Neuville-sur-Saône

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Neuville-sur-Saône
Les tours du vieux château de Vimy
Les tours du vieux château de Vimy
Blason de Neuville-sur-Saône
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Canton Neuville-sur-Saône
Intercommunalité Grand Lyon
Maire
Mandat
Valérie Glatard
2014-2020
Code postal 69250
Code commune 69143
Démographie
Gentilé Neuvillois
Population
municipale
7 232 hab. (2011)
Densité 1 322 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 52′ 37″ N 4° 50′ 30″ E / 45.8769444, 4.8416666745° 52′ 37″ Nord 4° 50′ 30″ Est / 45.8769444, 4.84166667  
Altitude Min. 168 m – Max. 310 m
Superficie 5,47 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-neuvillesursaone.fr

Neuville-sur-Saône est une commune française, située dans le département du Rhône en région Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Neuvillois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Neuville est située à 15 kilomètres au nord de Lyon dans le Val de Saône, sur la rive gauche de la Saône qui détermine sa bordure ouest. Bordée à l'est par un relief pentu, un vallon permet l'accès à la côtière de la Dombes (301 mètres d'altitude). En venant du nord, Neuville forme un goulet d'étranglement entre le talus du plateau de la Dombes et les monts d'Or, fermant ainsi la plaine alluviale dans laquelle coule la Saône. C'est tout naturellement à cet endroit qu'un pont permet de franchir la rivière.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communications[modifier | modifier le code]

Neuville, commune du Grand Lyon, est principalement reliée à la métropole régionale par la route du bord de Saône (D433), qui entre à Lyon par le quartier de Serin, où elle croise la route nationale 6 à l'entrée du tunnel sous la Croix-Rousse. Au trafic local se surimpose un trafic important entre Lyon et le sud-Beaujolais, qui traverse la Saône à Neuville, causant de sérieux encombrements. La D51, sur la rive droite, et l'autoroute A46, qui passe légèrement au nord de la commune, délestent en partie le fort trafic de cet axe.

Les transports en commun desservent abondamment la commune : lignes TCL no 40 vers Lyon-Bellecour, 43 vers Genay et Lyon-Vaise, 70 vers la Part-Dieu, 84 vers Vaise par Poleymieux-au-Mont-d'Or, 96 vers Saint-Germain-au-Mont-d'Or, 97 vers Montanay et Saint-Germain-au-Mont-d'Or ; lignes départementales 184 de Car Ain vers Trévoux et Ars-sur-Formans, et 260 de Autocar du Rhône vers Villefranche-sur-Saône.

La ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles passe à Villevert, sur la rive droite de la Saône, à un kilomètre du pont de Neuville. La gare d'Albigny-Neuville est desservie par les TER Rhône-Alpes (relations Vienne - Lyon - Villefranche et Lyon - Roanne), qui rejoignent plus de 20 fois par jour en semaine Lyon-Part-Dieu ou Perrache en moins de 20 minutes[2].
L'ancienne gare de Neuville, d'où partaient les trains vers la Croix-Rousse, est fermée, mais la ligne n'est pas abandonnée, et sa réouverture au trafic voyageurs est envisagée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il paraît certain que l'emplacement actuel de Neuville était habité dans les temps préhistoriques. La preuve nous en est donnée par les haches en pierre polie qui furent trouvées dans les terres neuvilloises ; ainsi que par les huit pendants en os de l'époque néolithique d'un collier trouvé dans un pouding calcaire en 1871 par un garçon de 15 ans près du pont de Neuville.
Il existait à Neuville un groupement de Gaulois. Il est probable que ces habitants appartenaient à l'importante tribu des Ségusiaves, composée d'agriculteurs qui occupèrent le pays et furent romanisés après la conquête romaine. La preuve d'une présence gauloise est apportée par la découverte en juillet 1963 d'un cimetière lors des fouilles exécutées pour la construction d'un lotissement au Monteiller. Ce cimetière se compose de nombreuses tombes parallèles ; les corps y sont disposés face à l'ouest et placés dans une sorte de cercueil en pierres plates recouvert d'une pierre plate sans sculpture.
Des pièces à l'effigie de Marc Aurèle et Commode ont été trouvées à la Tatière, ce qui permet d'affirmer que le lieu a continué d'être habité à l'époque gallo-romaine vers l'an 200.
La décadence de l'empire romain et l'affaiblissement de sa puissance qui en découla permirent aux Burgondes de s'installer à l'Ouest du Rhin. En 443, le patrice Aetius leur a permis de s'établir dans la Sapaudia, future Savoie, entre Genève et Grenoble. Peu à peu, sans violence, se faisant octroyer une partie des terres par les autochtones, ils élargissent leur domaine à toute la vallée de la Saône. La petite ville devint un fief burgonde.

