Ali Bongo

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Ali Bongo
Ali Bongo en 2012
Ali Bongo en 2012
Fonctions
3e président de la République gabonaise
En fonction depuis le 16 octobre 2009
(&&&&&&&&&&&017434 ans, 9 mois et 9 jours)
Élection 30 août 2009
Premier ministre Paul Biyoghe Mba
Raymond Ndong Sima
Daniel Ona Ondo
Prédécesseur Omar Bongo
Rose Rogombé (par intérim)
Biographie
Nom de naissance Alain-Bernard Bongo
Date de naissance 9 février 1959 (55 ans)
Lieu de naissance Brazzaville (Congo)
Nationalité gabonaise
Parti politique PDG
Conjoint Lynn Collins Bongo (divorcés)
Sylvia Valentin
Enfant(s) Malika Bongo Ondimba
Noureddin Bongo Ondimba
Jalil Bongo Ondimba
Bilal Bongo Ondimba
Diplômé de Université Panthéon-Sorbonne
Religion Islam

Ali Bongo
Présidents de la République gabonaise

Ali Bongo Ondimba, né Alain-Bernard Bongo le 9 février 1959 à Brazzaville[1], est un homme politique gabonais, fils de l'ancien président Omar Bongo et ministre de la Défense de 1999 à 2009.

Candidat du Parti démocratique gabonais à l'élection présidentielle du 30 août 2009, il est élu président de la République gabonaise avec 41,73 % des voix, lors de l'unique tour. Ce qui est aussitôt contesté par les opposants parlant d'un coup d’État électoral.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alain-Bernard Bongo est le fils aîné d'Albert-Bernard Bongo et de Joséphine Nkama (devenue par la suite Patience Dabany). Il prend le nom d'Ali Ben Bongo lorsque son père convertit la famille à l'islam en 1973. Il fait ses études en France, dans un collège protestant des Cévennes, ses études secondaires partiellement au collège Sainte-Croix de Neuilly-sur-Seine, puis il étudie le droit à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne[2].

Ali Bongo revient au Gabon et travaille dans le cabinet de son père entre 1987 et 1989. De 1989 à 1991, il est ministre des Affaires étrangères du gouvernement de Casimir Oyé Mba. Il doit démissionner à cause de son âge : la Constitution de 1991 impose d'avoir au moins 35 ans pour exercer des fonctions ministérielles et Ali Bongo a alors 32 ans. Il revient dans le cabinet de son père. Il crée, avec André Mba Obame, un groupe de proches (Alfred Mabika Mouyama, Germain Ngoyo Moussavou…) qui vise à rénover la vie politique gabonaise[3].

Ali Bongo se présente à la députation en 1990 dans le Haut-Ogooué et est élu.

En 1996, il cherche à prendre le contrôle du Haut-Ogooué qui est le fief de son cousin, le ministre de la Défense, général et ancien chef d'État-major Idriss Ngari. Ali Ben Bongo s'affronte avec Ngari et « patauge » (méconnaissance de la langue locale, pas de résidence dans la région) mais il obtient le soutien de son père qui le fait élire[3].

1999-2009 : ministre de la Défense[modifier | modifier le code]

En février 1999, il est nommé ministre de la Défense en remplacement de Ngari au sein du gouvernement. Ali Bongo dépense beaucoup pour sa popularité au sein de l'armée et place ses alliés. Son beau-frère, le ministre de l'Économie Paul Toungui, le trouve trop dépensier et bloque un achat militaire. Ali Bongo est réélu député en 2001 et 2006.

Depuis 2009 : président de la République gabonaise[modifier | modifier le code]

Vice-président du Parti démocratique gabonais, Ali Bongo est désigné candidat par le parti au pouvoir pour l'élection présidentielle prévue le 30 août 2009 et destinée à remplacer Omar Bongo mort en juin 2009. Dans une interview accordée à Voice of America, il explique se vouloir candidat au changement[4]. Le 3 septembre 2009, les résultats sont rendus publics : Ali Bongo Ondimba est officiellement élu président de la République avec 41,73 % des voix, face à Pierre Mamboundou (25,64 %) et André Mba Obame (25,33 %). Ces derniers contestent la légalité de la proclamation et la sincérité des résultats[5]. Selon une rumeur, Ali Bongo serait un enfant du Biafra adopté par Bongo, ce que l'intéressé dément[6]. Le candidat à la présidentielle Luc Bengono Nsi a déposé un recours pour annuler l'élection du 30 août pour cette raison[7]. Après la validation des résultats de l'élection, Ali Bongo est investi le 16 octobre 2009[8].

