Persécutions des chrétiens

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La persécution des chrétiens est une notion qui recouvre une diversité d'évènements, de comportements et d'actions disparates en époques et en lieux qui ont en commun différents types d'exactions opérés à l’encontre de communautés chrétiennes avec « préméditation et persévération »[1].

Ainsi que le rappelle Marie-Françoise Baslez, en tout cas concernant l'Antiquité, « les formes prises par la persécution – répression, châtiments et supplices – ne peuvent se comprendre en dehors de la communauté ou de l'État qui la met en place, ni indépendamment d'un contexte socio-culturel »[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Période romaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Christianisme dans le monde romain.

Les deux premiers siècles[modifier | modifier le code]

Saint Érasme flagellé en présence de l’empereur Dioclétien. Fresque byzantine, milieu du VIIIe siècle, musée national de Rome

D'un point de vue historique, on ne peut parler de persécution religieuse — au sens contemporain — à propos des chrétiens durant les deux premiers siècles de l'Empire, d'autant que l'époque de la séparation du judaïsme et du christianisme est mal définie[note 1]. En outre, les historiens actuels estiment le nombre de chrétiens en Occident insuffisant pour donner matière à des persécutions de masse[note 2]. L'historiographie des persécutions s'est longtemps fixée sur le discours historique d'Eusèbe de Césarée, considérant jusqu'à la fin du XXe siècle que les persécutions contre le christianisme ont commencé dès le premier siècle, alors qu'on ne peut parler véritablement de persécutions qu'à partir du milieu du IIIe siècle puis au début du IVe siècle, et « sans la perspective hagiographique de l'œuvre d'Eusèbe qui cherche à gonfler les chiffres et « falsifier » les événements »[3].

L'interdiction légale de la religion chrétienne chez les Romains date de la fin du Ier siècle[4] mais elle est tolérée[5] comme le confirme un rescrit de Trajan adressé en 112 à Pline le Jeune[6], gouverneur impérial de la province de Pont-Bythinie, texte qui ne mentionne pas l'origine de cette interdiction[7] : les chrétiens ne sont pas poursuivis de manière systématique[8] et lorsqu'ils le sont, c'est généralement pour des crimes de droit commun[9].

Sur un plan théologique, le polythéisme des Romains est relativement tolérant, même si l'autorité romaine importe ses dieux dans les pays conquis et se méfie des cultes orientaux à mystères importés à Rome par les soldats[note 3]. Les Romains sont d'ailleurs confrontés dans leur histoire à des sectes religieuses estimées dangereuses pour l'État, comme celle des adeptes d'Attis, interdite car ses fidèles s'émasculaient, celle des adeptes des mystères dionysiaques à Rome qui seront férocement persécutés suite à au scandale des Bacchanales en -186 avant que le culte ne soit à nouveau autorisé par Jules César. On peut encore noter l'interdiction du culte d'Isis, également à la suite d'un scandale[note 4], rétabli après quelques décennies par Caligula.

La religio traditionnelle romaine est fondée sur de grands cultes publics et l'agrandissement du panthéon à chaque victoire signifie l'entrée dans l'empire et l'accueil de la culture des populations vaincues. Le Panthéon de Rome, reconstruit[note 5] par Hadrien dans l'optique probablement syncrétique bien qu'on ne connaisse pas l'usage précis du temple, est ainsi dédié à tous les dieux et on y trouve un autel dédié au dieu inconnu, relayant peut-être la tradition de l'Agnostos Theos hellénistique. L'idée de dieu unique défendue par les juifs s'inscrit dans un courant qui gagne progressivement la religion romaine, du moins dans les classes supérieures, à l'instar des cultes hénothéistes comme le Sol Invictus. D'après Tertullien, apologète chrétien du IIIe siècle, le judaïsme aurait obtenu le statut de religion licita[note 6] - licite - dans l'Empire romain, qui ne connaît pourtant pas de tels statuts particuliers[note 7], statut qui n'aurait pas été remis en cause après la destruction du second Temple en 70[10]. Les cultes non autorisés sont considérés comme superstitiones[note 8] dont le judaïsme ne semble pas faire partie.

