Metal chrétien

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Metal chrétien

Origines stylistiques Heavy metal,
Musique chrétienne
Origines culturelles Drapeau des États-Unis États-Unis
durant les années 1970
Instruments typiques Guitare,
basse,
batterie
Popularité Répandue mondialement, surtout dans les années 1990
Scènes régionales Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de l'Allemagne Allemagne (speed et thrash metal ainsi que metal industriel)
Drapeau : DanemarkDrapeau : FinlandeDrapeau : NorvègeDrapeau : Suède Scandinavie (metal extrême)
Voir aussi Metal,
Christianisme

Genres dérivés

Unblack metal

Genres associés

Tous les genres de metal.,
Punk chrétien,
Rock chrétien

Le metal chrétien est un terme utilisé pour décrire le mouvement des groupes de heavy metal et de ses sous-genres qui incorporent des thèmes chrétiens et des paroles chrétiennes dans leur musique.

Historique[modifier | modifier le code]

Contexte : Heavy metal et Christianisme[modifier | modifier le code]

Cesare Bonizzi, moine et chanteur du groupe Fratello Metallo

Lorsque le heavy metal est popularisé dans les années 1960, il devient aussitôt symbole de rébellion, d'immoralité et de rejet des valeurs enseignées par le christianisme. Les premiers groupes de heavy metal, tels Black Sabbath, achèvent de donner une image destructrice au genre musical en alliant heavy metal et symboles sataniques. Ces différentes affiliations entre style musical proprement dit et symboles divers ont tôt fait de discréditer les amateurs de heavy metal en tout genres, et de les relayer au rang d'imbéciles immoraux, incapables de raisonnement et bons pour l'Enfer[1].

Des groupes comme Mötley Crüe, Ratt ou encore Twisted Sister utilisent des thèmes tels la haine, l'abandon sexuel, l'abus de drogue, la violence et le désespoir, thèmes qui trouvent un écho chez des millions de jeunes acheteurs de disques. En 1980, au vu de l'attrait croissant du métal, la Coalition internationale contre la violence télévisuelle "attire l'attention sur le potentiel destructeur des vidéos musicales, dont plusieurs représentent clairement la violence et la rébellion"[1]. Un homme d'église britannique, amateur de métal, analyse le fait que les sons de guitare à distorsion, les rythmes "intenses" et les voix "musclées", les morceaux de heavy metal sont "insensibles à la peur face à la mort, la violence et la destruction", et que "l'attrait pour Satan ou le Mal au travers du métal est un jeu, motivé par le désir de choquer".

Le moine capucin italien, Cesare Bonizzi, chanteur dans le groupe de heavy Fratello Metallo déclare:

« Il y a peut-être certains groupes de métal sataniques mais, je pense que c'est un acte de marketing pour augmenter les ventes.
le métal est la langue la plus énergetique, vitale, profonde et musicalement vraie que je connais[2]. »

Origines[modifier | modifier le code]

Le metal chrétien tire ses origines du Jesus Movement, à la fin des années 1960 et au début des 1970. Le Jesus movement est un mouvement hippie, composé de hippies convertis et comportant une idéologie chrétienne. Ces gens, communément appelés Jesus People, développèrent un mouvement musical baptisé Jesus Music qui prit racine en Californie du Sud quand des musiciens de rue se convertissent. Ces musiciens continuent donc de jouer le même style de musique, mais y insèrent un message chrétien. Larry Norman est l'un des premiers musicien à faire du rock chrétien et a enregistré le tout premier album de ce genre, Upon This Rock en 1969[3]. Le morceau de Norman "Why Should the Devil Have All the Good Music?" (littéralement: "Pourquoi le diable devrait-il avoir toute la bonne musique?") résume la façon de penser de ces musiciens.