En 534, le royaume burgonde est partagé entre les fils de Clovis, puis intégré au Royaume mérovingien en 679, rattaché à la Francie médiane en 843, au royaume d'Arles en 933. « Sans roi, sans duc et sans prince », selon la formule de Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, le Lyonnais fut l'objet de luttes incessantes entre les archevêques et comtes de Lyon, les sires de Beaujeu et les comtes du Forez), jusqu'à l'annexion finale par le roi de France en 1320 (traité de Vienne). Après la Paix d'Arras (1435), des troubles persistèrent. Le village fut rasé par des Écorcheurs. Charles VII rétablit l'ordre.

Le petit bourg fortifié, alors nommé Vimy[3], prit de l'importance en 1630 lorsque Camille de Neufville de Villeroy, archevêque de Lyon, y acheta la propriété d'Ombreval, dont il fit une somptueuse résidence (château, pavillon de chasse, nymphée, etc.). Il y fit aussi construire, sur ses propres deniers, une église qui est l'église paroissiale actuelle. En 1665, Vimy fut promu capitale de la province de Franc-Lyonnais. Après la mort de son bienfaiteur, la paroisse de Vimy se rebaptisa Neuville-l'Archevêque.

Au XVIIIe siècle, le développement économique de la région lyonnaise permit à Neuville de devenir un centre d'industrie textile, et d'augmenter considérablement sa population. En 1790, lors de la constitution du département de Rhône-et-Loire, Neuville comptait 1 600 habitants, dont 114 ayant droit de vote pour l'élection de la municipalité.

Durant la Révolution française, la commune, alors nommée Neuville ou Neuville-en-Lyonnais, doit changer de nom : c'est d'abord Neuville-sur-Saône puis Marat-sur-Saône vers le 20 nivôse de l'an II (9 janvier 1794). Vers le début du mois de pluviôse de l'an III (20 janvier 1795), la commune reprend le nom de Neuville-sur-Saône qu'elle conserve jusqu'à aujourd'hui[4],[5].

Le bourg fut desservi dès 1895 par une des lignes de l'ancien tramway de Lyon à traction vapeur, puis, en 1929, par le Train bleu du Val de Saône.
Le Train bleu du Val de Saône à son terminus de Neuville, dans les années 1930. La ligne a fonctionné jusqu'en 1957, date à laquelle le tramway fut remplacé par l'actuelle ligne 40 des bus lyonnais.

Origine du nom de Vimy[modifier | modifier le code]

Attesté sous la forme latine Vismiacum dans la charte de Conrad le Pacifique confirmant les possessions de l'abbé Heldebert en 971. Nom de domaine gallo-romain en -i-acum, précédé d'un nom de personne indéterminé. Homonymie sans doute fortuite avec Vimy et Wimy.

