Purgatoire

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Le purgatoire, Les Très Riches Heures du duc de Berry, musée Condé, Chantilly, ms.65, folio 113v

Dans le christianisme, l'existence du purgatoire est une « vérité de foi » pour le catholicisme[1] et l'orthodoxie mais n'est pas reconnue par le protestantisme. Le purgatoire est un processus de purification de l'âme après la mort, qui suit le jugement particulier. La quasi-totalité du genre humain serait vouée à passer par le purgatoire avant d’accéder au paradis, faute d'avoir réparé ses péchés au cours de sa vie terrestre.

Le purgatoire est symbolisé à partir du Moyen Âge par un lieu de feu purificateur, tandis qu'il était représenté chez les premiers chrétiens par un lieu de rafraîchissement appelé le refrigerium et constituait un objectif à atteindre pour les défunts. Jacques Le Goff a étudié la naissance du concept de purgatoire en tant que lieu au Moyen Âge, à travers l'évolution du mot purgatoire : l'épithète purgatorius puis le nom neutre purgatorium. La notion de purgatoire aurait été redéployée au milieu du XIXe siècle par le clergé catholique afin d'occuper le terrain face à la montée du spiritisme[2].

Fondements scripturaires[modifier | modifier le code]

Saint Pierre tenant en main la clef des portes de l'Hadès

Bien que le mot de « purgatoire » soit absent de la Bible, quelques passages de l'Écriture suggéreraient l'existence d'un feu purificateur intervenant après la mort corporelle et l'existence d'un temps d'expiation entre la mort et le pardon des péchés.

Le livre des Maccabées, qui n'a pas été retenu par Luther dans le canon biblique de 1534[Note 1], mais qui est officiellement intégré au canon catholique lors du concile de Trente, parle d'un sacrifice accompli en faveur de défunts, ce qui laisse entendre l'existence d'un lieu de purification distinct de l'enfer et du paradis : « Puis, ayant fait une collecte d'environ 2 000 drachmes, il l'envoya à Jérusalem afin qu'on offrît un sacrifice pour le péché, agissant fort bien et noblement d'après le concept de la résurrection. Car, s'il n'avait pas espéré que les soldats tombés dussent ressusciter, il était superflu et sot de prier pour les morts, et s'il envisageait qu'une très belle récompense est réservée à ceux qui s'endorment dans la piété, c'était là une pensée sainte et pieuse. Voilà pourquoi il fit faire ce sacrifice expiatoire pour les morts, afin qu'ils fussent délivrés de leur péché[3]. »

Dans l'évangile de Matthieu : « Hâte-toi de t’accorder avec ton adversaire, tant que tu es encore avec lui sur le chemin[Note 2], de peur que l’adversaire ne te livre au juge, et le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. En vérité, je te le dis : tu ne sortiras pas de là que tu n’aies payé jusqu'au dernier centime[4]. » Cette phrase a été appliquée dans l'Église au Purgatoire : l'homme reste en prison, c'est-à-dire l'âme au purgatoire tant que tous les péchés n'ont pas été expiés.

Jésus enseigne dans l'évangile de Matthieu (12:31) que « le blasphème contre l’Esprit-Saint ne sera pardonné ni en ce monde ni en l’autre », ce qui implique des péchés peuvent être pardonnés dans l'autre monde ; ce disant, Jésus enseigne dans l’autre monde des péchés sont encore pardonnés et qu'entre la mort et ce pardon et donc l'accès au paradis, il existe un temps que les catholiques assimilent au purgatoire. L’âme, une fois le temps de la vie terrestre fini pour elle, ne peut plus rien faire pour changer son sort, acquérir de nouveaux mérites ; elle est alors dépendante de la charité et des mérites des êtres humains encore sur la terre, et qui eux, jouissant encore de la liberté peuvent agir en son nom pour offrir à Dieu des actes d'où le fait que l’Église catholique considère comme efficace les prières pour les âmes du purgatoire…

C'est Paul de Tarse qui fait allusion le premier à « un feu », interprété par certains comme le purgatoire, dans l'épître aux Corinthiens[Note 3],[5] : « Or, si quelqu'un bâtit sur ce fondement avec de l'or, de l'argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l'œuvre de chacun sera manifestée ; car le jour la fera connaître, parce qu'elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu'est l'œuvre de chacun. Si l'œuvre bâtie par quelqu'un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. Si l'œuvre de quelqu'un est consumée, il perdra sa récompense ; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu. Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu'un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est saint, et c'est ce que vous êtes[6]. »

Chez les premiers chrétiens[modifier | modifier le code]

Le Refrigerium[modifier | modifier le code]

Les premiers chrétiens avaient la notion de refrigerium, un lieu de rafraîchissement pour les âmes défuntes[7],[8]. Cette tradition liée aux banquets funéraires subsisterait en Roumanie[9]. Le mot utilisé déjà par les païens, puis par les chrétiens, était tout d'abord « refrigerare », rafraîchir la mémoire (entretenir le souvenir de morts), et il évoquait la pratique romaine puis chrétienne des banquets funéraires, la célébration de cérémonies liturgiques et d'anniversaires des défunts. Il s'agissait peut-être de prières pour que l'âme parvienne enfin au lieu de rafraîchissement et de repos après un temps préalable de purification qui correspondrait au feu du purgatoire. Le mot « refrigerium » semble ensuite utilisé par les chrétiens pour symboliser soit le banquet funéraire, notamment dans les catacombes, soit le rafraîchissement par l'eau, ou par l'ombre, mais ensuite, la paix, le repos et enfin, plus tardivement, le bonheur céleste et les joies de l'au-delà. Les âmes dans refrigerium sommeillent, ne souffrent aucune tourment et restent là avant leur résurrection[Note 4]. Pour Tertullien, refrigerium est synonyme de giron d'Abraham.