Dans la société romaine, les chrétiens ne sont d'abord pas distingués des juifs ; le christianisme, considéré comme une « secte juive »[note 9] n'était donc pas incompatible avec la culture romaine. Les chrétiens disposent de plus d'un espace intermédiaire entre vivre sa foi clandestinement et l'exposer publiquement : la pratique familiale et domestique du culte dans le Domus ecclesiae est largement tolérée. Les chrétiens persécutés se réunissant en secret pour prier ainsi que célébrer l'Eucharistie dans les catacombes est un mythe développé par les Romantiques (François-René de Chateaubriand dans Les Martyrs)[11].

Néanmoins il existe des persécutions locales organisées contre les chrétiens dès le début du IIe siècle. Ainsi la lettre de Pline le Jeune de 112, qui parle de « superstition déraisonnable et sans mesure » [12] montre le mécanisme concret de condamnation pour le motif d’obstinatio, l’entêtement dans le refus d'obtempérer à l'ordre de sacrifier sans qu'on puisse identifier quoi que ce soit qui relève d'une persécution religieuse en soi[13]. À cette époque l'attitude de l'autorité romaine relève plutôt du « politique » et non du « doctrinal » : on réprime le refus public d'adhérer à la cité et à son culte car ce « scandale » entraîne des troubles locaux[14]. La question du fondement juridique de la cognitio ou de l' informatio contre les chrétiens est insoluble en l'état actuel des sources[15].

Le troisième siècle[modifier | modifier le code]

Cette perception a changé lorsque les Romains ont pris conscience des critiques des chrétiens sur les traditions romaines (jeux du cirque, culte de l'empereur, hiérarchie entre les hommes). L'intensité de leur prosélytisme est souvent invoquée mais n'a jamais été démontrée entre 30 et 135[16]. À l'instar des religions orientales, ils critiquaient la société romaine et considéraient comme un devoir de la changer par la conversion. Mais l'essentiel de l'hostilité populaire tenait au fait que l'on faisait aux chrétiens le reproche d’amixia, le refus de se mêler à la vie publique en se tenant à l'écart de la vie municipale, étroitement liée alors à la dimension religieuse[17]. Celse leur reproche quant à lui des dérives telles que de viser à « miner l'ordre social et former un État dans l'État » ou de nuire « à la santé publique en détournant les adeptes des médecins attitrés au profit des promesses illusoires de guérison »[18].

La violence des supplices réservés aux chrétiens n'est que le reflet d'une société violente qui avait déjà vu les proscriptions, par exemple, démarche plus politique. Les chrétiens, à l'instar d'autres suppliciés de l'époque, sont livrés aux fauves, crucifiés, torturés en public. Néanmoins, on observe qu'une fois la persécution passée, les chrétiens sont de nouveau tolérés, à défaut d'être admis véritablement. On ne constate donc pas de volonté d'exterminer les chrétiens en tant que tels.

Il faut par exemple inscrire la persécution de Dèce, vers 250 dans un contexte de crise générale de l'Empire romain : le refus des chrétiens de participer au sacrifice général aux dieux « pour le salut et la conservation » de l'empereur, exigé de tous les citoyens est perçu comme une déloyauté politique[13]. Il faut noter là que cette persécution, consécutive à l'assassinat de Philippe l'Arabe, ne semble s'être cantonnée qu'à peu d'individus, essentiellement le personnel politique et courtisan du prédécesseur de Dèce. Le nombre de victimes fut probablement assez limité puisque dès 251, quelques mois après la fin de cette persécution les communautés chrétiennes de Rome et de Carthage sont plus florissantes que jamais. Les persécutions sont en effet très variables selon le zèle des gouverneurs, de plus certains évêques sont avertis de se retirer à la campagne avant la descente de police tandis que des chrétiens obtiennent des certificats de complaisance de la part de fonctionnaires soudoyés attestant qu'ils ont sacrifié aux dieux romains[19]. La persécution de Valérien entre 257 et 258 vise essentiellement les couches supérieures et le clergé et aucunement les simples fidèles. La persécution de Dioclétien, à partir de 303 est le mouvement de répression le plus vaste, curieusement perpétré à une époque où les chrétiens sont parfaitement intégrés, jusqu'aux postes d'officiers dans l'armée[note 10]. Il a probablement un fondement plus directement politico-religieux, le christianisme contrariant alors la promotion du culte solaire comme religion nationale[note 11] et la sacralisation du pouvoir politique[note 12].