La plaque commémorative sur le quai de Saône

Anecdote[modifier | modifier le code]

En juin 1895, la ville voisine de Lyon accueille le congrès de l’Union des Sociétés photographiques. Le 11 juin, Louis Lumière filme les congressistes descendant de bateau à Neuville-sur-Saône. 24 heures plus tard, le film nommé Arrivée des congressistes à Neuville-sur-Saône est projeté dans les Salons Monnier (place Bellecour) devant une assemblée ébahie. C'est le tout premier documentaire d'actualité de l'histoire du cinéma.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Valérie Glatard   Animatrice jeunes
2008 2014 Jean-Claude Ollivier DVD Acheteur d'énergies vertes
1983 2008 Paul Laffly UMP Médecin
1977 1983 Jean Machurat PS Ingénieur
1959 1977 Paul François Campant   Cultivateur
1957 1959 Léon Chambaretaud   Agent d'assurance
1945 1957 Jean Oboussier   Pharmacien
1941 1945 René Chassin   Ingénieur
1935 1941 Joseph Cicéron   Négociant en coton
1912 1935 Elie Guillon   Entrepreneur en maçonnerie
1892 1912 Auguste Wissel   Manufacturier
1884 1892 Jean Christophe Radical-socialiste Chaufournier
1793 1794 Jean Lobreau   Manufacturier
1793 1793 Simon Comte   Manufacturier
Les données manquantes sont à compléter.

Au 1er janvier 2012, la commune obtient le label Marianne pour l'accueil des administrés.

Le blason de Camille de Neufville sur le château d'Ombreval, aujourd'hui mairie de Neuville-sur-Saône

Blason de Neuville[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Neuville-sur-Saône (Rhône).svg

Les armes de la commune de Neuville-sur-Saône se blasonnent ainsi :
D'azur au chevron d'or accompagné de trois croisettes ancrées du même.

Ces armes, empruntées à Monseigneur Camille de Neufville de Villeroy (1606 - 1693), ont été adoptées en 1890.
La devise des Villeroy « PER ARDUA SURGO » a été ajoutée en 1984 par la municipalité de Neuville. On peut traduire cette maxime latine par « Debout face à la tempête » ou encore « Je me dresse par passion ».

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 232 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 732 1 752 1 590 1 816 1 476 1 605 1 741 1 823 2 194
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 126 2 439 2 679 2 936 3 414 3 116 3 250 3 239 3 214
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 257 2 906 2 935 2 923 3 022 3 398 3 372 3 589 3 991
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
4 703 5 413 5 663 6 982 6 762 7 062 7 093 7 232 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Médias[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Neuville-sur-Saône a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[7].

Économie[modifier | modifier le code]

La position géographique et l'importance historique de Neuville-sur-Saône en ont fait le centre économique de la banlieue nord de Lyon.

Au XVe siècle, la navigation sur la Saône était importante, et le port de Neuville constituait une étape à la sortie de Lyon. Du XVIIe au XIXe siècle, les « coches d'eau » reliant Lyon à Chalon y faisaient étape. Avant l'introduction de la vapeur en 1827, les bateaux remontant la Saône devaient être halés par des hommes ou des chevaux. Le chemin de halage est encore présent sur la rive gauche entre Neuville et Trévoux.

En 1832 un pont suspendu type Seguin, technique toute récente, relia Neuville à la rive droite de la Saône (Monts d'Or, Azergues, Beaujolais). Il fut révisé et rehaussé en 1851. Ce pont, d'abord privé, était à péage. La municipalité de Jean Christophe le racheta et supprima le péage en 1886. En 1934 il fut remplacé par l'actuel pont en béton armé.

La sortie des ouvrières des soieries Ducharne en 1930.

Au début du XIXe siècle se tenaient à Neuville 9 foires annuelles. La « Foire aux échelles » fut celle qui perdura le plus longtemps, mais évolua : pendant un temps se tenait trimestriellement le marché international de la moto dont la réputation rassemblait quelques milliers d'amateurs de véhicules à deux roues (elle se déroule à Mâcon depuis le début des années 2000). Désormais seule la foire du 1er mai perdure mais est davantage un marché et une vogue qu'une foire.

En 1920 sont créées, avenue Sadi-Carnot, les Soieries Ducharne, qui produiront des tissus pour la haute couture française. Cette production cesse en 1972, à cette date elles sont vendues à François de Grossouvre, qu’il développera en lui rattachant la production de fibre de verre (entreprise Ducharne et Verester).

