Les Aventures de Bernard et Bianca

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Les Aventures de Bernard
et Bianca
Description de l'image Bernard&bianca.png.
Titre original The Rescuers
Réalisation Wolfgang Reitherman
Art Stevens
John Lounsbery
Scénario Voir ci-dessous
Acteurs principaux
Sociétés de production Walt Disney Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre film d'animation
Durée 77 minutes
Sortie 1977

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Aventures de Bernard et Bianca (The Rescuers), est le 29e long-métrage d'animation et le 23e « Classique d'animation » des studios Disney. Sorti en 1977, il est adapté des livres de Margery Sharp, The Rescuers et Miss Bianca, parus en 1959 et 1962.

Une suite intitulée Bernard et Bianca au pays des kangourous lui fut donnée en 1990.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Une jeune orpheline nommée Penny a été kidnappée et enfermée dans un bateau à aube abandonné du Bayou du Diable. Un jour elle jette à la mer une bouteille contenant un message de détresse. Quelque temps plus tard elle resurgit à New York et est découverte par la SOS Société, une organisation internationale de souris qui a élu domicile dans les caves du bâtiment des Nations unies. Miss Bianca, une souris blanche déléguée de Hongrie, se porte volontaire au secours de Penny. Après un temps d'hésitation, le Président de la SOS Société suggère de lui adjoindre un coéquipier. Ne sachant qui choisir, Miss Bianca jette finalement son dévolu sur Bernard, un concierge balbutiant.

Le duo se rend d'abord à l'orphelinat Clair Matin (Morningside en VO) où vivait Penny et y rencontre un vieux chat nommé Rufus. Il leur raconte qu'une femme nommée par Mme Médusa a tenté une fois d'attirer Penny dans sa voiture et qu'elle a peut-être réussi à la kidnapper. Bernard et Bianca se rendent à la boutique de prêteur sur gages de Mme Médusa et découvrent qu'elle est partie avec son associé M. Snoops à la recherche du plus gros diamant du monde, l’Œil du Diable. M. Snoops surveille Penny dans le Bayou du Diable aidé par les deux crocodiles de Médusa, Brutus et Néron.

Grâce à un albatros du nom d'Orville puis d'une libellule nommée Evinrude, les deux souris rejoignent Medusa dans le bayou. Elles surprennent une discussion qui leur apprend que Penny a été kidnappée car sa petite taille lui permet de passer l'étroit passage donnant sur une grotte où est caché l’Œil du Diable. Bernard et Miss Bianca trouvent Penny et préparent un plan d'évasion tandis qu'Evinrude alerte les animaux des environs. Mais Evinrude est retardé par un groupe de chauves-souris en chasse et doit se cacher. Le lendemain matin, Mme Médusa et M. Snoops emmènent Penny dans la caverne des pirates pour la forcer à récupérer le diamant. Bernard et Miss Bianca sont cachés dans la poche de la jupe de la jeune fille. La pierre précieuse est dissimulée dans un crâne. Penny utilise un sabre pour entrouvrir la mâchoire du crâne pendant que les souris essayent de le sortir depuis l'intérieur. La tâche est difficile et une vague océanique menace de submerger la caverne. Les deux souris et Penny parviennent finalement à récupérer le diamant et à sortir.

Mme Médusa et M. Snoops interceptent Penny et Médusa sort un pistolet qu'elle pointe vers eux. Souhaitant duper son comparse, elle prend la pierre et la cache dans l'ours en peluche de Penny. En s'enfuyant, elle trébuche sur un câble tendu par Bernard et Bianca et fait tomber l'ours. Penny récupère sa peluche et s'enfuit en courant. Les animaux du voisinage arrivent alors au bateau et aident les souris à emprisonner les deux crocodiles. Ensuite ils allument les feux d'artifices que M. Snoops stockés sur le bateau augmentant le chaos. Pendant ce temps les souris et Penny réquisitionnent l'hydroglisseur artisanal de Mme Médusa, cette dernière tente en vain de les poursuivre en utilisant ses crocodiles comme des skis nautiques finissant accrochée à l'une des cheminées du bateau tandis que les deux sauriens irrités par la manœuvre essayent de l'attraper.

De retour à New York, la SOS Société regarde un reportage sur la découverte par Penny du diamant de l’Œil du Diable qui a été offert à la Smithsonian Institution et sur l'adoption de la jeune fille. La réunion est interrompue par Evinrude qui survient avec un appel à l'aide qui amène Bernard et Bianca vers une nouvelle aventure.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, les informations proviennent des sources suivantes : Leonard Maltin[1], John Grant[2], Mark Arnold[3] et IMDb[4].

Distribution[modifier | modifier le code]

Voix originales[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, les informations proviennent des sources suivantes : Leonard Maltin[1], John Grant[2] et Mark Arnold[3].