En 313, le christianisme est finalement adopté comme religion personnelle par l'empereur Constantin Ier bien que son empire ne comptât alors que très peu de chrétiens[note 13]. Dès lors, le christianisme ne cessera de se développer dans l'Empire jusqu'à en devenir l'unique religion officielle sous Théodose Ier, les religions païennes seront définitivement interdites par ce dernier en 392 et leurs sectateurs à leur tour persécutés[note 14] par la nouvelle religion dominante.

Les persécutions n'ont pas affaibli le christianisme sur le long terme mais ont plutôt fortifié les communautés chrétiennes, ce qui fait dire à l'apologète Tertullien : « le sang des martyrs est la semence des chrétiens».

Histoire canonique[modifier | modifier le code]

L'histoire canonique, comme l'exégèse canonique, s'exerce dans le cadre de la doctrine des Églises. Pour le christianisme, nombre d'auteurs appartenant à la littérature patristique ont tenté d'écrire des histoires ecclésiastiques[note 15] dans lesquelles le martyre joue un rôle apologétique, celui de sanctifier l'Église[note 16] par le sang des martyrs. En effet, la valorisation du martyre appartient au corpus doctrinal tant du catholicisme romain que des églises évangélicalistes[note 17].

L'historiographie chrétienne – et donc la très grande majorité des sources[20] –, qui s'est développée en même temps que le culte des martyrs, a présenté ces persécutions comme une « politique d'intolérance religieuse, cohérente et systématique », avec une succession chronologique d'oppositions entre « mauvais empereurs » – alternant avec de « bons empereurs » – et martyrs exemplaires, présentation encore courante au début du XXIe siècle[21]. Ainsi, l'histoire canonique envisage, elle, dix vagues de persécutions durant l'Empire romain :

Persécution de chrétiens par les chrétiens[modifier | modifier le code]

À mesure que les communautés chrétiennes s'organisent et que les dogmes se formalisent, des Églises majoritaires vont émerger et requérir le monopole de leur christianisme, s'interrogeant sur ce qui est véritablement chrétien et ce qui ne l'est pas. Elles s'affirmeront d'autant plus orthodoxes qu'elles seront plus proches des pouvoirs[22]. De là, elles justifieront des actions de persécution par la nécessité de combattre des schismes, devenus hérésies au dogme, et de maintenir l'Église Une[23].

Christianisme ancien[modifier | modifier le code]

Dans le christianisme ancien, la tolérance est la règle jusqu'en 341, quoique Constantin, au cours de son règne, ait interdit les sacrifices nocturnes aux païens pour cause de tapage nocturne puis omis la célébration de tous les jeux en liaison avec les grandes célébrations païennes. Il interdit aussi les pratiques de sorcellerie et de magie, puis les rites d’haruspice privé, bref tout ce qui relève de la superstitio plus que de la religion.

Lapsi[modifier | modifier le code]

Le phénomène commence dès la fin de chaque vague de persécutions, la plus évidente après la persécution de Dioclétien, avec le phénomène des lapsi. Dans les zones géographiques où les chrétiens sont alors organisés et à la suite de ces persécutions s'est posé le problème de la réintégration de ceux qui avaient cédé aux persécuteurs et avaient abjuré, les lapsi. La majorité des dirigeants chrétiens souhaitaient la réintégration, en particulier des clercs tandis que d'autres refusèrent cette réintégration et constituèrent alors des Églises[note 18] séparées, sous la conduite de Novatien après la persécution de Dèce, et sous la conduite de Donat[24] ou encore de Mélèce[25] après celle de Dioclétien, dans des schismes qui perdureront, pour les deux premiers, jusqu'au VIIe siècle. La dispersion géographique de ces phénomènes souligne la réalité clairsemée du christianisme du IIIe siècle : Donat dans la province de Carthage, Mélèce dans celle d'Égypte, Novatien pour la ville de Rome[note 19]

Ariens[modifier | modifier le code]

Le phénomène s'amplifie avec la dogmatisation à partir de Nicée (325).

