Chant grégorien

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Magnificat (info)
Magnificat en grégorien précédé d'une antienne

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Bibliothèque abbatiale de Saint-Gall, no 359 Cantatorium[r 1], p. 25, vers 922 - 925 [3], avant l'invention de Guido d'Arezzo.
Graduel de Bellelay au XIIe siècle [4], style de la notation d'Arezzo.
Bibliothèque de Helsinki, Graduel Aboense no 44, folio no 24 droit, vers 1396 - 1406 [5][1].
Plain-chant : « Ce mot n'est pas tout-à-fait synonyme de Chant grégorien. Voir Grégorien. » (Dom Robert Le Gall, Dictionnaire de liturgie, p. 199)

Le chant grégorien est le chant liturgique officiel de l'Église catholique d'après le rite romain. Issu d'anciens chants romains, originalement chant messin et chant vieux-romain, il reste pratiqué continuellement auprès des églises paroissiales ainsi que des établissements religieux, fréquemment selon les cérémonies plus solennelles de la liturgie en forme extraordinaire.

Le chant grégorien est un chant sacré anonyme, habituellement interprété par un chœur[e 1] ou par un soliste appelé chantre. Il est destiné à soutenir le texte liturgique en latin.

Il doit se chanter a cappella, c'est-à-dire, sans accompagnement harmonisé instrumental, car toute harmonisation, même discrète, modifie la structure de cette musique. S'il n'existe aucun manuscrit ancien et accompagné, de nos jours, l'assistance simple et humble de l'orgue est néanmoins autorisée, soit pour les établissement de petite taille, soit en faveur de la solennité de célébration.

Il s'agit d'un chant homophone, plus précisément chant monodique qui ne peut supporter aucune adjonction de sons étrangers à sa ligne mélodique[w 1] : toutes les voix qui l'exécutent chantent donc « à l'unisson »[n 1].

Du point de vue du système mélodique, le chant grégorien est de type modal et diatonique. Les chromatismes en sont généralement exclus, ainsi que les modulations et l'emploi de la sensible. Les différentes échelles utilisées, avec leurs degrés et leurs modes, sont appelées modes ecclésiastiques, ou échelles modales, ou modes anciens — par opposition aux échelles utilisées postérieurement en musique classique tonale.

C'est une musique exclusivement récitative, qui prend son origine dans le texte sacré, et qui favorise l'intériorisation et la conscience des paroles chantées[w 1]. Ses formes musicales sont très variées[w 2], par opposition à la cadence régulière de la musique issue de la Renaissance. Tout comme ceux que le pape Pie X qualifia[2], le texte est premier. La musique, secondaire, l'orne, l'interprète et en facilite l'assimilation[w 1].

Dans ce chant, le rythme vient donc du texte latin, principalement de l'accentuation des mots[w 1]. Même le mélisme est étroitement lié au texte[ii 1]. Si le jubilus, mélisme distingué, est une seule exception, celui-ci est correctement attribué à la dernière syllabe ia, diminutif de Yahvé.

Il s'agit d'une synthèse des anciennes traditions européennes, par exemple, les poésies très fleuries en vieux-latin ainsi que les chants romano-franc, synagogal, byzantin. Il est également le fondateur de toute la musique occidentale, tant religieuse que profane[3].

Sommaire

Premier sommet de la musique occidentale[modifier | modifier le code]

Une fois le cérémonial de Clément VIII publié en 1600, le chant grégorien est toujours considéré en tant que chant liturgique par excellence de l'Église[b 1].

Puis en 1895 à Venise, le cardinal Giuseppe Sarto, futur pape Pie X, dénonça ses disciplines concernant la musique sacrée :

« La musique sacrée, par son étroite union avec la liturgie et avec le texte liturgique, doit posséder au plus haut degré ces vertus : sainteté, vérité de l'art et universalité. ......... Appuyée sur ces règles solides, l'Église a créé la double forme de son chant : la grégorienne, qui a duré environ un millénaire, et la classique polyphonie romaine, dont Palestrina fut l'initiateur au XVIe siècle[t 1]. »

— Cardinal Sarto, Lettre pastorale sur le chant de l'Église, le 1er mai 1895

Magnificat, toujours sommet de l'office des vêpres. Le chant grégorien aussi demeura sommet de la musique occidentale, si son interprétation est correctement effectuée selon les notations anciennes. (œuvre de Fra Angelico)

Cent ans plus tard, la thèse du cardinal Sarto fut scientifiquement confirmée :

« D'un point de vue historique et scientifique — aujourd'hui bien documenté — on peut toutefois entendre par « chant grégorien », au sens strict, le résultat global d'un sommet dans la création du chant liturgique, fixé vers la fin du premier millénaire. Les documents liturgiques et musicaux des IXe - Xe siècles révèlent un tempérament spirituel et une culture musicale qui parviennent à conjuguer une haute pertinence de célébration et un extraordinaire raffinement esthétique[ii 2]. »

— Luigi Agustoni et Johannes Berchmans Göschl, Introduction à l'interprétation du chant grégorien, p. 7

Dans cette exécution liturgique et sémiologique, le texte latin contrôle parfaitement et merveilleusement la musique.

Le rétablissement de l'articulation correcte du chant grégorien fut effectué dans la deuxième moitié du XXe siècle, grâce aux notations anciennes développées au Xe siècle. Si ces notations avaient été perdues, cette restauration n'aurait pas pu être parachevée. Car, la nature du chant grégorien est complètement différente de celle de la musique moderne.

Notation[modifier | modifier le code]

Article principal : Notation musicale grégorienne.
Articles connexes : Sémiologie grégorienne et Neume.

Avec plus de 1 200 ans d'histoire, le chant grégorien connaît plusieurs types de notations.

Alors que la musique moderne, qui se sert d'une notation discontinue, place les notes importantes au début des groupes [écouter en ligne (Mozart, Requiem, Kyrie)], [(surtout Mozart, Symphonie n° 40)], les notations anciennes usent de graphismes continus dont la première note, moins importante, commence l'élan vers le sommet, en annonçant la mélodie suivante[4].

Selon les études sémiologiques, les manuscrits les plus corrects du chant grégorien se trouvent dans les notations du Xe siècle environ. Toutefois, ces dernières manquent de précision de la hauteur. Car les premiers notateurs carolingiens avaient spontanément sélectionné un système destiné au raffinement d'expression, en profitant de la variété des graphies neumatiques[k 1].

Dans l'intention de promouvoir l'interprétation correcte, au XXe siècle, la notation duplex ou triplex fut inventée. Ainsi, Dom Eugène Cardine de Solesmes fit sortir le Graduale Triplex (au-dessous) en 1979, dans lequel la notation pour le solfège s'accompagne des neumes anciens. En adoptant les mêmes manuscrits de très bonne qualité, le Graduale novum du Vatican suit cette manière depuis 2011.

  • Les neumes anciens en noir dans cette notation sont des copies de ceux du manuscrit Graduale romanum Laon 239, l'une des meilleures notations anciennes, en raison de sa valeur sur le plan rythmique[u 1].
  • Les neumes en rouge sont issus des meilleurs manuscrits de la famille sangallienne ayant la splendeur de la diversité d'expression dans lesquels Dom Cardine distingua 24 types de graphies neumatiques ainsi que de nombreuses variantes :

Esthétique[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Modalité grégorienne, Octoéchos et Teneur (chant).
  • La modalité est le premier élément spécifique grégorien. Elle est en quelque sorte le paysage sous-jacent, dans lequel vient évoluer chaque pièce. Elle se manifeste de manière évidente par les teneurs dans la psalmodie.
mode catégorie finale teneur ambitus[t 2] caractéristique[z 1] exemple[t 3] [vidéo] chant célèbre [vidéo]
I (Primus) Protus authente LA mi ½ fa sol LA si ½ do ré gravis (grave) Kyrie XI [6] Dies iræ [7]
II (Secundus) Protus plagal FA la si ½ do mi ½ FA sol la tristis (triste) Sanctus XI [8] Stabat mater [9]
III (Tertius) Deuterus authente mi SI mi ½ fa sol la SI ½ do ré mi mysticus (mystique) Kyrie II [10] Pange lingua [11]
IV (Quartus) Deuterus plagal mi LA si ½ do ré mi ½ fa sol LA si harmonicus (harmonieux) Kyrie III [12] Salve festa dies [13]
V (Quintus) Tritus authente fa DO fa sol la si ½ DO ré mi ½ fa lætus (gai, joyeux) Sanctus IX [14] Salve Regina [15]
VI (Sextus) Tritus plagal fa LA do ré mi ½ fa sol LA si ½ do devotus (dévot) Agnus Dei VIII [16] Regina cœli [17]
VII (Septimus) Tetrardus authente sol sol la si ½ do mi ½ fa sol angelicus (angélique) Gloria IX [18] Puer natus est nobis [19]
VIII (Octavus) Tetrardus plagal sol DO ré mi ½ fa sol la si ½ DO perfectus (parfait) Kyrie V [20] Veni Creator Spiritus [21]
Le chiffre IV indique le mode IV (Quartus). La teneur la (la troisième ligne de bas en haut) est évidente tandis que l'ambitus est presque parfaitement respecté. De plus, il est facile à comprendre que le chant grégorien n'a pas besoin de sa cinquième ligne, en raison de cet ambitus[v 1] (Graduale triplex, 1979).
Dom Daniel Saulnier, Les modes grégoriens (1997), p. 21 et 45 ainsi que Sœur Marie-Emmanuel Pierre, Cantabo Domino (2005), p. 245 et 246
  1. sol la 3½ do ré mi 3½ sol la (3½ : trihémiton = 3 × ½)[s 2]
  2. do ré 3½ fa sol la 3½ do ré
  3. ré mi 3½ sol la si 3½ ré mi
Ainsi, un chant grégorien de la communion In splendoribus[t 4] (VIIIe siècle) ne se compose que des cinq degrés : ré 3½ fa sol la 3½ do.
De plus, on y trouve encore la céllule-mère qui se caractérise des intervalles reliant les degrés voisins[ii 3] :
  1. sol 2½ la 3½ DO
  2. la 3½ do 2½ RÉ
  3. do 2½ ré 2½ MI
Ces modes archaïques se retrouvent plus souvent dans les cantillations anciennes, à savoir la lecture chantée des paroles de Dieu. En général, l'échelle du mode était très limitée tandis qu'un seul de ces degrés assurait l'unité architecturale. Tous les autres jouaient le rôle d'ornements. Si, dans ces cantillations, la corde principale et celle de la finale étaient identiques, cette caractéristique ancienne se conserve toujours, dans les chants évolués, en tant que teneur[s 3].
  • Le rythme est également une caractéristique essentielle du grégorien. Pour les débutants, Dom Cardine l'explique :

« 29. Lorsque la syllabe ne porte qu'une note — un punctum — ce punctum est un neume ; lorsqu'elle en porte deux — podatus ou clivis — ce podatus ou cette clivis sont un neume ; lorsque, bien souvent, elle en porte quatre, cinq, dix, vingt ou davantage, l'ensemble de ces notes ne forme encore qu'un seul neume dont le rythme est précisé par la façon dont les notes sont groupées ou séparées. ......... On peut donc, désormais, affirmer que le neume est essentiellement rythmique[v 2]. »

— Dom Eugène Cardine, Première année de chant grégorien, cours aux étudiants de l'Institut pontifical de musique sacrée de Rome, p. 22

C'est précisément pourquoi la notation moderne n'est pas capable de présenter le rythme grégorien.
D'ailleurs, la mélodie grégorienne est toujours en dépendance du texte et « informées » par lui. Ainsi, elle se commence avec une note moins importante. Puis, l'élan dynamique se développe jusqu'à la syllabe accentuée en tant que sommet, ornée d'un groupe mélodique tel le mélisme, qui trouve sa détente sur la syllabe finale afin de préparer l'élan suivant (dans la notation au-dessus, 2e laudáte[10]). Aussi le rythme musical est-il totalement informé par le rythme verbal[v 3].

D'autres caractéristiques du chant grégorien[modifier | modifier le code]

Dans son Dictionnaire de liturgie, Dom Robert Le Gall souligne que, pour une interprétation authentique, il faut d'abord une bonne compréhension du latin et de son accentuation, ensuite celle de la fonction rythmique et mélodique des neumes et enfin celle de la modalité. Luigi Agustoni et Johannes Berschmans Göschl répartissent la même conclusion : la connaissance du texte latin est obligatoire pour tous les membres de schola tandis que la compétence des neumes n'est pas nécessairement indispensable, à l'exception des chefs de chœur et des solistes[ii 4]. Quoi qu'il en soit, le chant grégorien est un chant liturgique particulier. En faveur de l'interprétation, il faut poursuivre ces domaines suivants. Car, en résumé,

« On ne chante pas dans la liturgie, on chante la liturgie[11]. »

— Johannes Overath († 2002, premier président de la Consociatio internationalis musicæ sacræ du Vatican et 6e directeur de l'Institut pontifical de musique sacrée)

Latinité[modifier | modifier le code]

Article principal : Latinité du chant grégorien.

Caractéristiques liturgique et théologique[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

version depuis le Xe siècle : saint Grégoire dictant un chant ainsi que diacre Pierre écrivant des neumes (antiphonaire de Hartker, vers 1000).
version depuis le VIIIe siècle : saint Grégoire, docteur de l'Église, dictant un texte théologique et diacre Pierre (Registrum Gregorii de Trèves, vers 983).

Légende[modifier | modifier le code]

Au regard de la dénomination du chant grégorien, l'histoire du saint pape Grégoire le Grand († 604) était si belle que l'on conservait aisément cette légende jusqu'au XXe siècle, même les moines de Solesmes.

De nos jours, les études indiquent qu'au IVe siècle environ à Rome, la schola remplaça les solistes, et qu'il y existait le chant papal, vieux-romain[e 2]. Mais selon la légende, le pape Grégoire Ier était le fondateur de cette schola ainsi que celui qui réunit ce répertoire en tant que compositeur. À propos des documents sûrs dans le domaine musical, il ne reste qu'un décret daté en 595, mais son sujet était différent. En outre, les encyclopédies de l'époque, celles d'Isidore de Séville et d'Ildefonse, manquent tout à fait de renseignement musical concernant ce pape[h 2].

Au contraire, dans le Liber Pontificalis, les successeurs de saint Grégoire étaient bien mentionnés en tant que protecteurs ou spécialistes du chant, tels Léon II, Benoît II, Serge Ier[h 3]. Notamment, saint Benoît II était ancien chanteur de la schola[12]. Il faut cependant remarquer un passage dans ce catalogue chronologique, écrit en 638 concernant saint Grégoire : « Il ajouta dans la déclamation du canon Dies quae nostros in tua pace disponas : il changea le canon de la messe. »[h 3],[13]. Le saint pape engageait certainement une réforme liturgique.