Le premier groupe de hard rock chrétien est probablement le groupe californien Agape, fondé tard dans les années 1960. Connus pour leurs influences blues et rock psychédélique, Agape enregistre un album en 1971, intitulé "Gospel Hard Rock" ("évangile hard rock"), suivi par "Victims of Tradition" en 1972[4]. Par la suite, le groupe Resurrection Band se fonde en 1972, dans la communauté de Jesus People de Milwaukee, et enregistre l'album hard rock Music to Raise the Dead en 1974. Le groupe Suédois Jerusalem, fondé en 1975, est également cité au nombre des groupes de hard rock chrétiens des premiers temps[3]. En 1978, Resurrection Band sort "Awaiting Your Reply", et Jerusalem sort "Jerusalem (Volume 1)" ces deux albums ont un impact très fort sur la culture musicale chrétienne[5].

Durant cette période, le heavy metal était un genre encore nouveau pour l'industrie musicale chrétienne, et de nombreux labels chrétiens ne s'attendaient pas à ce que ce genre se vende bien. Malgré cela, "Awaiting Your Reply" frappe un grand coup sur le marché chrétien, et on lui attribue le no 6 des albums chrétiens les mieux vendus. Jerusalem s'accorde aussi une forte influence, élargit son auditoire, et vend 20'000 albums les six premiers mois, fait encore inouï dans le milieu du rock chrétien[6]. Le groupe Canadien Daniel Band (en) fait aussi partie des premiers du genre[3],[5], ainsi que Barnabas[7].

Les années 1980[modifier | modifier le code]

Concert de stryper

Tôt dans les années 1980, on compte quatre groupes notables dans le heavy metal chrétien: Messiah Prophet[8], Saint[9], Leviticus[10] et Stryper[3]. Même si le débat existe sur quel groupe a été fondé le premier, le groupe de glam metal Californien Stryper était le plus populaire. Ils sont également les tout premiers à se réclamer comme groupe de metal chrétien. Stryper attire aussi l'attention, par leur façon de jeter des Bibles dans le public pendant les concerts[3]. Au début la plupart des fans de Stryper étaient chrétiens, mais rapidement leur public s'élargit vers des auditeurs séculiers[11]. Dans les années 1980, les groupes de metal chrétiens suivaient les tendances général du métal en général[3].

Au milieu des années 1980, le heavy metal se divise en deux genres autonomes. Le groupe de doom metal Trouble est connu pour être le premier groupe taxé de "white metal", depuis que leur premiers albums, Psalm 9 et The Skull présentent des références bibliques[12]. L'origine du terme "white metal" reste cependant obscure. Il est probable que le label séculier Metal Blade Records l'ait utilisé comme terme marketing, en contraste avec "black metal"[13].

Bientôt, la controverse à propos des croyances et des buts du metal chrétien éclate dans le milieu du metal. Même Stryper, très célèbre à cette époque, reçoit un accueil hostile à un festival hollandais en 1985[14]. Sans prendre cela en considération, Stryper aide énormément à populariser le metal chrétien. Ils sont les premiers chrétiens à faire un album de platine. L'album To Hell with the Devil (1986) vend deux millions de copies, et remporte un Grammy Award. Les clips vidéos pour les morceaux "Free", "Calling on You" et "Honestly" passent des semaines au Top 10 de Music Television, "Free" restant no 1 pendant douze semaines (l'équivalent de 60 jours), du 4 mai au 24 juillet 1987[15],[16].

« Pendant les années 1980, le "white metal" et le black metal émergent. Leurs thèmes sont diamétralement opposés, l'un d'entre eux présente les "bonnes nouvelles", et l'autre les "mauvaises". Les deux genres comportent des groupes dont le son représente le metal dans sa totalité. Le white metal est maintenant appelé metal chrétien. Profitant de la popularité du heavy metal, le metal chrétien transforme le code du heavy afin de servir les intérêts de sectes évangéliques ou d'autres dénominations. C'est également un effort missionnaire pour recruter des membres et sauver des âmes. [...] Le black metal est l'exact contraire du christianisme: au lieu des Cieux, il prône l'Enfer. Symboles et imagerie sataniques ont fait partie intégrante du heavy metal depuis le début, avec Black Sabbath et Led Zeppelin. Dans l'ouest il n'y a pas de meilleur signe de rébellion. Mais des groupes tels que Mercyful Fate déclarent que ce n'est pas un jeu. Leur proclamation d'être des vrais croyants, adorateurs du diable, est vue par beaucoup comme un coup de marketing. »