  • Constance, arien, persécute les nicéens et envoie leurs évêques en exil ;
  • son successeur Julien rend à chacun la liberté de pratiquer le culte de son choix, y compris païen, dans un édit de Tolérance de 361.
  • la persécution des ariens débute avec l'empereur suivant (Jovien) et persiste jusqu'à la conversion du roi Wisigoth Récarède, au VIe siècle.
  • Réciproquement, les Vandales, ariens, persécutent les trinitaires pendant la courte période de leur domination en Afrique du Nord.

Gnostiques[modifier | modifier le code]

Édit de persécution de Théodose II en 388 à l'instigation d'Ambroise de Milan contre les valentiniens et les juifs.

Christianisme médiéval et moderne[modifier | modifier le code]

Jean Hus sur le bûcher.

Cathares (ou albigeois)[modifier | modifier le code]

Inquisition[modifier | modifier le code]

  • Les nouveaux chrétiens espagnols et la limpieza de sangre
  • Le Jansénisme
  • Le quiétisme

Guerres de religions[modifier | modifier le code]

  • Hussites et préréformés
  • Contre les protestantismes
  • Luthériens contre réforme radicale
  • Calvinisme contre unitariens
  • Guerres camisardes

Persécution des huguenots[modifier | modifier le code]

En France, les huguenots ont connu durant près d'un siècle de vives persécutions[note 20]. La mise en place s'est faite tout d'abord par les dragonnades dans les années 1680[note 21]. Puis l'influence de l'Église catholique a été telle que l'État, dirigé par Louis XIV, a officialisé la persécution par la révocation de l'Édit de Nantes en 1685. Dès lors, la répression fut d'autant plus sévère. Torturés, emprisonnés, mis au ban de la société[note 22], de nombreux huguenots ont été obligés de fuir (on compte plus de 200 000 exilés) dans des terres étrangères plus hospitalières[note 23](selon le principe cujus regio, ejus religio[note 24]). Ces pays (Angleterre, Hollande, Suisse, États protestants du Saint-Empire romain germanique (Palatinat, Brandebourg, Wurtemberg, Hesse, par exemple), plus tard États-Unis, Afrique du Sud, etc., sont appelés pays du « Refuge ». La France a perdu nombres de ses meilleurs ouvriers et industriels. Pourtant, la persécution continua (Guerre des Cévennes). La liberté de religion ne fut rétablie tout d'abord qu'en 1787, avec l'édit de tolérance de Louis XVI, puis en 1789, par la Révolution française, marquant ainsi l'arrêt de la persécution des huguenots[note 25]. La publication des « articles organiques » par Napoléon Bonaparte en 1801 confirme la liberté de religion : le catholicisme ne sera plus religion d'État mais est reconnue comme celle « de la majorité des Français ».

Dans le même temps, les catholiques étaient persécutés par les princes ayant adhéré à l'anglicanisme, par exemple au Royaume-Uni[note 26] où les catholiques ne retrouvèrent une entière liberté d'expression qu'en 1829.

Christianisme oriental[modifier | modifier le code]

Les persécutions des Vieux croyants par la Russie impériale après Pierre le Grand ne cessent qu'à la fin du XIXe siècle, mais le service militaire obligatoire en fait fuir un grand nombre en Amérique, où des communautés subsistent toujours. La majorité de leurs membres s'est réunie récemment au patriarcat de Moscou, mettant fin au schisme, tout en gardant leur hiérarchie propre.

Persécutions contemporaines[modifier | modifier le code]

Article connexe : Persécution des Coptes.

De nos jours, parmi d'autres religions, des Églises chrétiennes sont persécutées dans certains pays[26] comme la Corée du Nord, le Laos, le Viêt Nam, le Pakistan, l'Égypte, l'Iran, le Turkménistan ou encore l'Ouzbékistan[27].

