Mircea Eliade

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Mircea Eliade

Activités Historien des religions
Mythologue
Philosophe
Romancier
Naissance 13 mars 1907
Bucarest
Drapeau : Roumanie Royaume de Roumanie
Décès 22 avril 1986 (à 79 ans)
Chicago
Drapeau des États-Unis États-Unis
Langue d'écriture Roumain
Français
Anglais
Genres Poésie, Nouvelle, Roman, Essai

Œuvres principales

Mircea Eliade (13 mars 1907 à Bucarest - 22 avril 1986 à Chicago) est un historien des religions, mythologue, philosophe et romancier roumain. Il parlait et écrivait couramment cinq langues (roumain, français, allemand, italien et anglais) et savait lire aussi l'hébreu, le persan et le sanskrit, mais la majeure partie de ses travaux universitaires a été écrite d'abord en roumain, puis en français et en anglais.

Mircea Eliade est considéré comme l'un des fondateurs de l'histoire moderne des religions. Savant studieux des mythes, Eliade élabora une vision comparée des religions, en trouvant des relations de proximité entre différentes cultures et moments historiques. Au centre de l'expérience religieuse de l’homme, Eliade situe la notion du « Sacré ».

Sa formation comme historien et philosophe l'a amené à étudier les mythes, les rêves, les visions, le mysticisme et l'extase. En Inde, Eliade étudia le yoga et lut, directement en sanscrit, des textes classiques de l'hindouisme qui n'avaient pas été traduits dans des langues occidentales.

Auteur prolifique, il cherche à trouver une synthèse dans les thèmes qu'il aborde (excepté dans son Histoire des religions, qui reste purement analytique). De ses documents est souvent souligné le concept de « Hiérophanie », par lequel Eliade définit la manifestation du transcendant dans un objet ou dans un phénomène de notre cosmos habituel.

Vers la fin du XXe siècle, quelques textes d'Eliade nourrissent la vision gnoséologique de mouvements religieux, apparus avec la contre-culture des années 1960.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Mircea Eliade a grandi dans une famille chrétienne orthodoxe[1]. En 1921, à l'âge de 14 ans, il publie son premier article Comment j’ai découvert la pierre philosophale[2]. Il s'intéresse très tôt à la philosophie, la philologie et l'étude des langues étrangères. Vers 1925, il maîtrise déjà l'allemand, l'anglais, le français et l'italien[1].

Études et engagements politiques[modifier | modifier le code]

Il s'inscrit à la faculté de philosophie de l'université de Bucarest en 1925. C'est alors qu'il subit l'influence de Nicolae C. Ionescu (mieux connu en Roumanie sous le nom de Nae Ionescu), qui était alors assistant professeur de logique et de mathématique et journaliste. L'engagement de ce confrère à l'extrême-droite et le sien fut critiqué et a terni la réputation d'Eliade[1], [3].

Il consacre son mémoire de maîtrise à la Renaissance italienne et, en particulier, aux philosophes Marsile Ficin et Giordano Bruno. L'humanisme de la Renaissance est demeuré une influence majeure dans les travaux d'Eliade[1].

Mais de récentes recherches (par Alexandra Laignel-Lavastine et de Daniel Dubuisson[4],[5]) montrent qu'Eliade a aussi cédé aux sirènes à la mode dans sa jeunesse, en devenant l'un des chefs de file de la « Jeune Génération roumaine » (un mouvement nationaliste) en 1927[5]. À cette époque, ses articles dans la revue Vremea et le quotidien Cuvântul ont contribué à donner une assise philosophique au « Mouvement Légionnaire » (Garde de fer) de Codreanu[6]. On le voit alors ennemi des Lumières, des francs-maçons, du bolchévisme, de la démocratie parlementaire (instaurée en Roumanie en 1921), influences considérées comme « d'importation étrangère », et partisan de « l'insurrection ethnique » de la majorité roumaine (globalement moins instruite) contre les minorités locales et « l'invasion juive[5] ».