Voix françaises[modifier | modifier le code]

Chansons du film[modifier | modifier le code]

  • Le Voyage (The Journey) - Soliste
  • SOS Société (Rescue Aid Society) - Le Président, Assemblée, Bernard et Bianca
  • Demain, c'est un autre jour (Tomorrow is Another Day) - Soliste
  • Quelqu'un viendra (Someone's Waiting for You) - Soliste
  • Demain, c'est un autre jour (Finale) - Soliste

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nomination[modifier | modifier le code]

Sorties cinéma[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, les informations suivantes sont issues de l’Internet Movie Database[6].

Premières nationales[modifier | modifier le code]

Ressorties principales[modifier | modifier le code]

  • États-Unis : 16 décembre 1983, 17 mars 1989
  • Allemagne de l'ouest : 7 décembre 1984, 5 avril 1990
  • Italie : 24 décembre 1984, 30 mars 1990
  • Australie : 13 décembre 1990

Sorties vidéo[modifier | modifier le code]

  • 1989 : VHS avec recadrage 4/3 (plein écran)
  • 1997 : VHS avec recadrage 4/3
  • 1997 : Laserdisc avec format cinéma 1:66
  • 26 novembre 2003 : DVD avec format cinéma
  • 26 novembre 2003 : VHS avec recadrage 4/3
  • 19 octobre 2005 : Coffret 2 DVD avec format cinéma
  • 26 octobre 2006 : Coffret 2 DVD avec format cinéma
  • 2 novembre 2012 : Bluray

Origine et production[modifier | modifier le code]

Bernard et Bianca est à l'origine une série de neuf romans écrite par Margery Sharp : The Rescuers (1959), Miss Bianca (1962), The Turret (1963), Miss Bianca in the Salt Mines (1966), Miss Bianca in the Orient (1970), Miss Bianca in the Antarctic (1971), Miss Bianca and the Bridesmaid (1972), Bernard the Brave (1977) et Bernard into Battle (1978). Ce n'est qu'après la sortie du second roman en 1962, l'idée d'adapter Miss Bianca en film d'animation a été évoqué au sein du studio. Le studio Disney acquiert les droits d'adaptation de la série[7] et non juste le premier tome. Le concept de base est de raconter les aventures de souris ayant fondé une agence internationale d'aide aux victimes installée dans les sous-sols du siège de l'ONU à New York[7].

Premiers développements[modifier | modifier le code]

La première tentative de s'organise autour de la libération d'un prisonnier enfermé dans une forteresse d'une zone sibérienne sous le joug d'un régime totalitaire[7]. Ce scénario adapte le premier tome dans lequel Bianca, Bernard et une troisième souris nommée Nils viennent en aide à un poète norvégien emprisonné. Walt Disney avait suggéré de remplacer le poète par un ours polaire nommé Willie prisonnier d'un zoo. Le projet est abandonné à la suite d'une décision de Walt Disney qui désapprouvait l'incursion de la politique dans le divertissement[7].

Après la mort de Walt Disney en 1966, au moins trois des histoires de Margery Sharp sont envisagées[7]. Le projet ne reprend qu'en 1973 en utilisant à nouveau le second roman comme source principale d'inspiration. Le scénario qui sort du lot concerne une petite orpheline nommée Penny kidnappée dans le bayou du sud américain par Mme Medusa qui souhaite profiter de la taille de le jeune fille pour récupérer un diamant caché dans une cave[7].

Au début des années 1970, deux productions sont entamées mais la direction du studio décide qu'une seule peut sortir au cinéma[8]. Ces deux premières productions qui n'ont pas été initiées par Walt Disney sont Scruffy et l'adaptation des histoires de Margery Sharp[8].

Plusieurs projets et un seul film[modifier | modifier le code]

Charles Salomon évoque la production intitulée Scruffy, dirigée pendant deux ans par Ken Anderson et basée sur un macaque berbère de Gibraltar durant la Seconde Guerre mondiale[9]. Mais le scénario était trop proche des précédentes productions avec un chef de macaque chantant parfait pour Phil Harris, une femelle macaque apprivoisée et choyée par ses maîtres et prénommée Amélia qui se joint à la bande de Scruffy menaçant de dissoudre le groupe, ressort de scénario déjà présent dans La Belle et le Clochard (1955) et Les Aristochats[9]. Le couple Scruffy et Amélia devait, après maintes péripéties avec un espion allemand et un général et son chien, devenir les parents adoptifs de jumeaux, ressort émotionnel présent dans Les 101 Dalmatiens (1961)[9]. Au final cette production est restée inachevée à la fin des années 1970[9]. L'autre production, Bernard et Bianca était portée par Fred Lucky[NB 1], un dessinateur de presse canadien récemment arrivé chez Disney[8]. Pour Fred Lucky, le mélange de singes et de soldats Nazis dans Scruffy étaient une combinaison gagnante[8]. Mais au final la direction des studios a choisi Bernard et Bianca[8].