Il existe un Observatoire de l'Église en détresse, soutenu par l'organisation catholique Aide à l'Église en détresse (AED)[28] qui fournit une base documentaire sur la situation de l'Église catholique romaine et les endroits où elle est en difficulté, persécutée ou menacée. L'association Portes Ouvertes, chrétienne interconfessionnelle, dresse une étude annuelle sur la persécution des chrétiens, nommée Index Mondial de Persécution.

Le Pew Research Center publie également des informations sur la persécution religieuse, mais sans faire de distinction entre les diverses religions. Leur étude présente l'intérêt de distinguer la persécution « officielle », orchestrée par l'État, de l'hostilité populaire dans chaque pays[29].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les historiens et biblistes européens contemporains envisagent la date de 135, correspondant à la révolte de Bar Kokhba, qui coïnciderait avec la Birkhat ha Minim (cf. Étienne Trocmé, L'Enfance du christianisme, éd. Noesis, 1997), tandis que l'école anglo-saxonne considère que le christianisme n'existe que depuis la période des conciles christologiques du IVe siècle (cf. AA. VV., The Ways That Never Parted: Jews and Christians in Late Antiquity and the Early Middle Ages, éd. Fortress Press, 2007).
  2. « La présentation traditionnelle des origines chrétiennes repose sur un réseau de présupposés établis au quatrième siècle. Promus en lieux communs, ils ne sont pas l'objet d'enquête », écrit Roland Tournaire dans Genèse de l'Occident chrétien, Paris, L'Harmattan, 2001
  3. Ces cultes favorisent la constitution de groupes identitaires
  4. Notamment rapporté par Flavius Josèphe, Antiquités judaïques, XVIII, III, 65-80 en ligne, cf. Françoise Dunand, Le Culte D'Isis dans le bassin oriental de la Méditerranée, éd. Brill, 1973, p. 193, ouvrage en ligne
  5. Un premier temple, datant de la fin du Ier siècle av. J.-C. avait brûlé en 110
  6. Par opposition à la superstitio
  7. Le document que Tertullien attribue à César n'a jamais été retrouvé et on ne connaît aucune autre charte de ce type; cf. Tessa Rajak, Was There a Roman Charter for the Jews?, in The Jewish Dialogue with Greece and Rome: Studies in Cultural and Social Interaction, 2001, p. 301 article en ligne
  8. C'est encore Tertullien qui appliquera le terme de religio – désignant la religion traditionnelle romaine – au christianisme, taxant de superstitio le culte des dieux de l'empire; cf François Blanchetière, Les premiers chrétiens étaient-ils missionnaires ? , éd Cerf, 2004
  9. Le Talmud en compte 70.
  10. R. E. Rubenstein, op.cit., indique qu'après une bataille perdue, l'empereur et son entourage déclarèrent que, lors des prières d'avant la bataille, les chrétiens ne s'étaient pas associés
  11. Par l'empereur Aurélien en 274
  12. Dioclétien avait pris le nom de Jovien, donnant à son collègue Maximien celui d'Herculien : les empereurs étaient officiellement les fils de Jupiter et d'Hercule. Yves Modéran, La Conversion de Constantin et la christianisation de l'Empire romain, conférence pour la Régionale de l’APHG en juin 2001, texte en ligne
  13. Les chercheurs actuels comptent environ 5 % de chrétiens dans l'Empire, avec de fortes disparités régionales, cf. Yves Modéran, La Conversion de Constantin et la christianisation de l'Empire romain, conférence pour la Régionale de l’APHG en juin 2001, texte en ligne
  14. En 435, Théodose II et Valentinien III publient un édit ordonnant la destruction des temples « s'il en reste encore d'intacts, afin qu'aucun de nos sujets n'ait la licence d'y célébrer des sacrifices » ainsi que de « supplicier par l'épée » les derniers païens « bien qu'aucun ne soit censé subsister », cf. Benjamin Gras, La Persécution des païens dans l'Empire romain et l'Europe du Moyen Âge, éd. Écrivains, 2005.
  15. La plus célèbre est celle d'Eusèbe de Césarée
  16. Entendue comme l'ensemble des chrétiens de la période concernée plutôt que l'institution catholique romaine
  17. Le terme évangélicaliste distingue les Églises dont l'origine est le Second Grand Réveil (Second Great Awakening) américain, des Églises évangéliques européennes, dont la tradition remonte elle à la Réforme; cf. André Gounelle, Après la mort de Dieu, éd. L'Âge d'Homme, 1990
  18. De ces débat naît l'idée qu'un sacrement comme le baptême même conféré par un clerc lapsus est valide
  19. Novatien est pour cela abusivement considéré comme antipape face à Fabien, ce qui est peu probable d'un point de vue historien. À cette époque, la ville de Rome ne connaissait pas d'épiscopat monarchique, au contraire des grandes villes d'Orient. Cf. Yves-Marie Hilaire et alii, Histoire de la papauté. 2000 ans de missions et de tribulations, éd. Seuil, coll. Points/Histoire, 2003.
  20. Voir Guerres de religions, Guerre des Gueux
  21. Voir révocation de l'édit de Nantes et édit de Fontainebleau
  22. Voir Camisard
  23. Voir Pays du Refuge et Oscar LaFontaine
  24. Voir Paix d'Augsbourg
  25. Cet arrêt ne fut pas définitif comme le montre la Haine oubliée de Valentine Zuber et Jean Baubérot, qui montre une reprise de la persécution sous la Restauration
  26. Voir Première Révolution anglaise