En 1928, il fait la connaissance, à l'Université de Bucarest, d'Émile Cioran lui aussi lié à la Garde de fer[7] et Eugène Ionesco, prélude à une longue amitié qui se poursuit par la suite en France.

Après l'obtention d'une licence de philosophie en 1928, il part pour l'Inde à l'âge de vingt et un ans. Il séjourne durant trois ans à Calcutta (Bengale occidental, Inde) où il prépare son doctorat. Ce voyage est pour lui une véritable initiation qui marquera ses travaux ultérieurs. Il rentre en Roumanie en décembre 1931 et commence la rédaction de sa thèse sur le yoga qui deviendra Le Yoga, immortalité et liberté[8].

Parallèlement, il poursuit une carrière d'écrivain. Son roman Maitreyi. La Nuit bengali (trad. franç., Gallimard, 1950) obtient un prix au printemps 1933[8]. La même année, il devient docteur en philosophie. De 1933 à 1940, il enseigne la philosophie indienne à l'Université de Bucarest.

Dans la revue Vremea (« Le Temps » en roumain) du 10 septembre 1936, publie des écrits antimaçonniques. Il suggère un rapprochement entre la « mentalité » des francs-maçons et celle des communistes russes qu'il juge « monovalente » et « abstraite ».

En 1937, il rencontre Julius Evola – admirateur de Codreanu, alors en voyage en Roumanie – chez Nae Ionescu. Ce sera le début d'une correspondance régulière entre les deux hommes[9].

Ses agissements au sein de la garde de Fer lui valent d'être arrêté le 14 juillet 1938 et brièvement incarcéré[5].

En octobre 1940, lorsque la « Garde de fer » arrive au pouvoir en même temps que la dictature militaire de Ion Antonescu (l'État national légionnaire, Statul Național Legionar)[6], Eliade est nommé attaché culturel du régime auprès de la légation de Roumanie à Londres. Il sera considéré par les services secrets britanniques comme "le plus nazi" des membres de la légation roumaine[5]. Il remplit la même fonction de janvier 1941 jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale à l'ambassade du Portugal, à Lisbonne. Il rédige alors un livre à la gloire de « L'État chrétien et totalitaire » de Salazar (Salazar și revoluția în Portugalia, 1942)[6].

Après-guerre[modifier | modifier le code]

À l'automne 1945, il s'installe à Paris et Georges Dumézil l'invite à la Ve section de l'École pratique des hautes études pour présenter les premiers chapitres de ce qui deviendra plus tard son Traité d'histoire des religions[8].

La même année, il rédige en roumain Les Prolégomènes à l'histoire des religions, qui paraîtront par la suite en français sous le titre de Traité d'histoire des religions (1949) avec une préface de Dumézil[2]. En 1949, il se fait particulièrement connaître du public français avec la parution de son essai sur Le Mythe de l'éternel retour (Gallimard).

En 1956, il fait paraître son ouvrage le plus célèbre, Le Sacré et le Profane (Gallimard, 1956). Durant ces années, il fréquente régulièrement les rencontres d’Eranos (fondées par Carl Gustav Jung) à Ascona (Suisse)[2].

À partir de cette période, Eliade et son épouse Christinel Cottesco voyagent en Europe et aux États-Unis, poursuivant leurs recherches, tout en étant sollicités de part et d'autre pour des conférences et des colloques.

Carrière aux États-Unis[modifier | modifier le code]

En 1959, l'université de Chicago lui confie la chaire d'histoire des religions, ce qui ne mettra pas fin à son exil qu'il considère comme partie intégrante de son œuvre et de sa personnalité[8].