Une version de travail du film devait comprendre un ours nommé Louis qui s'échapper d'un zoo aidé par les deux souris Bernard et Bianca, ours dont la voix était prêtée par Louis Prima[10]. Floyd Huddleston, auteur de Everybody Wants to be a Cat pour Les Aristochats (1970) compose six chansons pour Les Aventures de Bernard et Bianca interprétées par Louis Prima, Sam Butera et les Witnesses mais elles ne sont pas utilisées[10]. Durant l'été 1975, Louis Prima souffre de maux de tête et en octobre, il est opéré d'une tumeur au cerveau, opération qui le plonge dans un coma dont il ne ressort pas et décède en 1978.

Graphiquement le film marque l'arrêt chez Disney de l'animation limitée (sketchy) utilisée durant les années 1960 et 1970[11]. Cet arrêt est dû à l'amélioration du procédé de xérographie désormais capable des nuances de gris et des tons doux en plus des contours noirs[11]. Lors de la production, l'équipe fait le choix d'avoir comme moment fort du film la scène où Penny, Bernard et Bianca recherchent le diamant alors qu'une vague menace de submerger la cave[12]. Malheureusement lors des visionnages un membre du studio a rappelé que le bayou n'était pas un lieu agité par des vagues malgré le script[12]. Après de long débat un animateur demanda « Ça gêne qui ? ... C'est juste un dessin animé »[12]. Le public ne tint pas rigueur au studio pour cette incohérence avec les vagues[12].

Le film a nécessité quatre années de production, 250 artistes dont 40 animateurs qui ont réalisé plus de 330 000 dessins et 750 décors, pour les 14 séquences réparties en 1 039 scènes[13]. L'équipe de scénariste supervisée par Larry Clemmons ont pris plus d'un an pour adapter les deux livres de Margery Sharp[14].

Conception des personnages[modifier | modifier le code]

Les Aventures de Bernard et Bianca est basé sur les romans de Margery Sharp mais il y a plusieurs différences entre le film et l'œuvre originale.

Bianca, Bernard et les autres protagonistes[modifier | modifier le code]

Miss Bianca est une souris blanche membre de la SOS Société et représentante de la Hongrie. La voix de Miss Bianca en version originale est celle d'Eva Gabor tandis que Bob Newhart donne sa voix à Bernard[7]. John Grant explique que les deux souris sont très différentes des autres souris crées par le studio comme Mickey Mouse et qu'il est inutile de chercher des ressemblances[15]. Le personnage de Miss Bianca est celui d'Eva Gabor à l'écran[15]. Le pays d'origine de Bianca n'est pas précisé dans le film et son accent est européen mais c'est surtout sur l'élégance, le chic et la conscience de la mode que le personnage rejoint cela d'Eva Gabor par exemple avec son parfum qui fait de l'effet au crocodiles ou sa crainte de froisser sa robe en montant sur l'albatros[15]. Un autre trait de caractère du personnage est son absence de peur face au danger[16].

Bernard est le concierge de la SOS Société[16] comme dans les romans. Hormis le fait qu'il joue une rôle mineur dans le roman Miss Bianca, sa personnalité et ses traits sont conservés. Atteint de triskaïdékaphobie et un peu bègue, il est amoureux de Miss Bianca[16]. À l'opposé des premières souris du studio, Bernard et Bianca ont de nombreux traits des souris réelles, que ce soit la queue, les oreilles, la moustache mais elles ont un comportement beaucoup plus humain[16]. Pour Grant, le développement de Bianca avec une personnalité et une apparence calquée sur Eva Gabor a été si convaincant que le studio a adopté la même technique anthropomorphique pour les deux souris[16].

Penny est inspirée par le personnage de Patience, une jeune orpheline dans le roman. Kidnappée par Mme Médusa afin de récupérer le diamant « l'Œil du Diable », elle jette à la mer une bouteille contenant un message de détresse. John Grant la décrit comme une mignonne jeune fille un peu trop si l'on prend en compte sa voix[15]. Elle a des cheveux brun blond attaché à l'arrière et des yeux bleus gris assortis à sa robe[15]. Penny est très attachée à son ours en peluche, Teddy qui est le symbole de son absence d'amis[15]. Pour Grant comme de nombreuses personnes attirantes elle est convaincu du contraire et se sous-estime ce qui permet dans le cas de Penny à Mme Medusa de jouer avec ces sentiments[15]. L'attachement à Teddy est toutefois la cause de la perte de Mme Medusa, Penny le gardant par devers tout alors qu'il contient le diamant[15].