— La sociologue Deena Weinstein donne son avis sur les début du métal chrétien. (Cette citation dénote d'une certaine partialité.)"[17]

Non content d'être controversé par des fans non-croyants, le metal chrétien devient également la proie des critiques de fondamentalistes. Allmusic écrit que: "lorsque les dirigeants d'église accusaient le heavy metal d'encourager le Satanisme, Stryper prouvait que le metal et le hard rock pouvaient très bien être utilisés pour promouvoir le Christianisme. Le groupe Californien était mal vu autant par les chrétiens (qui refusaient la compatibilité entre le metal et l'église) que par certains metalleux, et maintenant Stryper vend des millions d'albums autant aux chrétiens qu'aux séculiers."[18] Par exemple, le télévangéliste Jimmy Swaggart a écrit un livre intitulé Religious Rock n' Roll – A Wolf in Sheep's Clothing ("Le Rock'n'Roll chrétien - Un loup déguisé en brebis") en 1987, afin de critiquer la scène metal chrétien, particulièrement Stryper, mais aussi Larry Norman ainsi que d'autres groupes, déplorant leur façon d'utiliser le heavy metal pour prêcher l'évangile.

Beaucoup de nouveaux groupes se forment au fil du temps, attirant l'attention de labels spécialisés dans la musique chrétienne.

Émergence de fanzines, de labels et de Sanctuary[modifier | modifier le code]

Le metal chrétien ne tarde pas à développer ses propres labels et réseaux. Le premier label chrétien est Pure Metal Records, une sous-branche de Refuge Records. Bientôt apparaissent d'autres labels, tels R.E.X. Records et Intense Records.

Les magazines de musiques réguliers ne laissant pas beaucoup de place au metal chrétien, des fanzines sont publiés dans plusieurs pays, avec en première position HM Magazine, sous son nom d'origine Heaven's Metal, publié pour la première fois aux États-Unis en 1985. Durant cette période, presque tous les labels de musique chrétienne commencent à s'intéresser au metal, et ils annoncent les groupes dernièrement signés sur leurs listes dans Heaven's Metal, puisque c'est le seul média à couvrir le mouvement. Bientôt, ce qui n'était qu'un petit fanzine devient officiel et bénéficie d'une publication professionnelle. Heaven's Metal atteint bientôt les 15'000 lecteurs. La plupart du temps, dès qu'un groupe est publié dans le magazine, ses ventes augmentent[5],[19]. Tard dans les années '80 et au début de la décennie suivante, les groupes les plus underground sont distribués dans les librairies chrétiennes, et les fanzines vendent également des copies de cassettes de metal aux fans.

Dans les années 1980, beaucoup de fans de metal convertis au Christianisme à travers le metal chrétien sont rejetés des églises traditionnelles. En 1984, le pasteur Bob Beeman constate le problème et, pour pallier cela, démarre un ministère appelé Sanctuary - The Rock and Roll Refuge[20]. De cette organisation et de la camaraderie qui en résulte, naissent des alliances de musiciens et de groupes, tels Tourniquet, Deliverance, Vengeance et Mortal, qui deviennent des petites révolutions dans la culture musicale chrétienne. La première personne à conduire la louange de Sanctuary n'est autre que le chanteur de Stryper Michael Sweet, et plus tard le bassiste de Barren Cross, Jim LaVerde. Sanctuary sponsorise le premier festival de metal chrétien, The Metal Mardi Gras, qui a lieu à Los Angeles en 1987. L'expérience est très positive, et bientôt de nombreux autres festivals s'organisent ailleurs. L'action de Sanctuary se répand, et vit son apogée dans les années 1990, avec trente-six paroisses dans tous les États-Unis. Ces paroisses ont un impact notable sur le metal chrétien: des groupes voués à la célébrité, comme P.O.D., ont donné leur premier concert à Sanctuary[21].