Théories et histoire des religions[modifier | modifier le code]

En 1953 Eliade publia « Les mythes du monde moderne[10] », un essai très remarqué qui expliquait que la lecture quotidienne de l'homme du XXe siècle prolonge les activités mythologiques de l'ère des religions déistes. Il note aussi que les grandes idéologies (nazisme, communisme...) de notre temps sont des créations mythologiques. Mais ces idées n'ont pas été poursuivies, ni par Eliade, ni par l'histoire des religions. (Elles l'ont été, par contre, par toute la branche de la psychologie archétypique dont James Hillman est le promoteur[11]). Dans les premiers volumes de son « Histoire des croyances et des idées religieuses » on promet une suite comportant l'analyse des « théologies athéistes (sic) contemporaines », mais un deuxième volume parut, puis un troisième sans parvenir aux temps présents. Eliade ne désirait probablement pas « transférer » les idéologies dans le domaine religieux. Deux lectures sont possibles de l'essai: Pour beaucoup de lecteurs, notamment de l'édition en anglais, Eliade prend ses distances avec tout ce qui est profane (« secular »). En traitant le communisme de mythe, il le diminue et le met devant ses propres contradictions. Les mythologies modernes seraient des fragments ou des survivances de la créativité d'autrefois. Mais selon une autre lecture de l'essai, Eliade voulait, au contraire, souligner la continuité dans l'évolution. En conclusion de l'essai il dit : « Il est indispensable de reconnaître qu'il n'existe plus de solution de continuité entre le monde « primitif » ou « arriéré » et l'Occident moderne. Il ne suffit plus, comme il suffisait il y a un demi-siècle, de découvrir et d'admirer l'art nègre ou océanien ; il faut redécouvrir les sources spirituelles de ces arts en nous-mêmes, il faut prendre conscience de ce qui reste encore de « mythique » dans une existence moderne, et qui reste tel, justement parce que ce comportement est, lui aussi, consubstantiel à la condition humaine, en tant qu'il exprime l'angoisse devant le Temps. »

La première lecture focalise sur le marxisme anti-religieux comme l'« adversaire » des religions. La deuxième considère que beaucoup des pionniers du mouvement social français ont revendiqué l'étiquette religieuse pour le mouvement[12] et cela jusqu'à Léon Blum en 1945 (À l'échelle humaine). Dans son essai Eliade s'empare de l'idée de l'absence de « solution de continuité[13] » dans l'histoire des idées, mais ensuite il l'abandonne.

Carrière littéraire[modifier | modifier le code]

Engagements et postérité[modifier | modifier le code]

À partir de 1970, il est membre du comité de patronage de la revue Nouvelle École du Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne (GRECE) aux côtés notamment de personnalités comme Jean Mabire et Roland Gaucher, mais aussi des représentants de l'ésotérisme et du mysticisme tels Raymond Abellio ou Louis Pauwels[14]. Eliade fait également partie des maîtres à penser de la Nouvelle Droite avec Julius Evola et divers auteurs allemands appartenant à la mouvance de la Révolution conservatrice[15]. Cependant les intellectuels de ce réseau ont aussi utilisé la pensée de bon nombre d'autres savants réputés comme Georges Dumézil, Christian J. Guyonvarc'h, Martin Heideggeretc.[16].

Dans Occultisme, sorcellerie et modes culturelles (1978), Eliade n'hésite pas à témoigner de son admiration pour René Guénon, ce qui a contribué à ranger ses travaux du côté de l'ésotérisme[9].

Le film L'Homme sans âge de Francis Ford Coppola avec Tim Roth est tiré d'un de ses livres.

Il décède le 22 avril 1986 à Chicago.

Publications (liste non exhaustive)[modifier | modifier le code]

Travaux historiques, essais[modifier | modifier le code]

