Nouvelle Action royaliste

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Nouvelle Action Royaliste
Image illustrative de l'article Nouvelle Action royaliste
Logo officiel
Présentation
Directeur politique Bertrand Renouvin
Fondation 1978 (faisant suite à la Nouvelle Action française)
Siège 38, rue Sibuet
75012 Paris
Directeur général Yvan Aumont
Fondateurs Bertrand Renouvin, Yvan Aumont et Gérard Leclerc
Idéologie Royalisme, Gaullisme
Couleurs blanc et noir
Site web www.nouvelle-action-royaliste.fr/

La Nouvelle Action royaliste (NAR) est un mouvement politique français marqué par la volonté d'instaurer une monarchie constitutionnelle en France.

Objectif et fondements idéologiques[modifier | modifier le code]

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La NAR souhaite l'instauration d'une monarchie constitutionnelle en France sur le modèle des monarchies européennes actuelles. En effet, les rois incarneraient la continuité, l’arbitrage et l'unité dont les nations démocratiques ont besoin. Ses membres disent réfuter la distinction traditionnelle entre monarchie et république. Ils considèrent qu'un monarque est le mieux placé pour défendre le « bien commun » (la res publica) et l'intérêt général, dans la mesure où son pouvoir n'est pas soumis aux vicissitudes de l'élection et des oppositions partisanes. Il incarne l'indépendance et sa dynastie la continuité de l'État. Les membres de la NAR veulent être à la fois les héritiers de Jean Bodin (théoricien du XVIe siècle qui avait intitulé République- c'est-à-dire dans l'acception de l'époque, l'État- l'œuvre majeure qu'il avait consacrée à la monarchie) , et des monarchiens de 1789 auteurs de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen et de la première constitution écrite de la France (1791).

À ses origines en 1940, le gaullisme s'interroge sur la légitimité qui conforte les monarchistes démocrates, comme en témoignent ensuite de nombreuses déclarations du général De Gaulle[1] et le projet qu'il aurait eu de restaurer la monarchie au travers de la figure d'Henri d'Orléans (1908-1999), « comte de Paris »[réf. souhaitée].

Histoire et dirigeants[modifier | modifier le code]

Le mouvement de contestation de mai 1968 touche aussi le mouvement royaliste, sclérosé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale par l'interdiction de l'Action française de Charles Maurras et une étouffante direction, empêtrée par ailleurs dans des tentatives de justification d’un passé pétainiste. De jeunes contestataires, dont Yvan Aumont, Gérard Leclerc et Bertrand Renouvin, décident de quitter la Restauration nationale, qui avait succédé au mouvement de Charles Maurras, pour fonder en 1971 la Nouvelle Action française qui devient en 1977 la Nouvelle Action Royaliste. Fort du passé de résistant de Jacques Renouvin, ce petit groupe de réformateurs veut rendre sa légitimité au mouvement royaliste.

Organisation interne actuelle[modifier | modifier le code]

Les adhérents de la NAR sont parfois qualifiés de royalistes de gauche, voire d'anarchistes en référence à la NAR, mais ils se reconnaissent surtout dans le gaullisme originel. Le mouvement est dirigé d'une manière collégiale par un Comité directeur de 12 membres assisté d'un conseil national, et publie un bimensuel politique, Royaliste, une revue d'idées, Cité, ainsi qu’une revue historique intitulée le Lys rouge.

Du fait de son ouverture politique, Le mouvement fonctionne aujourd'hui essentiellement comme une société de pensée, au moyen de ses fameuses conférences-débats des "mercredis de la NAR"[2].

Structures associées et satellites[modifier | modifier le code]

En France, la NAR s'inscrit dans le cadre du mouvement royaliste[3]. Sur le plan international, la NAR est membre de la Conférence monarchiste internationale (CMI).

L’enracinement de la monarchie dans la démocratie en Angleterre, en Espagne, en Belgique et le retour sur la scène politique d’anciens souverains ou héritiers de dynasties dans d'autres pays d'Europe (Roumanie, Bulgarie, Serbie), et les débats français incessants sur le rôle du chef de l'État, confortent la Nouvelle Action Royaliste dans le débat politique.

Engagements politiques et résultats électoraux[modifier | modifier le code]

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Dans les années 1970, les luttes idéologiques engagées opposent la Nouvelle Action Royaliste à la Nouvelle Droite et à son expression partielle, le Front national, qui héberge également des royalistes. C'est ce qui motive en partie la présentation d'une candidature, celle de Bertrand Renouvin, à l'élection présidentielle de 1974 et le soutien accordé ensuite à François Mitterrand en 1981 puis dans les années 1990.

La nomination de Bertrand Renouvin au Conseil économique et social par François Mitterrand permet à la NAR d'accroître son audience. La Nouvelle Action Royaliste défend les institutions de la Cinquième République, qu'elle entend « couronner » et pérenniser. Au nom de la cohésion nationale, elle s’engage dans les collectifs de lutte contre la xénophobie et fait campagne pour le droit de vote pour des étrangers aux élections locales[réf. souhaitée].

La Nouvelle Action Royaliste est anti-libérale et keynésienne en économie[réf. souhaitée]. Elle se distingue par son opposition à la politique des États-Unis en politique étrangère[réf. souhaitée]. En cela, sa ligne se rapproche souvent de celle des gaullistes de gauche.

En 2002, elle a deux représentants au bureau du Pôle républicain qui soutenait la candidature de Jean-Pierre Chevènement à l’élection présidentielle. Mais elle rompt avec ce dernier lorsqu’il se rallie à la gauche pour les élections législatives.

En 2005, elle appelle à voter non au référendum portant sur la "constitution européenne"[4].

En 2007, elle appelle à voter « blanc » aux deux tours de l’élection présidentielle[5].

En 2011, pour son 40ème anniversaire, elle publie un numéro spécial de son bimensuel Royaliste comportant les témoignages de sympathie de 40 personnalités du monde intellectuel et politique avec entre autres : Georges Balandier, Michel Beaud, Roland Castro, Jean Charbonnel, Régis Debray, Philippe Dechartre , Nicolas Dupont-Aignan, Marcel Gauchet, Jean-Claude Guillebaud, Albert Jacquard, Jacques Julliard, Blandine Kriegel, Anicet Le Pors, Emmanuel Le Roy Ladurie, Pierre Manent, Edgar Morin, Emile Poulat, Jacques Sapir, Emmanuel Todd[6].

En 2012, pour l’élection présidentielle, elle appelle à voter au premier tour pour Nicolas Dupont-Aignan et au deuxième tour pour François Hollande[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. notamment dans sa correspondance
  2. Au coût de 1,5€, ces événements sont parmi les plus accessibles et les moins chers de Paris. On peut y venir écouter presque toutes les familles politiques, de l'extrême gauche à la droite "républicaine".
  3. Les mouvements des manants du roi
  4. http://www.bertrand-renouvin.fr/?p=918
  5. http://narinfo.voila.net/presiden.htm
  6. http://archivesroyalistes.org/40-temoins-pour-nos-quarante-ans.html
  7. http://narinfo.voila.net/presiden2012.htm

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]