Aussi n'existe-t-il aucun lien entre la dénomination du chant et saint Grégoire Ier. Il s'agissait des textes. En 791, le pape Adrien Ier octroya en effet à Charlemagne un livre de prière. Il lui écrivit :

« La Sainte Église catholique reçoit du pape Saint Grégoire lui-même l'ordonnance des messes, des solennités et des oraisons[h 4]. »

À cette époque-là, les deux livres liturgiques pour la messe étaient en usage à Rome. D'une part, il s'agissait du sacramentaire gélasien destiné principalement aux paroisses romaines et issu de l'édition du pape Gélase Ier († 496)[ac 1]. D'autre part, afin d'adapter aux offices pontificaux, un autre sacramentaire, sacramentaire grégorien existait[ac 1]. La base du texte octroyé aux gaulois était ce dernier[ac 2] dont certaines copies avaient été effectuées en 785 selon l'intention du pape Adrien Ier et emportées par l'abbé Jean de Ravenne[ac 3]. Encore restait-il des problèmes. Ses méprises dues aux copistes étaient tellement nombreuses qu'Alcuin, le meilleur servant de Charlemagne, dut les corriger avant leur usage[ac 3]. Faute de copistes de qualité, il fallut que ce pape prenne finalement un livre ancien placé dans sa bibliothèque depuis les années 730, au lieu des copies de la dernière version[ac 4]. Mais il ne manqua pas de prétexte pour le futur sacramentaire Hadrien. Le pape saint Grégoire mentionné dans la lettre d'Adrien Ier était donc, soit saint Grégoire Ier selon le sacramentaire grégorien[ac 1], soit le pape Grégoire III († 741) en raison de sa dernière réforme liturgique[h 4].

Gregorius præsul meritis et nomine dignus[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gregorius præsul.
B.R. 10127 - 10144, fol. 90 r.

Il est assez probable que cette légende fut née d'après la politique de Charlemagne, inspirée par la lettre d'Adrien Ier. Car vers 800, un poème Gregorius præsul (Évêque Grégoire) apparut dans un certain nombre de manuscrits des livres de chant, jamais à Rome, mais dans les territoires de l'empire carolingien[h 5].

« L'évêque [de Rome] Grégoire digne par le nom comme par les mérites se éleva à l'honneur suprême. Il rénova les monuments des anciens pères et composa [le texte de] ce petit livre d'art musical en faveur de la schola des chantres pour l'année liturgique[h 5]. »

Si l'auteur demeure anonyme, l'objectif était évident : ce livre est celui de la messe authentique de Rome, texte composé par bienheureux Grégoire le Grand[h 5]. La lettre d'Adrien Ier avait donné son autorité au roi Charles le Grand. Certainement, la bibliothèque royale de Belgique conserve un manuscrit :

Ce livre de chant complet sans neumes fut copié, vers 800, à l'abbaye du Mont-Blandin près de Gand, aisément liée à Charlemagne[w 3]. Le moine germanique écrivit SCOGREGORIO, à savoir, Sancto Gregorio. Il s'agit donc de l'un des témoignages les plus anciens du chant grégorien. Pour la notation, il fallait attendre la deuxième moitié du IXe siècle.

Puis, dans la Vita Gregorii Magni écrite vers 872, saint Grégoire devint, pour la première fois, compositeur au lieu de l'auteur[h 5]. La légende du chant grégorien fut complétée. Désormais, l'Église commençait la célébration de l'Avent à la mémoire de ce saint, avec la solennité de ce poème ainsi que de l'introït Ad te levavi (fac-similé de la notation aquitaine Gregorius præsul du Graduale Albiense (XIe siècle) auprès de la bibliothèque nationale de France : fol. 4v, en bas [lire en ligne] ; puis Ad te levavi (fol. 5r et 5v)).

Les sciences établirent certes la vérité. Pourtant, Dom Saulnier conclut : « S'il n'est pas le compositeur du premier chant liturgique romain ni du chant grégorien, il pourrait très bien être aujourd'hui le patron céleste de ce chant. »[h 6]

Naissance du chant grégorien[modifier | modifier le code]

Alors, il est vrai que Pépin le Bref ainsi que son fils l'empereur Charlemagne avaient besoin d'unifier leur empire[e 3]. Pour la naissance du chant grégorien, il est assez important qu'à cette époque-là, la liturgie romaine ait été adoptée en Gaule[14]. Faute de notation, il fallait absolument les chantres romains, afin de remplacer les anciens chants liturgiques. Tout d'abord, l'archevêque de Rouen Remi, frère de Pépin, ramena en 760 un sous-maître de la schola cantorum, Simon, de Rome à Rouen[ac 4]. C'est pourquoi le premier enseignement musical y fut établi[h 7]. Puis une école de chant romain fut fondée à Metz où son diocèse avait déjà adopté le rite romain en 754[ac 4].

Si l'usage des livres romains fut parachevé à la fin de VIIIe siècle[ac 5] grâce à vingt ans de révision de textes par Alcuin[ac 5], l'adoption du nouveau chant romain subit une considérable résistance. Il existait en effet des désaccords entre les chantres romains et francs, quoique Amalaire ait tenté d'en finir avec son œuvre Liber de ordine antiphonarii[15]. Donc, après que les professeurs romains avaient quitté la Gaule, les musiciens gaulois commencèrent leur création en profitant de la tradition musicale gallicane, considérant que les textes selon la liturgie romaine étaient obligatoires[r 3].

En résumé, le chant messin, prototype de chant grégorien, parut sous le règne de Charlemagne auprès du diocèse de Metz auquel l’évêque saint Chrodegang était le plus grand animateur de la liturgie romaine de l'époque et dans la région[ac 6]. À cette époque-là, ce chant s'appelait encore le chant romain d'après son texte[ac 7]. Il s'agissait d'une hybridation, à savoir un chant romano-franc. L'allure générale et l'architecture modale y étaient respectées par les compositeurs gallicans alors qu'était complètement différente la façon de l'ornementation[r 3].

Dès lors, la qualité du chant grégorien commença une immense amélioration jusqu'au Xe siècle, grâce à la Renaissance carolingienne, notamment à un retour de la latinité. En réalité, dans les régions gardant le chant grégorien, les anciens « barbares » étaient devenus hommes les plus cultivés de l'époque, surtout dans leurs monastères[e 4].

Évolution du chant grégorien[modifier | modifier le code]

Charlemagne commença en 785, et pour la première fois dans l'histoire européenne, une véritable centralisation de la liturgie selon le rite romain. Avec l'Admonitio generalis ordonné en 789, l'usage du chant romain, à savoir grégorien, était dorénavant obligatoire dans tout le royaume. Entre les IXe et XIe siècles, la plupart d'autres chants liturgiques disparurent, à l'exception du chant ambrosien, mais également affaibli[16].

Grâce à Guido d'Arezzo, la formation du chantre ne durait que deux ans, au lieu de dix ans auparavant[n 2].

Au XIe siècle, à la suite de l'invention de Guido d'Arezzo, le chant grégorien connut un véritable progrès vers 1030, notamment concernant la notation en quatre lignes[w 4]. Cette amélioration était définitive, car le chant oralement conservé devint une musique écrite et transmissible[e 5].

Au XIIe siècle, le chant grégorien était bien connu dans toute Europe. Toutefois, à Rome, les deux chants coexistaient encore. Les chanoines dans la ville chantaient le chant grégorien alors que la schola, équipe musicale du pape, conservait encore le chant vieux-romain. Finalement, c'était le pape Innocent III qui décida et ordonna, au début du XIIIe siècle, la destruction de vieux livres, en adoptant intégralement le chant grégorien[h 4].

Il est cependant difficile, avec seule la politique de Charlemagne, à expliquer cette croissance considérable. Vraisemblablement sa qualité contribua à convaincre les religieux :

« Si vous étudiez un morceau de chant Vieux-Romain, vous ne voyez pas la séparation entre les mots : il y a toujours un petit nuage mélodique à la fin des mots et au début. L'enchaînement des mots est flou. En chant grégorien ce n'est jamais ainsi. À la fin des mots, vous avez souvent une note seule : ce procédé de magnifier la finale, de systématiser aussi l'accent est repris à cette époque dans l' Ars bene dicendi. Les qualités déclamatoires du chant grégorien viennent sans doute de cette insistance de l'époque sur la latinité[e 4] »

— Dom Daniel Saulnier, Sémiologie : session inter-monastique à l'abbaye Notre-Dame de Maylis (2005).

Avant la Renaissance, il y eut donc une immense expansion du chant grégorien mais peu de modification[n 3]. Ainsi, Dom Mocquereau s'aperçut qu'il n'y a pas de différence entre un manuscrit d'Ivrée du XIe siècle et celui du XVIIe siècle dans la même région[e 6]. C'était à partir de ce XVIIe siècle que fut perdue l'uniformité du chant grégorien.

Auprès des monastères[modifier | modifier le code]

Né auprès du diocèse de Metz, le chant grégorien connut son immense raffinement jusqu'au Xe siècle, grâce à la Renaissance carolingienne au sein des monastères. Dès lors, ces derniers conservaient aisément cet héritage, attribué à saint Grégoire Ier, durant tout le Moyen Âge, si certains tel saint Bernard de Clairvaux effectuèrent tardivement un peu d'optimisation selon la théorie musicale contemporaine, sans modification majeure.

Apparition du chant polyphonique[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Docta Sanctorum Patrum et Ars nova.

Par ailleurs, l'invention d'Arezzo, indication précise de la hauteur dans la notation, permettait que l'on lance la création de la polyphonie[r 4]. À la suite de la parution de l'Ars Nova, le pape français Jean XXII dut dénoncer sa décrétale Docta Sanctorum Patrum, afin de défendre le chant grégorien[17] en 1324.

Chant grégorien à la Renaissance[modifier | modifier le code]

Le chant grégorien, musique médiévale, fut largement touché par la Renaissance, grand mouvement du retour à l'antique, surtout dans ce domaine, à la musique de la Grèce antique. Il fut principalement frappé sur trois fronts[b 2].

D'abord, ceux qui avaient retrouvé douze modes grecs insistèrent que le chant grégorien qui ne compte que huit tons soit vieilli et démodé[b 2]. Toutefois, en 1610, un chanoine de la cathédrale de Tournai Pierre Maillart établit théoriquement l'autonomie des huit tons du chant grégorien, dans son livre Les tons ou discours sur les modes de musique, et les tons de l'Église, et la distinction entre iceux, en analysant les musiques ancienne et contemporaine. Donc, il était désormais évident que ces tons ne dérivaient jamais des douze modes de la musique grecque[18],[h 8]. Il restait encore un problème. Même les moines bénédictins devaient continuer à utiliser les termes grecs au XVIIe siècle :

« Le premier mode, ou en autres termes le Dorien ... ; Le second (autrement le sous-Dorien) ... ; Le troisième ou le Phyrigien ... »

— Dom Jacques P. Le Clerc et Dom Pierre-Benoît Jumilhac, La science et la pratique du plain-chant, ... (1673)[19]

Ensuite, il s'agissait des genres, à savoir, les intervalles des tons. Les néo-grecs de la Renaissance comptaient trois types de genres, diatonique, chromatique et enharmonique, alors que les huit modes de l'Église ne comportent qu'un seul intervalle de demi-ton. Car par l'absence de Si, l'intervalle Si-Do n'y était pas reconnu[h 9]. De plus, de nombreux chants grégoriens ont tendance à éviter le demi-ton tandis que ce dernier est très souvent utilisé seulement pour l'ornement[h 10]. Donc, en dépit de sa beauté, le chant grégorien ne connaît qu'un seul genre, genre diatonique[z 2]. Au contraire, la musique polyphonique de l'époque, par exemple celle de Roland de Lassus et surtout celle de Carlo Gesualdo, profitait déjà du genre chromatique[b 2].

Genres intervalle intervalle intervalle intervalle intervalle intervalle intervalle intervalle intervalle intervalle
Diatonique demi-ton ton ton
Chromatique demi-ton demi-ton trihémiton
Enharmonique diésis diésis diton

La troisième contestation était celle du rythme. Inspirée par la musique de la Grèce antique, la musique mesurée à l'antique était en train d'apparaître en France[b 3]. D'ailleurs, l'invention de l'imprimerie contribua immensément à améliorer la connaissance des textes classiques. Par conséquent, étant donné que le latin classique était une langue quantitative et non une langue accentuelle, l'on trouva de plus en plus une incohérence entre des notes du chant grégorien et la quantité syllabique des textes. Dès la fin du XVIe siècle, le chant grégorien était pareillement critiqué avec cette règle de la « quantité »[b 3].

Concile de Trente[modifier | modifier le code]

Après que le Concile de Trente se termina, il fallait que les livres de chant soient reformés selon les disciplines du concile. En 1577, le pape Grégoire XIII chargea à Giovanni Pierluigi da Palestrina et à Annibale Zoïlo[20], son collègue ainsi que chantre de la Cappella Giulia[21], d'éditer de nouveaux livres de chant. La publication officielle ne fut pas effectuée, car Philippe II d'Espagne gêna ce projet[t 5]. En fait, Fernando de Las Infantas[22], compositeur espagnol demeurant à Rome, provoquait un conflit contre le pape et Palestrina, en opposant la réforme. Mais après la mort de Palestrina, son fils Higino et d'autres sortirent une version privée en 1594[b 4]. Finalement, le Saint-Siège acheva l'Édition médicéenne de 1614 à 1615, auprès de l'imprimerie de Médicis[w 5], redécouverte et sortie à nouveau en 1848 par Edmond Duval, membre de l'Académie de Sainte-Cécile à Rome[w 6].

Ce plain-chant fut également publié en France, au titre de l'Édition de Digne, tout d'abord à Toul en 1624, puis à Paris en 1671, à Lyon en 1691, à Grenoble en 1734, à nouveau à Lyon en 1763, enfin à Avignon en 1788[aa 1].

La caractéristique de la modification de ce siècle peut être expliquée par les doctrines des humanistes. Aussi d'après la « quantité » grammaticale, c'est-à-dire le langage parlé, furent déplacées des syllabes brèves chantées sur des notes longues ainsi que des syllabes longues chantées sur des notes brèves. De sorte que furent perdues la pureté et la beauté de l'ancienne version, notamment la splendeur des lignes mélodiques[b 4],[e 7].

Par ailleurs, selon les vœux du concile, le pape Clément VIII fit sortir en 1600 la première édition du cérémonial, dit cérémonial de Clément VIII dans lequel l'Église confirma solennellement, vraisemblablement pour la première fois, que le chant grégorien est le chant liturgique par excellence[b 1].

Situation en France aux XVIIe et XVIIIe siècle, entre décadence et restauration[modifier | modifier le code]

Il est vrai qu'après la Renaissance, le chant grégorien subissait une déchéance considérable dans toute l'Europe. Cependant, quelques tentatives de la restauration furent exécutées en France, jusqu'à ce que la Révolution les rompe brutalement.

Restauration du chant grégorien vers la version authentique I. (XIXe siècle)[modifier | modifier le code]

À la suite de la Révolution, le déclin de la liturgie était si désastreux que la tradition du chant grégorien fut rapidement oubliée, jusqu'à ce que la liturgie ancienne soit retrouvée et rétablie. En effet, c'était le chant liturgique en latin qui subit sévèrement sa disparition, quoique les offices aient officiellement été rétablis à partir de Pâques en 1802, le 18 avril[b 5].

Tonaire de Saint-Bénigne de Dijon (XIe siècle), découvert le 18 décembre 1847.

En 1847, Félix Danjou découvrit une notation vraiment importante du XIe siècle à la faculté de médecine de Montpellier. Il s'agissait d'une double notation alphabétique et neumatique, donc pierre de Rosette musicale. Dorénavant, les neumes anciens ne sont plus indéchiffrables. C'est pourquoi Louis Lambillotte[aa 2] publia en 1851 ses fac-similés du cantatorium de Saint-Gall no 359 [lire en ligne].