  • Yoga, essai sur les origines de la mystique indienne, Bucarest-Paris, P. Geuthner, Fundatia pentru literatură, « Bibliothèque de philosophie roumaine », 1936.
  • (ro) Salazar și revoluția din Portugalia, București, Gujan, 1942.
  • Os Romenos latinos do Oriente, Lisboa, Livraria Clássica Editora, 1943.
  • Technique du Yoga, Paris, Gallimard, 1948.
  • Le Mythe de l'éternel retour. Archétypes et répétition, traduit du roumain par Jean Gouillard et Jacques Soucasse, Paris, Gallimard, « Les Essais », 1949 ; nouvelle édition revue et augmentée, « Idées », 1969. (extrait)
  • Traité d’histoire des religions, préface de Georges Dumézil, traduction du roumain, par Mme Carciu, Jean Gouillard, Alphonse Juilland, Mihai Sora et Jacques Soucasse, édition revue et corrigée par Georges Dumézil, Paris, Payot, « Bibliothèque scientifique », 1949 ; nouvelle édition, 1964 ; 1974. (ISBN 2-228-50091-7) ; « Petite bibliothèque Payot », 1977 (ISBN 2-228-33120-1) ; 1983 (ISBN 2-228-13310-8) ; 1989 (ISBN 2-228-88129-5)
  • Le chamanisme et les techniques archaïques de l’extase, Paris, Payot, « Bibliothèque scientifique », 1950 ; 2e édition revue et augmentée, 1968 ; « Payothèque », 1978. (ISBN 2-228-50101-8)
  • Psychologie et histoire des religions. À propos du symbolisme du « centre », Zurich, Rhein-Verlag, 1951. (Extrait de Eranos. Jahrbuch, 19)
  • Images et symboles. Essais sur le symbolisme magico-religieux, Paris, Gallimard, « Les Essais », 1952 ; rééd. avec une nouvelle préface, « Tel », 1979 (ISBN 2-07-028665-7) ; avec un avant propos de Georges Dumézil, « Tel », 1980 (ISBN 2-07-028665-7)
  • Le Yoga. Immortalité et liberté, Paris, Payot, « Bibliothèque scientifique », 1954 ; nouvelle édition revue et corrigée, « Petite bibliothèque Payot », 1968 ; « Payothèque », 1972 ; « Petite bibliothèque Payot » ; nouvelle édition revue et corrigée, 1977. (ISBN 2-228-33250-X) ; 1983 (ISBN 2-228-13360-4) ; 1991 (ISBN 2-228-88350-6)
  • Forgerons et alchimistes, Paris, Flammarion, « Homo Sapiens », 1956 ; nouvelle édition corrigée et augmentée, « Champs », 1977.
  • Mythes, rêves et mystères, Paris, Gallimard, « Les Essais », 1957 ; rééd. « Idées », 1972.
  • Naissances mystiques. Essai sur quelques types d'initiation, Paris, Gallimard, 1959.
  • Techniques du yoga, Paris, Gallimard, « Les Essais », Paris, 1959 ; nouvelle édition revue et augmentée, « Idées », 1975. (ISBN 2-07-035328-1)
  • Méphistophélès et l'androgyne, Paris, Gallimard, « Les Essais », 1962 ; rééd. 1972 ; « Idées », 1981 (ISBN 2-07-035435-0)
  • Patanjali et le yoga, Paris, Éditions du Seuil, « Maîtres spirituels », Paris, 1962.
  • Aspects du mythe, Paris, Gallimard, « Idées », 1963 ; rééd. « Folio essais », 1988 (ISBN 2-07-032488-5)
