Symbole de Nicée

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Icône montrant quatre évêques du concile de Nicée aux côtés de l'empereur Constantin, tenant ensemble le texte du symbole.

Le symbole de Nicée est une profession de foi chrétienne qui en résume les points fondamentaux. Il fut promulgué lors du concile de Nicée de 325 et complété lors du concile de Constantinople de 381. Cette profession de foi est parfois appelée « symbole de Nicée-Constantinople ».

L'essentiel des affirmations du symbole de Nicée est partagé par les confessions chrétiennes majoritaires, catholicisme, orthodoxie et la plupart des églises issues du protestantisme[1].

On appelle parfois abusivement "symbole de Nicée-Constantinople" un texte modifié en 809 sous l'impulsion de Charlemagne et qui fait toujours autorité dans le catholicisme et le protestantisme. Dans les liturgies latines ce texte est également dénommé « Credo ».

Historique[modifier | modifier le code]

Le 1er concile de Nicée en 325, premier concile oecuménique[modifier | modifier le code]

Situation politique et religieuse[modifier | modifier le code]

En 324, l'empereur Constantin Ier rétablit l'unité de l'empire avec sa victoire contre l'empereur Licinius à Adrianopole en juin de cette année. Depuis l'an 312, Constantin est converti au christianisme et soutient dès lors l'Église. Le christianisme depuis l'édit de Milan proclamé en 313, n'est plus persécuté et il va s'étendre progressivement dans tout l'empire. Cependant des opinions jugées, a posteriori, comme hérétiques se développent comme l'arianisme qui défend la thèse d'une distinction de nature entre Dieu et le Christ.

La tenue du concile[modifier | modifier le code]

Pour établir une unité au sein de l'Église, Constantin Ier décide la tenue d'un concile[D 1] qui se tient de juin à août 325 dans la ville de Nicée. Tous les évêques, tant ceux d'Occident que ceux d'Orient, sont réunis afin de décider d'une loi (doxa, du grec, c'est-à-dire un dogme) commune aux chrétiens[D 2]. Parmi les représentants on trouve ceux du pape Sylvestre Ier[D 1] et presque toutes les tendances du christianisme sont représentées. Cela conduit à la mise en place de façon quasi-unanime un socle commun de croyance, exprimé en peu de mots ainsi qu'à une série de décisions religieuses. L'hérésie arienne est rejetée et le parti trinitaire, qui proclame l'identité de nature entre les trois formes de Dieu (le Père, le Christ et le Saint-Esprit), impose son opinion.

À l'origine du symbole de Nicée on trouve la confession de foi utilisée habituellement en Palestine[R 1] et plus précisément il s'agirait, selon Eusèbe de Césarée, du Credo baptismal de l'église de Césarée[D 1]. Lors du concile de Nicée, il faut écrire un exposé de foi reçu par tous, et c'est ce texte qui est finalement accepté par la majorité du concile.

« Nous croyons en un seul Dieu, Père tout-puissant, Créateur de toutes choses visibles et invisibles. Et en un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, engendré du Père, c'est-à-dire, de la substance du Père. Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu ; engendré et non fait, consubstantiel au Père ; par qui toutes choses ont été faites au ciel et en la terre. Qui, pour nous autres hommes et pour notre salut, est descendu des cieux, s'est incarné et s'est fait homme ; a souffert, est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, et viendra juger les vivants et les morts. Et au Saint-Esprit.

Ceux qui disent : il y a un temps où il n’était pas : avant de naître, il n’était pas ; il a été tiré du néant ; il est d’une substance (hypostasis), d’une essence (ousia) différente, il a été créé ; le Fils de Dieu est muable et sujet au changement, l’Église catholique et apostolique les anathématise »

Cet exposé, par l'utilisation du terme homooussios s'opposait nettement aux affirmations subordinatianistes d'Arius. "Dans l'anathématisme final on retint une formule malheureuse, qui établissait une équivalence entre ousia et hypostasis, deux termes dont il fallut préciser la distinction par la suite[2]".