Le chat Rufus est un personnage mineur mais pour Grant il joue le même rôle que la Fée bleue dans Pinocchio (1940) ou la Fée-Marraine dans Cendrillon (1950), la magie en moins, en étant présent dans les principales scènes d'émotions[16]. Sa seule fonction dans le film est de renseigner Bernard et Bianca sur Medusa[16]. Rufus est basé sur les traits de l'animateur qui l'a conçu et animé, Ollie Johnston[17]. Pour Grant, la scène de flashback entre Rufus et Penny est un supplément gratuit mais qui fonctionne émotionnellement grâce aux dessins d'Ollie Johnston et à la voix de John McIntine[16]. À l'instar des souris anthropomorphes, Rufus est un humain dans un costume de chat[16].

Un pigeon devait initialement servir de moyen de transport pour Bernard et Bianca jusqu'à ce que l'animateur Ollie Johnston se souvienne d'un épisode des True-Life Adventures montrant le décollage et l'atterrissage maladroit des Albatros[7]. Le prénom de l'albatros Orville est inspiré du prénom de l'un des Frères Wright, pionniers de l'aviation américaine[13]. La voix du personnage est en version originale celle de Jim Jordan, animateur radio connu pour son rôle de Fibber McGee[7]. Evinrude est une libellule qui aide les sauveteurs en leur servant de moteur de bateau dans le bayou. Elle doit son nom au fabricant de moteurs de bateaux Evinrude Outboard Motors.[réf. nécessaire]

Mme Médusa et les antagonistes[modifier | modifier le code]

Mme Médusa est la propriétaire d'une boutique de prêteur sur gages, qui kidnappe Penny et la contraint à trouver « l'Œil du Diable »[18]. Initialement le personnage de Cruella d'Enfer, conçu par Marc Davis[16], a été envisagé pour jouer le rôle de la méchante mais un nouveau personnage nommé Médusa a été créé par Ken Anderson, animateur qui avait participé à la conception de Cruella[19]. Le studio Disney avait alors pour politique de ne pas faire de suite à ses films. Médusa est une version modifiée de la Duchesse au Diamant du roman Miss Bianca avec qui elle partage peu de traits communs en dehors de sa mauvaise conduite des voitures. L'apparence est basée sur l'ex-femme de l'animateur Milt Kahl qui ne l'appréciait plus[7],[18]. C'est aussi la dernière production Disney à laquelle Milt Kahl participe et il avait à cœur que son dernier personnage soit le meilleur[18]. Kahl a tellement insisté pour parfaire Médusa qu'il a fini par réalisation presque seul l'animation du personnage[12],[18]. La voix originale de Médusa est celle de Geraldine Page[12]. John Culhane compare la scène où Mme Médusa se démaquille tout en préméditant le kidnapping à une version en mouvement d'une caricature d'Honoré Daumier[20]. Pour John Grant, Mme Médusa est plus proche d'une femme habillée en méchante qu'un génie du mal et c'est uniquement sa monomanie envers le plus gros diamant du monde qui la motive au point d'abandonner là où ils sont d'autres diamants plus petits[20].

Bien qu'elle fasse partie des méchantes de Disney aux côtés de la Reine-sorcière, de Maléfique ou de Cruella d'Enfer, sa peur des souris en fait un méchant comique, non terrifiant[12]. Elle n'a pas d'intérêt à laisser Penny en vie mais selon John Grant, ce n'est pas de la malice ou de la cruauté et même elle est prête à tirer sur Mr. Snoops et Penny, elle n'est pas la source de cauchemar[20].

Mr. Snoops est l'acolyte de Mme Médusa et est basé sur le personnage de Mandrake chez Margery Sharp. Son physique est une caricature de l'historien de l'animation John Culhane[21]. Culhane prétend qu'il a pratiquement été dupé en posant pour diverses réactions, et ses mouvements ont été imitée sur la feuille de modèle de M. Snoops. Toutefois Culhane déclare que « Devenir un personnage de Disney était au delà de mes rêves les plus fous de la gloire »[22]. Néron et Brutus sont les deux crocodiles de Médusa et sont basés sur deux chiens du roman nommés Tyran et Tourment. Ils partagent le rôle de cerbères gardant Penny.

Musique originale[modifier | modifier le code]

Les chansons du film ont été composées par Sammy Fain, Carol Connors et Ayn Robbins et interprétée en version originale par Shelby Flint. Reprenant un procédé inutilisé par le studio Disney depuis Bambi (1942), la plupart des chansons importantes font parties de la narration et ne sont pas associées à un personnage du film.