  • Le Sacré et le profane, traduction de l'allemand de Das Heilige und das Profane, Paris, Gallimard, « Idées », 1965 ; rééd. « Folio essais », 1987 (ISBN 2-07-032454-0)
  • De Zalmoxis à Gengis-Khan. Études comparatives sur les religions et le folklore de la Dacie et de l'Europe orientale, Paris, Payot, « Bibliothèque historique », 1970.
  • La Nostalgie des origines. Méthodologie et histoire des religions (The Quest, meaning and history in religion), traduction de Henry Pernet et Jean Gouillard, Paris, Gallimard, « Les Essais », 1971 ; rééd. « Idées », 1978 (ISBN 2-07-035397-4)
  • Religions primitives, t. 1. Religions australiennes, (History of religions) traduit de l'anglais par Laurent Jospin, Paris, Payot, « Petite bibliothèque Payot  », 1972.
  • Australian religions. An introduction, Ithaca-Londres, Cornell University Press, « Symbol, myth, and ritual series », 1973.
  • De l'Âge de la pierre aux mystères d'Eleusis. Histoire des croyances et des idées religieuses, t. 1, Paris, Payot, « Bibliothèque historique », 1976. (ISBN 2-228-11670-X) ; rééd. 1983 (ISBN 2-228-11674-2); rééd.1996 (ISBN 2-228-88158-9)
  • Initiation, rites, sociétés secrètes, naissances mystiques. Essai sur quelques types d'initiation, Paris, Gallimard, « Idées », 1976. (ISBN 2-07-035332-X)(précédemment paru en anglais sous le titre : Birth and rebirth, il s'agit d'un recueil de textes remaniés de conférences prononcées à l'Université de Chicago en 1956, sous le titre : Patterns of initiation).
  • De Gautama Bouddha au triomphe du christianisme. Histoire des croyances et des idées religieuses, t. 2, Payot, « Bibliothèque historique », Paris, 1978 ; rééd. 1983 (ISBN 2-228-12162-2) ; 1989 (ISBN 2-228-12160-6)
  • Occultisme, sorcellerie et modes culturelles, traduction de l'anglais (Occultism, witchcraft and cultural fashions) par Jean Malaquais, Paris, Gallimard, « Les Essais », 1978. (ISBN 2-07-028257-0)
  • De Mahomet à l'âge des Réformes. Histoire des croyances et des idées religieuses, t. 3, Payot, « Bibliothèque historique », Paris, 1983 (ISBN 2-228-13160-1) ; rééd. 1989 (ISBN 2-228-88160-0)
  • Briser le toit de la maison. La créativité et ses symboles, partiellement traduit de l'anglais et du roumain, Paris, Gallimard, « Les Essais », 1986 (ISBN 2-07-070600-1)
  • Sur l'érotique mystique indienne, Paris, L'Herne
  • Une nouvelle philosophie de la lune, Paris, L'Herne
  • Commentaires sur la légende de Maître Manole, Paris, L'Herne
  • L'île d'Euthanasius, Paris, L'Herne
  • (éditeur en chef), The Encyclopedia of religion, New York, Macmillan, 1987. (ISBN 0-02-909480-1) ; (fr) Mircea Eliade (dir.), Dictionnaire des religions, Paris, Plon, 1990. (ISBN 2-259-02030-5)
  • Cosmologie et Alchimie babyloniennes, Paris, Gallimard (coll. «Arcades»), 1991

