Églises des sept conciles

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Les Églises des sept conciles forment, dans la grande famille des Églises chrétiennes, la branche restée en concordance avec la théologie et de droit canon des sept premiers conciles : c'est l'église dite « orthodoxe » ou de la « Communion orthodoxe ». Suite au schisme de 1054 et à un processus d'éloignement long et aux contours flous sont apparues deux entités distinctes, la « Communion orthodoxe » et l'Église catholique romaine tandis qu'auparavant on ne parlait pas de catholiques ou d'orthodoxes mais de chrétiens. Certaines institutionnalisations théologiques et canoniques postérieures au sein de l'Église de Rome (filioque, purgatoire, célibat des prêtres) n'existent donc pas au sein de la « Communion orthodoxe ». Les Églises des sept conciles sont elles-mêmes issues de schismes antérieurs à celui de 1054 : les églises dont elles se sont alors séparées sont les Églises des deux conciles et les Églises des trois conciles.

Toutes ces églises sont indistinctement qualifiées (en occident) d'« Églises orientales ».

Nom[modifier | modifier le code]

Évolution du christianisme.

Les Églises des sept conciles sont également connues sous d'autres noms :

  • Églises orthodoxes
  • Églises gréco-orthodoxes (ou « gréco » se réfère au rite : il existe aussi des églises gréco-catholiques)
  • Églises schismatiques (qualificatif utilisé par les catholiques traditionalistes)
  • Églises orthodoxes chalcédoniennes
  • Églises orthodoxes byzantines
  • Églises orthodoxes gréco-slaves...

Les différentes Églises[modifier | modifier le code]

Les Églises de la Communion orthodoxe[modifier | modifier le code]

Les Églises autocéphales[modifier | modifier le code]

Les Églises orthodoxes autocéphales sont au nombre de 14 ou 15. En effet, l'autocéphalie de l'Église orthodoxe en Amérique accordée par l'Église orthodoxe russe n'est pas reconnue par toutes les autres.

Les Églises autonomes[modifier | modifier le code]

L'autonomie de certaines de ces Églises n'est pas unanimement reconnue.

Les Églises indépendantes[modifier | modifier le code]

La non reconnaissance canonique de ces Églises peut tenir à des conflits territoriaux (création d'une nouvelle Église sur le territoire canonique traditionnel d'une Église établie sans son accord) ou à des conflits disciplinaires ou doctrinaux (non acceptation de décision(s) d'une Église établie, par exemple l'adoption du calendrier grégorien au lieu du calendrier julien dans le cas des « Vieux-croyants »). Elles peuvent être considérées par les Églises canoniques comme étant seulement « schismatiques » (comme c'est le cas de l'église de Rome) ou plus gravement « hérétiques ».

Conciles reconnus comme œcuméniques[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christine Chaillot (dir.), Histoire de l'Église orthodoxe en Europe occidentale au XXe siècle, Éd. Dialogue entre orthodoxes, Paris, 2005.
  • Raymond Janin, Les Églises et les rites orientaux, Letouzey & Ané, Paris, 1997 (ISBN 2706302062) (5e éd. avec compléments bibliographiques, 1re éd. 1922).
  • Jean Meyendorff, L'Église orthodoxe hier et aujourd'hui, Seuil, 1995 (ISBN 2020235374).
  • Kallistos Ware, L'Orthodoxie, l'Église des sept conciles, Cerf, 2002 (ISBN 2204071021).
  • François Thual, Géopolitique de l'orthodoxie, Dunod, 1993 (ISBN 2100020722).