Mustapha Ben Jaafar
| Mustapha Ben Jaafar مصطفى بن جعفر |
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Mustapha Ben Jaafar présidant une séance de l'Assemblée constituante
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| Fonctions | |
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| Président de la 2e Assemblée constituante tunisienne |
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| Actuellement en fonction | |
| Depuis le 22 novembre 2011 (3 mois et 19 jours) |
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| Élection | 22 novembre 2011 |
| Vice-président | Meherzia Labidi Maïza Larbi Ben Salah Abid |
| Prédécesseur | Fouad Mebazaa (président de la Chambre des députés) Abdallah Kallel (président de la Chambre des conseillers) |
| Constituant de la circonscription de Tunis 1 | |
| Actuellement en fonction | |
| Depuis le 22 novembre 2011 (3 mois et 19 jours) |
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| Secrétaire général du Forum démocratique pour le travail et les libertés |
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| Actuellement en fonction | |
| Depuis le 9 avril 1994 (17 ans, 11 mois et 2 jours) |
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| Ministre de la Santé publique tunisien | |
| 17 janvier 2011 – 27 janvier 2011 (10 jours) |
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| Président | Fouad Mebazaa (par intérim) |
| Premier ministre | Mohamed Ghannouchi |
| Gouvernement | Gouvernement Ghannouchi |
| Prédécesseur | Mondher Zenaidi |
| Successeur | Habiba Zéhi Ben Romdhane |
| Biographie | |
| Date de naissance | 8 décembre 1940 |
| Lieu de naissance | Tunis |
| Nationalité | tunisienne |
| Parti politique | Forum démocratique pour le travail et les libertés |
| Profession | radiologue |
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Mustapha Ben Jaafar (مصطفى بن جعفر), né le 8 décembre 1940 à Tunis, est un homme politique et médecin tunisien.
Secrétaire général du Forum démocratique pour le travail et les libertés (Ettakatol) depuis sa fondation, en 1994, il occupe les fonctions de président de l'Assemblée constituante depuis le 22 novembre 2011.
Sommaire |
[modifier] Jeunesse
Ben Jaafar naît le 8 décembre 1940 dans le quartier tunisois de Bab Souika[1]. Orphelin de père à cinq ans, ce sont ses cousins, qui militent au sein du Néo-Destour, qui l'initient à la cause nationaliste[2]. Après des études secondaires au Collège Sadiki, de 1950 à 1956, il rejoint quelques années plus tard le Néo-Destour, parti au pouvoir ; il milite également au sein de l'Union générale des étudiants de Tunisie alors qu'il étudie la médecine en France et ce jusqu'en 1968[2].
[modifier] Activités professionnelles
En 1978, il occupe le poste de professeur à la faculté de médecine de Tunis, tout en étant chef du service de radiologie à l'Institut Salah-Azaïz puis au CHU La Rabta à Tunis dès 1981[2]. C'est dans ce contexte qu'il fonde le syndicat des médecins hospitalo-universitaires en 1977.
Pour des raisons politiques, il est muté dans un service de gynécologie où il occupe pendant cinq ans un petit bureau exigu, sans téléphone, sans secrétariat et sans aucune équipe de soutien[3].
[modifier] Activités politiques
[modifier] Dissidence
Choqué par le limogeage du ministre Ahmed Ben Salah en 1969 puis par l'échec du congrès du parti au pouvoir (devenu entre temps le Parti socialiste destourien) en 1970, Ben Jaafar rentré de France contacte des dissidents du parti, réunis autour d'Ahmed Mestiri, et participe à la fondation de l'hebdomadaire Erraï (L'Opinion) et du Conseil des libertés en 1976, ancêtre de la Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH)[2]. Membre fondateur du Mouvement des démocrates socialistes en 1978, entré en conflit avec le patron du parti Mohamed Moada, Ben Jaafar et d'autres membres du bureau politique sont exclus à l'occasion du congrès organisé en 1992[2]. Vice-président de la LTDH de 1986 à 1994, il fonde son propre parti, le Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL), en 1994 et participe à la création du Conseil national pour les libertés en Tunisie quatre ans plus tard[2].
[modifier] Candidature présidentielle en 2009
Après la légalisation du FDTL en 2002, il parvient à organiser le congrès fondateur en 2009, quelques mois avant l'élection présidentielle du 25 octobre 2009 auquel il décide de se présenter.
Même si le président en place, Zine el-Abidine Ben Ali, semble assuré de remporter l'élection, Ben Jaafar déclare au journal Le Monde que « ne pas participer à ce scrutin, ce serait déserter »[4]. Sa candidature est rejetée le 27 septembre par le Conseil constitutionnel au motif qu'il ne remplit pas la condition selon laquelle un candidat doit être le chef élu de sa formation depuis au moins deux ans[5].
[modifier] Ministre de la Santé publique
Le 17 janvier 2011, il est nommé ministre de la Santé publique dans le gouvernement d'union nationale formé à la suite de la révolution tunisienne entraînant la chute et la fuite du président Ben Ali[6]. Son secrétaire d’État est Lamine Moulahi. Le lendemain, alors que le peuple tunisien manifeste son mécontentement contre la nomination de ministres issus du gouvernement déchu, il démissionne en signe de protestation contre le maintien d'éléments du parti au pouvoir ; il est remplacé lors du remaniement du 27 janvier.
[modifier] Président de l'Assemblée constituante
Le 23 octobre 2011, il est élu membre de l'Assemblée constituante dans la circonscription de Tunis 1.
Le 22 novembre, il est élu président de l'Assemblée avec 145 voix contre 68 pour Maya Jribi[7]. Il prête alors serment et prononce un discours dans lequel il met en évidence la mission dévolue à l'Assemblée, plaidant en faveur de l'édification d'une IIe République qui consacre la justice sociale et protège les libertés publiques et individuelles. Il affirme aussi que le mandat de l'Assemblée ne dépassera pas un an. Il est désigné, le 18 janvier 2012, pour présider la commission chargée de la rédaction de la constitution, après des débats et une volte-face de la part d'Ennahda[8].
[modifier] Vie privée
Marié à une Française, Ben Jaafar est père de trois garçons et d'une fille[2].
[modifier] Notes et références
- (fr) « Biographie de M. Mustapha Ben Jaâfar, ministre de la Santé publique », Business News, 18 janvier 2011
- (fr) Ridha Kéfi, « Mustapha Ben Jaafar, un intransigeant modéré », Jeune Afrique, 12 janvier 2003
- (ar) « Interview de Monsieur Mustapha Ben Jaafar », Hannibal TV, séquence à partir de 9 m 45 s, 17 décembre 2011
- (fr) Florence Beaugé, « En Tunisie, l'opposant Mustapha Ben Jaafar candidat à la présidentielle », Le Monde, 25 septembre 2009
- (fr) « Tunisie : l'opposant Ben Jaafar écarté de la course à la présidentielle », Agence France-Presse, 27 septembre 2009
- (fr) « Trois leaders d'opposition entrent au gouvernement », Le Monde, 17 janvier 2011
- (fr) « Tunisie : Ben Jaafar élu à la constituante », Agence France-Presse, 22 novembre 2011
- (fr) « Le compromis qui a sauvé la Troïka », La Presse de Tunisie, 19 janvier 2012
- Personnalité du Forum démocratique pour le travail et les libertés
- Personnalité du Mouvement des démocrates socialistes
- Personnalité ou groupe récurrent des protestations arabes de 2010-2011
- Élève du Collège Sadiki
- Naissance en 1940
- Naissance à Tunis
- Constituant à l'assemblée constituante tunisienne de 2011