Romans[modifier | modifier le code]

  • La Nuit bengali (Maitreyi), 1933.
  • Forêt interdite (Noaptea de Sânziene), traduit du roumain par Alain Guillermou, Paris, Gallimard, « Du monde entier », 1955.
  • Minuit à Serampore (Nopți la Serampore, 1940), suivi de Le Secret du Docteur Honigberger, traduit par Albert-Marie Schmidt, revu par l'auteur, Paris, Stock, 1956 ; rééd. « Bibliothèque cosmopolite », (ISBN 2-234-01230-9).
    • La nouvelle fantastique « Minuit à Serampore » fut rééditée seule par Jean Palou dans Nouvelles histoires étranges, Casterman, 1966, p. 291-345.
  • Nuvele, Madrid, Artegrafia, « Colectia Destin », 1963.
  • Amintiri, Madrid, Artegrafía, « Colectia Destin », 1966.
  • Maitreyi. Nuntǎ ín cer, cu un studiu introductiv de Dumitru Micu, Bucuresti, Editura pentru literaturǎ, 1969.
  • La Țigănci. Și alte povestiri, cu un studiu introductiv de Sorin Alexandrescu Bucuresti, Editura pentru literatura, 1969. (ISBN 2-07-035328-1)
  • În curte la Dionis, Madrid, imp. Benzal, « Caietele Inorogului », 1977. (ISBN 84-400-3322-2)
  • Le Vieil homme et l'Officier, (Pe strada Mântuleasa) traduit du roumain par Alain Guillermou, Paris Gallimard, « Du monde entier », 1977 ; rééd. « L'Imaginaire », 1981 (ISBN 2-07-025367-8)
  • Mademoiselle Christina, roman (Domnișoara Christina) traduit du roumain par Claude B. Levenson, Paris, L'Herne, « Les Livres noirs », 1978 (ISBN 2-245-00895-2) ; rééd. Paris, L'Herne, 2009.
  • La Nuit bengali, (Maitreyi) traduction du roumain par Alain Guillermou, Paris, Gallimard, « Folio », 1979 ; rééd. 1989 (ISBN 2-07-037087-9)
  • Le serpent ou Andronic et le serpent, (Șarpele) traduit du roumain par Claude B. Levenson, Paris, L'Herne, « Les Livres noirs », 1979. (ISBN 2-85197-806-3)
  • Noces au paradis, (Nunta în cer) traduit du roumain par Marcel Ferrand, Paris, L'Herne, « Roman », 1981. (ISBN 2-85197-700-8) ; rééd. 1986, « L'Imaginaire », (ISBN 2-07-070656-7)
  • La lumière qui s'éteint, traduit du roumain par Alain Paruit, Paris, L'Herne, « Roman ».
  • Le Temps d'un centenaire, suivi de Dayan, (Tinerețe fără tinerețe) traduit du roumain par Alain Paruit, Paris, Gallimard, « Du monde entier », 1981.
  • Les dix-neuf Roses, (Nouăsprezece trandafiri) traduit du roumain par Alain Paruit, Paris, Gallimard, « Du monde entier », 1982. (ISBN 2-07-025382-1)
  • Les Hooligans, roman, (Hooligans, Huliganii) traduction du roumain par Alain Paruit, Paris, L'Herne, Roman, 1987. (ISBN 2-85197-701-6)
  • Le Roman de l'adolescent myope (Romanul adolescentului miop), traduit par Irina Mavrodin, Actes Sud, 1992, 247 p. (ISBN 2-86869-780-1)
  • Isabelle et les eaux du diable (Isabel și apele diavolului), L'Herne/Fayard, Paris, 1999, 229 p.

Nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Uniformes de général, nouvelles, traduction du roumain par Alain Paruit, Paris, Gallimard, « Du monde entier », 1981.
  • Les Trois grâces, nouvelles, traduction du roumain par Marie-France Ionesco et Alain Paruit, Paris, Gallimard, « Du monde entier », 1984. (ISBN 2-07-070035-6)

Mémoires, souvenirs, entretiens[modifier | modifier le code]

  • Fragments d'un journal I (1945-1969), traduction du roumain par Luc Badesco, Paris, Gallimard, « Du monde entier », 1973. (ISBN 2-07-028529-4) ; rééd. 1986 (ISBN 2-07-028529-4)
  • L'Épreuve du labyrinthe. Entretiens avec Claude-Henri Rocquet, Paris, P. Belfond, « Entretiens », 1978 (ISBN 2-7144-1181-9) ; rééd. 1985 (ISBN 2-7144-1774-4)
  • Les Promesses de l'équinoxe (1907-1937). Mémoire I, traduction du manuscrit roumain par Constantin N. Grigoresco, Paris, Gallimard, « Du monde entier », 1980.
  • Fragments d'un journal II (1970-1978), traduction du manuscrit roumain par C. Grigoresco, Paris, Gallimard, « Du monde entier », 1981.
  • Les Souvenirs de Venise de W. Siegfried, témoignages de Mircea Éliade, Eugène Ionesco, Dan Nemteanu, rassemblés par Ionel Jianou, Neuilly, Les Amis de W. Siegfried, 1984.
  • Journal des Indes, traduction du roumain par Alain Paruit, Paris : L'Herne, « Méandres ».
  • L'Inde, traduction du roumain par Alain Paruit, Paris : L'Herne, « Méandres », 1988. (ISBN 2-85197-205-7)
  • Les Moissons du solstice (1937-1960). Mémoire II, traduction du manuscrit roumain par Alain Paruit, Paris, Gallimard, « Du monde entier », 1988. (ISBN 2-07-071252-4)
  • Fragmentarium, traduction du manuscrit roumain par Alain Paruit, Paris, L'Herne, « Méandres » 1989. (ISBN 2-85197-209-X)
  • Océanographie, traduction du manuscrit roumain par Alain Paruit, Paris, L'Herne, « Méandres ».
  • Les Routes de l’Inde, Paris, L'Herne, « Essais » 2013. (ISBN 978-2-85197-453-2)