Tard dans les années 1990, les personnes travaillant pour les paroisses sentent que l'attitude des églises par rapport aux metalleux, aux rockers et aux punks devient plus positive, et donc que l'organisation n'a plus vraiment raison d'être. La plupart des paroisses ferment leurs portes. Sanctuary devient alors Sanctuary International, et propose des études sur le Christianisme et la foi. La nouvelle organisation comporte également une radio baptisée "Intense Radio", à laquelle on répertoriait, en 2003, 150'000 auditeurs[21].

Fin 1980 et années 1990[modifier | modifier le code]

Doug Van Pelt de HM Magazine écrit que le metal chrétien vit son "Âge d'Or" entre fin 1980 et début 1990[22]. En 1987, on répertoriait plus de cent groupes de metal chrétien, et leurs albums se vendaient aussi bien dans des entreprises de distribution chrétiennes que séculières[17]. En 1988, les quatre plus grands groupes de metal chrétien (à part Stryper) sont Whitecross, Bloodgood, Barren Cross et Leviticus[23]. Le groupe Bride, originaire du Kentucky, qui faisaient du speed metal au départ (particulièrement sur l'album Live to Die), ont grandement élargi leur public en enregistrant Snakes in the Playground en 1992. Bien que critiqués à cause de leur changement soudain de style pour quelque chose de plus "chaud"[24], ils sont toujours considérés comme "une force primitive au centre du metal chrétien"[25].

En 1989, les Californiens de X-Sinner enregistrement leur premier album, Get It, et deviennent le groupe dont on parle le plus dans le milieu white metal de l'époque[26]. Notés pour avoir un son metal classique, proche de celui d'AC/DC[26],[27],[28], X-Sinner s'est fait un devoir de rester à la tête du mouvement metal chrétien[28].

Le groupe de glam metal Holy Soldier, également Californien, enregistre un album éponyme sous Word and A&M Records en 1990, album qui rencontre un succès critique et commercial. Deux ans plu tard, le groupe poursuit avec Last Train, un autre succès, qui les conduit à une tournée dans soixante villes du monde. Le groupe Guardian attire l'intérêt du milieu avec son album Fire and Love, et une de leurs vidéos est incluse dans le tournus de "MTV's Headbangers Ball"[29]. Le groupe de heavy Angelica lance la carrière du chanteur Rob Rock, qui poursuit son succès dans le groupe du guitariste virtuose Chris Impellitteri durant les années 1980 et 1990, et entreprend une carrière solo avec l'album Rage of Creation[30].

Au début des années 1990, la montée en puissance de plusieurs styles musicaux, spécialement le grunge, commence à prendre la place dominante du courant principal musical, et relaye le heavy au rang underground pour une dizaine d'années[31]. Les musiciens heavy metal entreprennent de chercher les limites de la musique, et donc les chrétiens commencent à faire du metal extrême. Bientôt, le death metal remplace le thrash en popularité. Le public metalleux se tourne de plus en plus vers des sons extrêmes, et délaissent les styles populaires[32]. Au même titre que d'autres groupes de glam, Stryper, perdant sa popularité, se sépare en 1993[33].

Bruce Moore écrit dans le livre en ligne Metal Missionaries que durant le milieu des années 1990, le metal chrétien "cessa de copier les groupes séculiers pour assimiler sa juste place sur la scène de la musique extrême, et les artistes qui pratiquèrent cela devinrent influents pour développer ce genre relativement nouveau, mais grandissant."[34] Pourvu d'une qualité musicale certaine et une crédibilité plus grande, des groupes chrétien de metal et de hardcore signent des contrats autant avec des labels chrétiens tels Tooth & Nail Records, Solid State Records et Facedown Records qu'avec des labels séculiers tels Metal Blade Records et Victory Records. Le label séculier allemand Nuclear Blast produit également des groupes chrétiens, et non des moindres. Torodd Fuglesteg de Norway's Arctic Serenades Records déclare: "Le propriétaire de Nuclear Blast était un chrétien convaincu, et il poussait tout ce qui avait des visions chrétiennes au travers de Nuclear Blast. Mortification et Horde ont été propulsés comme des fous par le label, alors que des autres poussent du matériel purement satanique."[35] Le groupe Australien Horde marque fortement le début du unblack metal. Tapant ouvertement dans la provocation directe à l'encontre des musiciens satanistes de black metal, Horde enregistre anonymement son seul et unique album, Hellig Usvart en 1994.