On a rapproché de cela la Parabole évangélique du pauvre Lazare et du riche (Luc 16, 19-31), où ce dernier, souffrant cruellement dans les flammes, demande à Abraham d'envoyer Lazare lui « rafraîchir » la langue du bout de son doigt trempé dans l'eau, ce qui lui est refusé parce qu'il est en enfer et non au purgatoire. Toutefois, dans cette parabole, il n'est pas question de « prier pour les morts » ; au contraire, c'est le « mort » qui voudrait « prier Pour les vivants[Note 5]. Il semble d'ailleurs en enfer et non au purgatoire. François de Sales rappelle que ce mot est issu du psaume 63 : « Transivimus per ignem et acquam et eduxisti nos in refrigerium ». Ce lieu est interprété comme correspondant à la peine du Purgatoire par Origène[10]. Saint Ambroise perçoit dans le psaume 36 et le psaume 115 des références au Purgatoire[11].

Par ailleurs, le refroidissement ne sera pas toujours associé au salut des âmes mais parfois à un châtiment en lui-même. Une enluminure de la Bibliothèque Sainte-Geneviève, du Pèlerinage de l'âme de Guillaume de Digulleville possède sept enluminures sur le Purgatoire, sous la forme des flammes mais une enluminure montrant un homme prisonnier d'un bain d'eau glacée, en froidure et « en glace enclos » : ceci serait le châtiment des paresseux[12]. Es en feu ou en ardeur/ es en glace ou en froidure. Jacques de Voragine fait allusion à une âme perdue dans un glaçon pour ses péchés et délivrable du glaçon par trente messes.

Prière pour les morts[modifier | modifier le code]

La prière pour les morts existe depuis les premiers temps du christianisme comme l'indiquent des graffiti : sur la paroi extérieure de la « crypte des papes », dans la catacombe de Saint-Calixte à Rome on peut lire ces mots : « Ô Saint Sixte, souviens-toi d'Aurelio Repentino dans tes prières…, Ô Saintes âmes, souvenez-vous de Marcien, de Successo, de Sévère et de tous nos frères… »[13]. Peu à peu l'expression : « Que Dieu rafraîchisse ton âme », qu'on trouve sur les épitaphes paléochrétiennes, fut remplacée par la seule expression familière « Qu'il repose en paix », requiescat in pace, ou « Donne-lui le repos éternel » en gardant seule l'idée de « repos » et de « paix » après la mort, et non plus celle de « fraîcheur », liée à toutes les prières pour les défunts. Ceci donna son nom aux messes de Requiem dites à un enterrement, ou en mémoire d'un mort. Cependant cette expression figure explicitement après la consécration, dans le canon romain (ou « première prière eucharistique ») de la messe catholique, qui date des tout premiers siècles.

Témoignages écrits[modifier | modifier le code]

De nombreux témoignages écrits montrent que les premiers chrétiens croyaient en l'existence d'un lieu ou état où le pécheur devait expier ces péchés avant d'atteindre le paradis. Un des témoignages les plus anciens est le récit de la passion de Perpétue et Félicité : en prison Perpétue voit en songe son jeune frère mort avant elle, sortir d'un puits sombre. À la suite de ce songe, elle va offrir des prières pour lui et ensuite un autre songe le montrera heureux« je vis qu'il avait été soustrait à sa peine »[14],[Note 6]. « Si la localisation du purgatoire ne gênait pas les premiers chrétiens, ni le fait d'avoir un nom pour désigner ce lieu, la réalité de secourir les défunts par la prière et l'ascèse est clairement établie dès l'antiquité chrétienne. »

Dante, Le Purgatoire.

Origène (IIe siècle) est l’un des premiers à avoir introduit le concept de purgatoire en faisant de l’enfer un état provisoire : car d’après lui, il n’y a pas de pécheur si mauvais qui ne soit sauvé, au terme d’un processus de paracatartase (du grec catharsis, purification), pour se retrouver finalement au Paradis[15]. Cette opinion d'Origène est considérée par l'Église comme hérétique : car l'enfer est éternel, en ce sens qu'il ne finira jamais, et la punition aussi[16].