En Belgique, Edmond Duval, ancien élève du conservatoire de Paris, publia plusieurs livres du chant en grégorien dont le Graduale romanum entre 1848 et 1854, sous auspices du cardinal-archevêque de Malines, Engelbert Sterckx[23]. En France, le premier pas fut effectué par la commission ecclésiastique de Reims et de Cambrai avec son graduel, Édition rémo-cambraisienne, sorti en 1851[w 6]. Ces publications furent félicitées par le pape Pie IX[24].

Puis, les deux moines qui étaient capables d'étudier ce chant arrivèrent à l'abbaye Saint-Pierre de Solesmes, Dom Paul Jausions en 1854[a 1], et en 1859, Dom Joseph Pothier[pc 1]. En 1856, le refondateur et abbé Dom Prosper Guéranger put lancer donc son projet de restauration[pc 2]. La première copie faite par Dom Jausions date de 1859 environ[25].

Déjà, le mouvement en faveur de la restauration du chant grégorien était tellement dynamique en France qu'en 1860 fut tenu à Paris le Congrès pour la restauration du plain-chant et de la musique de l'Église, le premier pour cet objectif, présidé par François Benoist, Adrien de La Fage et notamment Joseph d'Ortigue.

Dom Pothier fixa de principales règles d'exécution en 1880 dans son œuvre Mélodies grégoriennes[a 2]. Il était également, jusqu'à sa disparition, le collaborateur de la Revue du chant grégorien, fondée en 1892 à Grenoble. L'année 1882 était marquée par le Congrès européen d'Arezzo duquel Dom Pothier réussit à convaincre les participants. Néanmoins, Rome ne modifia point son soutien en faveur de l'édition de Ratisbonne, faussement attribuée à saint Grégoire et à Palestrina. Malgré cela, l'abbé Charles Couturier créa une schola grégorienne en 1882 et fit publier le Liber gradualis en 1883, et Dom André Mocquereau fut nommé direction de la schola[pc 3].

Ce successeur, ancien violoncelliste[t 6], développa sa propre théorie de rythmique grégorienne. En 1889, il fonda la série trimestrielle Paléographie musicale, consacrée à la phototypie de principaux manuscrits dans les bibliothèques. Surtout, en analysant 219 manuscrits du répons-graduel Justus ut palma entre les IXe et XVIIe siècles dans les archives européennes [23], il battit scientifiquement Ratisbonne. S'il restait encore de nombreux opposants, le Vatican, quant à lui, commença à réfléchir. De fait, en octobre 1891, le pape Léon XIII ordonna à la Congrégation des rites de revoir le règlement du 14 septembre 1884, attribué à l'édition de Ratisbonne[pc 4].

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, la restauration du chant grégorien commençait aussi à enchanter quelques compositeurs contemporains.

« À mon humble avis, les meilleurs et les plus solides résultats obtenus jusqu'à présent sont ceux du plain-chant grégorien à l'abbaye bénédictine à Solesmes[o 3]…… »

— Lettre de Franz Liszt à Carolyne de Sayn-Wittgenstein, le 5 juin 1878

Restauration du chant grégorien vers la version authentique II. (XXe siècle)[modifier | modifier le code]

Pape saint Pie X.

En 1901, le privilège de l'édition de Ratisbonne expira[26]. Après quoi Léon XIII expédia le 17 mai le bref Nos quidem à l'abbé Paul Delatte de Solesmes, afin de féliciter leurs travaux[27]. Ensuite de quoi il fit étudier un premier projet d'une commission internationale, proposée par le congrès d'Arrezzo en 1882[w 7].

Élu pape le 4 août 1903, Pie X inaugura le 22 novembre sa réforme liturgique avec son motu proprio Inter pastoralis officii sollicitudes. En avril 1904, le congrès de saint Grégoire le Grand fut suivi d'une grand célébration en grégorien, en rendant hommage au saint patron († 604) du chant grégorien [détail].

Enfin, il promulgua, le 25 avril, un motu proprio en faveur d'une édition officielle du chant réservée à l'Église universelle, Édition Vaticane[h 11]. Pour cet objectif, une commission pontificale présidée par Dom Pothier fut fondée à Rome[h 11]. À peine s'est commencée la rédaction, elle se divisa toutefois à cause des variantes considérables des manuscrits du kyriale. Aussi le graduel parut-il en 1908, à la base du Liber gradualis de Solesmes. Finalement, il fallut 30 ans afin de parachever tous les livres requis.

En faveur de la qualité de célébration en grégorien, l'Église a besoin des maîtres de chapelle ainsi que des chefs de chœur. C'est la raison pour laquelle le pape Pie X fonda en 1910 l'École supérieure de chant grégorien et de musique sacrée. En 1931, celle-ci devint Institut pontifical de musique sacrée équivalant d'autres universités pontificales, en raison de sa fonction importante.

Toujours à Rome, des religieux français sortirent en 1911 la Revue grégorienne destinée aux exécutants et aux spécialistes. Si celle-ci et la Revue du chant grégorien durent cesser leur publication pendant les deux guerres mondiales, Dom Joseph Gajard rétablit celle de la Revue grégorienne en 1946, grâce à une collaboration avec l'Institut grégorien de Paris. Cet institut, enfin attaché à l'Institut catholique en 1968, avait été créé en 1923 tandis qu'au Mans, la Schola Saint-Grégoire était née en 1938 à l'initiative de Dom Gajard.

Avant que le IIe concile du Vatican ne soit tenu en 1962, le chant grégorien était protégé et recommandé, en particulier, par la constitution apostolique Divini cultus de Pie XI en 1928 ainsi que l'encyclique Musicæ sacræ disciplina[28] de Pie XII en 1955[c 1].

Naissance d'une équipe pour l'édition critique[modifier | modifier le code]

L'idée de l'édition critique du chant grégorien était assez ancienne. En 1882 déjà, les religieux dont Dom Joseph Pothier discutaient sur l'Édition critique et scientifique de livres de plain-chant, lors du Congrès européen d'Arezzo[33].

Après la publication de l'Antiphonale monasticum en 1934, une musicologue Yvonne Rokseth déclara à Dom Gajard en 1938 qu'elle souhaitait que l'abbaye Saint-Pierre de Solesmes sorte désormais les éditions critiques[o 5].

Dans les années 1940, Dominique Delalande, prêtre de l'ordre des Prêcheurs, souhaitait remanier leur graduel dominicain édité en 1254, d'après les matériaux plus anciens. Avec cette intention, il fréquenta l'atelier de la Paléographie musicale de l'abbaye de Solesmes entre 1942 et 1945. Malheureusement à cause de la guerre, cette dernière qui ne comptait que deux moines ne pouvait pas assister effectivement à son projet. Mais le père Delalande put sortir en 1949 son œuvre chez les Éditions du Cerf, Le Graduel des Prêcheurs : vers la version authentique du Graduel grégorien : recherches sur les sources et la valeur de son texte musical[o 5].

Puis en 1947, un musicologue espagnol Higino Anglès fut nommé directeur de l'Institut pontifical de musique sacrée à Rome. L'année suivante, Mgr Anglès visita l'abbaye de Solesmes afin de proposer à l'abbé son projet pour une édition critique du graduel[o 4]. Sans délai, une équipe de cinq moines fut formée sous la direction de Dom Gajard.

En préparant le nouvel graduel, cette équipe dynamique acheva finalement, dans la deuxième moitié du XXe siècle, de nombreux découverts grâce auxquels le chant grégorien rétablit sa propre nature[k 2].

Sémiologie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sémiologie grégorienne.

Depuis le XIXe siècle, l'abbaye Saint-Pierre de Solesmes développait traditionnellement ses théories rythmiques.

Toutefois, Dom Eugène Cardine s'apercevait de plus en plus que dans les neumes les plus anciennes, il existe une immense diversité destinée aux finesses d'expression. Aussi la Paléographie musicale était-elle dorénavant consacrée aux neumes, qui fonctionnaient en tant qu' « enregistrement écrit. »[t 7].

Dans les années 1950, cette nouvelle science intermédiaire entre la paléographie et l'esthétique avait besoin de son propre nom, car le terme provisoire « diplomatique grégorienne » ne représentait pas de caractéristique scientifique. Finalement, la dénomination sémiologie fut adoptée[t 8]. Elle devint aussi le titre du premier livre de ce sujet[34]. Dom Cardine publia pareillement le fac-similé de son Graduel neumé personnel en 1966 [lire en ligne (extrait)].

La naissance de la sémiologie grégorienne était non seulement la deuxième étape importante de la restauration du chant mais également un véritable bouleversement. Auparavant, les études furent effectuées sous influence des théories de la musique moderne. Dorénavant, le chant grégorien n'est plus d'une musique simple ni primitive, mais en revanche, il s'agit d'un chant vraiment développé et perfectionné afin d'adapter théologiquement aux textes.

Période postconciliaire[modifier | modifier le code]

Certes, le IIe concile du Vatican admettait la priorité du chant grégorien pour la célébration chantée en latin. Néanmoins, à la suite de l'usage des langues nationales, ce chant fut normalement éliminé de la pratique liturgique paroissiale, sauf auprès d'un certain nombre d'églises autorisées[c 2].

À vrai dire, c'est le pape Paul VI lui-même qui connaissait paradoxalement l'ambigu de l'usage de la langue courante :

« Ce n'est plus le latin, mais la langue courante, qui sera la langue principale de la messe. Pour quiconque connaît la beauté, la puissance du latin, son aptitude à exprimer les choses sacrées, ce sera certainement un grand sacrifice de le voir remplacé par la langue courante. Nous perdons la langue des siècles chrétiens, nous devenons comme des intrus et des profanes dans le domaine littéraire de l'expression sacrée. Nous perdons ainsi en grande partie cette admirable et incomparable richesse artistique et spirituelle qu'est le chant grégorien. Nous avons, certes, raison d'en éprouver des regrets et presque du désarroi ; par quoi allons-nous remplacer cette langue angélique ? C'est un sacrifice d'un prix inestimable. Pour quelle raison le faisons-nous ? Qu'est-ce qui vaut davantage que ces très hautes valeurs de notre Église[c 3]? »

— Extrait d'un discours du pape Paul VI présentant le nouveau rite de la messe, le 26 novembre 1969[35]

Le Saint-Siège interrompit le projet de l'édition critique du graduel depuis 1948, si fructueux avec un grand nombre de découverts scientifiques et de progrès[o 6]. Malgré cela, l'abbaye de Solesmes commença spontanément à éditer un nouvel antiphonaire en 1975. C'est pourquoi, en 1983, le Liber hymnarius fut publié, en tant que tome II de cet antiphonaire prévu[36]. Il fallait un nouveau hymnaire. Car, une fois que le Vatican II attribua plus d'éminence à l'hymne, tous les offices peuvent se commencer avec celle-ci[t 9].

Pareillement en avril 1974, des moines de Solesmes assistèrent la messe des obsèques du président Georges Pompidou à l'église Saint-Louis-en-l'Île, avec leur chant grégorien, selon la volonté de ce président[k 3].

Mais l'abbaye va toujours plus loin. Elle publia en 1979 le Graduale triplex, en collaboration avec l'AISCGre, afin de promouvoir l'interprétation sémiologique.

Avant que d'autres gouvernements tel celui de la Norvège ne commencent à soutenir ce trésor européen, du 5 décembre 1980 au 15 janvier 1981 le ministère de la culture organisa une exposition Le Chant grégorien, Une tradition millénaire à la Chapelle de la Sorbonne[37]. Elle donna naissance à une schola grégorienne au Mans[38].

De nos jours, encore réévaluation et restauration[modifier | modifier le code]

L'année 2003 était le centenaire du motu proprio du pape Pie X. Le 22 novembre, même jour et fête de la patronne de la musique sainte Cécile, le pape Jean-Paul II publia son chirographe dans lequel il soulignait que « Le chant grégorien continue donc d'être aujourd'hui encore un élément d'unité de la liturgie romaine. », en confirmant sa priorité dans les célébrations chantées en latin, attribuée par le concile[39].

Il est vrai que la messe des obsèques de ce pape fut célébrée, le 8 avril 2005, accompagnée du chant grégorien du chœur de la chapelle Sixtine ainsi que de celui du collège Mater ecclesiæ, et présidée par le cardinal Joseph Ratzinger[40].

Après être devenu pape Benoît XVI, ce dernier publia, le 7 juillet 2007, le motu proprio Summorum Pontificum. Cela signifie que l'on peut célébrer désormais la messe en utilisant le chant grégorien dans la forme ordinaire de la messe, comme auparavant, mais aussi dans la forme extraordinaire[41].

Le chant grégorien connaît aujourd'hui une étape importante. Avec de nouvelles restaurations selon la sémiologie, on peut répartir désormais correctement ceux que les moines carolingiens exécutaient, un véritable trésor de liturgie chantée. Dans cette optique, plusieurs publications sont actuellement effectuées.

Pratique du chant grégorien aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Après la réforme liturgique[modifier | modifier le code]

En dépit des prescriptions claires du concile Vatican II sur l'usage du chant grégorien en latin, il n'est aujourd'hui repris que rarement dans les célébrations dominicales paroissiales des diocèses. Cette exécution demeure encore timide, même après le retour du répertoire grégorien depuis l'avènement de Benoît XVI, spécialement pour le chant de l'ordinaire, et plus modérément pour les pièces du propre par une schola.

« Comme les réunions entre fidèles de diverses nations deviennent de plus en plus fréquentes, il est bon que les fidèles sachent chanter ensemble, en latin, sur des mélodies faciles, au moins quelques parties de l'Ordinaire de la messe, et surtout la profession de foi et l'oraison dominicale[42],[43]. »

Il est vrai que la célébration de la messe dominicale en grégorien, selon le Missel de 1962 se développa en France dans de nouvelles communautés qui se sont organisées autour du rite tridentin à la suite de la publication du Motu proprio Summorum Pontificum en 2007[44].

Dans les communautés qui observent le rite de Paul VI, certaines parties de l’ordinaire de la messe (Kyrie, Gloria, Credo, Pater noster, Sanctus, Agnus Dei) sont parfois chantées en latin sur les airs traditionnels grégoriens, mélangés aux chants liturgiques en langue vernaculaire[k 4]. Cet emploi, d'après la recommandation de Paul VI, est autorisé par la constitution sur la liturgie[45].

Au sein des monastères[modifier | modifier le code]

Avec leur connaissance profonde dans le domaine liturgique, indispensable en faveur de l'exécution authentique grégorienne, des abbayes demeurent toujours principaux célébrants de ce chant, en répartissant cette fonction avec un certain nombre de paroisses.

Schola cantorum auprès des diocèses[modifier | modifier le code]

Schola Sainte Cécile de Paris, chantant à Rome.