Le 1er concile de Constantinople en 381, second concile oecuménique[modifier | modifier le code]

Situation politique et religieuse[modifier | modifier le code]

Bien que la doctrine d'Arius ait été rejeté lors du concile de Nicée, les tenants de ce courant réussissent à maintenir leur influence et les décisions du concile sont contestées pendant plus de 50 ans, jusqu'à l'accession au pouvoir de l'empereur Théodose. D'autres hérésies menacent l'unité chrétienne comme le macédonianisme qui refuse la divinité du Saint-Esprit. En 380, le pape Damase Ier demande à l'empereur Théodose l'organisation d'un concile afin de régler les questions religieuses en suspens et de nommer un évêque pour Constantinople[3]. En effet, le trône épiscopal de la ville était convoité par deux personnalités, Maxime le Cynique et Grégoire de Nazianze.

La tenue du concile[modifier | modifier le code]

En mai 381, commence donc le premier concile de Constantinople. Seuls ceux qui reconnaissent le symbole de Nicée sont acceptés et les ariens doivent abandonner la place. Les cent cinquante évêques tous orientaux (les évêques occidentaux n'ont pas été conviés) enrichissent le symbole de Nicée en développant les passages relatifs à l’Incarnation et à l’Esprit–Saint dont la divinité est proclamée et remplacent les anathèmes de conclusion par un développement sur l’Église et le monde à venir.

Symbole de Nicée-Constantinople[modifier | modifier le code]

Comparaison entre le texte de 325 et celui de 381[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant, présente les deux textes adoptés par les conciles[n 1],[n 2]. Les parties du texte de 325 qui sont omises ou déplacées dans la version de 381 sont mises entre parenthèses, les phrases ajoutées en 381 sont écrites en italiques :

Premier concile de Nicée (325), 1er oecuménique Premier concile de Constantinople (381), 2d oecuménique
Nous croyons en un seul Dieu Père tout-puissant, créateur de toutes les choses visibles et invisibles. Nous croyons en un seul Dieu Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de toutes les choses visibles et invisibles.
Et en un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, né du Père, (c’est-à-dire de la substance du Père), Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu ; engendré, et non fait, consubstantiel au Père, par qui tout a été fait (ce qui est au ciel et sur la terre) ; qui pour nous, hommes, et pour notre salut est descendu, s’est incarné et s’est fait homme ; a souffert, est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, et viendra de nouveau juger les vivants et les morts. Et en un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles, Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu ; engendré et non fait, consubstantiel au Père, par qui tout a été fait ; qui pour nous hommes et pour notre salut est descendu des cieux, s’est incarné par le Saint-Esprit, de la Vierge Marie et s’est fait homme ; qui en outre a été crucifié pour nous sous Ponce-Pilate, a souffert, a été enseveli et est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures ; qui est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père, d’où il viendra avec gloire juger les vivants et les morts ; dont le règne n’aura pas de fin.
Et au Saint-Esprit. Nous croyons au Saint-Esprit, Seigneur et vivifiant, qui procède du Père, doit être adoré et glorifié avec le Père et le Fils, qui a parlé par les saints prophètes.
(Ceux qui disent : il y a un temps où il n’était pas : avant de naître, il n’était pas ; il a été fait comme les êtres tirés du néant ; il est d’une substance, d’une essence différente, il a été créé ; le Fils de Dieu est muable et sujet au changement, l’Église catholique et apostolique les anathématise) Et l’Église, une, sainte, catholique et apostolique. Nous confessons un seul baptême pour la rémission des péchés. Nous attendons la résurrection des morts et la vie du siècle à venir. Ainsi-soit-il.

"Ce symbole qui conserve les principaux éléments de celui de Nicée (dont l'homooussios), en diffère sur plusieurs points. Contre Marcel d'Ancyre, il déclare que "son règne (celui du Fils) n'aura pas de fin" ; contre les pneumatomaques macédoniens, il développe l'article sur l'Esprit… L'anathème final de Nicée disparaît, et avec lui la fâcheuse identification de l'ousie et de l'hypostase[4].".