Les années 2000[modifier | modifier le code]

Le début du vingt-et-unième siècle marque aussi le début d'un mouvement auquel le metal chrétien contribuera beaucoup: le metalcore. As I Lay Dying en a été à l'avant-garde, ainsi qu'Underoath depuis 2002[36]. À cette période, plusieurs groupes gagnent l'estime du public. Il y a des groupes chrétiens représentés dans chaque sous-genre de metal. Le mouvement s'est propagé dans le monde entier depuis ses débuts en 1980, et il existe maintenant des centaines de groupes chrétiens actifs. Inspirés par le nouveau souffle du metal, plusieurs groupes du mouvement de base se reforment, notamment Saint, Bloodgood et Stryper[37]. En octobre 2004, Doug Van Pelt redonne le nom de Heaven's Metal à son magazine, auparavant changé pour HM Magazine[38]. L'internet joue un rôle significatif dans la nouvelle vie du metal chrétien. Une multitude de sites et de communautés en ligne dédient leurs efforts au metal chrétien, musique, groupes, concerts et festivals.

Pour la première fois depuis le succès de Stryper dans les années '80, certains groupes chrétiens, comme Underoath ou P.O.D. rencontrent une grande célébrité et commencent à vendre des millions d'albums à des fans de toutes confessions. P.O.D. devient le groupe chrétien le plus célèbre lorsque son album Satellite (2001) devient multi-platine[39]. La popularité du metalcore est principalement due à des groupes chrétiens, comme ceux cités plus haut, ou encore August Burns Red, Norma Jean, Haste the Day, The Devil Wears Prada, Disciple et Demon Hunter. As I Lay Dying entre en huitième position dans le classement du Billboard 200 pour ses ventes, et est nominé au Grammy des meilleures performances metal pour son single "Nothing Left", tiré de l'album An Ocean Between Us de 2007[40]. Cet album fait ses débuts chez Metal Blade Records, classé no 19 au Canada. Aux États-Unis, près de 40'000 copies sont vendues la première semaine. La deuxième semaine, il est classé no 39 dans ces deux pays. Il est également classé no 177 aux Royaumes Unis et no 154 au Japon[41].

Dans son édition sur l'année 2006 (parue en février 2007), le magazine Revolver évoque le metal chrétien comme le phénomène de l'année[42]. L'éditeur en chef Tom Beaujour interviewe les chanteurs des groupes As I Lay Dying, Demon Hunter, Norma Jean, et Underoath (Tim Lambesis, Ryan Clark, Cory Brandan Putman, and Spencer Chamberlain, respectivement) pour sa une. Tooth and Nail Records, P.O.D. Zao, War of Ages, Still Remains et He Is Legend étaient également mentionnés[43].

Fusion de genres[modifier | modifier le code]

Thrash metal chrétien[modifier | modifier le code]

Power et progressive metal chrétien[modifier | modifier le code]

Metal extrême chrétien[modifier | modifier le code]

Doom[modifier | modifier le code]

Paramaecium est un d'un pionniers du Doom chrétien

Death metal chrétien[modifier | modifier le code]

En 1990, le groupe australien Mortification devient le premier groupe chrétien largement reconnu de death metal. Leur album Scrolls of the Megilloth (1992) rapporte au groupe une certaine attention de de la scène metal underground, selon Allmusic. Environ au même moment, le groupe Living Sacrifice se montre à l'origine du thrash et du death metal chrétien, en particulier sur les albums Nonexistent (1992) et Inhabit (1994).