Grégoire de Nysse (IVe siècle) : « Quand il a quitté son corps et que la différence entre la vertu et le vice est connue, il ne peut pas s'approcher de Dieu avant que le feu de purification ait ôté les taches dont son âme était infestée. Ce même feu chez d'autres effacera la corruption de la matière et l’inclination au mal. » « Celui qui est dans l’amitié du Christ, et qui n’a pas achevé de se purifier de ses péchés en ce monde, en sera purifié, au sortir de cette vie, dans les flammes du purgatoire. »

Augustin d'Hippone : « Certains subissent des punitions temporelles dans cette vie seulement, certains après la mort, pour certains avant et après, mais tous avant le jugement dernier, le plus rigoureusement mené. Mais ceux qui subissent des punitions temporelles après la mort n’encourront pas tous les punitions éternelles, qui doivent suivre ce jugement. » Pour Augustin, peu de chrétiens sont admis au Purgatoire. Il souligne que les peines y sont très pénibles. Augustin fait la distinction entre un « enfer inférieur » et un « enfer supérieur » (ce qui perdurera entre le VIe et le XIIe siècle), ce qui se transformera en une « localisation » du Purgatoire en un lieu « au-dessus » ou «  proche » de l’Enfer, avec des peines qui y ressemblent beaucoup, ce qui deviendra à la fin du XIIe siècle, le Purgatoire proprement dit[15]. Augustin distingue également un feu de la purgation provisoire, destiné aux pécheurs repentants, et le feu de la damnation éternel qui frappera les impénitents : Augustin pensait que seraient remis les petits péchés. Dans d'autres textes il admet la nature spéculative de l'idée de purgatoire ; au livre de la pénitence, parlant du feu du purgatoire, il écrit : « Il est meilleur que j'apprenne à bien vivre, que d'enseigner (semer) des choses non certaines du feu de cette nature. Car, si en faisant bien j'ai soin de me repentir, je ne craindrai pas les tourments du feu. »

Le théologien Césaire d'Arles (Ve siècle et VIe siècle) complète la pensée d'Augustin d'Hippone en faisant une liste des péchés véniels et en expliquant que le feu purgatoire (ignis purgatorius) ne lave pas les crimes capitaux mais seulement les petits péchés de la vie quotidienne appelés ensuite « péchés véniels ». Bède (VIIe siècle et VIIIe siècle) situe la purgation des péchés non plus dans un lieu souterrain (la partie supérieure des Enfers), mais sur une montagne, comme Dante le fit ensuite avec succès dans la Divine Comédie.

Théologie catholique[modifier | modifier le code]

Manuscrit alsacien, XVe siècle, La Légende dorée.

Étymologie et apparition du mot[modifier | modifier le code]

Le Purgatoire vient du latin purgare, « purifier, nettoyer » - verbe qui a aussi donné le mot « purger » et l'expression « purger une peine de prison » ou encore du grec « pur », le feu par homophonie moyen de la purification. Si le concept de Purgatoire est très ancien, le recours à ce mot est plus récent. Le terme purgatorium est utilisé pour la première fois par l'archevêque de Tours, Hildebert de Lavardin en 1133. Le mot désignant le lieu « purgatoire » était en effet inconnu avant le XIe siècle mais pas ce qu'il désigne : un des premiers documents à mentionner ce nom est une lettre du bénédictin Nicolas de Saint-Alban au cistercien Pierre de Celle en 1176 (Haggh, 1997). Selon l'historien Jacques Le Goff, c’est entre 1170 et 1180 qu’a lieu la « naissance » du Purgatoire dans le milieu intellectuel parisien. La purgation cesse d'être un état pour devenir un lieu. Les peines purgatoires (poenae purgatoriae) ou de feu purgatoire (in igne purgatorio) deviennent au pluriel des « lieux purgatoires » : les âmes sont lavées et purifiées in purgatoriis – ou au singulier dans un purgatorium. Mais avant 1150, l'au-delà est conçu dans l'incertitude et le flou… Pierre le Chantre est le premier maître à intégrer le Purgatoire dans l’enseignement théologique à l’école Notre-Dame de Paris, il meurt en 1197[17].

Thomas d'Aquin[modifier | modifier le code]

Valladolid, Église du Mont-Carmel.

Au Moyen Âge, Réginald de Piperno (secrétaire de Thomas d'Aquin), docteur de l'Église, évoque le purgatoire (questions 70 et 71) et la prière pour les défunts (Suffrages) dans un Traité des Fins dernières écrit d'après des notes de conférences de son maître[18] : « Le feu du purgatoire est éternel quant à sa substance ; mais l’action purificatrice qu’il opère ne dure qu’un temps. [Les peines] du purgatoire ont pour but principal d’effacer les restes du péché : on leur donne donc le seul nom de feu, parce que le feu purifie et consume... Il y a deux peines en purgatoire : la peine du dam, l’ajournement de la vue de Dieu ; la peine du sens, le tourment infligé par le feu. Le moindre degré de l’une comme de l’autre surpasse la peine la plus grande que l’on puisse endurer ici-bas... Si l’on meurt en état de grâce, le péché véniel est remis, dans l’autre monde, par le feu du purgatoire. En effet, la souffrance qu’il cause, et qui est volontaire de la manière expliquée plus haut, reçoit de la grâce le pouvoir d’expier tout péché qui n’est pas incompatible avec la grâce... Les mêmes expressions scripturaires peuvent renfermer plusieurs sens. Le « feu » dont il s’agit ici peut désigner les souffrances de ce monde ou celles de l’autre monde, qui, les unes et les autres, purifient du péché véniel, tandis que la mort, comme simple phénomène naturel, y est impuissante, ainsi qu’on l’a dit. »

