Helle Thorning-Schmidt
| Helle Thorning-Schmidt | |
Helle Thorning-Schmidt, au Folketing, le 1er novembre 2011. |
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| Fonctions | |
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| 51e ministre d'État danoise | |
| En fonction depuis le 2 octobre 2011 (1 an, 7 mois et 18 jours) |
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| Monarque | Margrethe II |
| Gouvernement | Thorning-Schmidt |
| Législature | 67e Folketing |
| Coalition | SD-RV-SF |
| Prédécesseur | Lars Løkke Rasmussen |
| Présidente des Sociaux-démocrates danois | |
| En fonction depuis le 12 avril 2005 | |
| Prédécesseur | Mogens Lykketoft |
| Biographie | |
| Date de naissance | 14 décembre 1966 |
| Lieu de naissance | Rødovre (Danemark) |
| Parti politique | Sociaux-démocrates |
| Diplômé de | Université de Copenhague Collège d'Europe |
| Profession | Consultante |
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| Chefs du gouvernement danois | |
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Helle Thorning-Schmidt, née le 14 décembre 1966 à Rødovre, est une femme politique danoise, présidente des Sociaux-démocrates (SD) depuis 2005, et ministre d'État du Danemark depuis 2011.
Sommaire |
Éléments personnels [modifier]
Éducation et vie professionnelle [modifier]
Elle termine ses études secondaires au lycée d'Ishøj en 1985 et entre alors à l'université de Copenhague, où elle obtient en 1994 un master de sciences politiques. L'année précédente, elle avait passé avec succès son master d'études européennes au Collège d'Europe, à Bruges.
Chef du secrétariat de la délégation sociale-démocrate danoise au Parlement européen entre 1994 et 1997, elle devient ensuite consultante internationale pour la confédération syndicale LO jusqu'en 1999.
Outre le danois, elle parle couramment l'anglais et le français.
Famille et vie privée [modifier]
Son père, Holger, était professeur de mathématiques et sciences économiques à l'université de Copenhague. Elle est mariée à Stephen Kinnock, fils de l'ancien chef travailliste britannique Neil Kinnock. Le couple a deux enfants.
Carrière politique [modifier]
Députée européenne, puis nationale [modifier]
Elle découvre la politique au lycée en luttant contre l'apartheid et pour Nelson Mandela, et devient membre du Parti social-démocrate en 1993[1]. Elle est élue députée européenne aux élections du 10 juin 1999. Elle siège alors au sein du groupe du Parti socialiste européen, de la commission de l'Emploi et des Affaires sociales, et occupe la vice-présidence de la délégation des relations avec la Lettonie. En mars 2003, elle est désignée candidate sociale-démocrate aux élections législatives de 2005, finalement convoquées le 8 février et au cours desquelles elle fait son entrée au Folketing.
Chef de l'opposition danoise [modifier]
Le scrutin ayant été remporté par les libéraux d'Anders Fogh Rasmussen, le président des Sociaux-démocrates, l'ancien ministre Mogens Lykketoft, renonce le soir même à diriger le parti. Deux jours plus tard, le comité exécutif décide que le prochain chef de la formation sera élu par les adhérents. Elle décide alors de soumettre sa candidature et se trouve opposé au député Frank Jensen, qui prône une ligne plus à gauche. Le 12 avril, Helle Thorning-Schmidt est élue présidente des Sociaux-démocrates avec 53,2 % des suffrages et devient la première femme à diriger le parti.
Dans le cadre de la campagne pour les élections législatives anticipées du 13 novembre 2007, elle s'oppose aux baisses d'impôts promises par le ministre d'État Anders Fogh Rasmussen car elle souhaite augmenter les dépenses de l'État providence, à la convocation d'un référendum sur le traité de Lisbonne, présente un programme dans lequel elle propose de combattre l'accroissement des inégalités sociales et le réchauffement climatique, en portant à 45 % la part des énergies renouvelables dans la production électrique danoise d'ici à 2025. Bien que sa formation ait perdu deux sièges de députés mais moins d'un demi-point en termes de suffrages exprimés, elle n'est pas remise en cause à la tête des Sociaux-démocrates.[réf. nécessaire]
À partir de ce scrutin, elle affirme sa volonté de constituer une coalition gouvernementale de centre-gauche avec le Parti socialiste populaire (SF) et le Parti social-libéral (RV), et le soutien sans participation de l'Alliance rouge et verte (ERG). Elle reçoit l'appui du président du SF, Villy Søvndal, et de Margrethe Vestager, présidente du RV[2]. Dans un sondage paru en août 2011, une telle alliance recueillerait en tout 51,5 % des voix et serait donc nettement majoritaire au Folketing, avec 91 députés contre 84[3].
Pendant la campagne électorale, le tabloïd B.T. l'accuse de fraude fiscale. Les autorités fiscales conduisent une enquête et concluent que ces allégations sont infondées. B.T. publie alors un document contenant des informations privées, notamment qu'Helle Thorning-Schmidt avait payé moins d'impôts qu'elle ne devait mais qu'il y avait prescription. En décembre 2011, un fonctionnaire du ministère de la Fiscalité révèle à la police que c'est le ministre Troels Lund Poulsen qui a transmis ces informations à la presse. L'affaire fait scandale et une commission d'enquête est créée[4]
Le jour du scrutin, alors que les SD reculent très légèrement à 24,9 % des voix et 44 députés, en perdant un siège, la gauche remporte au total 89 élus, soit trois de plus que la droite. Elle remporte donc les élections législatives danoises de 2011, mais son propre parti est en léger recul et elle doit composer avec les partis de la coalition rouge.
Ministre d'État du Danemark [modifier]
Le 2 octobre 2011, Helle Thorning-Schmidt est nommée ministre d'État, devenant la première femme à occuper ce poste, prenant la tête d'une coalition entre les Sociaux-démocrates, la Gauche radicale et le Parti populaire socialiste, minoritaire au Folketing avec 77 députés sur 179. Elle disposera cependant du soutien de la Liste de l'unité (EL) et de trois députés du Groenland et des Îles Féroé[5].
Notes et références [modifier]
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Helle Thorning-Schmidt » (voir la liste des auteurs)
- Une femme pour relancer le Danemark en crise, TF1.fr, 16/9/2011
- (da) « Vestager peger på Helle Thorning », Børsen, le 20 octobre 2008
- (da) Compilation de sondages, Politiken, consulté le 4 avril 2011
- « Politiques, coups bas et tabloïds : une mauvaise cuisine », Courrier international, 7 décembre 2011.
- (fr) « Danemark: une sociale-démocrate nommée PM », Cyberpresse, le 2 octobre 2011
Annexes [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Élections législatives danoises de 2007 et 2011
- Cabinet Helle Thorning-Schmidt
- Liste de dirigeantes politiques | Liste de femmes ministres danoises
Liens externes [modifier]
- (da) Site Internet de Helle Thorning-Schmidt
- (da) Notice biographique sur le site du Folketing