Au début de sa présidence, il mène notamment une politique de « grands chantiers »[9].

Son programme économique[modifier | modifier le code]

Ali Bongo a été élu sur la base de son projet de société intitulé « L’avenir en confiance ». Dans l’axe 5 de ce projet est développé le principe de « Gabon émergent »[10]. Le Gabon émergent se décline en trois piliers économiques : le Gabon vert, le Gabon industriel et le Gabon des services[11].

Le Gabon Vert est basé sur des valeurs écologiques fortes en faveur de la préservation de l’environnement, de la lutte contre le réchauffement climatique et de la protection de la biodiversité. Il s’appuie sur un réseau de 13 parcs nationaux créés en 2002 et couvrant 11 % du territoire national. Le pilier « Gabon vert » promeut également le développement de différents secteurs économiques durables tels que l’écotourisme ou encore l’agriculture, avec l’objectif d’atteindre l'autosuffisance alimentaire[12].

Le Gabon Industriel a pour enjeu de promouvoir la valorisation locale des matières premières et l'exportation de produits à haute valeur ajoutée. L’objectif est de garantir une exploitation durable des nombreuses ressources naturelles dont dispose le Gabon (pétrole, gaz, manganèse, bois, or, minerai de fer…)[13]. Parmi les mesures emblématiques du Gabon industriel, l’entrée en vigueur en 2010 de l’interdiction d’export des grumes, destinée à assurer la mise en place d’un processus de transformation locale générateur d’emploi[14].

Le Gabon des Services est quant à lui consacré à la valorisation des ressources humaines du Gabon[15]. L’enjeu est de mieux former les Gabonais par un niveau d’éducation élevé, de leur garantir la prise en charge des frais de santé et un accès à des structures de soins de qualité. Le développement des infrastructures, tant au niveau des télécommunications que des routes, des transports ou encore du logement, fait également partie des enjeux du Gabon des Services.

Politique internationale[modifier | modifier le code]

Le 1er janvier 2010, le Gabon a intégré le Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies pour une durée de deux ans. Dans le cadre de ce mandat, Ali Bongo s’est rendu à New York en mars 2010 afin de lancer la présidence gabonaise du Conseil de Sécurité, effective pendant un mois[16]. À cette occasion, Ali Bongo a été reçu par le Secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon [17] et par la secrétaire d'État des États-Unis, Hillary Clinton[18].

Le 12 novembre 2012, l’Assemblée générale des Nations unies a élu dix-huit nouveaux membres au Conseil des droits de l’homme, dont le Gabon avec 187 voix[19]. Le Gabon sera amené à siéger à l’ONU à compter du 1er janvier 2013 sur une durée de trois ans afin « d’œuvrer pour l’application de la justice contre l’impunité et la criminalité transnationale organisée »[20].

Liens avec la France[modifier | modifier le code]

Selon l'enquête menée par la justice française sur les « biens mal acquis »[21] il posséderait un appartement avenue Foch à Paris et deux Ferrari. En 2010, Ali Bongo a acquis l'Hôtel de Soyecourt pour 100 millions d'euros[22].

Ali Bongo a été reçu à l'Élysée par le président français Nicolas Sarkozy, en juin 2008, à l’occasion du SIAE ; il a reçu en mai 2009, lors de son hospitalisation à Neuilly-sur-Seine, le secrétaire général de l’Élysée Claude Guéant[23]. Le 24 février 2010, Nicolas Sarkozy le décore Grand officier de la Légion d'honneur, en même temps que Rose Rogombé (grade de Commandeur)[24].

Robert Bourgi, conseiller de Nicolas Sarkozy pour les relations avec les pays africains, a soutenu ouvertement Ali Bongo lors de la présidentielle de 2009 : « Au Gabon, la France n'a pas de candidat, mais le candidat de Robert Bourgi, c'est Ali Bongo. Or je suis un ami très écouté de Nicolas Sarkozy. De façon subliminale, l'électeur le comprendra[25]. »

Il est également reçu par le président François Hollande le 5 juillet 2012[26].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Ali Bongo rencontre Inge Lynn Collins, touriste originaire de Los Angeles, lors d'une soirée en 1975. Ils se marient à Madrid en 1984. Ali Bongo a déclaré qu'il avait ensuite divorcé, ce qu'Inge Bongo conteste[27].

Ali Bongo est marié depuis 1989 avec une Française, Sylvia Valentin, fille d'Édouard Valentin, patron du groupe d'assurance « Omnium gabonais d'assurances et de réassurances » (OGAR), lui-même marié à une fille d'Omar Bongo[28],[29].