Thomas d'Aquin cite plusieurs forme d'aide aux morts : en plus de la prière, le jeûne et l'aumône « Saint Augustin dit que les défunts sont aidés par les suffrages, selon qu’ils l’ont mérité de leur vivant. La valeur des suffrages dépend donc de la condition du défunt, peu importe leur provenance... Une peine doit s’expier par une peine. Or, le jeûne est plus pénible que l’aumône ou la prière. Il est donc aussi un suffrage plus efficace. Ces trois suffrages énumérés par saint Augustin semblent insuffisants, puisque saint Grégoire y en ajoute un autre : les âmes des défunts sont délivrées par les oblations des prêtres, les prières des saints, les aumônes de leurs amis, le jeûne de leurs proches[19] »

Enseignement des papes[modifier | modifier le code]

St. Martin in Alberschwende im Bregenzerwald. Porte ouest, bas relief, E. Gitterle, 1980.

« Ce n'est qu'à la fin du XIIe siècle qu'est apparu le mot du purgatoire et qu'il a été conçu comme un troisième lieu de l'au delà, entre le ciel et l'enfer. L'Église a formulé la doctrine concernant l'existence du purgatoire aux conciles de Florence (8e session, 1439) et de Trente. (25e session, Décret du 4 décembre 1563) »[20].

Le concept de « purgatoire » fut repris au siècle du pape Grégoire le Grand. Il a établi un purgatoire comme lieu de guérison, qui acquit une grande importance culturelle et historique avant la Réforme : « Vous devez croire qu'il y a un feu purificateur pour certains péchés parce que la vérité éternelle affirme que, si une personne blasphème contre l'Esprit Saint, ce ne lui est pardonné ni dans le siècle présent, ni dans le monde futur » (Mt 12, 32) écrit Grégoire le Grand, dans Dialogi de vita et miraculis patrum Italicorum, (4, 39). Cette déclaration montre que certains péchés ne sont pas pardonnés ni en ce monde ni en l'autre mais que d'autres peuvent être expiés dans l'autre monde. Dans six anecdotes du IVe livre des Dialogues, il émet l'idée que les peines du péché sont subies sur les lieux du péché. Il préfigure le concept de purgatoire, défini plus tard, au XIIIe siècle[15].

En 1254, une lettre du pape Innocent IV au légat Eudes de Châteauroux à Chypre, qui demande que la définition du Purgatoire comme lieu où l’on purge ses péchés véniels mais non mortels soit acceptée par les Grecs est, selon Jacques Le Goff, « l’acte de naissance doctrinal du purgatoire comme lieu ». Elle est suivie par la reconnaissance officielle du Purgatoire par le deuxième concile de Lyon en 1274[21]. En 1336 la bulle Benedictus Deus (de) de Benoît XII propose un enseignement catholique des papes sur la vie après la mort, paradis, enfer et purgatoire.

Dans la lettre du pape Clément VI à Mekhitar d’Arménie du 29 septembre 1351, le pape écrit : « Nous demandons si tu as cru et si tu crois qu’il existe un purgatoire vers lequel descendent les âmes de ceux qui meurent en état de grâce et qui n’ont pas encore satisfait pour leurs péchés par une entière pénitence. » Le pape Clément VI écrit : « Nous croyons que c’est au purgatoire que descendent les âmes de ceux qui meurent en état de grâce et qui n’ont pas encore satisfait pour leur péché par une entière pénitence. De même, nous croyons qu’elles y sont tourmentées par un feu pour un temps et que, dès leur purification, avant même le jour du jugement, elles parviennent à la véritable et éternelle béatitude qui consiste à voir Dieu face à face et à l’aimer. » La bulle Iniunctum nobis de Pie IV du 13 novembre 1564 présente le purgatoire : « Je tiens sans défaillance qu’il y a un purgatoire et que les âmes qui y sont retenues sont aidées par les intercessions des fidèles ».

Le pape Benoît XV, dans sa bulle Incruentum altaris du 10 août 1915, traite du purgatoire ; il autorise les prêtres à célébrer trois messes le jour de la commémoration des fidèles défunts (2 novembre) ; il parle aussi des flammes du purgatoire : « Nous demandons instamment que tous les enfants de l'Église, se souvenant des nombreuses obligations qu'ils ont envers nos frères qui sont dans les flammes du purgatoire, interviennent en ce jour avec une grande foi dans les fonctions sacrées[22]. »

L'encyclique Spe Salvi du pape Benoît XVI fait allusion au purgatoire : croire au purgatoire c'est en effet avoir l'espérance chrétienne que la vie ne cesse pas après la mort, que les corps ressuscitent un jour, et qu'on puisse accéder un jour au ciel, à la béatitude et la communion des saints malgré une vie parfois imparfaite, en passant par une étape purificatrice, aidé par le prières de ses proches :

