choix parmi une multiplicité de documents témoignant de la vie et de la prédication de Jésus, ainsi que de la vie de l'Église primitive. Ce choix a été effectué au IVe siècle, lors du premier concile de Nicée.

Article détaillé : Canon (Bible).

Culte[modifier | modifier le code]

Sacrements[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sacrement.

Calendrier liturgique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Calendrier liturgique.

Le christianisme face au monde moderne[modifier | modifier le code]

Préceptes et règles de vie[modifier | modifier le code]

Question sociale[modifier | modifier le code]

La révolte des Canuts en 1831 fut l'un des premiers événements où se manifesta la misère ouvrière. Frédéric Ozanam en fut particulièrement bouleversé[38]. À la suite de l'apostrophe d'un saint-simonien lors de l'une de ses conférences d'histoire, il décida de fonder la société de Saint-Vincent-de-Paul pour l'aide aux pauvres[39]. Ce fut le début de l'action du catholicisme social, qui aboutit en 1891 à l'encyclique Rerum Novarum de Léon XIII, qui reconnaît les droits des ouvriers et cautionne solennellement le développement d'un mouvement social. Certains des premiers syndicats furent des syndicats chrétiens : par exemple le SECI, qui deviendra la CFTC, fut créé en 1887, trois ans seulement après la levée de l'interdiction de se syndiquer. Elle est créée après la Fédération nationale des syndicats, d'inspiration socialiste, en 1886, qui deviendra la CGT en 1895[40].