D'ailleurs, comme l'authentique sujet de la liturgie n'est ni l'individu ni le groupe, il faut que la qualité de la célébration soit assurée par l'Église, plus précisément les évêques et leurs diocèses, notamment avec la schola cantorum[c 4]. C'est pourquoi, le pape Benoît XVI approuva, en avril 2011, l'Instruction universæ ecclesiæ sur l'application du Motu proprio Summorum Pontificum du 7 juillet 2007, prêtée par la commission pontificale Ecclesia Dei. En fait, « En raison de l'augmentation du nombre de ceux qui demandent à pouvoir user de la forme extraordinaire, il est devenu nécessaire de donner quelques normes à ce sujet. »[46]. Puis, dans une lettre, le pape souligna le 31 mai 2011, à l'occasion du centenaire de l'Institut pontifical de musique sacrée :

« … la correcte participation de l'assemblée, une légitime adaptation aux cultures particulières dans le respect du langage universel, le primat de référence du chant grégorien, une mise en valeur attentive aux diverses autres formes expressives du patrimoine culturel de l'Église, la polyphonie et enfin l'importance de la schola cantorum, en particulier dans les églises cathédrales[47]. »

Dans cette optique, on trouve de nombreuses scholæ grégoriennes soutenues, soit par des diocèses, soit par des ordres religieux.

Article détaillé : Schola grégorienne.

Chant grégorien et enseignements[modifier | modifier le code]

Depuis le Moyen Âge, l'enseignement est toujours la principale manière de la transmission du chant grégorien. En raison des caractéristiques particulièrement esthétique et théologique, rétablies selon la sémiologie de nos jours, son rôle demeure encore très important. Par ailleurs, l'enseignement du chant grégorien en dehors des monastères eut lieu au XIXe siècle. Dès le soutien du pape saint Pie X, la priorité est continuellement donnée à la formation de maîtres de chapelle ou de chefs de chœur.

Enseignants du chant grégorien depuis le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

De nos jours[modifier | modifier le code]

Pour des diplômes et des formations[modifier | modifier le code]

Étant donné qu'il s'agit de l'une « seule base réelle pour l'exécution pratique »[u 3], l'utilisation de la notation ancienne sera désormais obligatoire pour les enseignements supérieurs. Ainsi, auprès du Centrum Gregoriaans à Tronchiennes en Belgique, il faut que tous les débutants des cours jusqu'à trois ans apprennent d'abord la notation sangallienne[48].

En France :

  • Metz, Conservatoire Gabriel Pierné : comme pratique complémentaire en 3e cycle court[49].
  • Paris, Conservatoire national supérieur de musique et de danse : en tant que ministre des Affaires culturelles, Jacques Duhamel créa un enseignement du chant grégorien auprès de ce conservatoire[k 3]. Depuis 1985, une classe y est assurée pour cette formation dont les études auxiliaires de la paléographie, du latin et de l'histoire de la liturgie, en pratiquant le chant[50].
  • Paris, École du Chœur grégorien de Paris : formation en deux ans pour le chant grégorien[51].
  • Paris, La Maîtrise Notre-Dame de Paris : cours de chœur consacré à la musique sacrée dont le chant grégorien, de septembre à juin, pour les chanteurs de 18 à 30 ans ; les Diplôme d'Études vocales de Notre-Dame de Paris et Diplôme d'Étude musicale de la Ville de Paris sont disponibles ; participation régulière aux offices de la cathédrale Notre-Dame de Paris[52]

En Europe :

  • Bâle, Schola Cantorum de Bâle : auprès de cet institut célèbre en Suisse, fondé en 1933, le diplôme est disponible pour un cours en allemand pour trois ans, spécialisé par les musiques entre VIIIe et XVIe siècles, y compris le chant grégorien[53],[54].
  • Genève, Conservatoire de musique de Genève : cours élémentaire pour les débutants ainsi que cours hebdomadaire spécialisé en trois ans pour une véritable formation avec certificat de chant grégorien[54]
  • Genève, Conservatoire Populaire de Musique, Danse et Théâtre : un cours hebdomadaire du chant grégorien, durée 90 minutes, y est proposé ; il est tenu dans une église en raison de sa caractéristique liturgique[55].
  • Rome, Institut pontifical de musique sacrée : tous les diplômes académiques dont le doctorat y sont disponibles depuis 1931
  • Tronchiennes, Centrum Gregoriaans Drongen (Tronchiennes), fondé en 1985 ; jusqu'à trois ans de cours grégoriens sont disponibles ; enseignements sont effectués selon la sémiologie grégorienne et les neumes sangalliens[48]
Quelques sessions[modifier | modifier le code]

Afin de pratiquer le chant grégorien, il vaut mieux approfondir la connaissance en profitant des sessions saisonnières, car la nature de ce chant est différente de la musique moderne. Au contraire des enseignements auprès des conservatoires, tous ceux qui veulent l'améliorer peuvent accéder aux sessions du chant grégorien. Il est recommandable que les jeunes participent à ces sessions. Une enseignante Justine Ward trouva en effet au début du XXe siècle que les enfants sont capables d'adapter davantage à ce type de musique que les adultes.

En France :

En Europe :

  • Haus für Gregorianik (Allemagne) [33]
  • Université des beaux-arts de Folkwang (Allemagne) [34]
  • Académie de chant grégorien (Belgique) [35]
  • AISCGre, Association internationale d'études du chant grégorien (Espagne) [36]
  • AISCGre (Italie) [37]
  • Scuola Popolare de Gregoriano (Italie), cours grégorien permanent et bimensuel qui compte toujours 90 élèves [38]
  • AISCGre (Pologne) [39]
  • Schola Gregoriana Monostorinensis (Roumanie), destinée aux enfants, afin qu'ils puissent répartir la liturgie grégorienne [40]
  • Gregoriana (Slovaquie) [41]
  • Atelier de chant grégorien (Suisse), dans le cadre du festival international de musiques sacrées à Fribourg [42]
  • Cantus Gregoriani Helvetici Cultores (Suisse) [43]
  • Schola Gregoriana Pragensis (Tchéquie) [44]

Dans d'autres pays :

Dans d'autres traditions ou domaines[modifier | modifier le code]

Dans d'autres traditions liturgiques[modifier | modifier le code]

Les Anglicans[modifier | modifier le code]

Le premier livre de chant anglican The book of Common praier noted (« Le livre de la prière commune, notée ») fut préparé par un compositeur important, John Merbecke, et publié en 1550[56]. Merbecke avait constitué ce livre à base de chant grégorien, en y ajoutant ses propres œuvres. S'il avait attribué une syllabe à chaque note tel Martin Luther, la publication fut effectuée d'après la notation ancienne, celle des neumes[57].

Puis, le plain-chant disparut de l'usage anglican au XVIIe siècle, à cause de la guerre civile. Il fut notamment touché par la propagande des Calvinistes qui interdisaient toutes les formes de musique[60].

Au début du XIXe siècle, le mouvement d'Oxford commença à rétablir la liturgie latine auprès des Anglicans, malgré la critique en raison des sources romaines jusqu'à ce que le livre de Merbecke soit redécouvert. Une fois devenu légitime dans la tradition, on n'hésitait désormais pas à apprécier le chant grégorien. Dans les années 1840, plusieurs reproductions de Merbecke eurent lieu. Cependant, en dépit de l'intention des éditeurs, leur plain-chant classique était généralement accompagné ou harmonisé dans les paroisses[60].

À Sydney, l'exécution en latin est effectivement respectée, malgré la liturgie anglicane.

En 1888, à la suite de la restauration du plain-chant en France, on fonda, outre-Manche, l'Association du plain-chant et de la musique médiévale, afin de promouvoir les études et la publication dans ces domaines[61]. En 1895, son premier fac-similé, celui des manuscrits du graduel selon le rite de Sarum. Sa revue semestrielle est toujours publiée, actuellement par la Presse universitaire de Cambridge[62].

Aux États-Unis aussi, inspiré par la restauration de Solesmes, Charles Winfred Douglas († 1944)[63] publia un nombre considérable de livres de plain-chant à base de grégorien, notamment dans les années 1930[64]. Parfois, il sortait ses livres en notation neumatique, en dépit des textes anglais[65]. Leur publication se poursuivit jusque dans les années 1960[66], car le plain-chant était plus apprécié et davantage pratiqué aux États-Unis qu'en Angleterre[60].

Si les Anglicans américains résistent encore à l'exécution en latin avec leur nouveau graduel The Anglican use gradual (2004)[67], à Sydney, auprès de la Christ Church St Laurence, la messe est régulièrement célébrée en grégorien ou avec un introït grégorien, sous la direction de Neil McEwan, spécialiste de la sémiologie grégorienne[68].

Les Luthériens[modifier | modifier le code]

Séparés au XVIe siècle de l'Église catholique romaine, les Luthériens conservent un certain nombre de mélodies grégorienne, quoique des caractéristiques du chant grégorien soient perdues.

Avec son ensemble Consortium Vocale Oslo, la cathédrale luthérienne la plus prestigieuse dans la capitale Domkirke soutient le chant grégorien.

Comme la langue allemande est quasiment monosyllabique, Luther n'attribua une syllabe qu'à une seule note[60]. De sorte qu'il transforma le chant grégorien en musique vraiment simple. S'il recommandait l'utilisation du latin auprès des écoles et des universités, avec l'autorisation du chant grégorien, ce dernier était strictement interdit dans les temples[60].

Pourtant, étant donné que ce chant est la source de toute la musique occidentale, il existe un bouleversement[t 10]. Dès le milieu des années 1980, l'ensemble Consortium Vocale, l'un des chœurs officiels de la cathédrale d'Oslo Domkirke[69] où assistent les offices la famille royale et le gouvernement, étudie et pratique le chant grégorien, et surtout sa fonction s'amplifie depuis 1998 sous la direction d'Alexander M. Schweitzer, ancien élève de l'Institut pontifical de musique sacrée à Rome[70]. Le goupe est soutenu par non seulement la cathédrale mais aussi le conseil des arts de Norvège[69]. De même, l'église évangélique de Düsseldorf Friedenskirche garde sa Schola Gregoriana depuis 40 ans. Ainsi, elle célèbre leur Noël ou vêpres avec le chant grégorien[71].

L'un des musicologues de ce domaine Jacques Viret, professeur à l'université de Strasbourg, est luthérien[n 4]. Il acheva sa thèse de doctorat sur la composition mélodique du chant grégorien en 1981, à la Sorbonne, dirigée par Jacques Chailley[72].

Dans le cadre de festival et de concert[modifier | modifier le code]

À côte de l'usage liturgique stricto sensu, de nombreux ensembles vocaux, tant en Europe que dans d'autres continents, présentent de nos jours le chant grégorien également sous forme de concerts, d'interventions au cours de festivals d'art sacré, de veillées de prière, de concerts-lecteurs et conférences.

À Watou en Belgique, ville située 1 km de la frontière franco-belge, le festival de chant grégorien se trouve tous les trois ans.

En Europe, l'on soutient régulièrement des festivals exclusivement consacrés au chant grégorien :

  • Festival de chant grégorien de Watou : tous les trois ans depuis 1981[73], le XIIe est prévu du 9 au 17 mai 2015.
  • Festival international de chant grégorien de Bratislava : le VIe est prévu après 2018[74].

Parfois dans le cadre du grand festival aussi, les concerts de ce chant sont accueillis :

Mais surtout, il s'agit des concerts auprès des (anciennes) abbayes, des cathédrales, des églises :

Et dans d'autres continents :

  • Festival estival de musique à la cathédrale Christ Church de Vancouver : ce festival (2011) était particulièrement illustré des Complies en chant grégorien, célébrées à 21h30, toutes les soirées[79].
  • Concert à l'Esplanade Concert Hall, Singapour : 2012 Glimpes of Faith : Gregorian Chants (extrait de la messe catholique traditionnelle)[80]

Mélisme du chant grégorien et musiciens professionnels[modifier | modifier le code]

Le chant grégorien fut composé en tant que musique sacrée. Aussi un spécialiste sollicitait-il avec enthousiasme l'exécution liturgique de celui-ci. À dire vrai, il ne s'agissait pas d'un moine ni prêtre, mais l'un de principaux défenseurs et promoteurs de la musique contemporaine sous le président François Mitterrand, ancien élève d'Olivier Messiaen, surtout créateur de la fête de la musique[k 5].

« Je vous supplie, leur dit-il, en substance, je vous supplie de maintenir ou, si nécessaire, de rétablir l'usage du chant grégorien, de le maintenir ou de le rétablir, non dans les concerts, mais dans la liturgie, car liturgique est sa fonction, sa mission. Aidez-nous tous à le vivre ainsi[k 6]. »

— Discours de Maurice Fleuret à Pont-à-Mousson en 1985, destiné aux musiciens, musicologues, dignitaires ecclésiastiques

Toutefois, les concerts exécutés par des scholæ grégoriennes devinrent de plus en plus nombreux. En outre, un certain nombre de musiciens se consacrent aujourd'hui singulièrement à ce chant. De nos jours, il est vraisemblablement inutile à distinguer ces deux domaines. Ainsi, la Schola de la Cour Impériale de Vienne (Choralschola der Wiener Hofburgkapelle) compte actuellement 25 chanteurs, généralement 12 afin d'assurer les offices auprès de cette chapelle ainsi que 15 lors des concerts[81].

D'ailleurs, la difficulté de l'exécution du mélisme authentique demeure toujours, car les chants proprement restaurés avec les neumes purs, notamment le jubilus, ne sont pas faciles à chanter convenablement. Certes, un certain nombre de chantres les exécutent magnifiquement. Mais, de sorte que la valeur de ce trésor soit plus connue, il faudra également les musiciens professionnels, à condition qu'ils aient leur connaissance profonde.

Quelques groupes, par exemple le chœur Greg'Orian[82], Les Paraphonistes[83], chantent la mélodie grégorienne en faux-bourdon, aujourd'hui en dehors de la liturgie.

Harmonisation et accompagnement du chant grégorien[modifier | modifier le code]

« Le Faux-bourdon à la même origine que le Contre-point, mais il n'a pas toujours les mêmes inconvéniens. Quand il est bien éxéctés, que toutes les voix, quoique sur différens Tons, prononcent ensemble la même syllabe, il a ses agrémens & il peut être admis de tems en tems. Il faut cependant convenir qu'il tient moins de la majesté & de la gravité si convenables dans l'Office Divin, qu'un unisson, ou un accord uni de toutes les voix, une vraie Homophonie[z 3]. »

— Abbé Léonard Poisson, Traité théorique et pratique du Plain-chant, appéllé Grégorien (1750)

« C'étaient là des restes de l'habitude primitive, quand la voix seule était entendue à l'église ; et l'orgue même ne faisait que reproduire ou accompagner les « faux-bourdons » plus ou moins barbarement écrits note contre note pour les voix seules. …… La seconde moitié du siècle passé a vu modifier tout cela. Tandis que, dans les grandes églises, l'usage du faux-bourdon diminue de plus en plus, l'invention de l'harmonium a partout répandu l'habitude de l'accompagnement. »

— Amédée Gastoué, Traité d'harmonisation du chant grégorien, sur un plan nouveau (1910), p. 1 [lire en ligne]

Il est évident que le chant grégorien fut initialement composé à l'unisson ou en solo, étant donné qu'aucune notation accompagnée n'existe dans les manuscrits anciens. De plus, ce chant possède une forte caractéristique monodique en raison de laquelle renonça son harmonisation, dans les années 1860, Franz Liszt ayant profondément étudié ce chant[o 7]. Cependant, la pratique de l'harmonisation ou de l'accompagnement était parfois exécutée jusqu'ici, soit pour la gravité de la liturgie, soit pour l'esthétique. Parmi eux, le faux-bourdon apparut au XVe siècle[84] et fonctionnait en tant que manière pour les célébrations solennelles jusqu'au XIXe siècle. En raison de sa difficulté de la modalité et du rythme issu de plain-chant, il est normal que le faux-bourdon soit de nos jours hors d'usage.