«  Dans le judaïsme ancien, il existe aussi l’idée qu’on peut venir en aide aux défunts dans leur condition intermédiaire par la prière (cf. par exemple 2 M 12, 38-45 : 1er s. av. J.-C.). La pratique correspondante a été adoptée très spontanément par les chrétiens et elle est commune à l’Église orientale et occidentale. L’Orient ignore la souffrance purificatrice et expiatoire des âmes dans « l’au-delà », mais connaît, de fait, divers degrés de béatitude ou aussi de souffrance dans la condition intermédiaire. Cependant, grâce à l’Eucharistie, à la prière et à l’aumône, « repos et fraîcheur » peuvent être donnés aux âmes des défunts. Que l’amour puisse parvenir jusqu’à l’au-delà, que soit possible un mutuel donner et recevoir, dans lequel les uns et les autres demeurent unis par des liens d’affection au-delà des limites de la mort – cela a été une conviction fondamentale de la chrétienté à travers tous les siècles et reste aussi aujourd’hui une expérience réconfortante.  »

— Benoît XVI, Spe Salvi

Enseignement des conciles[modifier | modifier le code]

Michel Serre, Vierge à l'enfant et le purgatoire.

Une explication de la doctrine catholique sur le purgatoire a été présentée par le cardinal Julien Cesarini aux pères orientaux orthodoxes assemblés au conseil de Ferrara-Florence, lors de la Session VI, en juin (1438 ?) :

« Dès le temps des Apôtres, l'Église catholique enseignait que les âmes parties de ce monde, pures et franches de tout péché - c’est-à-dire les âmes des saints - entrent immédiatement dans la félicité. Les âmes de ceux qui après leur baptême ont péché, mais qui se sont ensuite sincèrement repentis et ont avoué leurs péchés, quoiqu'incapables d’exécuter l'epitimia prescrite par le confesseur, ou d’apporter des fruits de repentir suffisants pour expier leurs péchés, ces âmes sont épurées par le feu du purgatoire, tantôt rapidement, tantôt plus lentement, selon leurs péchés ; et ensuite, après leur purification, elles partent pour les lieux de bonheur éternel. Les prières du prêtre, les offices liturgiques et les actes de charité concourent dans une grande mesure à leur purification. Les âmes de ceux qui sont morts dans le péché mortel, ou dans le péché originel, vont directement à la damnation. »

Un décret canonique contenant une doctrine semblable est incorporé au « Décret d'Union » rédigé avant la clôture du concile de Florence, lequel avait donné un court instant l’espoir de mettre fin au Grand Schisme d'Orient. Un développement de la doctrine sur le Purgatoire se retrouva par la suite dans les canons du Concile de Trente (Session XXV) qui tire l’idée de Purgatoire « des Écritures Saintes [I Co 3, 12-17 et II Ma 12, 43-45] et de la tradition ancienne des Pères enseignée dans les Conciles. » Les Églises protestantes rejettent presque toutes cette conception. (voir ci-dessous).

Selon le concile œcuménique Vatican II : « L’union de ceux qui sont encore en chemin, avec leurs frères qui se sont endormis dans la paix du Christ, n’est nullement interrompue, au contraire, selon la foi constante de l’Église, cette union est renforcée par l’échange des biens spirituels… Tous cependant, à des degrés divers et sous des formes diverses, nous communions dans la même charité envers Dieu et envers le prochain » (Concile Vatican II, L’Église, no 49) »

Les prières pour les défunts[modifier | modifier le code]

La Vierge de grâces et le purgatoire, église Notre-Dame, La Ciotat.

L'Eglise catholique célèbre traditionnellement des messes pour le repos des défunts, et des indulgences peuvent leur être appliquées.

La prière pour les morts est l'étape nécessaire pour que le chrétien puisse contempler Dieu après sa mort : « À l'heure actuelle nous avons tendance à gommer plus ou moins ces valeurs des fins dernières, que ce soit le lieu de la purification, le purgatoire, ou même l'enfer. C'est parce que nous n'affirmons pas avec assez de force que nous adorons un Dieu qui est saint, un Dieu qui est transcendant et en même temps tout proche ! » (Marie-Joseph Le Guillou O.P.).

Catéchisme[modifier | modifier le code]

Église du Sacré-Cœur, Moulins.

La théologie contemporaine récente [23] rejette parfois l'idée de purgatoire comme un lieu de « punition temporelle » au sens d'un délai d'attente. Au lieu de cela, les théologiens parlent d'une étape de purification. Le processus de purification est un « aspect de l'union à Dieu » et une image de l'espérance du croyant en la purification par Dieu. Le catéchisme pour adultes, publié par la Conférence des évêques de France en 1991 avec l'accord de la Congrégation pour la doctrine de la foi qui a donné le 23 janvier 1991 l'approbation du Saint-Siège, indique simplement ce qui suit : « ...Pour parvenir à cette contemplation de Dieu, une "étape" de purification, appelée purgatoire, peut être nécessaire. Il ne s'agit ni d'un lieu, ni d'un temps ; on peut parler plutôt d'un état. En tout cas, le purgatoire, qui est bien une peine, n'est pas à concevoir comme une punition, par laquelle Dieu se vengerait en quelque sorte de nos infidélités. La communion avec Dieu, dans laquelle nous introduit la mort, nous fait prendre conscience douloureusement de nos imperfections et de nos refus d'aimer, et du besoin de nous laisser purifier par la puissance salvatrice du Christ. » « C'est Dieu lui-même qui purifie et transforme. Mais la Tradition de l'Église catholique affirme que ceux qui sont au purgatoire bénéficient des prières et des supplications adressées en leur faveur à Dieu par leurs frères, et aussi de l'intercession des saints déjà introduits dans la béatitude de la vision de Dieu ».