Depuis cette époque, en ce qui concerne le catholicisme, les papes ont régulièrement mis à jour la doctrine sociale de l'Église. Celle-ci comprend un ensemble de principes et de valeurs qui doivent dicter l'action des catholiques en matière sociale. L'action sociale des chrétiens peut aujourd'hui intervenir en France dans le cadre du bénévolat dans des associations.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Status of Global Mission, 2014, in the Context of AD 1800–2025, janvier 2014, consulté le 19 juin 2014.
  2. 2Co 13,5; Ac 11,26; Ep 14,17; Rm 11,13
  3. Actes 24,5
  4. Lettre d'Ignace d'Antioche aux Magnésiens, note 14, dans Les Pères Apostoliques, Coll. Foi Vivante, Cerf, 1998 p. 174.
  5. Lenoir, Frédéric, Comment Jésus est devenu Dieu, éd. Le Livre de Poche, 2012
  6. Lenoir, Frédéric, Socrate, Jésus, Bouddha. Trois maîtres de vie, éd. Le Livre de Poche, 2011
  7. Voir Le Judéo-christianisme dans tous ses états Actes du colloque de Jérusalem, 6-10 juillet 1998, ouvrage collectif publié au CERF; voir « the ways that never parted » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-26 colloque Oxford Princeton 2002. De même Dan Jaffé dans Le judaïsme et l'avènement du christianisme, orthodoxie et hétérodoxie dans la littérature talmudique Ier et IIe siècles , CERF, montre que l'introduction de la Birkhat Ha Minim n'est pas déterminant
  8. Michel Rouche, Les origines du christianisme: 30-451, p. 8
  9. Michel Rouche, Les origines du christianisme: 30-451, p. 16
  10. La conversion de Constantin et la christianisation de l'Empire romain
  11. Michel Rouche, Les origines du christianisme: 30-451, Hachette,‎ 2007, p. 158
  12. Michel Rouche, Les origines du christianisme: 30-451, Hachette,‎ 2007, p. 125
  13. Paul Veyne, Quand notre monde est devenu chrétien (312-394), Paris, Albin Michel, 2007,
  14. Marie-Émile Boismard, À l'aube du christianisme, avant la naissance des dogmes, éd. Cerf, 1998
  15. a et b Gérard Troupeau, Chrétiens face à l'Islam: premiers temps, premières controverses, Bayard,‎ 2009, « La situation religieuse au Proche-Orient à l'aube de l'islam », p. 21
  16. Gérard Troupeau, Chrétiens face à l'Islam: premiers temps, premières controverses, Bayard,‎ 2009, « La situation religieuse au Proche-Orient à l'aube de l'islam », p. 20
  17. Gérard Troupeau, Chrétiens face à l'Islam: premiers temps, premières controverses, Bayard,‎ 2009, « La situation religieuse au Proche-Orient à l'aube de l'islam », p. 22
  18. Gérard Troupeau, Chrétiens face à l'Islam: premiers temps, premières controverses, Bayard,‎ 2009, « La situation religieuse au Proche-Orient à l'aube de l'islam », p. 23-24
  19. Gérard Troupeau, Chrétiens face à l'Islam: premiers temps, premières controverses, Bayard,‎ 2009, « La situation religieuse au Proche-Orient à l'aube de l'islam », p. 25
  20. a et b Walter Kaegi, Chrétiens face à l'Islam: premiers temps, premières controverses, Bayard,‎ 2009, « Les défaites de Byzance en Orient », p. 26-27
  21. Walter Kaegi, Chrétiens face à l'Islam: premiers temps, premières controverses, Bayard,‎ 2009, « Les défaites de Byzance en Orient », p. 31-32
  22. Alphonse Quenum, Les Églises chrétiennes et la traite atlantique du XVe au XIXe siècle, Karthala éditions,‎ 2008 (résumé), p. 72-73
  23. Christian Delacampagne, Histoire de l'esclavage. De l'Antiquité à nos jours, Paris, Le livre de poche,‎ 2002 (ISBN 2253905933), p. 144.
  24. Le nombre de catholiques en augmentation, 6 mai 2014, consulté le 7 juin 2014.
  25. Mgr Claude Dagens, Entre épreuves et renouveaux : La Passion de L’Évangile - Indifférence religieuse, Visibilité de l'Église et évangélisation, Paris, Bayard / Cerf / Fleurus-Mame, 2010
  26. Nathan Söderblom - Biography
  27. Concrètement des discussions sont engagées depuis le congrès des Sociétés bibliques, le colloque de Chicago en 1893 qui crée le Parlement International des religions, à Chicago, organisé par un chrétien unitarien, Jenkin Lloyd Jones, et Swami Vivekananda
  28. Hans Küng, Yves Congar o.p., Jacques Dupuis s.j., Claude Geffré o.p.
  29. Pascal Ide, Une théologie de l'amour. L'amour centre de la Trilogie de Hans Urs von Balthasar, Lessius, Bruxelles, 2012, p. 45.
  30. Timothy Radcliffe, Pourquoi donc être chrétien? (Traduit de l'anglais par D. Barrios Delgado), Les éditions du Cerf, Paris, 2006, p. 14.
  31. Mircea Eliade, Histoire des croyances et des idées religieuses, t. 2, p. 316
  32. Pierre Liégé et Encyclopédie Universalis, Christianisme, dans : Encyclopédie Universalis, Paris, 1988.
  33. Jacques Guillet, Jésus dans la foi des premiers disciples, Desclée de Brouwer, Paris, 1995, p. 217.
  34. Timothy Ware, L'orthodoxie, L'Église des sept conciles, Desclée de Brouwer, Bruges, 1968, p. 309.
  35. Timothy Ware, L'orthodoxie, L'Église des sept conciles, Desclée de Brouwer, Bruges, 1968, p. 307.
  36. Jacques Guillet, Jésus dans la foi des premiers disciples, Desclée de Brouwer, Paris, 1995, p. 216-217.
  37. Jospeh Ratzinger : Les principes de la théologie catholique, esquisse et matériaux, éd. Paris Téqui, 2005, ISBN 2-7403-1197-4 ; Étienne Fouilloux : article « Catholicisme » dans le Dictionnaire des faits religieux de Régine Azria et Danièle Hervieu-Léger (dir.), Paris, PUF, Quadrige Dicos poche, 2010, ISBN 978-2-13-054576-7.
  38. Gérard Cholvy, Frédéric Ozanam, l'engagement d'un intellectuel catholique au XIXe siècle, p. 162-168
  39. Madeleine des Rivières, Ozanam, un savant chez les pauvres, Les Éditions Bellarmin, Montréal et Les Éditions du Cerf, Paris, 1984, p. 38 - Pour plus de détails, voir Biographie de Frédéric Ozanam
  40. (fr) Bruno Duriez, Les catholiques dans la République, 1905-2005, Éditions de l'Atelier, 2005, (ISBN 978-2708238206), 365 pages. Paragraphe « Rassembler les travailleurs chrétiens : le syndicat chrétien », pages 67-68.

Références bibliques[modifier | modifier le code]

  1. Ac XI,26
  2. Mt 10,6
  3. Galates 5, 6.
  4. Galates 5, 4.
  5. Epître aux Galates 5, 14. (Traduction La Bible de Jérusalem, 1992.) Cfr Rom 13, 10. La même conception est exprimée par le Christ en : Mt 22, 40; Lc 10, 25-28.
  6. fin de l'Évangile de Matthieu
  7. Voir la 7e ligne du Notre Père: « Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés » (version œcuménique) ; « comme nous remettons à nos débiteurs » (version de l'Église orthodoxe).
  8. 1 Co 13.
  9. Mt 5, 7.
  10. 1 Th 2, 5. Voir également le Notre Père, « ne nous soumets pas à la tentation ».