Une ancienne fabrique proche du torrent des Torrières, réhabilitée en bureaux et logements

Jusque dans les années 1960, les activités neuvilloises étaient surtout liées à la présence d'eau (la Saône, plusieurs ruisseaux, des sources de qualité). À la fin du XIXe siècle, Neuville comptait une dizaine de moulins à eau, et autant de teintureries. Le dernier moulin, dit « moulin neuf de Parenty », créé en 1635, ne disparut qu'en 1965 ; le ruisseau qui l'alimentait fut alors comblé. Les activités de soierie, de menuiserie (fabriques de meubles) disparurent aussi du paysage neuvillois entre 1950 et 1960. Les bâtiments des fabriques installées sur le torrent des Torrières sont progressivement détruits ou réhabilités à d'autres fins. La Saône hébergea jusqu'en 1945 des plattes, nom donné en région lyonnaise à des pontons flottants amarrés à la rive, où les blanchisseuses travaillaient en eau vive.

Une fonderie de plomb située à l'entrée sud de la ville perdura de 1836 à 1971. Sa « tour à plomb » haute de 45 mètres, qui servait à la fabrication de la grenaille, fut malheureusement abattue. Une importante usine chimique de la société Sanofi Aventis (autrefois dénommée Rhodiaseta puis Rhodiaceta-Rhône-Poulenc), implantée en bord de Saône au nord de la ville depuis 1953, fut, et reste, le seul employeur important sur la commune. Cette activité de chimie fine a été le noyau à partir duquel s'est développée la « zone industrielle Lyon-Nord », qui, débordant largement sur la commune voisine de Genay, s'étend sur 180 hectares et employait en 2003 plus de 3500 salariés dans 76 établissements (chiffres INSEE et agence d'urbanisme)[8]. Le Syndicat intercommunal Saône - Mont d’Or y a établi une pépinière d'entreprises[9].

L'usine chimique de sanofi-Aventis est en cours de restructuration depuis 2010 dans le but de la transformer en site de production de vaccin contre la dengue. Le plan social qui accompagne cette reconversion ne comporte aucun licenciement sec[10]. Le projet prévu le début de la production en 2013, pour une commercialisation en 2014 ou 2015. La production prévue est de 100 millions de doses par an. Des précautions ont été prises (surélévations de bâtiments) pour faire face aux crues centennales. De même, le site sera classé P, il ne travaillera que sur des virus vivants atténués, et ses effluents seront inactivés, pour qu'aucun organisme vivant ne sorte des lieux de production[10].

Las disparu, Mâchonville reste

Par ailleurs, Neuville reste un centre d'importance local, avec présence de la totalité des activités de service et de commerce de détail. L'association des commerçants « A'Tout Neuville » fait état de : 23 commerces alimentaires (dont 10 boulangeries), 21 cafés, hôtels et restaurants, 33 salons de coiffure, esthétique et santé, 20 établissements bancaires, d'assurances et d'intérim, 32 commerces de vêtements, sport, cadeaux, et plus d'une cinquantaine d'autres établissements, commerces ou services[11].

Le marché du vendredi occupe toute la longueur du quai de Saône, de part et d'autre de l'entrée du pont[12].

Neuville a une réputation de ville gastronome : la charcuterie Las, installée en 1928 mais récemment disparue, a inspiré le roman de Marcel E. Grancher « Le Charcutier de Mâchonville », et le film homonyme de Vicky Ivernel (1946). Les pognes neuvilloises (brioches aux pralines, analogues au gâteau de Saint-Genix savoyard, et donc à ne pas confondre avec la pogne de Romans drômoise) sont recherchées.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Vimy et son vieux château : la première attestation historique de Vimy est un acte de Conrad le magnifique (971) cédant à l'abbé de l'Île Barbe « la possession de l'église de Saint-Florentin auprès de Vimy » ; on ignore s'il existait alors un château primitif. Par contre, la « Charte de clôture du bourg de Vimy » en l'an 1200 le mentionne.