La chanson The Journey aussi nommée Who Will Rescue Me? est présente dans le générique du début et illustre le parcours de la bouteille jetée à la mer par Penny depuis le bayou jusqu'à New York. La seconde chanson Rescue Aid Society est interprétée durant la réunion de la SOS Société par Bernard, Miss Bianca et plusieurs membres des délégations internationales. Durant la chanson, ce n'est pas Eva Gabor qui donne sa voix à Bianca mais Robie Lester, narratrice pour Disneyland Records depuis 1965 qui avait déjà remplacé Eva Gabor pour le film Les Aristochats (1970)[23]. La chanson Rescue Aid Society est reprise plus tard dans le film par Bianca et Bernard seuls comme un mantra lors d'une phase de doute. Tomorrow is Another Day est interprétée par Bernard et Bianca durant leur voyage vers le bayou sur le dos d'Orville et à la fin du film lorsque le duo repart pour une nouvelle mission. La chanson Someone's Waiting For You qui devait initialement s'intituler The Need to Be Loved est interprétée par Penny qui perd espoir après avoir été vertement prise à partie par Medusa. La version The Need to Be Loved ne contenait pas les mêmes paroles et était interprétées par Jennifer Paz et Paul Francis Webster. La séquence illustrée par Someone's Waiting For You comporte une apparition de Bambi et sa mère.

Le film comprend d'autres éléments chantés absent de la bande originale. Faith is a Bluebird n'est pas une chanson mais un poème récité par Rufus et Penny durant un flashback qui montre le chat essayant de réconforter la petite orpheline. L'oiseau en question est un merlebleu de l'Est graphiquement semblable à un oiseau bleu présent au début d'Alice au pays des merveilles (1951). Une variation de la chanson populaire For He's a Jolly Good Fellow, intitulée For Penny's a Jolly Good Fellow est interprétée à la fin du film par les orphelins qui accueillent Penny. Le film utilise aussi à plusieurs reprises la musique The U.S. Air Force composée par Robert MacArthur Crawford, l'hymne officiel de l'United States Air Force.

Sortie et accueil[modifier | modifier le code]

Les Aventures de Bernard et Bianca est le premier film d'animation du studio Disney à devenir succès commercial depuis Livre de la jungle (1967) et le dernier avant La Petite Sirène (1989). Il marque ainsi la fin de la seconde partie du Premier Âge d'Or des studios débutant avec Cendrillon (1950). Il est aussi le premier succès du studio dans lequel Walt Disney n'a pas été impliqué. Les Aventures de Bernard et Bianca est le plus important succès de Disney depuis Mary Poppins (1964), et préfigure le Second Âge d'or de l'animation ou la Renaissance du studio[24]. Une adaptation en bande dessinée a été publié en dans le magazine Walt Disney Showcase[25].

Le film ressort en salle aux États-Unis le 16 décembre 1983 accompagné par le moyen métrage Le Noël de Mickey, première apparition de Mickey Mouse à l'écran depuis 1953[26]. En 1989, afin d'anticiper la sortie de la première suite du studio Disney, Bernard et Bianca au pays des kangourous prévu en 1990, le studio Disney rediffuse Les Aventures de Bernard et Bianca au cinéma en mars.

Après avoir écouté le disque tiré du film, la fille de Perrette Pradier (la voix française de Médusa) alors âgée de huit ans, fit la tête à sa mère pendant huit jours, tant elle était convaincante en « méchante[27] ». Cette adaptation française en livre-disque était narrée par Annie Cordy.

Le film a été édité en vidéo en 1992 dans la collection Walt Disney Classics.

Controverse sur des images de nu[modifier | modifier le code]

Le 8 janvier 1999, trois jours après la seconde sortie en VHS du film aux États-Unis, Walt Disney Home Video procède au rappel de 3,4 millions de cassettes en raison d'une image répréhensible dans un décor[28],[29],[30],[31]. À environ 38 minutes, alors que Bernard et Bianca sont sur le dos d'Orville, une image de femme nue avait été ajoutée dans une fenêtre de l'immeuble à l'arrière-plan[32],[33]. L'image de cette femme nue est floue et apparaît de manière consécutive dans deux des 110 000 images du film et nécessite de visionner le film au ralenti image par image pour être vue[34],[35]. L'image aurait été ajoutée durant la post-production et non par un animateur[34],[35]. Lors de la première édition en VHS en 1992, l'image avait été recouverte lors du transfert du négatif vers le master de la cassette[35].

Cette affaire survient alors que depuis 1997 la Convention baptiste du Sud demande le boycott des films Disney après plusieurs problèmes d'images subliminales à caractères sexuelles présentes dans Aladdin (1992), Le Roi lion (1994) ou des propos inappropriés dans La Petite Sirène (1989)[35].