Le compendium du Catéchisme de l'Église catholique, d'abord publié en 2005, est un résumé du Catéchisme de l'Église catholique[24].

« 210. Qu'est que le Purgatoire ?

Le Purgatoire est l'état de ceux qui meurent dans l'amitié de Dieu, assuré de leur salut éternel, mais qui ont encore besoin de purification pour entrer dans le bonheur du Ciel.

211. Comment est-ce que nous pouvons aider les âmes à être purifiées au Purgatoire ?

À cause de la Communion des saints, les fidèles qui sont encore des pèlerins sur terre sont capables d'aider les âmes dans le purgatoire en offrant des prières en suffrage pour eux, spécialement dans le Sacrifice eucharistique. Ils peuvent aussi le aider par des aumônes, les indulgences, et les œuvres de pénitence. »

Ces deux questions et réponses résument les renseignements dans les sections 1020–1032 et 1054 du Catéchisme de l'Église catholique, publié en 1992, qui parle également de purgatoire dans les sections 1472 et 1473[25].

Théologie orthodoxe[modifier | modifier le code]

L'orthodoxie distingue trois états, la béatitude paradisiaque et deux sortes d'enfers, l'un dont on peut se libérer grâce aux prières de l'Église en vertu d'un processus intérieur de l'âme et celui dont on ne peut pas se libérer[26]. Mais elle ignore le purgatoire en tant que « lieu » pour admettre l'existence probable d'un « état » de purgation ou purification.

L'Église orthodoxe est venue à admettre l'existence d'un état intermédiaire après la mort, mais elle associe à cette doctrine une conviction dans l'efficacité de la prière pour les morts, caractéristique constante des liturgies de l'Orient et l'Occident. Cette prière est jugée sans signification sans la croyance en un état « provisoire » dont pourraient bénéficier les morts[27].

L'enseignement orthodoxe est que, bien que tous subissent un arrêt particulier immédiatement après la mort, ni les justes, ni les méchants n'atteignent l'état final du bonheur ou de la peine avant le dernier jour[28], avec certaines exceptions pour les âmes justes comme la Théotokos, la Vierge qui a été emmenée par les anges directement au ciel.

L'Église orthodoxe estime nécessaire de croire en un état intermédiaire après la mort dans lequel les croyants sont perfectionnés et amenés à la pleine divinisation (théosis)[29],. « . dans un processus de croissance plutôt que de peines, que certains orthodoxes ont appelé «  purgatoire » . » La théologie orthodoxe ne décrit pas la situation des morts comme lieu de souffrance ou de feu, bien qu'elle la définisse comme une condition de purification [30].

Les âmes des justes sont à la lumière et au repos, avec un avant-goût de bonheur éternel. Mais les âmes des méchants sont dans un état inverse. Certains parmi ces derniers, qui ont quitté ces âmes avec foi, mais « sans avoir eu le temps d'apporter des fruits dignes de repentance…, peuvent être aidés à la réalisation d'une résurrection bienheureuse [à la fin des temps] par des prières offertes en leur nom, surtout en union avec l'offrande du sacrifice sans effusion de sang du corps et du sang du Christ, et par des œuvres de miséricorde offertes en leur mémoire[31]. Pour l’orthodoxie, après la mort physique, clinique, l’âme n'est pas fixée dans son état et ses choix. Une âme, après la mort clinique, voyant plus clairement la valeur de ses actes passés, est à même de poser un nouveau choix en meilleure connaissance de cause, et surtout en voyant l’amour de Dieu pour elle ; se placer à un niveau de réponse valable et méritoire peut demander un délai accordé par Dieu.

L'état dans lequel les âmes subissent cette expérience est souvent appelé Hadès[32].

Le synode de Jérusalem, qui s'est tenu en 1672, a déclaré que « les âmes de ceux qui sont tombés endormis sont au repos, ou au supplice, conformément à ce que chacun a forgé de sa vie » (une jouissance ou une condamnation qui ne sera complète qu'après la résurrection des morts) ; mais les âmes de certains « partent en Hadès et y subissent la peine en raison des péchés qu'ils ont commis. Mais ils sont conscients de leur prochaine version de là et sont offerts par la bonté suprême, à travers les prières des prêtres, et le bien accompli par les parents de chacun ; surtout le sacrifice non sanglant notamment pour les parents qui sont endormis dans la foi, et que l'Église apostolique offre quotidiennement pour tous. Il est entendu que nous ne savons pas quel sera le moment de leur libération. Nous savons et pensons qu'il y a eu pour eux un état avant la résurrection commune et le jugement, mais on ne sait pas quand [30]. »

Certains orthodoxes croient en des « demeures aériennes » pour les âmes des défunts. Selon cette théorie, « après la mort une personne quitte son corps et est escortée à Dieu par les anges de l'âme. Au cours de ce voyage l'âme traverse un Royaume aérien qui est gouverné par les démons. L'âme rencontre ces démons en divers points où les démons tentent de l'inciter à pécher et, si possible, de faire glisser l'âme en enfer[33]. »