Le bourg et le château sont ravagés par les Écorcheurs en 1443. L'abbé Edouard de Mossey entreprend la reconstruction du château à la fin du XVe siècle, et Pierre d'Épinac, archevêque de Lyon, la poursuit un siècle plus tard. Camille de Neuville devient propriétaire du château en 1665, mais s'en désintéresse au profit du château d'Ombreval. Les deux tours sont réhabilitées aux XVIIIe et XIXe siècles). En centre ville, on peut voir quelques vieilles maisons et quelques murs d'enceinte en « pierres dorées ».

En 1869, l'industriel Émile Guimet lègue le château à la commune à condition qu'elle le conserve et en fasse une école publique. Devenu depuis longtemps inapproprié pour cet usage et cher d'entretien, avec l'accord d'un des descendants, le château est, à partir de 2010, affecté à l'habitation à loyer modéré[13].

  • Le château d'Ombreval, construit en 1458 par Monsieur d'Ombreval, fut ensuite en la possession de la famille Buatier, puis acquis en 1586 par Mgr d'Espinac, en communauté avec sa sœur Madame de Gresolles, qui l'aménagea, mais fut contrainte de le vendre à la mort de son frère pour payer ses dettes. Il fut alors acquis par Jean Livet, secrétaire de l'archevêque de Lyon, qui s'était enrichi aux dépens de son maître. Camille de Neuville le racheta en 1630, et en fit une résidence somptueuse. Restauré à la Révolution, il appartint à des propriétaires privés jusqu'en 1961, date à laquelle ses propriétaires, Laurent Vergnais et sa sœur Madame Bertrand, le cédèrent à la commune, qui y a établi la mairie. Le parc du château est devenu parc public. Les douves entourent toujours le bâtiment. La chapelle du château est elle aussi conservée, en parfait état extérieur, ainsi que le nymphée proche, et le pavillon de chasse, dit « pavillon de l'Écho », sur une butte voisine.
Le chevet de l'église, faisant apparaître la construction en « pierres dorées »
  • L'église a été consacrée le 8 septembre 1681 par Camille de Neuville et dédiée à Notre-Dame de l'Assomption. Elle est intéressante par sa construction en pierres dorées de Couzon et ses deux clochers en forme de lanterneaux inspirés de ceux de l'église de l'Hôtel-Dieu de Lyon. Sa façade, modifiée en 1894 par l'architecte Chaumel à la demande du curé Béraud, la dénature quelque peu. Le chœur, précédé de deux rangées de stalles surmontées de larges panneaux peints, est décoré d'un ensemble de boiseries sculptées remarquable réalisées au XVIIIe siècle par Michel Perrache, son fils Antoine-Michel Perrache et Jean-Antoine Morand, trois ingénieurs lyonnais. Les stalles ont été classées monuments historiques en 1904 ; les tableaux de l'avant-chœur et les sculptures du chœur, réhabilités en 1962, ont été classés en 1982 [14]. L'orgue, qui provient du couvent des Cordeliers de Lyon, a été restauré en 1957, mais ses jeux anciens des XVIIe et XVIIIe siècles ont été conservés[15]. L'église a été restaurée par l'architecte Curtelin en 1962 et la façade a également été restaurée en 1981. Entre 2007 et 2010, la toiture a été rénovée[16].
  • Le pont sur la Saône date de 1934 (début de la construction 1931). Il a été construit à quelques mètres en aval de l'ancien pont suspendu type Seguin qui datait de 1832, ce qui explique qu'il n'est pas dans l'alignement de la rue Victor Hugo qui lui fait face. Il a été inauguré par Édouard Herriot, alors président du conseil, le 15 août 1935, jour de la fête patronale de la ville. Une arche a été dynamitée par les Allemands lors de leur retraite le 2 septembre 1944 ; elle a été restaurée à l'identique.

