Cher (rivière)

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Cher
Le Cher à Saint-Georges-sur-Cher.
Le Cher à Saint-Georges-sur-Cher.
Caractéristiques
Longueur 367,8 km [1]
Bassin 13 920 km2
Bassin collecteur Bassin de la Loire
Débit moyen 95,9 m3/s (Tours)
Régime pluvio-nival
Cours
Source Massif central
· Localisation Mérinchal, France
· Altitude 700 m
· Coordonnées 45° 55′ 18″ N 2° 28′ 23″ E / 45.9217, 2.4731 (Source - Cher)  
Confluence Loire
· Localisation Bec du Cher, Berthenay/Villandry, France
· Altitude 38 m
· Coordonnées 47° 20′ 37″ N 0° 28′ 46″ E / 47.3436, 0.4794 (Confluence - Cher)  
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Fouzon, Tardes, Arnon
· Rive droite Aumance, Yèvre, Sauldre
Pays traversés Drapeau de la France France

Sources : SANDRE, Géoportail, Banque Hydro

Le Cher est une rivière du centre de la France et un affluent gauche de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Cher au château de Chenonceau (pont de Diane)
Viaduc du Réseau du Cher sur le Cher à Saint-Amand-Montrond, au début du XXe siècle.

De 367,8 km de longueur[1], le Cher prend sa source à Mérinchal, dans le département de la Creuse, dans le Massif central, et se jette dans la Loire à Villandry, dans le département d'Indre-et-Loire.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le Cher doit son nom à la racine pré-celtique kʰar pierre.[réf. nécessaire]

En occitan, il est dénommé Char[réf. nécessaire].

Départements et communes traversés[modifier | modifier le code]

Départements et principales villes traversés :

Histoire[modifier | modifier le code]

Il fut une frontière. De 1940 à 1943, la ligne de démarcation suivait cette rivière sur environ 120 kilomètres.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Le débit du Cher a été observé durant une période de 43 ans (1966-2008), à Tours, chef-lieu du département d'Indre-et-Loire [2]. Le bassin versant de la rivière est à cet endroit de 13 920 km², soit près de la totalité de ce dernier.

Le module de la rivière à Tours est de 95,6 m3/s.

Le Cher présente des fluctuations saisonnières importantes et nettement supérieures à celles de la Loire (en amont de Tours[3]) qu'il ne contribue donc pas à régulariser, avec des hautes eaux d'hiver-printemps portant le débit mensuel moyen à un niveau de 112 à 196 m3/s, de décembre à mai inclus (avec un maximum de janvier à mars, surtout en février), et des basses eaux d'été, de juillet à septembre inclus, avec un minimum mensuel moyen de 27,8 m3/s au mois d'août.

Débit moyen mensuel (en m³/s)
Station hydrologique : K6710910 Le Cher à Tours[2]
(1966 - 2008)

Source : Banque Hydro - Ministère de l'écologie et du développement durable

En période d'étiage, le VCN3 peut chuter jusque 4,3 m3 (43 m3 pour la Loire), en cas de période quinquennale sèche.

Les crues sont importantes mais moins volumineuses que celles de la Vienne qui est incontestablement la championne en ce domaine pour le bassin de la Loire. Le QIX 2 vaut 510 m3/s, le QIX 5 en vaut 740. Le QIX 10 est de 880 m3/s, tandis que le QIX 20 vaut 1 000 m3/s. Quant au QIX 50, il se monte à 1 200.

Cependant le débit instantané maximal enregistré pendant cette période de 42 ans a été de 1 000 m3/s le 1er mars 1988, tandis que la valeur journalière maximale était de 935 m3/s le 12 janvier 1982. Ces crues se définissent comme vicennales (période de retour de 20 ans) et sont donc relativement habituelles pour la rivière.

Le Cher est une rivière moyennement abondante. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant est de 223 millimètres annuellement, ce qui est nettement inférieur à la moyenne d'ensemble de la France tous bassins confondus, ainsi qu'à celle du bassin de la Loire (244 millimètres à Montjean-sur-Loire [4]). Le débit spécifique (ou Qsp) est de 7,0 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Principaux affluents et sous-affluents[modifier | modifier le code]

Les principaux affluents et sous-affluents du Cher sont, de l'amont vers l'aval :

Le Cher à Montrichard - Vieux pont sur la rivière avec maison du Passeur (XVIe-XVIIe siècle).

Modification de son cours à Tours[modifier | modifier le code]

Le Cher a été canalisé au droit de Tours au cours des années 1960, dans le cadre d'un grand projet urbain visant d'une part à rendre constructibles ses rives et d'autre part à protéger la ville d'inondations qui l'avaient dévastées par le passé comme en 1856. Ces travaux, lancés avec le soutien actif de Jean Royer, alors maire de la ville, ont été un temps le plus grand chantier urbain d'Europe : le cours de la rivière a été détourné, parfois à une distance de 500 mètres du cours initial, sur près de cinq kilomètres. Dans le même temps, une ZUP, le quartier des Rives du Cher, était construite sur la rive nord du nouveau Cher. Une île artificielle a également été créée entre deux bras de la rivière pour accueillir des équipements sportifs. À Saint-Avertin, le lit de l'ancien Cher a été ceinturé et transformé en plan d'eau, le nouveau Cher passant 400 mètres plus au nord. Deux lacs artificiels de grande taille ont dans le même temps été creusés, tandis que de petits barrages étaient construits plus en amont. Plusieurs ouvrages d'art durent être agrandis, notamment sur la ligne de chemin de fer de Paris à Bordeaux. Un pont ferroviaire, le pont de Vendée, dut être détruit et non remplacé, faute d'avoir été allongé. Les travaux de l'autoroute A10 se déroulèrent dans le même temps, les ouvrages de l'autoroute étant calibrés pour passer au-dessus de la nouvelle rivière. Le projet initial de 1965 prévoyait une rectification du Cher sur huit kilomètres, jusqu'à La Riche, avec la création d'une seconde grande île. Il fut cependant abandonné.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]