Allmusic considère que:

« Le terme "death metal chrétien" apparaît comme l'un des oxymores les plus comiques de la musique[44]. »

Le groupe norvégien Extol sort en 1998 l'album Burial appelé "révolutionnaire". Ce communiqué peut avoir à lui seul la responsabilité de la renaissance du Metal extrême centré sur le Christ. Le groupe fut populaire parmi les fans de métal à la fois chrétiens et séculiers et participa la plupart du temps aux tournées de groupes connus plus "laïques"[45],[46].

Unblack metal[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Unblack metal.

L'unblack metal est la variante chrétienne du black metal. Ce genre est parfois appelé aussi HUBM pour « Holy UnBlack Metal ». C'est un genre controversé, car certains fans de black metal pensent que le nihilisme et le sentiment anti-chrétien et plus généralement anti-religieux est la base du black metal.
Le début du mouvement unblack dépend de la définition qu'on lui donne. Horde est souvent considéré comme premier groupe de unblack avec la sortie anonyme du premier album, Hellig Usvart, en 1994. Cet album a causé beaucoup de controverse dans la scène black metal, et des menaces de mort ont été envoyées, en demandant à la maison de disques de révéler les noms des membres du groupe.
Beaucoup d'autres groupes sont arrivés par la suite. Antestor avait sorti son album, "The Return of the Black Death", en 1998, sur Cacophonous Records, l'une des plus grandes maisons de disques de black metal en Europe. Mais quand la maison de disques découvrit que les membres étaient chrétiens, elle les a immédiatement laissé tomber. Bien que l'unblack metal n'ait pas reçu de succès du grand public dans la musique (chrétienne ou non), quelques groupes, comme Crimson Thorn, ont joué au Cornerstone Festival, l'un des plus grands festivals dans l'Illinois.

Metalcore chrétien[modifier | modifier le code]

Autre[modifier | modifier le code]

Liste de quelque groupes de metal chrétien[modifier | modifier le code]

Antestor Unblack metal Drapeau de la Norvège Norvège
As I Lay Dying Metalcore Drapeau des États-Unis États-Unis
August Burns Red Metalcore Drapeau des États-Unis États-Unis
Becoming the Archetype Deathcore Drapeau des États-Unis États-Unis
Crimson Moonlight Unblack metal Drapeau de la Suède Suède
Demon Hunter Metalcore Drapeau des États-Unis États-Unis
Disciple Hard rock Drapeau des États-Unis États-Unis
Divinefire Power metal / Speed metal Drapeau de la Suède Suède
Extol Death metal Drapeau de la Norvège Norvège
For Today Metalcore Drapeau des États-Unis États-Unis
Frost Like Ashes Unblack metal Drapeau des États-Unis États-Unis
Horde Unblack metal Drapeau de l'Australie Australie
Killswitch Engage Metalcore Drapeau des États-Unis États-Unis
Mortification Death metal Drapeau de l'Australie Australie
Norma Jean Metalcore Drapeau des États-Unis États-Unis
P.O.D. Nu metal Drapeau des États-Unis États-Unis
Skillet Metal alternatif Drapeau des États-Unis États-Unis
Still Remains Metalcore Drapeau des États-Unis États-Unis
Stryper Glam Metal Drapeau des États-Unis États-Unis
The Devil Wears Prada Metalcore Drapeau des États-Unis États-Unis
The Lead hard-core Drapeau des États-Unis États-Unis
Underoath Metalcore Drapeau des États-Unis États-Unis
Virgin Black Gothic / Doom Drapeau de l'Australie Australie
Whitecross Heavy metal Drapeau des États-Unis États-Unis
Fratello Metallo Heavy metal Drapeau de l'Italie Italie

Controverse[modifier | modifier le code]

Beaucoup de groupes de metal populaires ne s'identifient pas comme des groupes chrétiens, mais utilisent leurs paroles pour parler de Dieu d'une manière positive. Certains groupes, comme Virgin Black et Klank, ont des membres chrétiens mais préfèrent rester dans le marché général. D'autres groupes plus populaires qui ont des membres chrétiens sont Anthrax (Dan Spitz), Blind Guardian (Hansi Kursch), Iron Maiden (Nicko McBrain)[47], Pyramaze (Lance King), Shadow Gallery, Magnitude 9, Dream Theater, Savatage, et Megadeth (Dave Mustaine et David Ellefson). D'autres groupes, comme Killswitch Engage [6] et Linkin Park [48] ont des membres qui ont grandi dans des familles chrétiennes, ce qui fait remonter des thèmes spirituels dans leurs paroles.