C'est un exemplaire unique de pont en béton en bowstring, à 3 travées, de longueurs respectives 50, 58 et 50 mètres[17]. Chacun des 3 tabliers est suspendu à deux arches en béton armé parallèles par des piliers en béton. Les arches parallèles sont solidarisées par des superstructures elles aussi en béton. Les trottoirs sont situés à l'extérieur des arches. La largeur hors tout de l'ensemble est de 12,20 mètres. Pour lui donner une assise suffisamment stable, il a fallu creuser les fondations de l'une de ses piles jusqu'à 38 mètres au-dessous du niveau de la Saône.

Le profil de ce pont à trois arcs a été adopté par la municipalité de Neuville comme logo de la ville.

  • Le Parc : on désigne ainsi un espace boisé accidenté situé au nord-est de la commune, à la limite de la commune de Montanay. Il s'agit de ce qui reste de l'ancien domaine de chasse de Camille de Neuville, qui s'étendait sur tout le vallon des Torrières, aujourd'hui parcouru par la route de Saint-André-de-Corcy (D 16), et était ceinturé par un mur, dont il reste de larges tronçons, notamment près de la « Maison de l'Écho » (ancien pavillon de chasse de Camille), et sur la moitié est du parc actuel. On trouve dans le parc quelques restes ruinés d'une ancienne construction dite « château de Montanay ». La principale curiosité est la « grande poterne », ouverture pratiquée dans le mur d'enceinte, agencée de manière à permettre à la fois le ruissellement des eaux de pluie et le passage des animaux vers l'intérieur du domaine de chasse.

Un peu à l'écart du parc proprement dit, proche de la route, on peut encore voir une source captée, dite « fontaine de Camille », qui amenait autrefois de l'eau potable à la ville.

Les blasons de Neuville et Alpirsbach sur le kiosque du quai de Saône.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Neuville-sur-Saône bénéficie du label « ville fleurie » avec « une fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[18].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 3 février 2010, Neuville-sur-Saône est jumelée avec :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources historiques[modifier | modifier le code]

  • Histoire de Neuville-sur-Saône, CD-Rom édité par la Société des amis du vieux Neuville
  • Préinventaire des monuments et richesse artistiques no 11, Neuville-sur-Saône, édité par le Conseil général du Rhône, 2001 (ISBN 2-910865-13-4)
  • Jacques Bruyas, Andre Vylar, Alain Rostagnat : Le canton de Neuville-Sur-Saône pendant la Revolution, Éditions Val de Saône, 1989

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. depuis décembre 2007, les relations sont cadencées sur la fréquence moyenne d'un train par heure (voir [1] et [2])
  3. aucun rapport avec la commune de Vimy dans le département du Pas-de-Calais
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Archives départementales du Rhône en ligne.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. « Les Villes Internet 2014 », sur le site officiel de l’association « Ville Internet » (consulté le 20 juillet 2014).
  8. Site économique du Grand Lyon et site lyon-business.org
  9. http://www.mairie-neuvillesursaone.fr/V301/index.asp?page_ID=155&Indx=3
  10. a et b "Le pôle vaccin de Sanofi sera opérationnel en 2013", Le Progrès du dimanche 16 janvier 2011, no 3005, p. 8
  11. http://www.atoutneuville.com/
  12. http://www.mairie-neuvillesursaone.fr/V301/index.asp?page_ID=28&Indx=2
  13. F.M.-B., L'enceinte du vieux château accueillera des logements, Le Progrès, éd. Ouest lyonnais et val de Saône, 04/12/2009.
  14. idem
  15. Préinventaire des monuments et richesses artistiques… (op.cit.), p. 64 à 75
  16. Un bâtiment à redécouvrir, Le Progrès, éd. Val de Saône, 01/06/2010, p. 17
  17. site structurae
  18. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » (consulté le 20 juillet 2014).
  19. a et b « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur Ministère des affaires étrangères
  20. Albigny-sur-Saône à la recherche de son passé, par le groupe Histoire Albiniaca, 1992, pages 117-118.