Guérigny

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Guérigny
Marteau pilon des Forges de Guérigny
Marteau pilon des Forges de Guérigny
Blason de Guérigny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Nièvre
Arrondissement Nevers
Canton Guérigny
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Bertranges à la Nièvre
Maire
Mandat
Jean-Pierre Château
2014-2020
Code postal 58130
Code commune 58131
Démographie
Population
municipale
2 572 hab. (2011)
Densité 353 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 05′ 19″ N 3° 11′ 43″ E / 47.0886111111, 3.1952777777847° 05′ 19″ Nord 3° 11′ 43″ Est / 47.0886111111, 3.19527777778  
Altitude Min. 192 m – Max. 291 m
Superficie 7,29 km2
Localisation

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Guérigny
Liens
Site web www.ville-guerigny.fr

Guérigny est une commune française, située dans le département de la Nièvre, et de la région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Avec l'ouverture d'un tronçon autoroutier reliant Nevers à Paris et débouchant à proximité immédiate de Urzy, la ville se trouve dans une position relativement privilégiée par rapport au reste du département. La promotion immobilière s'est développée suite à cette ouverture vers la région parisienne. En outre, une route départementale relie Guérigny à Nevers, distante de 15 km, en quelques minutes. Guérigny accueille un marché hebdomadaire, et un supermarché y est implanté depuis le début des années 1980.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Aubin-les-Forges Poiseux Rose des vents
Parigny-les-Vaux N Balleray
O    Guérigny    E
S
Urzy

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Guérigny est intimement liée à celle de Pierre Babaud de la Chaussade (1706-1792). Profitant des ressources naturelles environnantes, principalement le minerai de fer, les forêts de chênes et de nombreux cours d'eau, celui-ci implante et développe les forges royales. Cette manufacture, totalement liée à la construction navale, devient l'une des plus importantes de France au XVIIIe siècle. En 1781, l'État acquiert le site. Les forges poursuivent leur activité jusqu'en 1971.

En effet, dès la fin des années 1960, l'exploitation du site devient de moins en moins rentable. À l'arrêt définitif du site de la Marine nationale, une partie des employés est délocalisée. Des quelques grandes industries locales de l'époque ayant poussé en marge des forges, en métallurgie et pétrochimie principalement, il ne reste presque plus rien.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« D'or aux deux ancres de sable passées en sautoir, au chêne terrassé au naturel brochant sur le tout. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1904
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Jean-Pierre Château PS  
mars 2008 mars 2014 Jean-Pierre Château PS  
mars 2001 mars 2008 Michel Dejoie PS  
1978 2003 Robert Bourcier PS  
1972 1977 Léone Corbier    
1966 1971 Francis Richard    
1965 1966 André Dougny    
1945 1965 Théodore Mercier    
1944 1945 Jules Champeau    
1944 1944 Marius Pincont    
1941 1944 Maurice Vogel    
1941 1941 Louis Lafay    
1940 1941 Émile Frébault    
1935 1940 Léonard Franchet    
1904 1935 Charles Dariaux    


Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 572 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
740 658 569 717 1 055 1 345 1 205 1 518 1 445
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 861 2 805 3 016 3 137 3 046 3 046 3 160 3 335 3 388
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 787 3 734 3 620 3 371 2 968 2 829 2 868 2 810 2 848
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 961 2 984 2 472 2 417 2 414 2 474 2 561 2 573 2 572
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, le site des forges de Villemenant est encore partiellement préservé. L'Association des Amis du Vieux Guérigny entretient les bâtiments et propose chaque année au printemps et à l'automne) une exposition sur un thème différent ayant trait à l'industrie locale ou nationale. Une exposition permanente permet de découvrir quelques pièces intéressantes : machines à vapeur, marteaux-pilons et pièces réalisées sur le site au cours de son activité (mine marine, torpille, ancres de belle taille, etc.).