De plus, même dans certains groupe de musique ne se voulant pas proprement chrétiens on peut trouver des éléments a teneur christique explicite. Ainsi, par exemple, il est fréquent de voir Zakk Wylde, guitariste-chanteur leadeur du groupe Black Label Society et catholique irlandais, faire son signe de croix sur scène lorsqu'il joue In This River ou qu'il parle de son ami Dimebag Darrell en public. De plus, Dieu fait partie de son code d'honneur créé pour Black Label Society.

« Je suis toujours reconnaissant pour tout. J'aime Jésus Christ et j'aime Dieu. Je ne questionne jamais, je remercie toujours. (...) Peu importe ce que le Bon Dieu met sur ta route, la raison pour laquelle tu es là est parce que tu peux supporter le poids des épreuves. »

— Zakk Wylde, Interview Zakk Wylde

D'un autre côté, certains artistes déclarent être chrétiens tout en jouant dans des groupes avec des thèmes ou paroles anti-chrétiennes. Tom Araya, le chanteur de Slayer, déclare être catholique, mais il chante ouvertement des paroles anti-chrétiennes. Ralph Santolla, le guitariste de Deicide, un groupe connu pour ses thèmes Sataniques et anti-chrétiens, est un autre catholique pratiquant.


Certains fans de metal considèrent l'utilisation de paroles chrétiennes contraire aux "vraies" valeurs du metal. En revanche, certains mouvements chrétiens, principalement ceux dans les branches King-James-Only, considèrent tous types de rock et de metal comme contraires à leur foi et ce, quelles que soient les paroles ou les croyances des membres du groupe. Par contre, beaucoup de fans et d'artistes considèrent le metal comme un autre genre de musique, parallèle au blues, la musique classique, le jazz, le punk, et la hip-hop. Ces gens déclarent que l'instrumentation de la musique est indépendante du message qui est véhiculé par la musique. Donc, le métal chrétien est créé quand des chrétiens composent du metal d'une manière qui reflète leur foi.

Concerts & festival[modifier | modifier le code]

Compte tenu de l'image sataniste du metal, entretenue par les médias, peu d'églises sont disposées à accueillir des concerts.

Quelques festivals accueillent des groupes de metal chrétien. Beaucoup peuvent être vus au Cornerstone Festival dans l'Illinois ou en Floride ou tous les sept ans au Bobfest en Europe.(Le dernier Bobfest a eu lieu en 2005.) Chaque mois d’août depuis 1994, le plus gros festival alternatif chrétien européen est organisé par le mouvement Jesus Freaks en Allemagne à Gotha : Le Freakstock. d'autre festivals comme Purple Door ([7]), dans Lewisberry, PA, qui est centré sur des groupes locaux. Le Underground Cafe de Roseville, Californie, accueille beaucoup de groupes de metal chrétien/hardcore.

Il y a aussi de petits festivals principalement dédié au métal chrétien comme l'Elements of Rock à Uster en Suisse, le Blast Of Eternity d'Heilbronn en Allemagne ou encore le Nordic Fest, qui a eu lieu de 2002 à 2011[49].