Analyse[modifier | modifier le code]

Une équipe en plein renouvellement[modifier | modifier le code]

Les Aventures de Bernard et Bianca est le premier film de Disney a associé les talents de l'équipe d'animateurs et scénaristes d'origine des studios dont certains des Neuf Sages de Disney avec la nouvelle garde, moins expérimentée et recrutée au début des années 1970[21]. Pour John Grant, Les Aventures de Bernard et Bianca est un film « transitionnel » qui marque le passage de l'ancienne école d'animateurs Disney à la nouvelle[2]. Quelques membres des Neuf Sages jouent un rôle important dans la genèse du film mais le générique montre l'arrivée de nombreux nouveaux talents[2]. C'est la dernière collaboration entre les vétérans du studio Milt Kahl, Ollie Johnston et Frank Thomas[2],[7]. John Lounsbery est décédé en 1976 plus d'un an avant la sortie du film[2]. Après le film Milt Kahl a pris sa retraite, Frank Thomas et Ollie Johnston ont participé à la production suivante Rox et Rouky (1981) avant de prendre conjointement leur retraite tandis que la nouvelle génération prenait la relève[2],[12].

C'est aussi la première participation de Don Bluth en tant qu'animateur et non plus assistant animateur[7]. Parmi les nouveaux animateurs impliqués dans la production du film, plusieurs ont joué un rôle important dans la Renaissance Disney des années 1990[36]. On peut citer John Pomeroy, Glen Keane, Ron Clements, Gary Goldman et Andy Gaskill[36]. La plupart des animateurs a été formée sous la supervision d'Eric Larson et ils font ici leurs débuts[2].

Une production modeste[modifier | modifier le code]

Les Aventures de Bernard et Bianca est selon John Grant un petit film sans ambition[14] mais il n'est pas qu'un film modeste car le studio avait des ambitions simples et elles ont été atteintes[2]. Il a été chaudement accueilli par les critiques et eu un résultat correct au box-office[2]. Pour Grant les critiques préfèrent la sécurité et la réussite à ce qui est plus périlleux et imparfait[2]. Le studio n'a pas conservé depuis Les 101 Dalmatiens (1961) un outil de production de qualité élevé et plusieurs productions sont considérées comme sans intérêt[2]. Parmi ces œuvres sans grand intérêt, Grant liste Merlin l'Enchanteur (1963), Le Livre de la jungle (1967) avec du charme mais légère et mal construite, Robin des Bois (1973), le moins satisfaisant et enfin Les Aristochats (1970), souvent considéré comme une variante féline des 101 Dalmatiens même s'il sort un peu du lot[2]. Pour Grant, le film Les Aventures de Bernard et Bianca partage autant d'éléments communs avec Les 101 Dalmatiens mais n'a jamais été considéré comme une variante au contraire des Aristochats[2]. Dans ce contexte Grant considère Bernard et Bianca comme un rappel bienvenu que la magie Disney est toujours présente[2].

Toutefois les critiques sont plates vis-à-vis du film, « personne ne perd son calme, personne ne le déteste profondément, personne de l'adore. [L'ambiance] est calme et sans controverse tout comme la relève de la garde des animateurs[2]. » Pour Grant le studio Disney « doit faire quelque chose pour insuffler une nouvelle direction et éviter de baratter [la crème] de Robin des Bois et d'espérer que cela prenne[2]. Mais avant qu'une nouvelle branche pousse il faut consolider l'existant[14]. » Pour Grant, il ne faut pas attendre plus du film qu'un divertissement pour toute la famille[14]. Plusieurs des pratiques du studio n'ont pas été reprise dans le film comme la personnalisation des personnages par rapport à l'acteur qui leur donne leur voix à l'exception Miss Bianca ou comme les chansons s'insérant de manière intrusive dans l'action[14]. Les personnages ont été solidement établis par l'équipe de scénaristes dans une histoire bien délimitée[14]. Mais selon Grant le scénario n'est pas la part la plus importante du film, c'est la conception des personnages qui est l'élément fort du film, principe qui a été repris dans les productions suivantes des années 1980 comme Rox et Rouky (1981), Taram et le Chaudron magique (1985) et Basil, détective privé (1986)[14].

Un dessin animé de son temps comparé à ses prédécesseurs[modifier | modifier le code]

C'est le quatrième long métrage d'animation Disney situé dans le présent à la sortie du film, comme Les 101 Dalmatiens (1961). En revanche, c'est le premier long métrage à posséder un prologue avant le générique. Une partie de l'histoire est dévoilée avant le défilement du générique. Durant le générique, la caméra se déplace au dessus de photographies statiques alors qu'auparavant le studio avait pour habitude d'utiliser des cellulos sur lesquels les crédits s'affichaient au dessus de décors immobiles parfois le même fond pour tout le générique comme pour Blanche-Neige et les Sept Nains (1937).