Références[modifier | modifier le code]

  1. à l'instar des autres persécutions, cf. Georges Torris, article Persécution in Encyclopaedia Universalis, édition 2010, extrait en ligne
  2. Marie-Françoise Baslez, Les persécutions dans l'Antiquité. Victimes, héros, martyrs, éd. Fayard, 2007, p. 6
  3. Jean-Daniel Dubois, « Roland Tournaire, Genèse de l'Occident chrétien », in Archives de sciences sociales des religions article en ligne
  4. Marie-Françoise Baslez, Les persécutions dans l'Antiquité. Victimes, héros, martyrs, éd. Fayard, 2007, p. 264
  5. Marie-Françoise Baslez, Les persécutions dans l'Antiquité. Victimes, héros, martyrs, éd. Fayard, 2007, p. 83
  6. cité dans Pline, Lettres, 10,97
  7. Marie-Françoise Baslez, Les persécutions dans l'Antiquité. Victimes, héros, martyrs, éd. Fayard, 2007, p. 264, 293
  8. Ainsi, c'est parce que Pline ne sait que faire qu'il s'adresse à l'empereur ; cf. Daniel Boyarin, Dying for God : Martyrdom and the Making of. Christianity and Judaism, éd. Stanford University Press, 1999, p. 28, 155
  9. voir Adalberto Giovannini, « L'interdit contre les chrétiens : raison d'État ou mesure de police ? », in Cahier du Centre Gustave Glotz 7, 1996, p. 117-119, cité par M.-F. Baslez, op. cit. 2007, p. 293
  10. L'Empire romain et le christianisme, Claude Lepelley, 1969
  11. Marie-Françoise Baslez, « Vivre en clandestinité », émission La Fabrique de l'histoire sur France Culture, 27 septembre 2012
  12. Correspondance de Pline le Jeune et de Trajan sur les chrétiens de Bithynie - Cité dans L'Empire romain et le christianisme, Claude Lepelley, Questions d'histoire/Flammarion page 29 et 90 Pline le Jeune, Lettres, tome X, 97-98
  13. a et b Sylvie Honigman, Les Conditions de diffusion du christianisme dans l'Empire romain, université de Caen, conférence pour l'APHG Basse-Normandie, juillet 1996, résumé en ligne
  14. François Jacques et John Scheid Rome et l'intégration de l'empire, I, p. 127
  15. cf. Xavier Levieils, Contra Christianos: la critique sociale et religieuse du christianisme des origines au concile de Nicée (45-325), éd. Walter de Gruyter, 2007, p. 496
  16. François Blanchetière, Les premiers chrétiens étaient-ils missionnaires ? , éd. Cerf, 2002
  17. Sylvie Honigman, op. cit.
  18. Cité par Nathalie Luca, Les Sectes, Que sais-je ?, page 14
  19. Lucien J. Heldé, La Persécution de Dèce, sur le site Empereurs romains, article en ligne
  20. Maraval 1992, p. 6
  21. Baslez 2007, p. 5-6, Baslez 2007, p. 264
  22. Sous la direction d’Alain Dierkens, Sectes et hérésies de l'Antiquité à nos jours, Problèmes d'histoire des religions, publications de l'ULB
  23. Sous la direction de Alain Dierkens, La mystique du Un, Problèmes d'histoire des religions, publications de l'ULB mais aussi Peter L. Berger, L'Impératif hérétique, Van Dieren
  24. Yves Modéran, La Conversion de Constantin et la christianisation de l'Empire romain, conférence pour la Régionale de l’APHG en juin 2001, texte en ligne
  25. Richard E. Rubenstein, Le Jour où Jésus devint Dieu, éd. La découverte, 2000
  26. Détails sur le site d'Amnesty International
  27. Dans ces deux états, si la répression est systématisée sur plusieurs confessions chrétiennes, essentiellement protestantes, elle relève d'une attitude vis-à-vis des religions en général dans le cadre d'un durcissement autoritaire qui n'épargne pas l'Islam[Quoi ?]. cf. Sébastien Peyrouse, Le christianisme en Asie centrale. Miroir des évolutions politiques, in Le Courrier des Pays de l’Est, no 1045, mai 2004, p. 51-61, résumé en ligne
  28. Site de l'AED en français
  29. (en) Pew Research Center, « Rising Tide of Restrictions on Religion », sur http://www.pewforum.org/, Pew Research Center,‎ 20 septembre 2012 (consulté le 29 septembre 2012).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Historiens[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • (en) Paula Frederiksen, « Christians in the Roman Empire in the First Three Centuries CE », dans David S. Potter (ed.), A Companion to the Roman Empire, Blackwell Publishing,‎ 2006 (ISBN 978-0-631-22644-4), p. 587-606