Principaux ensembles vocaux interprétant le chant grégorien[modifier | modifier le code]

On peut les appeler du nom générique de schola grégorienne (au pluriel scholæ), référence aux Scholæ cantorum (« Écoles des chantres ») nées à l'époque médiévale. Parfois des universités sont de nos jours les incubateurs de ces ensembles qui peuvent pratiquer le chant grégorien aussi bien que la musique médiévale. Pour leur interprétation, ils respectent de plus en plus les recherches récemment effectuées, et n'hésitent pas à étudier les manuscrits à la manière de la sémiologie ou même de la théologie[85],[ab 1]. L'usage du graduale triplex ou graduale duplex devint essentiel chez eux. Comme le chant grégorien soigneusement restauré avec les neumes anciens, notamment celui des solistes tel le cantatorium de Saint-Gall, n'est pas facile à chanter, tous les religieux ne sont pas nécessairement capables de le chanter. Dorénavant, les précieux études des musiciens contribueront également à améliorer la qualité de l'interprétation sémiologique. Au-dessous, [xx] signifie quelques exemples des meilleures représentations sémiologiques par ces ensembles.

La création des chœurs est encore si dynamique que ces groupes se trouvent actuellement dans toute l'Europe. Même les pays où perdirent la tradition de la liturgique catholique romaine soutient ce trésor européen. Une tendance récente, c'est la fondation des chœurs de femmes, comme dans la tradition de moniales. De même, de nombreux ensembles grégoriens se composent de nos jours de deux chœurs, féminin et masculin, selon la tradition vraiment ancienne, depuis le IVe siècle à Milan.

« Les fouilles ont montré l'existence dans des basiliques du Ve et même du IVe siècle, d'un emplacement pour la schola, et parfois même de deux, l'un pour la schola des virgines, l'autre pour celle des clercs. »

— Jean Claire, Saint Ambroise et la psalmodie, Études grégoriennes, tome XXXIV, 2006-2007, p. 17

En France :

  • Les Ambrosiniens : chœur grégorien masculin de Dijon créé en 1982 ; toujours représentation spirituelle et collaboration avec des abbayes[86]
  • La Camerata Sainte Anne : chœur de chambre féminin consacré à la musique sacrée dont le chant grégorien, auprès d'une académie de Sainte-Anne-d'Auray[87]
  • Les Chantres du Thoronet : dirigés par Damien Poisblaud ; offices liturgiques ainsi que concerts dans l'abbaye du Thoronet[88]
  • Le Chœur Greg'Orian : né à Vannes en 1992 à l'initiative d'Alain Guilloux, musicologue[82]
  • Le Chœur grégorien du Mans : issu de la Maîtrise Psallette du Mans ; né à la suite d'une exposition ministérielle à la chapelle de la Sorbonne en 1980[38]
  • Le Chœur grégorien Janua Cæli : chœur féminin auprès de l'église de la Sainte-Trinité ; dirigé par Brigitte Lazarevic[89]
  • Le Chœur grégorien Notre Dame des Eaux : composé de ses 3 chœurs, ceux d'hommes, de femmes et d'enfants dans le Pays de la Loire[90]
  • Le Chœur grégorien de Paris : fondé à Paris en 1974[91].
  • Le Chœur grégorien Jubilate : originaire de la chorale de la cathédrale de Toulon ; créé en 1997 ; activités variées[92]
  • Ensemble Beatus : fondé en 2005 et dirigé par Jean-Paul Rigaud ; collaboration avec l'Ensemble féminin suédois Gemma[93]
  • Ensemble Gilles Binchois : collaboration avec des musicologues ainsi que l'abbaye du Thoronet[94]
  • Ensemble Organum : fondé en 1982 par Marcel Pérès, siège actuel à l'abbaye Saint-Pierre de Moissac[95]
  • Ensemble Venance Fortunat : dirigé par Anne-Marie Deschamps[96]
  • Les Paraphonistes : nés à l'abbaye de Léoncel en 1998 ; dirigés par Damien Poisblaud[83]
  • La Schola Audi Filia : schola féminine à Rosheim, issue de l'association Pro Liturgia dirigée par Dr en théologie et spécialiste du chant grégorien Denis Crouen[97]
  • La Schola Collegium Norbertinum : créée par l'abbé Guillaume Antoine à Coutances ; notamment jeunes étudiants masculins ; optimisation par neuf choristes[98]
  • La Scola Metensis : fondée en 1987, issue du Centre d'études grégoriennes de Metz[99]

En Europe :

  • Ensemble Officium (Allemagne) : fondé en 1999 afin de se consacrer à la musique liturgique dont le chant grégorien[100]
  • Ensemble Ordo Virtutum (Allemagne) : créé en 1989 par Dr Stefan Johannes Morent, professeur de l'université de Tübingen[101]
  • Heinrich-Isaac-Ensemble (Allemagne) : il s'agit du chœur de conservatoire de Karlsruhe qui sortit en 2009 un CD consacré aux chants cisterciens[102]
  • Die Münchener Scholaren (Allemagne) : schola masculine issue de la maison grégorienne à Munich[103]
  • Limburger Domsingknaben (Allemagne) : chœur créé en 1967 et issu de l'école de musique liturgique qui enseigne le chant grégorien[104]
  • Schola Cantorum Coloniensis (Allemagne) : dirigée par Dr Gabriel Maria Steinschulte ; collaboration avec Walter Marzilli, professeur de l'Institut pontifical de musique sacrée[105]
  • Choralschola der Wiener Hofburgkapelle (Autriche) : schola grégorienne issue des Petits Chanteurs de Vienne ; interprétation sémiologique[81] [49]
  • Ensemble Vox Gotica (Autriche) : né à la capitale en 1998 ; cinq solistes consacrés aux musiques sacrées médiévales dont les chants grégorien et vieux-romain[106]
  • Grazer Choralschola (Autriche) : fondée en 1992 ; siège à l'université des beaux-arts de Graz[107]
  • Graces & Voices (Autriche) : chœur de femmes, créé à Graz en 2010 par d'anciennes chanteuses de cette Choralschola[108]
  • Schola Resupina (Autriche) : créée à Vienne en 2004 ; schola féminine consacrée au chant grégorien d'après la théologie et la sémiologie[109]
  • Gregoriaans Koor van Leuven (Belgique) : fondé en 1980 à Louvain pour l'exécution sémiologique ; interprétation d'après le Graduale Triplex de Solesmes[110]
  • Psallentes et Psallentes♀ (Belgique) : chœur créé en 2000, puis en 2007 celui de femmes ; chant grégorien au bas Moyen Âge et à la Renaissance[111]
  • Schola Bellarmina (Belgique) : créée en 1998 à Bruxelles par abbé Bernard Lorber ; enregistrements précisés par 4 chanteurs pour compléter le calendrier liturgique romain[112]
  • Schola grégorienne de femmes Cum Jubilo (Belgique) : fondée en 1976 à Watou ; dès 2006 indépendante de celle d'hommes ; animateur du festival international[113]
  • Scola Gregoriana Brugensis (Belgique) : issue du chœur de la cathédrale de Bruge fondé en 1970, mais depuis 1974 également pour concerts en dehors de la liturgie[114]
  • Schola Antiqua (Espagne) : créée en 1984 par des choristes formés à la manécanterie de l'abbaye de Santa Cruz del Valle de los Caídos[115]
  • Schola Gregoriana de Cantabria (Espagne) : schola masculine fondée en 1992 à Cantabrie ; exécution principalement d'après le Graduale romanum[116]
  • Püha Miikaeli Poistekoor (Estonie) : petits chanteurs créés en 1989 auprès du centre Collegium Educationis Revaliæ à Tallin ; en 1996, ils séjournèrent à Solesmes[117]
  • Vox Clamantis (Estonie) : fondé en 1996 ; collaboration étroite avec le chœur grégorien de Paris[118]
  • Schola Hungarica (Hongrie) : née en 1969 ; notamment un nombre considérable d'enregistrements chez Hungaroton[119]
  • Schola Gregoriana Maynooth (Irlande) : créée en 2000 à Maynooth ; dès 2007 chœur de femmes[120] [50]
  • L'Ensemble San Felice (Italie) : né à Florence en 1993 ; l'interprétation du chant grégorien est assurée uniquement par ses membres féminins[121]
  • L'Ensemble Vocale Apeiron (Italie): chœur féminin consacré à la musique sacrée, notamment le chant grégorien ; créé en 2006[122]
  • Il Coro Gregoriano Mediæ Ætatis Sodalicium (Italie) : fondé en 1991 selon les disciplins de Dom Cardine ; seulement composé des anciennes étudiantes italiennes[123]
  • Schola Gregoriana Aurea Luce (Italie) : deux scholas grégoriennes, féminine née en 2002 puis masculine en 2008 ; étude et interprétation sémiologique[124] [51]
  • Schola Gregoriana Benedetto XVI (Italie) : créée en 2007 à Bologne afin d'exécuter l'interprétation sémiologique ; répétitions ouvertes aux auditeurs[125]
  • Schola Gregoriana di Venezia (Italie) : créée en 2001 par Lanfranco Menga, ancien élève de l'Institut pontifical de musique sacrée[126]
  • Schola Gregoriana Ensemble Armonia di Cordenons (Italie) : schola féminine sémiologique à Pordenone créée en 1997 et issue de deux associations[127] [52]
  • Assumpta (Lettonie) : créé en 2010 par organiste et chef de chœur Ieva Lazdane ; consacré au chant grégorien[74]
  • Schola Cantorum Riga (Lettonie) : fondée en 1995 et sous la direction de Guntars Pranis, professeur[128]
  • Maîtrise Sainte-Cécile de la Cathédrale Notre-Dame de Luxembourg (Luxembourg) : concerts et soutien pour la Schola Gregoriana à la cathédrale[129]
  • Schola Sanctæ Sunnivæ (Norvège) : schola féminine fondée en 1992, notamment afin d'étudier le manuscrit de Trondheim[130]
  • Schola Sanctus Svithun (Norvège) : chœur grégorien d'hommes créé à Stavanger par un compositeur Ole Karsten Sundlisæter[131]
  • St Dominikus Vokalensemble (Norvège) : schola pour soutenir la liturgie auprès de l'abbaye dominicaine de Majorstuen ; le chant grégorien en tant que base[132]
  • Gregoriaans Koor Utrecht (Pays-Bas) : issu du chœur grégorien de l'université d'Utrecht créé en 1968[133]
  • Hartkeriana (Pays-Bas) : chœur grégorien professionnel créé en 1994 par Eugeen Liven d'Abelardo ; interprétation sémiologique, surtout selon le manuscrit de Hartker[134] [53]
  • Schola Cantorum van het Ward Institut (Pays-Bas) : chœur indépendant fondé en 1964 et issu de l'ancien Institut Ward[135]
  • Schola Maastricht (Pays-Bas) : schola grégorienne masculine et professionnelle inaugurée en 1994, issue du Conservatorium Maastricht ; interprétation sémiologique[136] [54]
  • Clamaverunt Iusti Mulierum Schola Gregoriana (Pologne) : créée en 2007 selon la musicologie grégorienne, notamment la sémiologie depuis Dom Cardine[137] [55]
  • Schola gregorianska Canticum Cordium (Pologne) : schola féminine fondée à Poznan en 2008 ; interprétation sémiologique[138]
  • Coro Gregoriano de Lisboa (Portugal) : fondé en 1989, issu de l'institut grégorien de Lisbonne et de l'école polytechnique de Lisbonne[139]
  • Canterbury Gregorian Music Society (Royaume-Uni) : créée en 2007 ; concerts ainsi que collaboration liturgique avec l'abbaye de Minster dans le Kent[140]
  • Schola Cantorum of the university of Bristol (Royaume-Uni) : composée uniquement des étudiantes de l'université de Bristol[141]
  • Schola Gregoriana of Cambridge (Royaume-Uni) : fondée en 1975 par Dr Mary Berry[142] ; collaboration avec l'abbaye de Pontigny en Bourgogne[143]
  • The Hilliard Ensemble (Royaume-Uni) : voir aussi § Dans la culture populaire en bas.
  • The King's Singers (Royaume-Uni) : ils sont d'anciens membres du chœur King's College de Cambridge, qui sortit son propre CD Gregorian chant en 2005[144].
  • The Tallis Scholars (Royaume-Uni) : s'il s'agit d'un groupe de la polyphonie à Oxford, depuis 1973 ils interprètent le chant grégorien afin de préciser l'origine de l'œuvre[145].
  • Schola Cantorum de l'université catholique de Ružomberok (Slovaquie) : créée en 1999 par Dr Janka Bednáriková, diplôme grégorien de l'Institut pontifical[74]
  • Schola gregoriana Gloria Dei - homo vivens (Slovaquie) : schola composée des étudiants auprès de la faculté de théologie de l'université de Trnava ; fondée en 2004[74]
  • Voces Gregorianæ Cassovienses (Slovaquie) : schola féminine et sémiologique depuis 2011 ; dirigée par Ján Vel'backý, doctrat de l'Institut pontifical de musique sacrée[146]
  • Vokálny súbor Gregoriana (Slovaquie) : chœur grégorien issu de l'association Gregoriana fondée en 2004 ; toutes les activités pour promouvoir le chant grégorien[147] [56]
  • Ensemble Gemma (Suède) : quatre chanteuses exécutant le chant grégorien en collaboration avec l'Ensemble Beatus en Limousin[93]
  • Schola Gothia (Suède) : créée à Göteborg en 1999 ; le groupe ne compte que quatre chanteuses ; interprétation avec les manuscrits anciens[148]
  • Ensemble Adiastema (Suisse) : chœur de sept chanteuses professionnelles créé et dirigé par Giovanni Conti, musicologue grégorien ; interprétation sémiologique[149]
  • Ensemble vocal Exsurge (Suisse) : inauguré en 1996 ; s'il s'agit du chœur destiné aux élèves du conservatoire de musique de Genève, il est ouvert à tous[54],[150]
  • Maîtrise du Conservatoire Populaire de Musique de Genève (Suisse) : fondée en 1974, et dirigée par Serge Ilg, professeur du chant grégorien auprès de ce conservatoire[151]
  • Schola Gregoriana Pragensis (Tchéquie) : créée en 1987 pour le rétablissement de la liturgie ; dès 1989, activités variées y compris études de la tradition tchèque[152],[ab 2]

Dans d'autres pays :

  • Ensemble Scholastica (Canada) : ensemble féminin créé en 2008 ; concernant le chant grégorien, interprétation sémiologique selon la notation sangallienne[153]
  • Schola Magdalena (Canada) : schola féminine inaugurée en 2007 par Stephanie Martin, professeur de l'université York à Toronto[154]
  • Canticum Novum (Colombie) : schola masculine fondée en 1984 à Santafé de Bogotá[155]
  • Assumption Schola Gregoriana (États-Unis) : créée en 1997 par père Lamothe, musicologue ; pas d'obligation officielle, mais pour conserver la tradition dans la liturgie[156]
  • Millennium of Music (États-Unis) : fondé à Jacksonville (Floride) en 1975, d'abord pour une émission de radio dominicale[157]
  • Schola Cantorum of Santa Fe (États-Unis) : créée en 1990 par Dr Billy Turney, ancien élève de l'Institut pontifical de musique sacrée[158]
  • The Schola Cantorum of the Pacific (États-Unis) : fondéé par les Marianistes à Inglewood (Californie) en 1976[159]
  • Schola Cantorum of the university of St. Thomas (États-Unis) : depuis 1981 à Houston, office en grégorien, s'il ne s'agit pas d'interprétation sémiologique[160]
  • Schola Pacifica (États-Unis) : groupe masculin œcuménique créé en 1993 à San Diego par Dom Karl Nielson, pour conserver la tradition grégorienne[161]

