Kérygme

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Le kérygme (du grec ancien κήρυγμα / kérugma, « proclamation à voix haute », de κῆρυξ / kêrux, le « héraut ») désigne, dans le vocabulaire religieux chrétien, l'énoncé premier de la foi, la profession de foi fondamentale des premiers chrétiens. Il se compose de trois énoncés essentiels :

Dans le Nouveau Testament figure d'abord le kérygme de Pierre, le jour de la Pentecôte (Ac 2:22-24 puis 32 et 38) :

« Hommes israélites, écoutez ces paroles : Jésus le Nazaréen, homme approuvé de Dieu auprès de vous par les miracles et les prodiges et les signes que Dieu a faits par lui au milieu de vous, comme vous-mêmes vous le savez, ayant été livré par le conseil défini et par la préconnaissance de Dieu — lui, vous l'avez cloué à une croix et vous l'avez fait périr par la main d'hommes iniques, lequel Dieu a ressuscité, ayant délié les douleurs de la mort, puisqu'il n'était pas possible qu'il fût retenu par elle. (...) Ce Jésus, Dieu l'a ressuscité, ce dont nous, nous sommes tous témoins. (...) Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, en rémission des péchés; et vous recevrez le don du Saint Esprit.»

Le kérygme de saint Paul, plus court, insistant davantage sur la résurrection, figure dans la première épître aux Corinthiens (1 Co 15:1-8) :

« Or je vous fais savoir, frères, l'évangile que je vous ai annoncé, que vous avez aussi reçu, et dans lequel vous êtes, que Christ est mort pour nos péchés, selon les écritures, et qu'il a été enseveli, et qu'il a été ressuscité le troisième jour, selon les écritures ; et qu'il a été vu de Céphas [Pierre], puis des douze. Ensuite il a été vu de plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart sont demeurés en vie jusqu'à présent, mais quelques-uns aussi se sont endormis. Ensuite il a été vu de Jacques, puis de tous les apôtres ; et, après tous, comme d'un avorton, il a été vu aussi de moi. »

C'est également le titre de deux épîtres apocryphes : le Kérygme de Saint Pierre, et le Kérygme de Saint Paul.

Plus tard, face au développement des hérésies, le kérygme sera développé en profession de foi, comprenant davantage d'énoncés dogmatiques. Les deux principales sont :

Les citations du Nouveau Testament sont issues de la traduction de John Nelson Darby.

L'exhortation apostolique Evangelii gaudium (La joie de l'évangile) fait référence à plusieurs reprises au kérygme.

On notera que le kérygme ne fait aucune référence à l'Ancien Testament[1].

Références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]