Essayistes[modifier | modifier le code]

  • (fr) Alexandre Del Valle, Pourquoi on tue des chrétiens dans le monde aujourd'hui ? : la nouvelle christianophobie, Paris, Maxima,‎ 2011, 1e éd. (1re éd. 2011), 359 p. (ISBN 978-2-840-01694-6)
  • (fr) Raphaël Delpard, La persécution des chrétiens aujourd'hui dans le monde, Neuilly-Sur-Seine, Michel Lafon,‎ 2009 (1re éd. 2009), 347 p. (ISBN 978-2-749-90987-5)
  • (fr) René Guitton, Ces chrétiens qu'on assassine, Paris, Flammarion,‎ 2009 (1re éd. 2009), 333 p. (ISBN 978-2-081-22169-7)

Ouvrages anciens[modifier | modifier le code]

  • (fr) Paul Allard, Le christianisme et l'empire Romain, de Néron à Théodose, Paris, Lecoffre,‎ 1897, 2e éd., 330 p. (lire en ligne)
  • (fr) Polydore Hochart, Études au sujet de la persécution des chrétiens sous Néron, Paris, E. Leroux,‎ 1885, 1e éd. (1re éd. 1885), 320 p.
  • (fr) Alfred Gabrié, Néron ou La persécution chrétienne sous les Césars : étude antique, Anvers, Félicien Baggerman,‎ 1872, 1e éd. (1re éd. 1872), 16 p.
  • (fr) Cyrille Jean Destombes, La persécution religieuse en Angleterre sous le règne d'Élisabeth, Paris, Lecoffre,‎ 1863 (1re éd. 1863), 483 p.
  • (fr) Cyrille Jean Destombes, La persécution religieuse en Angleterre sous les successeurs d'Élisabeth ; Jacques Ier, Charles Ier, Cromwell et Charles II, Paris, Lecoffre,‎ 1863 (1re éd. 1863), 540 p. (lire en ligne)


Liens externes[modifier | modifier le code]