Catéchisme et encycliques[modifier | modifier le code]

  1. Catéchisme de l'Église catholique, Centurion/Cerf/Fleurus-Mame/Libtrairie éditrice vaticane, Paris, 1998, p. 58.
  2. Benoit XVI, Dieu est Amour. Lettre encyclique Deus caritas est, Pierre Tequi, Paris, 2006, p. 3.
  3. Catholiques et protestants luthériens se sont mis d'accord sur la question du salut par la foi dans une déclaration historique en 1998. Voir : http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/chrstuni/documents/rc_pc_chrstuni_doc_31101999_cath-luth-joint-declaration_fr.html (La phrase de Galates y est citée.)
  4. http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/chrstuni/documents/rc_pc_chrstuni_doc_31101999_cath-luth-joint-declaration_fr.html, section 4.3. (Prise de position commune de la Commission Évangélique Unie d'Allemagne et du Comité national allemand de la Fédération Luthérienne Mondiale.)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les premiers conciles établissent également un ordre de préséance et de primauté entre ces Eglises patriarcales. À Rome, première capitale impériale, l'évêque de la capitale impériale (qui fait remonter la fondation de son Église à l'apôtre Pierre) a rang de patriarche, avec les titres (initialement purement honorifiques) de « pontife » et de « premier parmi ses pairs » (en latin Primum inter pares). Le premier concile de Constantinople en 381 place le siège de Constantinople au second rang, juste après celui de Rome.
  2. Dès 301 (ou 314) l'Arménie s'était convertie au christianisme. Ainsi, ce pays devint le premier état officiellement chrétien, avant même l'Empire romain
  3. Le traité de Tordesillas, signé le 7 juin 1494 institue une ligne de partage qui passe à cent lieues à l'ouest des Açores
  4. quoiqu'elle prétende que c'est aussi une question de taille : elle représenterait à elle seule plus de fidèles que tous les autres membres du COE, alors qu'elle n'aurait comme les autres églises, qu'une seule voix.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Mircea Eliade, Histoire des croyances et des idées religieuses, t. 2 : De Gautama Bouddha au triomphe du christianisme, Payot, coll. « Bibliothèque historique »,‎ 17 mars 1989, 525 p. (ISBN 2228881597 et 978-2228881593), « La naissance du christianisme » Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • François Blanchetière, Enquête sur les racines juives du mouvement chrétien (30-135), Paris, Éditions du Cerf, « Initiations », 2001
  • Elisabeth Dufourcq. Histoire des Chrétiennes. L'Autre Moitié de l'Evangile. Paris Bayard. 2008 1242 p. et L'Invention de la loi naturelle (Racines grecques, juives et musulmanes de la philosophie scolastique) Paris Bayard 2012. 742 p.
  • Alain Duphil, Au pays de Jésus—Les chrétiens et...la lignée d'Abraham, Éditions Amalthée
  • Dominique de La Maisonneuve, nds, « La Tora vient des cieux » : Introduction au sens du langage biblique, Parole & Silence, 2010
  • André Lemaire, La Naissance du monothéisme : Point de vue d'un historien, Bayard, 2003
  • Jean-Pierre Lémonon, sous la direction de Philippe Abadie, Le Judaïsme à l'aube de l'ère chrétienne, XVIIIe Congrès de l'ACFEB, Paris, Éditions du Cerf, « Lectio Divina, 186 », 2001
  • C. S. Lewis, Les Fondements du christianisme, (ISBN 2-85031-311-4)
  • S.-C. Mimouni (dir.), Actes du Colloque de Jérusalem, 6-10 juillet 1998 - Le Judéo-christianisme dans tous ses états, Paris, Éditions du Cerf, 2001
  • Étienne Nodet et Justin Taylor, Essai sur les origines du christianisme, Éditions du Cerf, Paris, 2002
  • Hervé Pasqua, Qu'est-ce que le christianisme?, Éditions du Cerf, Paris, 2004
  • Jaroslav Pelikan À qui appartient la Bible ? Le livre des livres à travers les âges, La Table Ronde, coll. Religions, octobre 2005
  • Collectif (dir.), Chrétiens face à l'Islam: premiers temps, premières controverses, Bayard,‎ 2009 (ISBN 978-2-227-47832-9) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Michel Rouche, Les origines du christianisme: 30-451, Hachette,‎ 2007 (ISBN 978-2-01-145755-4) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Textes classiques[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]