La confession orthodoxe de Pierre Mogila (1596–1646), adoptée, dans une traduction grecque de Mélèce Syrigos, par le conseil de 1642 à Jassy, en Roumanie, professe que bon nombre sont libérés de la prison du Diable… à travers les bonnes œuvres de la vie et les prières de l'Église pour eux, la plupart tout au long du sacrifice non sanglant, qui est offert certains jours pour tous les vivants et les morts (question 64). et (sous la rubrique « Comment doit tenir un compte le feu purgatorial ? ») l'Église, effectue pour eux le sacrifice et des prières, cependant ils ne peuvent pas se purifier eux-mêmes par quelques souffrances. Mais, l'Église n'a jamais maintenu les histoires fantaisistes de certains concernant les âmes de leurs proches morts, qui n'ont pas fait pénitence et sont punis, comme ce fut, « dans les ruisseaux, sources thermales et marécages » (question 66).

D'après la tradition de l'Église orthodoxe, l'âme du défunt se prépare au Jugement divin pendant quarante jours[34]. Du 1er au 3e jour, l'âme du défunt reste dans les lieux de sa vie terrestre. Du 3e au 9e jour, il voit le paradis. Du 9e au 40e jour, il voit les souffrances de l'enfer. Le 40e jour, est prise une décision divine à l'égard de l'âme, qui déterminera l'endroit où se trouvera l'âme jusqu'au Jugement dernier. C'est pour cela que l'Église prescrit de marquer d'une commémoration particulière les 3e, 9e et 40e jours. Puis, chaque année, le jour du décès du défunt.

Théologie protestante[modifier | modifier le code]

Les fondements scripturaires[modifier | modifier le code]

Les Eglises chrétiennes issues de la Réforme (luthérienne, calviniste), ainsi que les Evangéliques, rejettent l'existence du purgatoire, étant donné qu'il n'est pas cité nommément dans la Bible. Le canon protestant et juif de l'Écriture considère les livres des Macchabées comme apocryphes, alors que les catholiques les reconnaissent. Si les catholiques voient dans le texte de 2 Macchabées 12, 39-45 une justification pour la prière au mort ainsi que les germes de la doctrine du purgatoire, le protestantisme, de son côté, n'y voit qu'une déviation dans la pratique de la prière. Le reste des écrits bibliques ne reprend jamais ce thème.

Quant au texte de l'apôtre Paul sur le salut « comme à travers un feu », le feu représente le jugement dans les Écritures, lequel est unique, c'est-à-dire réservé pour chaque homme « une seule fois », et à l'issue duquel Dieu l'accepte ou non dans sa présence (Hébreux 9, 27).

La préparation à ce jugement se fait uniquement pendant la vie sur terre, par les cinq solae. Après la mort, rien ne peut plus être changé[35] : « Le Seigneur (...) use de patience envers vous ne voulant pas qu'aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance. » Le jour du jugement est aussi appelé le jour de la colère de Dieu, dont on ne peut être épargné que par la justice, qui s'obtient par la foi dans l'œuvre rédemptrice de Christ[36] : « Au jour de la colère, la richesse ne sert à rien. mais la justice délivre de la mort. »

La communion anglicane, à l'exception des anglo-catholiques ne reconnaît pas l'existence du purgatoire.

Le sommeil des âmes[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Livres anciens[modifier | modifier le code]

  • Jacques de Voragine, La Légende dorée, « CLX, le 2 novembre, le Jour des Âmes » disponible sur Gallica
  • Johannes Kuen Refrigerium animae peregrinantis : trostreiche Wanderschafft, ausz dem Jammerthal in das himmelische Jerusalem… vorgestellt Munchen : bey Lucas Straub, 1674
  • Catherine de Gênes, Traité du Purgatoire, 1571. Traduction française aux Éditions de l'Emmanuel, 1993. (ISBN 978-2-914083-59-1)

Ouvrages contemporains[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

Livres en ligne[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En 1534, Luther, dans son édition de la Bible, extrait les livres apocryphes de leur place traditionnelle et les groupe à la fin de l'Ancien Testament sous l'entête:"Apocryphes : livres à ne pas considérer à l'égal des Ecritures saintes, mais utiles et bons à lire."
  2. L'expression « en chemin » est très utilisée (par exemple par Thomas d'Aquin ou l'auteur de l'Imitation de Jésus-Christ) pour désigner la vie terrestre, en marche vers le Ciel ; et le mot latin viator, « voyageur », pour les personnes d'ici-bas. Saint Basile fait allusion dans ses écrits cette théorie de l'« emprisonnement ».
  3. Peut-être Paul reprenait-il la parole de Jésus que chacun sera « salé par le feu » (Mc 9,49), ou « de feu », « au feu », « pour le feu », selon les traductions
  4. >On trouve dans la neuvaine que le Christ enseigna de manière « surnaturelle » à Faustine Kowalska, béatifiée par Jean-Paul II au XXe siècle, ces paroles : « Aujourd'hui, amène-moi les âmes qui sont dans la prison du purgatoire et immerge-les dans l'abîme de ma miséricorde, que les flots de mon sang rafraîchissent leurs brûlures… »
  5. Il demande que l'on prévienne ses amis vivants.
  6. Le récit latin dit :« vidit Dinocratem...refrigerantem »