Parmi les films d'animation Disney des années 1960 à 1990, plusieurs personnages de garçon devraient être le personnage principal mais ont une personnalité banale comme Moustique dans Merlin l'Enchanteur (1963) ou Taram dans Taram et le Chaudron magique (1985)[15]. Selon Grant, le studio Disney a découvert l'efficacité d'avoir un personnage central presque neutre comme contrepoint à la folie des personnages secondaires[15]. Et Les Aventures de Bernard et Bianca applique le même principe à la différence que Penny est une fille et non un garçon et que dans la mentalité occidentale un personnage féminin doit être sauvé et non se sauver lui-même[15]. En ajoutant ces éléments Penny devient un adjuvant, même la raison d'être du film autour duquel tout se joue mais qui ne contribue virtuellement en rien[15]. John Grant fait remarquer que les comparaisons lors de la sortie du film entre Cruella d'Enfer et Mme Médusa étaient assez favorables mais que le temps passant il est difficile d'en être aussi sure[16]. La comparaison des deux films est sans intérêt mais celle des deux antagonistes reste pertinente[16].

Cruella d'Enfer et Mme Médusa sont deux femmes sophistiquées archétype de celles que l'ont peu rencontré à un cocktail ou un dîner, à un timbre de voix aristocratique, des personnalités dominatrices et convaincues de leurs droitres[16]. Leurs actions sont toujours les bonnes et celles des autres mauvaises, ce qui est renforcé par la présence d'un ou plusieurs comparses benêts et maladroits[16]. Les deux femmes sont monomaniaques, avares et s'attaquent à des jeunes, enfant ou chiots[20]. Mais Cruella avec sa flamboyance est beaucoup plus terrifiante que Médusa[20]

Prémisses d'une renaissance[modifier | modifier le code]

Durant les années 1960 et 1970, les films Disney prennent l'accent de la comédie au lieu de l'histoire, l'émotion ou le drame. Janet Wasko écrit que la plupart des productions des années 1970, après la mort de Roy Oliver Disney et l'arrivée de Donn Tatum à la direction de Disney est constituée de navets et même ceux ayant eu le plus de succès comme Robin des Bois (1973), Les Aventures de Bernard et Bianca (1977) ou Le Trou noir (1979) n'égalent pas les succès des décennies précédentes[37]. Bernard et Bianca offre au cinéma d'animation un retour au drame comme le studio avait pu le faire avec Bambi (1942) ou Dumbo (1941)[38]. Frank Thomas et Ollie Johnston considère Bernard et Bianca comme leur retour à un film avec des sentiments et le meilleur sans Walt Disney. Pour Leonard Maltin, Les Aventures de Bernard et Bianca est « une bouffée d'air frais pour tous ceux intéressés par le futur de l'animation Disney »[39]. Maltin apprécie l'humour et l'imagination du film imbriqué avec expertise dans une structure historique solide ... avec une agréable distribution de personnages[39]. C'est pour Maltin le film d'animation le plus satisfaisant depuis Les 101 Dalmatiens (1961) et qu'il surpasse les productions animées de son temps[39]. Maltin ajoute que le principe de créer des personnages typiquement d'animation sans rechercher une forme de réalisme a fait longtemps défaut aux productions Disney des années 1960 à 1980, jusqu'à la sortie des Aventures de Bernard et Bianca[40].

Ellen MacKay de Common Sense Media donne une note de 4 sur 5 avec le commentaire suivant « Belle aventure mais trop sombre pour les enfants préscolaires[41]. » Jack Shaheen dans une étude sur la représentation des Arabes et les stéréotypes associés à Hollywood mentionne le film pour la présence d'une délégation des pays arabes à la SOS Société[42].

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Parmi les souris de la SOS Société, l'Autriche est représentée deux fois : une souris devant un présentoir marqué Austria (« Autriche » en anglais) et une souris viennoise ayant les traits de Sigmund Freud.
  • Les États-Unis ne reconnaissant pas les annexions de 1940, les membres de l'assemblée des nations ne reflètent pas la réalité historique. On peut ainsi noter une souris ambassadrice de Latvia (Lettonie), intégrée à l'époque à l'URSS. On remarquera néanmoins deux incohérences : elle est habillée à la russe et salue Bernard en lui disant доброе утро (dobroe outra : « bonjour » en russe)[NB 2] et non labrīt (« bonjour » en letton).
  • Les animateurs avaient imaginé le mariage de Bernard et Bianca à la fin du film, mais par respect pour le roman, la scène fut éliminée. Bernard demandera néanmoins sa bien-aimée en mariage dans Bernard et Bianca au pays des kangourous. D'autres séquences furent supprimées : Bernard et Bianca s'équipant de gadgets pour leur voyage dans une salle de la SOS Société, Médusa dissimulant le diamant dans le ventre de Teddy, Bianca prenant des photos de Bernard et du crâne dans la grotte comme des touristes.
  • On peut apercevoir une montre à l'effigie de Mickey Mouse dans le quartier général de SOS Société.
  • Bernard et Bianca apparaissent régulièrement dans la série télévisée Disney's tous en boîte (House of Mouse).
  • La scène où Penny essaye de s'enfuir du bateau de Médusa est inspirée du Livre de la jungle (1967) et les arrière-plans du bayou du Diable inspirèrent les fonds du lagon de La Petite Sirène (1989).