Historique :

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

  • Plusieurs groupes modernes ont fait du « Grégorien-pop ». C'est le cas de Gregorian - Master of Chants-, ainsi que Enigma qui a connu un grand succès dans les années 1990 avec son tube Sadeness.
  • L'album Officium sorti en 1994, à la suite d'une collaboration entre The Hilliard Ensemble et Jan Garbarek, compta 1,5 million de vente. Plus de la moitié des mélodies sont à la base du chant grégorien[168].
  • La musique principal de la saga Halo(série de jeux vidéo à succès) commence avec un chant grégorien qui joue la mélodie principal suivi d'instrument et se clôture aussi par le chant grégorien. Dans les autres musiques de la saga, on entend aussi un chant grégorien qui joue d'une autre manière la mélodie principal. La composition est de Martin O'Donnell.
  • Certains manga animes comportent des chants de style grégorien, tels que Vision d'Escaflowne avec Dance of Curse, Escaflowne, Gloria, Death Note pour les différentes versions de Kyrie, Death Note theme, Domine Kira, Fullmetal Alchemist Brotherhood pour Lapis Philosophorum, Trisha's Lullaby ou encore l'opening de Elfen Lied : Lilium

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Louis Soltner, Solesmes & Dom Guéranger, 1805-1875, Sablé-sur-Sarthe, Abbaye Saint-Pierre de Solesmes,‎ , 177 p. (ISBN 2-85274-001-X)
  1. p. 87
  2. p. 88
  1. a et b p.  66
  2. a, b et c p. 81
  3. a et b p. 82
  4. a et b p. 83
  5. p. 483 et 491 ; d'ailleurs, le Sacre de Napoléon et Joséphine fut tenu, en latin, le 2 décembre 1804. En dépit de la présence du pape Pie VII, la célébration manquait de chant grégorien mais il s'agissait de la musique pour orchestre et chœur, par exemple, des œuvres de l'abbé Roze et de Giovanni Paisiello (p. 496-497).
L'abbaye Notre-Dame de Fontgombault.
  • Abbaye Notre-Dame de Fontgombault, L'actualité du chant grégorien, pour la conférence tenue à la cathédrale de Luçon (Vendée), le 30 septembre 2012, à l'occasion d'une journée grégorienne, prononcée par un moine de l'abbaye
  1. p. 4
  2. p. 5
  3. p.14
  4. p. 16-17
  • Daniel Saulnier, Le chant grégorien, Solesmes, Abbaye Saint-Pierre,‎ , 128 p. (ISBN 978-2-85274-243-7).
  1. p. 119 ; voilà la valeur de ce manuscrit : [S']« Il ne comporte que les chants du soliste (chants entre les lectures)[,] son écriture est parfaite, tant pour la précision rythmique que pour la noblesse de la calligraphie ; elle ne sera pas égalée. »
  2. p.  103 - 107
  3. a et b p.  9
  4. p. 14 ; certes, la première polyphonie est de nos jours attribuée au traité Musica enchiriadis du IXe siècle. Cependant, il fallait l'invention d'Arezzo de sorte que l'on puisse la pratiquer effectivement. http://en.wikipedia.org/wiki/Musica_enchiriadis
  • Daniel Saulnier, Les modes grégoriens, Solesmes, Abbaye Saint-Pierre,‎ , 207 p. (ISBN 978-2-85274-193-5).
  1. p.  35
  2. p.  34
  3. p.  22
L'abbaye Saint-Martin de Ligugé.
  1. p. 15
  2. p. 54
  3. p. 8 ; Dom Saulnier de Solesmes donne une explication, la mentalité générale du Moyen Âge pour l'écriture : « On s'est demandé longtemps pourquoi le répertoire romano-franc a été mis par écrit : pour qu'il soit conservé ? Ce n'est pas vrai. Une fois écrit, il rentre dans le domaine de l'intouchable, comme les ordres du roi dans le livre du prophète Daniel. Une fois que c'est écrit, on garde. »
  4. p. 19
L'abbaye Notre-Dame du Bec.
  • Daniel Saulnier, Session de chant grégorien II, La mélodie : une approche de la modalité, l'Antiphonaire monastique, Session inter-monastique tenue à l'abbaye Notre-Dame du Bec, les 3 - 9 septembre 2004 [lire en ligne]
  1. p. 62
  2. p. 62-63
  3. a et b p. 63-64 ; « Grégoire. Romain de naissance, fils de Gordien. Il siégea 13 ans, 6 mois et 10 jours. Il donna 40 homélies sur les Évangiles, et commenta Job, Ézéchiel, écrivit le Pastoral et les Dialogues et bien d'autres œuvres qu'il nous est impossible d'énumérer. Le bienheureux Grégoire envoya Méliton, Augustin et Jean avec eux plusieurs autres moines craignant Dieu pour prêcher à la nation des Angles et les convertir au Seigneur Jésus-Christ. Il ajouta dans la déclamation du canon Dies quae nostros in tua pace disponas : il changea le canon de la messe. Il fit faire pour bienheureux Apôtre Pierre un ciborium d'argent pur avec les quatre colonnes, il fit aussi revêtir son corps (à savoir sa statue) d'un vêtement de pourpre qu'il orna de 100 livres d'or pur ; il organisa la célébration des messes sur le corps de bienheureux Pierre et de même à l'église du bienheureux Paul. Il dédicaça l'église de Goths sous l'invocation de Sainte Agnès ; il fit de sa maison un monastère. À sa mort, le 12 mars il fut enseveli dans la basilique du bienheureux Apôtre Pierre en face de la sacriste. Il célébra les ordinations à deux époques : en Carême et pendant le septième mois. Il ordonna 38 prêtres, 5 diacres et 72 évêques. (écrit en 638) » alors que « Léon II (682 - 683) : Sicilien, sachant le grec et le latin, tout à fait expert dans l'art de la cantilène et de la psalmodie, rompu à leur plus subtile exécution. » ; « Benoît II (684 - 685) : Romain, il se fit remarquer dans la lecture des Écritures et le chant depuis l'âge le plus tendre, et dans la dignité sacerdotale, ainsi qu'il convenait à un homme digne du nom qu'il portait (Benedictus.) » ; « Serge Ier (687 - 701) : pape d'origine syrienne. Appliqué et doué pour le chant, il fit confié aux prières des chantres du clergé romain pour étudier la doctrine. Il établit qu'au moment de la fraction du Corps du Seigneur, les clergé et peuple chanteraient « Agnus Dei qui tollis peccata mundi, miserere nobis » . »
  4. a, b et c p.  67
  5. a, b, c et d p.  68
  6. p. 70
  7. p. 67 ; à la suite de la mort du premier chantre de la schola à Rome, le chantre de Rouen fut rappelé par le pape. Donc, l'enseignement à Rouen ne dura pas longtemps.
  8. p. 45-49 ; de plus, Dom Jean Claire de Solesmes découvrit des modes archaïques (voir Esthétique).
  9. p. 8 ; voir aussi l'hymne de Saint Jean-Baptiste de Guido d'Arezzo
  10. p. 9
  11. a et b p. 39
L'abbaye Notre-Dame de Maylis
  • Daniel Saulnier, Session de chant grégorien III, Sémiologie : le torculus, l'Antiphonaire monastique, Session inter-monastique tenue à l'abbaye Notre-Dame de Maylis, les 5 - 9 septembre 2005 [lire en ligne]
  1. p. 5-6 ; historiquement, dans les trois premiers siècles, l'office avait été célébré par les solistes, alors que l'on pense que c'était après l'édit de Milan (313) que le groupe, schola, était chargé de chanter pour la célébration.
  2. p. 6
  3. p. 6 et 7 note no 3
  4. a et b p. 7-8
  5. p.  10
  6. p. 11-12
  7. p. 12 ; ainsi, Alléluia de la messe de Pâques dans cette Édition pédicéenne ne compte que 15 notes chantées très lentement l'une après l'une autre.
  • Daniel Saulnier, Un répertoire méconnu : les Historia Bibliques, Répons de l'office de nuit et antiennes de l'office de jour (novembre 2003, document réalisé par l'université de Leeds Trinity) [lire en ligne]
  1. p. 137 « En effet, les compositeurs ne se contentent pas d'extraire matériellement un petit passage de la lecture. Ils en choisissent le texte soigneusement pour sa valeur expressive, théologique ou poétique. » Cette analyse pour les répons pourrait être appliquée au chant grégorien général, notamment ses psaumes, car il s'agit de la « bible en musique. » (p. 135)
  2. p. 139 note no 1 et p. 142 note no 5
L'abbaye Saint-Pierre de Solesmes.
  1. p.  32 - 34
  2. p. 22-23 même document ; selon Susan Rankin, professeur de la musique médiévale de l'université de Cambridge, les meilleures études de Solesmes sont celles de Dom Jean Claire sur la « modalité archaïque » ainsi que celles de Dom Eugène Cardine sur la « sémiologie musicale », grâce au « dynamisme propice aux recherches historiques, développées à l'abbaye après la seconde guerre mondiale. »
  3. a et b p. 14 ; Dominique Ponnau, discours de l'ouverture du colloque 2011 ; il est certain qu'à cette époque-là, des hommes du gouvernement français défendaient le chant grégorien comme tradition française. Ainsi, même Maurice Fleuret dit en 1985, aux musiciens, musicologues, dignitaires ecclésiastiques : « Je vous supplie, leur dit-il, en substance, je vous supplie de maintenir ou, si nécessaire, de rétablir l'usage du chant grégorien, de le maintenir ou de le rétablir, non dans les concerts, mais dans la liturgie, car liturgique est sa fonction, sa mission. Aidez-nous tous à le vivre ainsi. » (p. 15)
  4. p. 315 ; « Notre rôle est d'assurer la continuité et la permanence de la messe dominicale de 10h, messe dit « du Chapitre ». Cette messe est dite en français avec chants grégoriens. » Sylvain Dieudonné, L'École de Notre-Dame [de Paris] aujourd'hui, Témoignage d'une pratique cathédrale contemporaine du chant médiéval
  5. p. 14-15
  6. p.15
  • Abbaye Saint-Pierre de Solesmes, Études grégoriennes (Actes du colloque de Royaumont : Manuscrits notés en neumes en Occident (29 - 31 octobre 2010), tome XXXIX, Solesmes 2012, (ISBN 978-2-85274-207-9) 315 p.
  1. p.  300
  2. p. 300 (Michel Huglo) « Une de ses observations les plus fécondes pour l'analyse des additions anciennes au répertoire du fonds ancien concerne le pes stratus : « Le pes stratus, faisait-il [Dom Cardine] remarquer, s'emploie seulement aux demi-cadences des pièces d'origine « occidentale », c'est-à-dire dans les pièces d'origine gallicane ou pré-carolingienne, telles que les melodiæ de l'alleluia sans verset. » » (voir aussi, Eugène Cardine, Graduel neumé, p. 37)
  3. p. 244-245 ; Nicolas Dufetel, L'atelier grégorien de Franz Liszt, ou la voie du « Psallite sapienter ». Ce compositeur catholique composa enfin plusieurs œuvres utilisant le chant grégorien, par exemple, l'oratorio Christus. Du plus, dans sa bibliothèque, se trouvaient beaucoup de correspondances de tous les personnages ayant contribué la restauration de ce chant : Prosper Guéranger, Félix Danjou, Louis Lambillotte, Louis Niedermeyer, Félix Clément, Edmond de Coussemaker etc. Cet article est une étude approfondie concernant Liszt dans ce domaine, méconnu.
  4. a et b p. 296-297
  5. a et b p.  295
  6. p.  294
  7. p.  267
  1. p.  23
  2. p.  7
  3. p.  30 - 31
  4. p.  57 - 58
Blason de l'Abbaye Saint-Michel de Kergonan.
  1. p.  164
  2. p.  245
  3. p.  246
  4. p.  254 et 258 ; dans le Graduale triplex (1979), p. 44
  5. p. 23
  6. p.  122
  7. p.  297
  8. p.  298
  9. p.  176
  10. p. 332 ; « Devant l'abandon d'une telle richesse par beaucoup d'églises, les représentants les plus éminents du monde de la culture et des arts, des pays de tradition chrétienne, ont pris le relais. Des gouvernements, légitimement soucieux de sauvegarder leur patrimoine aritistique national, se sont émus de voir péricliter un art qui est la source de toute la musique occidentale. »
  • Eugène Cardine, Sémiologie grégorienne, Solesmes, Abbaye Saint-Pierre de Solesmes,‎ , 158 p. (ISBN 2-85274-020-6)
  1. p.  3
  2. p.  24 ; ainsi, dans le manuscrit de Montpellier H. 159, M 182/8, il y a deux graphies neumatiques de ce neume, successives et identiques. Toutefois, le copiste donnait lkl (ré-do-ré) puis lkk (ré-do-do) par sa notation alphabétique.
  3. p.  2
  • Eugène Cardine, Première année de chant grégorien, cours aux étudiants de l'Institut pontifical de musique sacrée de Rome, Solesmes, Abbaye Saint-Pierre de Solesmes,‎ , 86 p. (ISBN 978-2-85274-183-6)
  1. p.  9-10
  2. p.  22
  3. p.  51
  • Eugène Cardine, Vue d'ensemble sur le chant grégorien, Solesmes, Abbaye Saint-Pierre de Solesmes,‎ , 31 p. (ISBN 978-2-85274-236-9) (extrait des Études grégoriennes, tome XVI, 1977)
  1. a, b, c et d p.  4
  2. p.  5
  3. p.  1
  4. p.  3
  5. p.  24
  6. a et b p.  25
  7. p.  27
  • Pierre Combe, Histoire de la restauration du chant grégorien d'après des documents inédits, Solesmes et l'Édition Vaticane, Solesmes, Abbaye Saint-Pierre de Solesmes,‎ , 488 p.
  1. p.  41 ; le 1er février 1859 ; dès 1860, il était chargé d'aider Dom Jausions.
  2. p.  15 ; cette date était précisée par Norbert-Georges-Pierre Rousseau, fondateur de la Revue grégorienne et futur évêque du Puy-en-Velay, dans son livre École Grégorienne de Solesmes, p. 51 (1910).
  3. p.  122 ; puis, la direction générale de l'abbaye en 1889
  4. p.  171
  1. a, b et c p.  417
  2. p. 420 ; le sacramentaire octroyé en 791 manquait en effet, par exemple, de rites de funérailles, car le pape n'en célébrait pas ; de même, pas de sacrement de la pénitence parce qu'il ne l'administrait guère lui-même.
  3. a et b p.  419
  4. a, b et c p.  418
  5. a et b p.  420
  6. p.  426
  7. p.  421
  • Félix Clément, Des diverses réformes du chant grégorien (extrait de l'Histoire générale de la musique religieuse), Librairie d'Adrien Le Clere et Cie, Paris 1860, 47 p. [lire en ligne]
  1. p.  31
  2. p.  9-10 ; le musicologue Félix Clément établit dans ce livre une liste remarquable des archives où Lambillotte avait visité pour comparer des manuscrits : Chartreux, Murbach, abbaye de Pairis, Douai, Lille, Cambrai, Reims, Laon, Lyon, Grenoble, Nîmes, Rouen, Avignon, Montpellier (en France), abbaye de Parc près de Louvain, celle d'Averbode, Tournay, abbaye d'Andenne près de Liège (en Belgique), Oxford, Cambridge, Londres (en Angleterre), Munich, Karlsruhe, Stuttgart, Cologne, Mayence, Trèves, abbaye de Rheinau près de Schaffhausen, celle d'Engelberg, Innsbruck, Salzbourg, abbayes de Gieiz et de Brixen (en Allemagne, en Suisse et en Autriche), Monza, Milan, Pavie, Mantoue, Vérone, Venise, Padoue (en Italie)
  • Léonard Poisson, Traité théorique et pratique du Plain-chant, appelé Grégorien, Dans lequel on explique les vrais Principes de cette Science, suivant les Auteurs anciens & modernes ; on donne des Règles pour la Composition du Plain-chant, avec des Observations critiques sur les nouveaux Livres de Chant ; Ouvrage utile à toutes les Églises, aux Séminaires & aux Maîtres de Chant, pour former les Chantres, & les rendre capable, soit de composer des Chants d'Église, soit de juger de leur composition, PSALLITE SAPIENTER, Chantez avec intelligence. Pseaume 46. v. 8., Ph. N. Lottin et J. H. Butard, Paris 1750 [lire en ligne]
  1. p.  86-87
  2. p. 22
  3. p. 76