Différentes versions du texte de Nicée-Constantinople[modifier | modifier le code]

Texte original grec[modifier | modifier le code]

Le symbole de Nicée-Constantinople a été formulé en grec. Bien que le texte original contienne les termes « Πιστεύομεν… ὁμολογοῦμεν… προσδοκοῦμεν » (Nous croyons… nous confessons… nous attendons), le texte utilisé dans la liturgie par les Églises de tradition byzantine met ces trois verbes à la première personne du singulier « Πιστεύω… ὁμολογῶ… προσδοκῶ » (Je crois… je confesse… j'attends), pour accentuer le caractère personnel de la proclamation du credo[5].

Πιστεύω εἰς ἕνα Θεόν, Πατέρα, Παντοκράτορα, ποιητὴν οὐρανοῦ καὶ γῆς, ὁρατῶν τε πάντων καὶ ἀοράτων.
Καὶ εἰς ἕνα Κύριον Ἰησοῦν Χριστόν, τὸν Υἱὸν τοῦ Θεοῦ τὸν μονογενῆ, τὸν ἐκ τοῦ Πατρὸς γεννηθέντα πρὸ πάντων τῶν αἰώνων· φῶς ἐκ φωτός, Θεὸν ἀληθινὸν ἐκ Θεοῦ ἀληθινοῦ, γεννηθέντα οὐ ποιηθέντα, ὁμοούσιον τῷ Πατρί, δι' οὗ τὰ πάντα ἐγένετο. Τὸν δι' ἡμᾶς τοὺς ἀνθρώπους καὶ διὰ τὴν ἡμετέραν σωτηρίαν κατελθόντα ἐκ τῶν οὐρανῶν καὶ σαρκωθέντα ἐκ Πνεύματος Ἁγίου καὶ Μαρίας τῆς Παρθένου καὶ ἐνανθρωπήσαντα. Σταυρωθέντα τε ὑπὲρ ἡμῶν ἐπὶ Ποντίου Πιλάτου, καὶ παθόντα καὶ ταφέντα. Καὶ ἀναστάντα τῇ τρίτῃ ἡμέρα κατὰ τὰς Γραφάς. Καὶ ἀνελθόντα εἰς τοὺς οὐρανοὺς καὶ καθεζόμενον ἐκ δεξιῶν τοῦ Πατρός. Καὶ πάλιν ἐρχόμενον μετὰ δόξης κρῖναι ζῶντας καὶ νεκρούς, οὗ τῆς βασιλείας οὐκ ἔσται τέλος.
Καὶ εἰς τὸ Πνεῦμα τὸ Ἅγιον, τὸ κύριον, τὸ ζωοποιόν, τὸ ἐκ τοῦ Πατρὸς ἐκπορευόμενον, τὸ σὺν Πατρὶ καὶ Υἱῷ συμπροσκυνούμενον καὶ συνδοξαζόμενον, τὸ λαλῆσαν διὰ τῶν προφητῶν. Εἰς μίαν, Ἁγίαν, Καθολικὴν καὶ Ἀποστολικὴν Ἐκκλησίαν. Ὁμολογῶ ἓν βάπτισμα εἰς ἄφεσιν ἁμαρτιῶν. Προσδοκῶ ἀνάστασιν νεκρῶν. Καὶ ζωὴν τοῦ μέλλοντος αἰῶνος. Ἀμήν
[6].