Titre en différentes langues[modifier | modifier le code]

  • Anglais : The Rescuers
  • Allemand : Bernard und Bianca, die Mäusepolizei
  • Arabe : لمنقذون (Lmnqdẖwn : « Les Sauveteurs »)
  • Arménien : Փրկարարները (P’rkararnery : « Les Sauveteurs »)
  • Azéri : Xilasedicilər (« Les Sauveteurs »)
  • Basque : Reskatatsaileak (« Les Sauveteurs »)
  • Catalan : Els rescatadors (« Les Sauveteurs »)
  • Chinois : 救難小英雄 (Jiùnàn xiǎo yīngxióng)
  • Cingalais : ද රෙස්කියු'ස්
  • Coréen : 생쥐 구조대 (Saengjwi gujodae : « Souris de sauvetage »)
  • Croate : Spasitelji (« Les Sauveteurs »)
  • Danois : Bernard og Bianca (« Bernard et Bianca »)
  • Espagnol : Los Rescatadores (España), Bernardo y Bianca (Amérique du Sud)
  • Espéranto : La Savistoj (« Les Sauveteurs »)
  • Estonien : Päästesalk
  • Finnois : Pelastuspartio Bernard ja Bianca (« Les sauveteurs Bernard et Bianca »)
  • Géorgien : მაშველები (Mashvelebi : « Les Sauveteurs »)
  • Grec : Μπερνάρ και Μπιάνκα: Κομμάντος της Σωτηρίας (Bernár ke Biánka: Kommándos tis Sotirías)
  • Hébreu : הרפתקאות ברנרד וביאנקה
  • Hindi : द रेस्क्यूअर्स (Da Rēskyū'arsa)
  • Hongrois : A mentőcsapat (« L'équipe de secours »)
  • Islandais : Björgunarsveitin (« Les Sauveteurs »)
  • Indonésien : Sang Penyelamat (« Les Sauveteurs »)
  • Irlandais : Na Tarrthálaithe (« Les Sauveteurs »)
  • Italien : Le avventure di Bianca e Bernie
  • Japonais : ビアンカの大冒険 (Bianka no dai Bōken : « La Grande Aventure de Bianca »)
  • Kannada : ದಿ ರೆಸ್ಕ್ಯೂವರ್ಸ್ (Di reskyūvars)
  • Latin : Vindicatores (« Les Sauveteurs »)
  • Letton : Glābējpeles (« Souris de sauvetage »)
  • Lituanien : Gelbėtojai (« Les Sauveteurs »)
  • Macédonien : Спасители (Spasiteli : Les Sauveteurs)
  • Néerlandais De Reddertjes (« Les Sauveteurs »)
  • Norvégien : Bernard og Bianca (« Bernard et Bianca »)
  • Polonais : Bernard i Bianka (« Bernard et Bianca »)
  • Portugais : Bernardo e Bianca (Portugal) / As Aventuras de Bernardo e Bianca (« Les Aventures de Bernard et Bianca ») (Brésil)
  • Russe : Спасатели (Spasateli : « Les Sauveteurs »)
  • Serbe : Спаситељи (Spasitelji : « Les Sauveteurs »)
  • Slovaque : Záchranári (« Les Sauveteurs »)
  • Swahili : Waokoaji (« Les Sauveteurs »)
  • Suédois : Bernard och Bianca (« Bernard et Bianca »)
  • Tamoul : தி ரெஸ்கியூயர்ஸ் (Ti Reskiyūyars)
  • Télougou : ది రేస్క్యూయర్స్ (Di Rēskyūyars)
  • Tchèque : Zachránci (« Les Sauveteurs »)
  • Thaï : หนูหริ่งหนูหรั่งผจญเพชรตาปีศาจ

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Né le 25 janvier 1938 à Toronto au Canada et mort le 8 octobre 1999 à Los Angeles en Californie, États-Unis.
  2. En russe, il existe quatre formules différentes signifiant bonjour : доброе утро (dobroe outro, utilisée le matin), добрый день (dobryï den’, utilisée dans la journée), здравствуй (zdravstvouï, utilisée en cas de tutoiement) et здравствуйте (zdravstvouïte, utilisée en cas de vouvoiement ou d'adresse à plusieurs personnes).
Références
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  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p et q (en) John Grant, The Encyclopedia of Walt Disney's Animated Characters, p. 289.
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  5. RS Doublage.
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  41. (en) Ellen MacKay, « The Rescuers - Movie Review », sur Commonsensemedia.org (consulté le 27 mai 2012)
  42. (en) Shaheen Jack G., Reel Bad Arabs: How Hollywood Vilifies a People, Olive branch Press (an imprint of Interlink publishing group),‎ (ISBN 1-56656-388-7), p. 393

Liens externes[modifier | modifier le code]