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi § Publication ancienne (jusqu'au XVIIIe siècle)

Avant 1900[modifier | modifier le code]

  • Louis Lambillotte, Antiphonaire de saint Grégoire, fac-similé du manuscrit de Saint-Gall, Poussielgue-Rusand / Ch.-J.-A. Greuse, Paris 1851 / Bruxelles 1867[169], fac-similé
  • N. Cloet, De la restauration du chant liturgique ou ce qui à faire pour arriver à posséder le meilleur chant romain possisble, Plancy, Arras, Amiens et Paris 1852, 391 p. fac-similé
  • Joseph d'Ortigue, Introduction à l'étude comparée des tonalités et principalement du chant grégorien et de la musique moderne, L. Potier, Paris 1853, 235 p. fac-similé
  • Joseph d'Ortigue, Dictionnaire liturgique, historique et théorique de plain-chant et de musique de l'Église au Moyen Âge et dans les temps modernes, L. Potier, Paris 1854, 1563 p. fac-similé
  • P. C. C. Bogaerts et Edmond Duval, Études sur les livres choraux qui ont servi de base dans la publication des livres de chant grégorien édités à Malines, H. Dessain, Malines 1855, 127 p. fac-similé
  • Théodore Nisard, Études sur la restauration du chant grégorien au XIXe siècle, J.-M. Vater, Rennes 1856, 544 p. fac-similé
  • François-Auguste Gevaert, Méthode pour l'enseignement du plain-chant et la manière de l'accompagner, suivie de nomebeux exemples, 3e édition, Gevaert, Gand et Liège 1856, 86 p. fac-similé
  • Jules Bonhomme, Principes d'une véritable restauration du chant grégorien et examen de quelques éditions modernes de plain-chant, Jacques Lecoffre et Cie., Paris 1857, 300 p. fac-similé
  • Louis Niedermeyer et Joseph d'Ortigue, Traité théorique et pratique de l'accompagnement du plain-chant, 1re édition, E. Repos, Paris 1857, 116 p. fac-similé 2e édition 1859 (nouvelle édition en 1876 auprès de la BNF recommandée)
  • Louis Lambillotte et Le P. J. Dufour, Pratique du chant grégorien ou méthode pour le bien exécuter, extrait de l'Esthétique, théorie et pratique du chant grégorien, Librairie Adrien Le Clere et Cie., Paris 1857, 100 p. fac-similé
  • Augustin-Mathurin Gontier, Méthode raisonnée de plain-chant : le plain-chant considéré dans son rythme, sa tonalité et ses modes, Imprimerie Monnoyer, Le Mans 1859[170]
  • Augustin-Mathurin Gontier, Le plain-chant, son exécution, à MM. les membres du congrès pour la restauration du plain-chant, Imprimerie Monnoyer, Le Mans 1860, 48 p. fac-similé
  • Félix Clément, Des diverses réformes du chant grégorien, Librairie d'Adrien Le Clere, Paris 1860, 47 p. fac-similé
  • F. Raillard, Chant grégorien restauré, Librairie catholique et classique de Périsse Frères ainsi que Régis Ruffet, Paris 1861, 108 p. [lire en ligne]
  • Theodore Joseph De Vroye et Xavier van Elewyck, Les Congrès de Malines (1863 et 1864) et de Paris (1860), et la législation de l'Église sur cette matière, de la musique religieuse, Librairie Lethielleux, Typ. Vanlinthout Frères et Librairie Auguste Decq, Paris, Louvain et Bruxelles, 1866, 380 p. [lire en ligne]
  • Louis Niedermeyer et Joseph d'Ortigue, Traité théorique et pratique de l'accompagnement du plain-chant , nouvelle édition, Heugel & Cie., Paris 1876, 127 p. [lire en ligne]
  • Joseph Pothier, Les Mélodies grégoriennes d'après la tradition, Desclée, Lefebvre & Cie. / Georg Olms Verlag, Tournai / Hildesheim 1880 / 1982, 272 p. [extrait lire en ligne]
  • Charles-Émile Ruelle, Le congrès européen d'Arezzo pour l'étude et l'amélioration du chant liturgique, compte rendu non officiel suivi d'un appendice bibliographique, Librairie de Firmin-Didot et cie., Paris 1884, 48 p. [lire en ligne]

Entre 1901 et 1950[modifier | modifier le code]

  • Georges-Louis Houdard, La Science musicale grégorienne, extrait de la Revue des questions scientifiques (octobre 1901), Polleunis et Ceuterick, Louvain 1901, 35 p. fac-similé
  • Amédée Gastoué, Cours théorique et pratique de plain-chant romain grégorien, Édition de la Schola cantorum, Paris 1904, 222 p.
  • Amédée Gastoué, Les Origines du chant romain, l'Antiphonaire grégorien, Alphonse Picard & fils, Paris 1907
  • André Mocquereau, Le nombre musical grégorien ou rythmique grégorienne, théorie et pratique, tome I, Société de Saint-Jean l'Évangéliste ainsi que Desclée & Cie., Rome et Tournai 1908, 429 p.
  • Amédée Gastoué, Nouvelle méthode pratique de chant grégorien, seule entièrement conforme à l'Édition vaticane, Lecoffre, Paris 1909
  • Amédée Gastoué, Traité d'harmonisation du chant grégorien, sur un plan nouveau, Jeanin frères, Lyon 1910, 130 p. fac-similé (39087009925258text.pdf)
  • Amédée Gastoué, Le graduel et l'antiphonaire romains, histoire et description, Jeanin frères, Lyon 1913, 302 p. fac-similé
  • André Mocquereau, Le nombre musical grégorien ou rythmique grégorienne, théorie et pratique, tome II, Abbaye Saint-Pierre et Desclée & Cie., Solesmes et Paris 1927, 855 p.
  • René-Jean Hesbert, Antiphonale Missarum Sextuplex, Vromant / Herder, Bruxelles / Rome 1935 / 1967, 256 p.[57]
  • Joseph Gajard, Notions sur la rythmique grégorienne, Société de Saint-Jean l'Évangéliste, Paris, Rome et Tournai 1936 ainsi que 2e édition 1944, 76 p.
  • Benoît de Malherbe, Le chant grégorien, son rythme primitif, les règles de son interprétation, Librairie R. Giard, Genève 1941, 43 p. [171] et 2e édition Albin Michel, 1943, 71 p.
  • Paolo Ferretti, Esthétique grégorienne, ou, Traité des formes musicales du chant grégorien, Solesmes, Abbaye Saint-Pierre de Solesmes,‎ , 349 p. (ISBN 2852741342).
  • Benoît de Malherbe, Le chant grégorien, son rythme primitif, les règles de son interprétation, 3e édition, L'Observateur, 1946, 265 p[172].
  • Dominique Delalande, Le Graduel des Prêcheurs : vers la version authentique du Graduel grégorien : recherches sur les sources et la valeur de son texte musical, Cerf, Paris 1949, 288 p.
  • Joseph Gajard, La méthode de Solesmes, ses principes constitutifs, ses règles pratiques d'interprétation, Desclée et Cie., Paris, Tournai et Rome 1950, 94 p.

Entre 1951 et 2000[modifier | modifier le code]

  • Michel Huglo, Bibliographie grégorienne : 1935 - 1956, revue et augmentée, Abbaye Saint-Pierre, Solesmes 1958, 77 p.
  • René-Jean Hesbert, Corpus antiphonalium officii, Herder, Rome 1963-1979, 6 tomes[173]
  • Jean de Valois, Chant grégorien, Presses universitaires de France, Que sais-je? no 1041, Paris 1963
  • Eugène Cardine, Paleographia gregoriana, 1, Note raccolte dalle lezioni tenute da dom Eugène Cardine, Institut pontifical de musique sacrée, Rome 1967, 49 p[4].
  1. traduction en français par la Rév. Mère Marie-Élisabeth Mosseri, d'abord dans les Études grégoriennes, tome XI 1970, p. 1-158
  2. puis en tant qu'extrait, Sémiologie grégorienne, Abbaye Saint-Pierre, Solesmes 1978, (ISBN 2-85274-020-6) 158 p.
  • Pierre Combe, Histoire de la restauration du chant grégorien d'après des documents inédits, Solesmes et l'Édition vaticane, Abbaye Saint-Pierre, Solesmes 1969, 476 p.
  • Albert-Jacques Bescond, Le chant grégorien, 1re édition, collection Les traditions musicales, Buchet et Chastel, Paris 1972, 319 p[174].
  • Joseph Gajard, Les plus belles mélodies grégoriennes, Abbaye Saint-Pierre, Solesmes 1985, (ISBN 978-2-85274-196-6) 271 p.
  • Jacques Hourlier, Entretiens sur la spiritualité du chant grégorien, Abbaye Saint-Pierre, Solesmes 1985, (ISBN 978-2-85274-098-3) 80 p.
  • Jacques Viret, Le chant grégorien, 1re édition, L'Âge d'Homme, Lausanne 1986
  • Henri et André Charlier, Le chant grégorien, Éditions Dominique Martin Morin, Poitiers 1991, (ISBN 978-2-85652-134-2) 143 p[175].
  • Daniel Saulnier, Le chant grégorien : quelques jalons, 1re édition, Centre Culturel de l'Ouest et de la région des Pays de la Loire, 1995, 124 p.
  • Consociatio internationalis musicæ sacræ, Musicæ sacræ ministerium, Symposium - La Bible chantée, Chartres 1994, Anno XXXII no 1 & 2, Rome 1995, 111 p.
  • Jacques Hourlier, La notation musicale des chants liturgiques latins, La Froidfontaine et Abbaye Saint-Pierre, Solesmes 1996, (ISBN 2-85274-136-9) 72 p.
  • Eugène Cardine, Première année de chant grégorien - cours aux étudiants de l'institut pontifical de musique sacrée de Rome, Abbaye Saint-Pierre, Solesmes 1996, (ISBN 2-85274-183-0) 86 p.
  • Philippe Bernard, Du chant romain au chant grégorien (IVe ‑ XIIIe siècles), collection Patrimoine - Christianisme, Cerf, Paris 1996, (ISBN 978-2-204-05314-3) 992 p.
  • Daniel Saulnier, Les modes grégoriens, La Froidfontaine et Abbaye Saint-Pierre, Solesmes 1997, (ISBN 2-85274-193-8) 207 p.
  • Jean Duron (éd.), Plain-chant et liturgie en France au XVIIe siècle, Centre de musique baroque de Versailles et Édition Klincksieck, Versailles ainsi que Paris 1997, (ISBN 2-911239-02-4) 364 p.
  • Maurice Tillie (éd.), Le chant grégorien redécouvert : Précis théorique et pratique de chant grégorien sous la direction de Maurice Tillie, 1re édition, Éditions C.L.D., Chambray-lès-Tours 1997, (ISBN 978-2-85443-330-2) 298 p.
  • Albert-Jacques Bescond, Giedrius Gapsys (rév.), Le chant grégorien, 2e édition, collection Les traditions musicales, Buchet et Chastel, Paris 1999, (ISBN 978-2-283-01811-8) 272 p.

Après 2001[modifier | modifier le code]

  • Luigi Agustoni et Johannes Berchmans Göschel, Introduction à l'interprétation du chant grégorien : principes fondamentaux, Abbaye Saint-Pierre, Solesmes 2001, (ISBN 978-2-85274-203-1) 288 p[176].
  • Jacques Viret, Le chant grégorien et la tradition grégorienne, 2e édition, L'Âge d'Homme, Lausanne 2001, (ISBN 978-2-8251-3238-8) 528 p.
  • Eugène Cardine, Vue d'ensemble sur le chant Grégorien, La Froidfontaine et Abbaye Saint-Pierre, Solesmes 2002, (ISBN 2-85274-236-5) 31 p.
  • Daniel Saulnier, Le chant grégorien, 2e édition, Abbaye Saint-Pierre, Solesmes 2003, (ISBN 2-85274-243-8) 128 p.
  • Hervé Courau, Chant grégorien et participation active, Pierre Téqui, Paris 2004, (ISBN 978-2-7403-1136-3) 48 p.
  • Cécile Davy-Rigaux, Guillaume-Gabriel Nivers, un art du chant grégorien sous le règne de Louis XIV, Centre national de la recherche scientifique, Paris 2004, (ISBN 2-271-06167-9) 516 p.
  • Christian-Jacques Demollière (éd.), L'art du chantre carolingien, Éditions Serpenoise, Woippy 2004, (ISBN 2-87692-555-9) 192 p.
  • Michel Veuthey, À la découverte du chant grégorien, manuel d'initiation avec CD, Cerf, Paris 2004, (ISBN 978-2-204-07558-9) 98 p[177].
  • Paul Guicheteau, Le chant grégorien, chant sublime, François-Xavier de Guibert, Paris 2004, (ISBN 978-2-86839-811-6) 182 p.
  • Jacques Viret, Chant grégorien, collection B.A.-BA, Pardès, 2004 (2e édition: 2012), (ISBN 978-2-86714-336-6) 128 p.
  • Maurice Tillie (éd.), Le chant grégorien redécouvert : Précis de chant grégorien, Théorie et pratique, 2e édition, Éditions C.L.D., Chambray-lès-Tours 2004, (ISBN 978-2-85443-454-5) 367 p.
  • Marie-Emmanuel Pierre, Cantabo Domino, Cours de chant grégorien, La Froidfontaine et Abbaye Saint-Michel de Kergonan, Plouharnel 2005, (ISBN 978-2-9525681-0-4) 343 p.
  • Denis Crouan, La Messe en latin et en grégorien, Pierre Téqui, Paris 2006, (ISBN 978-2-7403-1258-2) 208 p.
  • Enrique Merello-Guilleminot, Introduction à la théorie et à l'exécution du chant grégorien, Pierre Téqui, Paris 2007, (ISBN 978-2-7403-1329-9) 102 p.
  • Alicia Scarcez, L'antiphonaire 12 A-B de Westmalle dans l'histoire du chant cistercien au XIIe siècle. Introduction historique, analyse, facsimilés, tableaux et index avec CD-ROM, Brepols, Turnhout 2011, (ISBN 978-2-503-53670-5) 868 p.
  • Traditions Monastiques, Laus in Ecclesia, apprendre le chant grégorien, manuel officiel de la Schola Saint-Grégoire, Le Mans 2011, (ISBN 978-2-87810-091-4) 352 p. avec CD[178]
  • Les Amis du Chœur grégorien de Paris, Rencontres grégoriennes, Chant grégorien, acte liturgique : du cloître à la cité, Paris, avril 2011, Les Amis du Chœur grégorien de Paris, Paris 2011 (ISBN 978-2-909799-02-5) 217 p.
  • Jacques Viret, Le chant grégorien, version enrichie, Eyrolle, Paris 2012, (ISBN 978-2-212-86883-8) 208 p.
  • Guillaume-Gabriel Nivers, Dessertation sur le chant grégorien… (Éd.1683), Hachette Livre BNF, Paris 2012, (ISBN 978-2-01-254047-7) 237 p.