Ali Bongo est père de quatre enfants, Malika, Noureddin, Jalil et Bilal[réf. souhaitée].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « TITRE MANQUANT » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Infosplusgabon.com
  2. Philippe Bernard, « Ali Ben Bongo, Monsieur Fils », Le Monde,‎ 17 juin 2009 (lire en ligne)
  3. a et b « Ali Ben Bongo, au nom du père… », Jeune Afrique, no 2470,‎ mai 2008, p. 38-41
  4. « Gabon : Ali Bongo Ondimba se veut le candidat du changement » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 27 août 2009, sur lavoixdelamerique.com
  5. « L'opposition refuse d'admettre la victoire d'Ali Bongo » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 9 2009
  6. « Ali Ben Bongo, l'héritier naturel », Le Figaro,‎ 9 juin 2009 (lire en ligne)
  7. « Présidentielle : la nationalité d'Ali Bongo mise en doute », Jeune Afrique,‎ 12 septembre 2009 (lire en ligne)
  8. AFP, « Gabon: investi président, Ali Bongo promet à la fois continuité et rupture » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 10 2009
  9. « Législatives au Gabon : peu d'affluence pour un scrutin acquis au pouvoir  » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 12 2011
  10. « Gabon : Ali Bongo Ondimba prête serment et succède à son père », sur french.cri.cn,‎ 17 octobre 2009
  11. « TITRE MANQUANT » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur gaboneco.com
  12. Théophile Kouamouo, « Mûr pour la croissance verte ? », Jeune Afrique,‎ 21 octobre 2010 (lire en ligne)
  13. « TITRE MANQUANT » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur gaboneco.com
  14. « Le Gabon n’exportera plus de grumes », sur afrik.com,‎ 18 mai 2010
  15. « 10 clés pour comprendre et profiter du «Gabon Emergent» », sur lesafriques.com,‎ 26 juillet 2012
  16. « Conférence de presse du représentant permanent du Gabon et président du conseil de sécurité pour le mois de mars, M. Emmanuel Issoze-Ngondet », sur un.org,‎ 2 mars 2010
  17. « Gabon:Ali Bongo à New-York » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 8 mars 2010, sur gaboneco.com
  18. « Conférence de presse conjointe Ali Bongo / Hillary Clinton après leur rencontre » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), US Department of State, 8 mars 2010
  19. « L'Assemblée générale élit 18 nouveaux membres du Conseil des droits de l'homme » [PDF], Service d'information des Nations Unies,‎ 12 novembre 2012
  20. « Le Gabon souhaite briguer un nouveau mandat au Conseil des droits de l'homme de l’ONU en 2013 (à corriger) », sur gabonactu.com,‎ 25 septembre 2012
  21. « TITRE MANQUANT » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur humanrights-geneva.info
  22. Caroline Beyer, « Depardieu vend son hôtel particulier 50 millions d'euros », Le Figaro,‎ 13 décembre 2012 (lire en ligne)
  23. « Présidentielle : une affaire française », Jeune Afrique,‎ 19 septembre 2009 (lire en ligne)
  24. « Quand Sarkozy décore Ali Bongo incognito] », Le Nouvel Observateur,‎ 4 mars 2010 (lire en ligne)
  25. « Robert Bourgi, vétéran de la Françafrique », Le Monde,‎ 30 août 2009 (lire en ligne)
  26. « Hollande-Bongo : rencontre critiquée », Le Figaro,‎ 5 juillet 2012
  27. (en) « Gabon's First Lady Lives on Food Stamps in California », ABC News,‎ 8 septembre 2009
  28. « Edouard Valentin » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), juin 2004
  29. « Dossier : les Français qui comptent au Gabon » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), décembre 2007, sur infosplusgabon.com
  30. « Ali Bongo Ondimba, Grand-Croix de l'ordre international des Palmes académiques du CAMES », sur presidentalibongo.com,‎ 12 novembre 2012 (consulté le 16 mars 2014)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Ali Ben Bongo Ondimba. Le dauphin naturel », in Janis Otsiemi, Guerre de succession au Gabon : les prétendants, Édilivre, Paris, 2007, p. 22-25 (ISBN 9782356070630)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Site officiel d'Ali Bongo
  • « Portrait. Ali Ben Bongo, Monsieur Fils », Le Monde,‎ 17 juin 2009 (lire en ligne)
  • « Ali Bongo Ondimba : "Le Gabon, mon père et moi" », Jeune Afrique, no 2536-2537,‎ 16 au 29 août 2009, p. 12-19 (lire en ligne) — Interview d'Ali Bongo Ondimba par Marwane Ben Yahmed