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Iphigenia, piesă în 3 acte, Bucuresti, Teatrului national, 10 februarie 1941, Valle Hermoso, « Cartea pribegiei », 1951.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) Mircea Eliade-biograpy notice établie d'après l'article « Mircea Eliade » de Bryan Rennie, dans Routledge Encyclopedia of Philosophy, 1998.
  2. a, b et c La vie et l'œuvre de Mircea Eliade (1907-1986) par Ralph Stehly, Professeur d'histoire des religions, Université Marc Bloch, Strasbourg.
  3. Traian Sandu : Fascisme roumain, 2014, Editeur : PERRIN, (ISBN 2262033471)
  4. Alexandra Laignel-Lavastine, Cioran, Eliade, Ionesco. L'oubli du fascisme, Paris, PUF, « Perspectives critiques », 2002. (ISBN 2-13-051783-8) : voir la recension de Thomas Roman, « Rhinocérisation des esprits », sur Parution.com, 12 novembre 2002 ; et Daniel Dubuisson, Impostures et pseudoscience, l'œuvre de Mircea Eliade, préface d'Isac Chiva, Villeneuve-d'Ascq, Presses universitaires du Septentrion, « Savoirs mieux », 2005. (ISBN 2-85939-874-0)
  5. a, b, c, d et e Michel Winock, « Cioran, Eliade, Ionesco. Trois Roumains et le fascisme », dans L'Histoire, no 266, juin 2002.
  6. a, b et c Voir à ce propos Michael Löwy, « Impostures et pseudo-science. L'œuvre de Mircea Eliade de Daniel Dubuisson », dans Archives de sciences sociales des religions, no 132, 2005. Mis en ligne le 20 février 2006. Consulté le 26 octobre 2007.
  7. Traian Sandu : Fascisme roumain, 2014, Editeur : PERRIN, (ISBN 2262033471)
  8. a, b, c et d Maurice Olender, « Mircea Eliade », dans Encyclopædia Universalis, 2007.
  9. a et b loc. cit., p. 42, note 3.
  10. édité dans: Mythes, rêves et mystères, Paris 1957
  11. Citons Les vieux sots, d'Adolf Guggenbühl
  12. Saint-Simon, Fourier, Enfantin, Buchez, Proudhon etc
  13. Solution de continuité = discontinuité.
  14. Pierre Milza, Fascisme français. Passé et présent, Paris, Flammarion, Champs, 1987, p. 372-373.
  15. Stéphane François, « Musique, ésotérisme et politique : naissance d’une contre-culture de droite », dans Politica hermetica, 2005. En ligne. Le nom d'Eliade revient souvent dans la revue Éléments du GRECE.
  16. Dumézil, Marco Garcia Quintela, éditions Armeline

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Dubuisson, Mythologies du XXe siècle Dumézil, Lévi-Strauss, Eliade, Presses universitaires du Septentrion, 2e édition, 2008 (ISBN 978-2-7574-0067-8)
  • Daniel Dubuisson, « L'ésotérisme fascisant de Mircea Eliade », dans Actes de la recherche en sciences sociales, 1995, vol. 106, no 106-107, p. 42-51. [lire en ligne]
  • Daniel Dubuisson, Impostures et pseudoscience, l'œuvre de Mircea Eliade, préface d'Isac Chiva, Villeneuve-d'Ascq, Presses universitaires du Septentrion, « Savoirs mieux », 2005. (ISBN 2-85939-874-0).
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