Fontaines-Saint-Martin

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Fontaines-Saint-Martin
Portail classé monument historique du château du Buisson.
Portail classé monument historique du château du Buisson.
Blason de Fontaines-Saint-Martin
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Canton Neuville-sur-Saône
Intercommunalité Grand Lyon
Maire
Mandat
Virginie Poulain
2014-2020
Code postal 69270
Code commune 69087
Démographie
Gentilé Saint-Martinois[1].
Population
municipale
2 994 hab. (2011)
Densité 1 093 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 50′ 42″ N 4° 51′ 14″ E / 45.845, 4.85388888889 ()45° 50′ 42″ Nord 4° 51′ 14″ Est / 45.845, 4.85388888889 ()  
Altitude Min. 182 m – Max. 288 m
Superficie 2,74 km2
Localisation

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Fontaines-Saint-Martin est une commune française, située dans le département du Rhône en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Le David et le Buisson avec son château médiéval sont les hameaux les plus anciens (XIe et XIIe siècles). Puis vinrent les hameaux des Guettes et des Prolières avec la présence de moulins à grains et à huile sur le ruisseau de la Roÿe qui prit ensuite le nom de ruisseau des Vosges. Le Trève Oray et le Mas-Joint datent du XVIe siècle, et plus récemment apparurent les hameaux du Cantin, du Petit Moulin et de la Ruelle quand le cimetière placé autour de l'église fut déplacé en haut de la montée du même nom en 1835.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau des Vosges court sur la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Desserte routière[modifier | modifier le code]

L'artère principale du village est la rue du Diot.

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Un pont de chemin de fer de la ligne Lyon-Trévoux enjambe la petite vallée à l'ouest.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Les Transports en commun lyonnais (TCL) desservent la commune, notamment avec la ligne Bus TCL Ligne 77 qui part de Montessuy pour rejoindre Fontaines-sur-Saône.

Ils assurent également des transports scolaires grâce à sept lignes dites Junior Direct desservant les établissements scolaires suivants :

  • JD 61 : Collège André Lassagne à Caluire, collège et lycée Antoine de Saint-Éxupéry et lycée Denis Diderot à Lyon.
  • JD 73, 74 et 75 : École Notre-Dame de Bellegarde et lycée Rosa Parks à Neuville-sur-Saône, uniquement le matin.
  • JD 79 : Lycée Rosa Parks à Neuville-sur-Saône.
  • JD 311 et 314 : Collège Jean de Tournes à Fontaines-sur-Saône.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Deux lieux géographiques en France portent un nom identique, la commune de La Fontaine-Saint-Martin dans la Sarthe, et Les Fontaines Saint-Martin, lieu-dit en Gironde à côté de Blaye. Ces trois sites ont comme point commun le passage de voies romaines sur leurs terres qu'empruntait saint Martin pour aller évangéliser les campagnes gauloises[réf. nécessaire].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village, appelé Saint-Martin de Fontaines de 1245 à 1850, aurait été fondé par saint Martin de Tours en 377, qui avait participé à la fondation des premières communautés chrétiennes du Val de Saône. Cette année-là, il détruisit un temple romain dédié à Isis, dont certains restes en marbre de Carrare ont été découverts récemment lors de fouilles[réf. nécessaire]. Puis il baptisa les habitants du village aux fontaines nombreuses qui existaient, ce qui fut l'origine du nom de la bourgade. Au Moyen Âge, le village était un lieu de pèlerinage réputé[réf. nécessaire], les pèlerins venant prier saint Martin, premier patron de la France. Une fontaine trônant sur la place du village fait référence à l'épisode fameux de la cape que le saint partagea en deux.

Placée dès le XIIIe siècle sous la protection du comté puis duché de Savoie, et indirectement, du Saint-Empire, la province du Franc-Lyonnais à laquelle appartient le village de Saint-Martin de Fontaines, est réunie au royaume au royaume de France vers 1475, puis cédée par la Savoie au traité de Turin en 1696. De nombreuses croix de Savoie dans l'église et sur le blason communal rappellent ces origines.

En 1789, le Franc-Lyonnais occidental est intégré dans le nouveau département de Rhône-et-Loire, cependant que Saint-Martin de Fontaines est réuni avec les paroisses Saint-Louis (Fontaines-sur-Saône) et Notre-Dame de Fontaines (Cailloux-sur-Fontaines) au sein d'une commune dont Cailloux se sépare dès 1793. Enfin, la commune de Fontaines-sur-Saône est créée par la loi du 25 juin 1850.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Maires de Saint-Martin de Fontaines puis de Fontaines Saint-Martin :

Liste des maires successifs depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
2014   Virginie Poulain SE Première femme maire de la commune
2008 2014 André Gléréan DVD  
2001 2008 Patrick Laurent SE Vice-président du Grand Lyon, chevalier du Mérite agricole
1977 2001 Pierre Magnard DVD Conseiller communautaire
1945 1977 Charles Laroche DVD Doyen des maires du Rhône[Quand ?]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du Val de Saône, une des neuf subdivisions de la communauté urbaine du Grand Lyon dont elle représente environ 0.52% du territoire et 0.21% de la population en 2007[Note 1].