Texte latin[modifier | modifier le code]

Le symbole de Nicée-Constatinople, tel que le pape de Rome Léon III l'a fait graver, avec le texte grec, sur des plaques d'argent et afficher sur les portes de sa cathédrale Saint-Sauveur du Latran pour s'opposer aux modifications imposées par Charlemagne et le concile d'Aix-la-Chapelle en 809 :

Credo in unum Deum, Patrem omnipoténtem, factόrem cæli et terræ, visibílium όmnium, et invisibílium. Et in unum Dόminum Iesum Christum, Fílium Dei unigénitum. Et ex Patre natum ante όmnia sæcula. Deum de Deo, lumen de lúmine, Deum verum de Deo vero. Génitum, non factum, consubstantiálem Patri : per quem όmnia facta sunt. Qui propter nos hόmines, et propter nostram salútem descéndit de cælis. Et incarnátus est de Spíritu Sancto ex María Vírgine : et homo factus est. Crucifíxus étiam pro nobis : sub Pόntio Piláto passus, et sepúltus est. Et resurréxit tértia die, secúndum Scriptúras. Et ascéndit in cælum : sedet ad déxteram Patris. Et íterum ventúrus est cum glόria iudicáre vivos, et mόrtuos : cuius regni non erit finis. Et in Spíritum Sanctum, Dόminum, et vivificántem : qui ex Patre procédit. Qui cum Patre, et Filio simul adorátur, et conglorificátur : qui locútus est per Prophétas. Et unam, sanctam, cathόlicam et apostόlicam Ecclésiam. Confíteor unum baptísma in remissiόnem peccatόrum. Et expécto resurrectiόnem mortuόrum. Et vitam ventúri sǽculi. Amen.

Texte français[modifier | modifier le code]

Une traduction française utilisée dans la liturgie des communautés orthodoxes francophones :

Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de l'univers visible et invisible.
Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles ; il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu. Engendré, non pas créé, de même nature que le Père, et par lui tout a été fait. Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel ; par l'Esprit-Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s'est fait homme. Crucifié pour nous sous Ponce Pilate, il souffrit sa passion et fut mis au tombeau. Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Écritures, et il monta au ciel ; il est assis à la droite du Père. Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts; et son règne n'aura pas de fin.
Je crois en l'Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ; il procède du Père. Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire ; il a parlé par les prophètes. Je crois en l'Église, une, sainte, catholique et apostolique. Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés. J'attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir. Amen.

Texte arabe[modifier | modifier le code]

En usage dans les communautés rattachées aux patriarcats orthodoxes d'Antioche et de Jérusalem.

أومن بإله واحد، آب ضابط الكل، خالق السماء والأرض، كل ما يرى وما لا يرى. وبرب واحد يسوع المسيح، ابن الله الوحيد، المولود من الآب قبل كل الدهور، نور من نور، إله حق من إله حق، مولود غير مخلوق، مساو للآب في الجوهر، الذي به كان كل شيء. الذي من أجلنا نحن البشر ومن أجل خلاصنا، نزل من السماء، وتجسد من الروح القدس ومن مريم العذراء وتأنس. وصلب عنا على عهد بيلاطس البنطي، وتألم وقبر. وقام في اليوم الثالث كما في الكتب. وصعد إلى السماء، وجلس عن يمين الآب. وأيضا يأتي بمجد ليدين الأحياء والأموات، الذي لا فناء لملكه.


وبالروح القدس، الرب المحيي، المنبثق من الآب. الذي هو مع الآب والابن مسجود له وممجد، الناطق بالأنبياء.

وبكنيسة واحدة، جامعة مقدسة رسولية. وأعترف بمعمودية واحدة لمغفرة الخطايا. وأترجى قيامة الموتى، والحياة في الدهر الآتي، آمين.

Évolution ultérieure du texte : Symbole de Nicée-Constantinople-Aix la Chapelle[modifier | modifier le code]

Lors du IIIe concile de Tolède en 589, a été rajouté, dans la version latine, le mot Filioque pour introduire le Fils dans la procession du Saint-Esprit : « le Saint-Esprit procède du Père et du Fils ». Cette adjonction qui ne concernait jusqu'alors que l'Église d'Espagne est imposée par Charlemagne, contre l'avis du pape Léon III, lors du 3ème concile d'Aix-la-Chapelle en 809. Après de nombreux débats, disputes et conciles, cette adjonction est définitivement adoptée en 1014 par les Églises occidentales. Toutes les Églises orthodoxes, Églises des sept conciles, Églises des trois conciles et Églises des deux conciles, quant à elles, refusent cet ajout. Les premières le condamnent même comme une violation du septième canon du concile d'Éphèse, 3ème concile oecuménique. Le terme filioque en effet ne se trouve ni dans les textes du concile de Nicée ni dans ceux de Constantinople. C'est une des raisons principales du schisme de 1054 entre Rome d'une part et d'autre part Constantinople et les autres patriarcats orientaux.