Labels d’enregistrement[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Esychia Pneuma, White Metal du Bruit Pour L'homme en Croix, Camion Blanc,‎ 2014, 640 p. (ISBN 9782357795952).
  • (en) Mark Hale, Headbangers, Ann Arbor, Michigan, Popular Culture, Ink,‎ 1993 (ISBN 1-56075-029-4).
  • (en) Eileen Luhr, Witnessing suburbia: conservatives and Christian youth culture, University of California Press,‎ 2009 (ISBN 978-0-520-25594-4)
  • (en) Marcus Moberg, Faster for the master: exploring issues of religious expression and alternative Christian identity within the Finnish Christian metal music scene, Turku, Åbo Akademi University Press,‎ 2009, PDF (ISBN 978-951-765-492-0, lire en ligne)
  • (en) Bruce E Moore, Metal Missionaries: The Assimilation of Extreme Christian Music into Mainstream Consciousness, Australie, Undark.net,‎ 2010, PDF
  • (en) Mark Allan Powell, Encyclopedia of Contemporary Christian Music, Peabody, Massachusetts, Hendrickson Publishers,‎ 2002, 1e éd. (ISBN 1-56563-679-1)
  • (en) John J Thompson, Raised by Wolves: The Story of Christian Rock & Roll, Ottawa, ECW Press,‎ 2000, 1e éd. (ISBN 1-55022-421-2)
  • (en) Deena Weinstein, Heavy metal: the music and its culture, Da Capo Press,‎ 2000 (ISBN 978-0-306-80970-5)

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • (en) Christian Hardrock Radio chrétienne diffusant du métal chrétien.
  • (en) Reign Radio Radio chrétienne diffusant du rock et du métal chrétien.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b [1], Article sur Christianity Today
  2. (en) Romagna, Emilia, « Friar to open heavy metal concert », Italymag,‎ June 26, 2008 (consulté le 29 novembre 2010)
  3. a, b, c, d, e et f (en) Dan Kapelovitz, « Heavy Metal Jesus Freaks - Headbanging for Christ », Mean Magazine,‎ février 2001 (lire en ligne)
  4. Thompson 2000, "Heavenly Metal", p. 154
  5. a, b et c (en) Johannes Jonsson, « Christian Metal History », The Metal For Jesus Page!, MetalForJesus.org (consulté le 19 décembre 2007)
  6. Powell 2002, "Jerusalem", pp. 448–449
  7. Thompson 2000, "Heavenly Metal", p. 155
  8. [2] article sur Messiah Prophet
  9. [3] article sur Saint
  10. [4] article sur Leviticus
  11. Christe, Ian (2003). Sound of the Beast: The Complete Headbanging History of Heavy Metal. Pages 196. HarperCollins. ISBN 0-380-81127-8
  12. (en) Rivadavia, Eduardo, « Trouble », Allmusic (consulté le 29 novembre 2007)
  13. (en) Lahtonen, Luxi, « Interview with Trouble », Metal-rules.com (consulté le 6 septembre 2007)
  14. Christe, Ian (2003). Sound of the Beast: The Complete Headbanging History of Heavy Metal. Pages 204. HarperCollins. ISBN 0-380-81127-8
  15. Hale 1993, "2869 Stryper", p. 336
  16. Thompson 2000, "Heavenly Metal", p. 152-156
  17. a et b Weinstein 2000, "Heavenly Metal: The beast that refuses to die", p. 53-54 (traduction libre)
  18. (en) Alex Henderson, « Stryper - The Yellow and Black Attack! », Allmusic (consulté le 19 décembre 2007)
  19. Langer, Andy, « Heaven's Metal », Weekwire,‎ 7 août 2000 (consulté le 11 décembre 2007)
  20. [5] site officiel du Pasteur Bob Beeman
  21. a et b « Interview with Pastor Bob Beeman », RadioJC.net, Metal Service II,‎ 7 août 2000 (consulté le 11 décembre 2007)
  22. (en) Sciarretto, Amy, « HM Magazine Chooses Top Christian Metal Albums of All Time », Noise Creep (consulté le 17 juillet 2010)
  23. (en) Doug Van Pelt, G Dugo, F Salvo, L Cicero, G Ansanelli, C Calcagni et A Segre, « Why Are All The Children Headbanging », CCM Magazine, vol. 12, no 2,‎ août 1989, p. 14–15, 32 (ISSN 1524-7848, liens PubMed? et DOI?)
  24. (en) Long, Andy, « Bride - The Best of Bride », Cross Rhythms, no 60,‎ 2000-12-01 (lire en ligne)
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