Références[modifier | modifier le code]

  1. Concile de Trente, session VI, canon 30, Denz. 840, et session 25, décret sur le purgatoire, Denz. 983
  2. Guillaume Cuchet, Les Voix d'outre-tombe. Tables tournantes, spiritisme et société au XIXe siècle, éd. du Seuil,‎ 2012, 458 p.
  3. 2M 12,43-45
  4. Mt 5,25-26
  5. http://lire.la-bible.net/
  6. 1Co 3,13-17
  7. Lire Histoire des persécutions pendant la première moitié du troisième siècle (Septime Sévère, Maximin, Dèce) (1905), pages 131 et 132) Author: Allard, Paul, 1841-1916
  8. Études sur le latin des chrétiens, vol. II, Latin chrétien et médiéval par Christine Mohrmann [lire en ligne]
  9. «  Refrigerium în mitologia şi în istoria poporului român » = Le « refrigerium » dans la mythologie et dans l'histoire du peuple roumain IONESCU I. ; Article INIST, langue roumaine : ''Permanence de la coutume funéraire du « rafraîchissement » (refrigerium) des morts en Roumanie ; coutume qui consiste notamment à placer un récipient d'eau sur la tombe… 1990, vol. 42, no4, p. 85-99 (dissém.)
  10. Origène, Homélie 25 sur les Nombres.
  11. François de Sales, Controverses, Discours LXXV
  12. Paris, Bibl. Sainte-Geneviève, ms. 1130, f. 115
  13. Crypte des Papes
  14. Jacques Le Goff, La Naissance du Purgatoire, Gallimard, coll. « Folio », Paris, 1991 (1re édition 1981) ISBN 978-2-07-032644-0, p. 74-75.
  15. a, b et c Jacques Le Goff
  16. Voir Matth. 25, 41-46.
  17. Le Purgatoire, pour quoi faire ?
  18. Traité des fins dernières, Le Purgatoire
  19. saint Thomas d'Aquin, Traité des fins dernières article 9 : « Les prières de l’Église, le saint sacrifice et les aumônes sont-ils les suffrages les seuls utiles ou les plus utiles aux défunts ? »
  20. Site Cybercuré.
  21. La naissance du Purgatoire (XII-XIII siècle) Jacques Le Goff, Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public, année 1975, vol. 6, no 6, pp. 7-10
  22. Incruentum altaris : en italien et en latin.
  23. Meinolf Schumacher : Souillure du péchés et pureté du cœur. Des études sur l'imagerie du péché dans la littérature latine et allemand du Moyen Âge ; Munich : Fink, 1996 ; ISBN 978-3-7705-3127-1. p. 468-470.
  24. 210-211
  25. Catéchisme de l'Église Catholique, sections 1020-1032 et Catéchisme de l'Église Catholique, section 1054 et Catéchisme de l'Église Catholique, sections 1472-1473
  26. L’Orthodoxie, Serge Boulgakov, Sergej Nikolaevič Bulgakov, Constantin Andronikof, page 205.
  27. Cross, F. L., ed., The Oxford Dictionary of the Christian Church, New York: Oxford University Press, 2005, article Purgatory.
  28. John Meyendorff, Byzantine Theology (London: Mowbrays, 1974) p. 220-221. « At death man's body goes to the earth from which it was taken, and the soul, being immortal, goes to God, who gave it. The souls of men, being conscious and exercising all their faculties immediately after death, are judged by God. This judgment following man's death we call the Particular Judgment. The final reward of men, however, we believe will take place at the time of the General Judgment. During the time between the Particular and the General Judgment, which is called the Intermediate State, the souls of men have foretaste of their blessing or punishment » (« The Orthodox Faith » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)).
  29. Ted A. Campbell, Christian Confessions: a Historical Introduction (Westminster John Knox Press 1996 ISBN 978-0-664-25650-0), p. 54
  30. a et b Confession of Dositheus, Decree 18
  31. Catechism of St. Philaret of Moscow 372 and 376; Constas H. Demetry, Catechism of the Eastern Orthodox Church p. 37 ; John Meyendorff, Byzantine Theology (London: Mowbrays, 1974) p. 96 ; cf. "The Orthodox party… remarked that the words quoted from the book of Maccabees, and our Saviour's words, can only prove that some sins will be forgiven after death" (OrthodoxInfo.com, The Orthodox Response to the Latin Doctrine of Purgatory)
  32. « What Are the Differences Between Orthodoxy and Roman Catholicism? », Constas H. Demetry, Catechism of the Eastern Orthodox Church, p. 37
  33. « Death and the Toll House Controversy »
  34. L'Église gréco-russe, Avgustin Petrovich Golitsyn.
  35. Voir 2 Pierre 3, 7-14, verset 9.
  36. Proverbes 11, 4
  37. Repris dans Un autre Moyen Âge, Paris, 1999, p. 771-1225.