Texte en latin[modifier | modifier le code]

La traduction latine officielle utilisée dans la liturgie catholique actuelle est la suivante :

Credo in unum Deum, Patrem omnipoténtem, factόrem cæli et terræ, visibílium όmnium, et invisibílium. Et in unum Dόminum Iesum Christum, Fílium Dei unigénitum. Et ex Patre natum ante όmnia sæcula. Deum de Deo, lumen de lúmine, Deum verum de Deo vero. Génitum, non factum, consubstantiálem Patri : per quem όmnia facta sunt. Qui propter nos hόmines, et propter nostram salútem descéndit de cælis. Et incarnátus est de Spíritu Sancto ex María Vírgine : et homo factus est. Crucifíxus étiam pro nobis : sub Pόntio Piláto passus, et sepúltus est. Et resurréxit tértia die, secúndum Scriptúras. Et ascéndit in cælum : sedet ad déxteram Patris. Et íterum ventúrus est cum glόria iudicáre vivos, et mόrtuos : cuius regni non erit finis. Et in Spíritum Sanctum, Dόminum, et vivificántem : qui ex Patre Filiόque procédit. Qui cum Patre, et Filio simul adorátur, et conglorificátur : qui locútus est per Prophétas. Et unam, sanctam, cathόlicam et apostόlicam Ecclésiam. Confíteor unum baptísma in remissiόnem peccatόrum. Et expécto resurrectiόnem mortuόrum. Et vitam ventúri sǽculi. Amen.

Texte en français[modifier | modifier le code]

La traduction officielle en français utilisée dans la liturgie catholique est la suivante :

Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de l'univers visible et invisible.
Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles ; il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu. Engendré, non pas créé, de même nature que le Père, et par lui tout a été fait. Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel ; par l'Esprit-Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s'est fait homme. Crucifié pour nous sous Ponce Pilate, il souffrit sa passion et fut mis au tombeau. Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Écritures, et il monta au ciel ; il est assis à la droite du Père. Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts; et son règne n'aura pas de fin.
Je crois en l'Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ; il procède du Père et du Fils. Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire ; il a parlé par les prophètes. Je crois en l'Église, une, sainte, catholique et apostolique. Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés. J'attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir. Amen.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c p. 6
  2. p. 5
  1. p. 247

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Dans le protestantisme, les unitariens ne reconnaissent pas la Trinité ; d'autre part « si la Réforme du XVIe siècle n'a en effet pas mis en cause les premiers conciles œcuméniques, leur réception effective fait aujourd'hui problème dans certaines Églises protestantes, réformées notamment. (...)», Jean-Marc Prieur, « La Charte œcuménique européenne : Aspects théologiques » in Positions luthériennes, vol. 50, no 3, 2002, p. 232
  2. Maraval, op. cité, p. 320.
  3. Christopher Wordsworth, A Church history, Rivingtons,‎ 1882, 312– p. (lire en ligne)
  4. Maraval, op. cité, p. 344.
  5. Ce texte est récité par le pape de Rome lorsqu'il célèbre la messe en grec.
  6. Source : archevêché grec orthodoxe d'Amérique

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Gervais Dumeige, Textes doctrinaux du magistère de l'Église sur la foi catholique, Paris, de l'Orante,‎ 1993, 560 p. (ISBN 978-2-7031-1068-2, lire en ligne)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Willy Rordorf, Liturgie, foi et vie des premiers Chrétiens : études patristiques, Beauchesne,‎ 1986, 520 p. (ISBN 2701011221, lire en ligne)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Pierre Maraval, Le christianisme de Constantin à la conquête arabe, PUF, 1997.


Liens externes[modifier | modifier le code]