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 994 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 000 1 205 1 361 1 346 1 480 1 420 1 580 1 580 810
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
797 812 772 720 710 704 696 655 708
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
669 636 622 602 694 684 710 712 878
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 026 1 306 1 826 2 056 2 124 2 721 2 702 2 698 2 994
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Fontaine-Saint-Martin est située dans l'académie de Lyon.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Le Château du Buisson au début du XXe siècle

L'église est le principal monument historique du village. Fondée en 377 par saint Martin, une chapelle fut bâtie au IXe siècle qui existe encore dans la nef latérale droite de l'église. Puis une église plus importante a été construite au XVIIe siècle, son autel est exposé dans la chapelle Sainte-Philomène. Enfin, en 1835, fut édifiée l'église actuelle qui a été financée dans sa totalité par le Chanoine Colomb de Gast[réf. nécessaire], curé de la paroisse. Entièrement rénové à l'extérieur comme à l'intérieur, ce monument sacré à classer dans le rustique flamboyant, rappelle les églises savoyardes et piémontaises. Le mardi 19 mars 1989, dans les salons de la Préfecture du Rhône, le maire recevait des mains de Monsieur Yves Bruyas, vice-président du Conseil Général le Premier Prix Départemental pour la protection du patrimoine historique et artistique, à l'occasion de la restauration intérieure de l'Église de saint-Martin[réf. nécessaire].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Plusieurs personnages célèbres ont séjourné dans la commune de Saint-Martin de Fontaines[réf. nécessaire] : Hugues Ier de Bourgogne (1106), le pape Innocent IV (1244), le cardinal Pierre de Tarentaise (1271) qui deviendra pape sous le nom de bienheureux Innocent V, le Duc de Savoie Amédée VIII (1420), le cardinal Charles de Bourbon (1448), le duc de Savoie Charles III (1510), le cardinal Jean de Lorraine (1538), Camille de Neuville de Villeroy archevêque de Lyon (1663), le Duc de Savoie et Roi de Sardaigne Victor-Amédée II (1682), le cardinal Joseph Fesch, oncle de Napoléon (1836), etc.

Deux hommes célèbres vécurent à Saint-Martin, Joseph Sève (1788-1860) dit « Soliman Pacha » capitaine de hussard sous le premier empire et généralissime des armées égyptiennes du roi Méhémet Ali, dont le grand-père était meunier à Saint-Martin aux Prolières, et Jean-Henri Lagrange (1845-1909) qui fut président du Conseil Général du Rhône et qui demeurait au Mas-Joint. Le saint curé d'Ars, ami intime du chanoine Colomb de Gast, séjourna souvent à la cure. Il confessait les Saint-Martinois dans le confessionnal toujours situé dans la chapelle de Saint-Antoine de Padoue. Le chanoine fut chargé d'instruire pour le Vatican le procès en béatification de Jean-Marie Vianney.

Joseph Anthelme Sève (1788-1860) dit Soliman Pacha[modifier | modifier le code]

La vallée est riche de 7 moulins. L’un d’entre eux, le moulin des Prolières, cache l’histoire de l’homme le plus célèbre du village Joseph Anthelme Sève (1788-1860), plus connu sous le nom de Soliman Pacha. Ancien capitaine du 6e régiment de hussards du Premier Empire, cet officier de Napoléon avait passé son enfance dans ce moulin dont son grand-père était le métayer. À la Restauration il se plaça aux ordres de Méhémet-Ali, Vice-Roi d’Égypte. Il deviendra son confident et son ami et sera nommé Généralissime des armées égyptiennes. C’est sur son initiative que Ferdinand de Lesseps constructeur du Canal de Suez[réf. nécessaire], Horace Vernet grand peintre de l’époque, Gustave Flaubert et Gérard de Nerval séjournèrent souvent aux pays des Pharaons. Une de ses filles se maria avec Chérif Pacha, petit-fils de Méhémet-Ali, dont la descendance régna avec les rois Farouk Ier et Fouad II. Son arrière-petite-fille, la Princesse Fawzia d'Égypte, décédée en juillet 2013,, fut la première femme du Shah d’Iran. Le 5 mai 1846, date anniversaire de la mort de Napoléon Ier, le roi Louis-Philippe nomme, sur le Champ de Mars, Grand Officier de la Légion d’Honneur le Généralissime Égyptien Soliman Pacha. Lors de ses passages en France il venait toujours se ressourcer une dizaine de jours dans le village où il séjournait dans le moulin familial.

Autres personnalités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Calcul basé sur les données de l'INSEE
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nom des habitants des communes françaises », sur habitants.fr
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L'Aube précède l'Aurore
  • Hier engendre Demain

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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