Livre liturgique[modifier | modifier le code]

  1. tome I, Abbaye Saint-Pierre, Solesmes 1984, (ISBN 978-2-85274-083-9) 169 p.
  2. tome II, Abbaye Saint-Pierre, Solesmes 1985, (ISBN 978-2-85274-097-6) 190 p.
  3. tome III, Abbaye Saint-Pierre, Solesmes 1986, (ISBN 978-2-85274-104-1) 259 p.
  1. tome I, De tempore, Abbaye Saint-Pierre, Solesmes 2005, (ISBN 978-2-85274-266-6) 608 p[187].
  2. tome II, Psalterium diurnum, Abbaye Saint-Pierre, Solesmes 2006, (ISBN 978-2-85274-281-9) 304 p[187].
  3. tome III, De Sanctis, Abbaye Saint-Pierre, Solesmes 2008, (ISBN 978-2-85274-282-6) 584 p[187].
  4. tome IV, (pas encore publié)
  5. tome V, Proprium Solsemense, Abbaye Saint-Pierre, Solesmes 2009, (ISBN 978-2-85274-329-8) 86 p[187].
  1. tome I, (pas encore publié)
  2. tome II, Ad Vesperas in dominicis et festis, Abbaye Saint-Pierre, Solesmes 2009, (ISBN 978-2-85274-338-0) 780 p[189].
  1. tome I, De dominicis et festis, Con Brio et Libreria editrice Vaticana, Ratisbonne et Vatican 2011, (ISBN 978-3-940768-15-5) 538 p.

Série[modifier | modifier le code]

Revue[modifier | modifier le code]

  • Revue du chant grégorien (bimestrielle) : Grenoble 1892-1914 et 1919-1940
  • Revue grégorienne (bimestrielle) : 1911-1914 ; 1920-1939 ; 1946-1964
  • Études grégoriennes (- Chant grégorien, musicologie médiévale, liturgie, musiques sacrées) (annuelle) : Abbaye Saint-Pierre, Solesmes depuis 1954
  • Revue Una Voce - Chant grégorien, musique religieuse, liturgie catholique romaine, art sacré (bimestrielle) : Una Voce France, Paris de 1966 à nos jours[192]

Publication ancienne[modifier | modifier le code]

  • Pierre Maillart, Les tons ou discours, sur les modes de musique, et les tons de l'Église, et la distinction entre iceux, Charles Martin / Minkoff, Tournai / Genève 1610 / 1972 394 p[18].
  • Jacques P. Le Clerc et Pierre-Benoît de Jumilhac, La science et la pratique du plain-chant, où tout ce qui appartient à la pratique est étably par les principes de la science, et confirmé par le témoignage des anciens philosophes, des pères de l'Église, et des plus illustres musiciens ; entr'autres de Guy Aretin et Jean de Murs ; par un religieux bénédictin de la congrégation de S. Maur, Louis Bilaine, Paris 1673[193] [lire en ligne]
  • Jean Lebeuf, Traité historique et pratique sur le chant ecclésiastique, J. B. et J. T. Hérissant / Minkoff, Paris / Genève 1741 / 1972[194]
  • F. de La Feillée, Nouvelle méthode, pour apprendre facilement les règles du plain-chant et de la psalmodie, J. Faulcon, Poitiers 1748[195]
  • Cousin de Contamines, Traité critique du plain-chant, usité aujourd'hui dans l'Église, contenant les principes qui en montrent les défauts, et qui peuvent conduire à le rendre meilleur, avec approbation et privilège du Roy, P. G. Le Mercier, Paris 1749[196]
  • Léonard Poisson, Traité théorique et pratique du plain-chant, appelé grégorien, dans lequel on explique les vrais principes de cette science, suivant les auteurs anciens & modernes, avec approbation et privilège du Roy, Ph. N. Lottin et J. H. Butard, Paris 1750 [lire en ligne]

Discographie[modifier | modifier le code]

Grands prix et prix[modifier | modifier le code]

  • 1984 : Noël (Messe du jour et Messe de minuit), Chœur des moines de l'abbaye Saint-Pierre de Solesmes, Grand prix de l'Académie du disque français, 0028947243922[31]
  • 1996 : Requiem grégorien, Damien Poisblaude et Chœur Grégorien de Méditerranée, Diapason d'Or, Alphée 9611007[197]
  • 1997 : Les Répertoires de Saint-Gall, Chant Grégorien et Tropes, Ensemble Gilles Binchois, Diapason d'Or, Harmonia Mundi 905239[198]
  • 2008 : Chant, music for paradise (voir ci-dessous)

Albums les plus anciens[modifier | modifier le code]

Le plus ancien enregistrement disponible (long-seller)[modifier | modifier le code]

  • 1930 : Solesmes 1930, Chœur bénédictin de l'abbaye Saint-Pierre de Solesmes sous la direction de Dom Joseph Gajard, Abbaye Saint-Pierre CD 0826596024134[199]

Albums les plus vendus[modifier | modifier le code]

Selon un article de l'université de Stanford, six millions d'exemplaires de cet album auraient été vendus dans le monde entier[201].
Sorti en mai 2008, mais à la fin de l'année 2010 déjà, celui-ci comptait plus d'un million de disques vendus[202].
Disc de platine : en Autriche, en Allemagne, en Angleterre / Disc d'or : aux Pays-Bas, en Pologne, en Belgique

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Dictionnaires[modifier | modifier le code]

Articles généraux[modifier | modifier le code]

Livres liturgiques[modifier | modifier le code]

Documents anciens[modifier | modifier le code]

Offices en ligne[modifier | modifier le code]

émission 24h/24, y compris offices en direct, d'après la tradition bénédictine, en collaboration avec les abbaye Notre-Dame de Triors, abbaye Saint-Michel de Kergonan et abbaye Saint-Wandrille de Fontenelle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.doria.fi/handle/10024/32121?local=len&author=
  2. Inter pastoralis officii sollicitudes (1903)
  3. http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com/archive/2012/11/19/quand-l-universite-s-interesse-au-chant-gregorien-de-là-theo.html : « Ainsi, la première chanson populaire française connue, celle du roi Renaud, (Le Roy Renaud de guerre revint) est basée sur l'Ave Maris stella. C'est un exemple que je donne souvent à mes étudiants lorsque j'évoque devant eux le lien entre la poésie liturgique et le développement des langues vernaculaires au Moyen Âge. »
  4. a, b et c http://gregofacsimil.free.fr/02-ARTICLES/Article-pdf/Dom_Jacques-Marie_Guilmard/JG-Cardine-Bibliographie-Studi-Gregoriani(2004).pdf
  5. Normalement, c'est le salicus (3.4) qui représente cet élan. Mais, il faut que soit légère le mouvement précédent en raison de l'élan descendant, afin de préparer le sommet. Donc, la considération du notateur choisit un climacus (1.7) et un pes quassus. Pour optimiser la combinaison des neumes et achever la finesse d'expression, le pes quassus était fréquemment employé au lieu du salicus (également, c359 solus).
  6. Dans la région de Tours aussi, la graphie s'employait en tant que point d'interrogation pour les documents écrits ainsi que quilisma-pes dans les notations, pareillement (p. 123). Il est possible qu'il s'agisse de l'origine de celle de ¿, donc ?
  7. Le notateur y donna notamment deux t (tenete) pour préciser la valeur des notes précédente et suivante.
  8. C'était Pierre Maillart, chanoine de la cathédrale de Tournai, qui établit cette autonomie en 1610.
  9. http://books.google.fr/books?id=mWAo9-kdcHAC&pg=PA357
  10. Par conséquent, cette dernière syllabe « te » doit être légèrement chantée, parce qu'il s'agit d'une détente dans le contexte musical et qu'elle n'est pas accentuée selon le rythme verbal.
  11. Consociatio internationalis musicæ sacræ, Musicæ sacræ ministerium, Anno XXXVII - XXXVIII (2000 - 2001), Rome 2001, p. 81
  12. http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1114/Saint-Benoit-II.html
  13. Voir aussi, l'extrait de l' Année liturgique de Dom Guéranger http://www.abbaye-saint-benoit.ch/gueranger/anneliturgique/careme/saints/039.htm p. 474
  14. En fait, menacé par les Lombards, le pape Étienne II effectua un long voyage vers Saint-Denis de 752 à 753, afin d'appeler au secours Pépin le Bref. Ce dernier bénéficia désormais de l'office romain pour l'intégration du royaume (voir aussi, Dom Saulnier, Les racines orientales du chant grégorien)
  15. http://www.documentacatholicaomnia.eu/04z/z_0776-0852__Symphosius_Amalarius__Liber_De_Ordine_Antiphonarii__MLT.pdf.html texte intégral en latin
  16. http://eglise-orthodoxe-de-france.fr/les_racines_orientales_du_chant.htm
  17. traduction http://www.musicologie.org/publirem/docta_sanctorum.html
  18. a et b http://www.harmoniasacra.com/page-1045.html ; cet ouvrage avait notamment une influence sur la théorie de Guillaume-Gabriel Nivers.
  19. http://books.google.fr/books?id=h9xbNO7__ooC&pg=PA153
  20. http://books.google.fr/books?id=DQ4uY3zvpA0C&pg=PA66
  21. (en)http://en.wikipedia.org/wiki/Cappella_Giulia ; il était le chantre de cette chapelle papale depuis le 9 août 1558
  22. (en)http://en.wikipedia.org/wiki/Fernando_de_las_Infantas
  23. http://books.google.fr/books?id=I77LYIyweVMC&pg=PA239 Décret du cardinal Sterckx concernant le chant et la musique d'Église (1842)
  24. http://books.google.fr/books?id=J2VbAAAAQAAJ&pg=PA172
  25. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ccmed_0007-9731_1996_num_39_153_2639 Michel Huglo, La recherche en musicologie médiévale au XXe siècle, p. 72, dans les Cahiers de civilisation médiévale 1996
  26. Officiellement, c'était un décret déclaré par la Sacrée congrégation des rites le 8 janvier 1904 qui révoqua les privilèges des éditions de Ratisbonne (Gregorio Maria Sunol, Introduction à la paléographie musicale grégorienne, p. 420, Desclée 1935).
  27. https://books.google.fr/books?id=trGPSkRs5h8C&pg=PA23
  28. http://www.musique-liturgique.com/gregorien/les-textes/140-encyclique-musicae-sacrae-de-pie-xii
  29. http://cths.fr/an/prosopo.php?id=1191
  30. http://www.academie-francaise.fr/rene-jean-hesbert
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  32. http://palmus.free.fr/These/These-Titre.htm
  33. [PDF]http://bibnum.enc.sorbonne.fr/omeka/tires-a-part/08940484X p. 12
  34. http://www.abbayedesolesmes.fr/FR/editions/livres.php?cmY9MTc2
  35. (it)http://www.vatican.va/holy_father/paul_vi/audiences/1969/documents/hf_p-vi_aud_19691126_it.html texte intégral en italien ; voir Il passaggio alla lingua parlata
  36. http://www.abbayedesolesmes.fr/FR/editions/livres.php?cmY9MTM1
  37. http://www.univ-nancy2.fr/MOYENAGE/UREEF/MUSICOLOGIE/CMN/bibcmn.htm Université Nancy II, voir Exposition " Une tradition millénaire "
  38. a et b http://www.artetmusique.org/page_artiste.php?id=le_choeur_gregorien_du_mans
  39. http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/letters/2003/documents/hf_jp-ii_let_20031203_musica-sacra_fr.html
  40. http://www.lemonde.fr/europe/article_interactif/2005/04/08/rome-celebre-les-funerailles-de-jean-paul-ii_636683_3214.html
  41. D'après un article du Figaro le 13 mai 2011, seuls trois diocèses français (Mende, Viviers et Châlons-en-Champagne) ne l'appliquaient pas encore en 2011. http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/05/13/01016-20110513ARTFIG00614-les-messes-en-latin-ont-double-en-quatre-ans.php
  42. Const. lit., art. 54 ; Instr. Inter OEcumenici, no 59 ; Instr. Musicam sacram, no 47 ; Ordo cantus Missae, 1972
  43. L'oraison dominicale, c'est-à-dire le Notre Père (Pater Noster)
  44. On estime le nombre de célébrations, entre deux cents [1] ; mais vraisemblablement sans compter les célébrations dans les monastères) et cinq cents environ [2].
  45. http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_const_19631204_sacrosanctum-concilium_fr.html Sacrosanctum concilium (1963), chapitre 54, « On veillera cependant à ce que les fidèles puissent dire ou chanter ensemble, en langue latine, aussi les parties de l'ordinaire de la messe qui leur reviennent. »
  46. http://www.schola-sainte-cecile.com/2011/05/13/instruction-universae-ecclesiae-sur-lapplication-du-motu-proprio-summorum-pontificum
  47. http://www.dici.org/actualites/benoit-xvi-rappelle-la-vocation-de-la-musique-liturgique
  48. a et b http://www.centrumgregoriaans.be/cursus.html
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  50. http://choeur-gregorien-de-paris.asso.fr/formationsframe.html
  51. http://www.choeur-gregorien-de-paris.asso.fr/formationsframe.html
  52. http://www.musique-sacree-notredamedeparis.fr/spip.php?article17
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  57. (en)http://books.google.fr/books?id=ezVH2h6PKUcC&pg=PA41 (fac-similé)
  58. Il y a une petite confusion dans cette vidéo. Le texte The book of Common praier fut publié en 1549 tandis que son livre de chant The book of Common praier noted fut publié en 1550.
  59. (en)http://www.stjohnsdetroit.org/music
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  62. (en)http://journals.cambridge.org/action/displayJournal?jid=PMM
  63. (en)http://www.cyberhymnal.org/bio/d/o/douglas_cw.htm
  64. (en)http://anglicanhistory.org/music/douglas/list.html II. Liturgies and plainsong editions
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  66. (en)http://www.stutler.cc/russ/sing_psalms.html
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