Denis Jeambar

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Denis Jeambar en 2010

Denis Jeambar, né à Valréas (Vaucluse) en 1948, est un journaliste et écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Diplômé de Sciences-Po[1], Denis Jeambar débute sa carrière dans la presse écrite à l'hebdomadaire Paris Match en 1970, puis il est recruté, en 1972, par l'équipe fondatrice du Point (dont le directeur est Claude Imbert). Il travaille successivement dans le service Ville-Environnement, puis comme rédacteur en chef des mensuels rattachés au Point (Vie Publique, Musique). En 1981, il est nommé chef du service politique de l'hebdomadaire puis, en 1988, directeur de la rédaction, rédacteur en chef du service politique et conjointement du service culture.

Il quitte Le Point pour prendre la direction générale d'Europe 1, poste qu'il occupe quelques mois avant de prendre, en 1996, la succession de Christine Ockrent à la direction de L'Express. Il est nommé en 2001 président du directoire du groupe Express-Expansion.

Il est idéologiquement proche du néoconservatisme selon le site La République des Lettres, pour qui Denis Jeambar a exprimé dans l’Express « l'opinion de la droite néo-conservatrice, sioniste et atlantiste, proche des idées incarnées par Nicolas Sarkozy[2] », et selon René-Éric Dagorn, qui note sa proximité idéologique avec Samuel Huntington, auteur du Choc des civilisations[3] : d'après lui, Denis Jeambar et Alain Louyot ont publié un article paru dans l’Express du 13 septembre 2001 dans lequel « tous leurs arguments renvoient à Huntington [...] ».

Selon Guillaume Weill-Raynal, Denis Jeambar, avec Daniel Leconte, a joué un rôle important dans le montage de la controverse sur l'Affaire Mohamed al-Durah[4].

Denis Jeambar est l'auteur de plusieurs livres, allant de l'essai sur le musicien George Gershwin au roman, en passant par des ouvrages politiques, parfois écrits en collaboration avec des personnalités comme Jean-Marc Lech, José Frèches, Yves Roucaute ou Claude Allègre, Jacqueline Rémy.

En août 2006, Denis Jeambar quitte le groupe Express-Expansion (désormais propriété du groupe belge Roularta à qui le groupe Dassault l'a cédé) pour donner une nouvelle direction à sa carrière. Il prend à l'automne 2006 la présidence des éditions du Seuil qu'il quitte en janvier 2010[5]. En décembre 2007 il a été élu président du conseil d'administration de l'Institut pratique de journalisme. En 2009, il participe à la rénovation du magazine VSD.

Il participe également régulièrement comme chroniqueur à l'émission Politique Matin sur LCP Assemblée Nationale.

Il est membre du club Le Siècle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Denis Jeambar, l’homme qui pilote l’Express, Pierre Veilletet, revue-medias.com, n°6, septembre 2005
  2. Éric Frezel, « Denis Jeambar quitte L'Express pour les Éditions du Seuil. », La République des Lettres, 9 août 2006.
  3. « Huntington ou la culture de l'ennemi. », EspacesTemps.net, 5 mars 2003.
  4. Guillaume Weill-Raynal, Affaire Mohamed Al Doura : les vrais imposteurs ont gagné, Marianne2 du 26 mai 2008, [1]
  5. « Olivier Bétourné remplace Denis Jeambar à la tête du Seuil », NouvelObs.com, 8 décembre 2009.

Bibliographie[modifier | modifier le code]