À quelques centaines de mètres de Guérigny s'étend la forêt des Bertranges qui, avec ses 7, 600 ha, fait partie des plus grandes étendues boisées de France. Parmi les sentiers aménagés, il en est un qui mène en ligne droite au « chêne Babaud ». Cet arbre au tronc impressionnant est maintenant couché. Son abattage a été décidé en 1995 : plusieurs fois touché par la foudre, ses plus grosses branches menaçaient de casser. La souche est préservée et entretenue. Plusieurs repères dendrochronologiques sont placés sur les anneaux de l'arbre, du début du XVIIIe siècle à la fin du XXe siècle. En effet, La Chaussade n'a pas planté cet arbre : le chêne était déjà âgé d'une quarantaine d'années lors de son arrivée dans la région.

Construit au XIVe siècle, le château de Villemenant se situe dans un paysage typiquement nivernais. À quelques pas de la Nièvre, sa tour d'escalier polygonale à colombages et ses deux tours semi-circulaires sont très pittoresques. Le château, en cours de rénovation intérieure, est très bien entretenu et propose des chambres d'hôtes.

Aux alentours, on trouve en outre les châteaux de Bizy (toujours propriété familiale), de Poiseux, de Mimont, et à Urzy le Château des Bordes (XVe siècle), le Château de Luanges néo-Renaissance (XIXe siècle), le Château des Évêques (XVIIe siècle), le Château de la Chaussade (XVIIIe siècle).

Dans la rue Masson, l'ancien cinéma Le Rex, bâti en 1930 et maintenant désaffecté, est un exemple d'Art déco. En 2011, une association locale créée pour le cinéma pourrait permettre une rénovation du bâtiment. Avec l'idée de faire revivre le cinéma et d'y accueillir d'autres activités culturelles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Babaud de la Chaussade (né à Bellac le 27 septembre 1706, mort à Paris le 12 août 1792),était maître de forges,et possédait des forges et des bois dans le Nivernais depuis 1720. Il fait des forges royales de Guérigny une manufacture d'importance nationale et celles-ci le restent jusqu'à la première moitié du XXe siècle. Après leur acquisition par l'État peu après 1780, une ordonnance royale leur conserve le nom de « forges de la Chaussade », en signe de reconnaissance pour les services que Babaud a rendus à la France.
  • Marcel Déat, personnalité politique socialiste puis collaborationniste. Poussé par les Allemands, il entre enfin, le 16 mars 1944, dans le gouvernement comme ministre du Travail et de la Solidarité nationale de Pierre Laval, et appuie une politique de collaboration totale avec l'Allemagne.
  • Léone Corbier accède à la mairie en 1972. C'est une militante communiste et féministe qui ne fait aucun secret de son appartenance à la Franc-maçonnerie, organisation au sein de laquelle elle occupe d'ailleurs une position d'importance puisqu'elle participe de très près, en 1952, à la création de la Grande Loge Féminine de France. Dans un milieu tout à la fois rural et industriel, cette élection crée la surprise. En 1978, Léone Corbier choisit de ne pas se représenter.
  • Le Général Jean-Étienne Cheutin, aviateur vétéran de la Première Guerre mondiale puis Commandant de l'aviation au Maroc. Sa notoriété fit donner le nom de « Cheutinville » au premier aérodrome déservant Nevers, dans la commune de Sermoise.
  • Jean-Baptiste Édouard Bornet, botaniste.
  • Georges Vidal (1903-1964), écrivain et militant anarchiste, né à Guérigny.

Sports[modifier | modifier le code]

L'association sportive Guérigny-Urzy est l'association moteur des deux communes, regroupant près de 1,000 licenciés. La section Football a été récemment distinguée en obtenant le label qualité régional remis par la fédération française de football, en reconnaissance des efforts fournis par les éducateurs et dirigeants. Cette section est à ce jour la plus importante puisqu'elle regroupe environ 230 licenciés (débutants, poussins, benjamins, 13ans, 15ans, 18ans, séniors, vétérans, féminines et dirigeants).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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