Folies Bergère

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Folies Bergère
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La façade des Folies Bergère en 2011.

Type Cabaret music-hall
Lieu 9e arrondissement de Paris
Drapeau de la France France
Coordonnées 48° 52′ 27″ Nord 2° 20′ 42″ Est / 48.8742, 2.345
Inauguration
Protection  Inscrit MH (1990)[1].
Site web www.foliesbergere.com

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Folies Bergère

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Folies Bergère

Le théâtre des Folies Bergère est une célèbre salle de spectacles parisienne inaugurée le 2 mai 1869 et toujours en activité.

De nos jours, elle présente des comédies musicales, des spectacles de théâtre musical et des concerts de musiques actuelles[2].

La salle est située 32 rue Richer dans le 9e arrondissement. Elle est desservie par les stations de métro Cadet et Grands Boulevards.

Le bâtiment est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 7 novembre 1990[1].

Historique[modifier | modifier le code]

La future salle des « Folies-Bergère » annoncée dans Le Pavé, le 23 décembre 1868[3].

Le bâtiment construit comme une maison d'opéra par l'architecte Plumeret, ouvre le 2 mai 1869 sous le nom de « Folies Bergère[6] ». Le nom choisi fait référence aux folies, maisons de divertissement au XVIIIe siècle puis salles de spectacle et au nom de la rue Bergère située non loin de la rue Richer. Cela explique l'absence de "s" à Bergère et permet d'avoir un nom comportant 13 lettres par superstition[7].

En 1886, Édouard Marchand conçoit un nouveau genre de spectacle : la revue de music-hall. Édouard Marchand comprend que la femme est au cœur de ce nouveau concept et va l'imposer aux Folies Bergère. En 1902, après 16 ans de succès, la maladie contraint Édouard Marchand à céder la place[8]. En 1912 a lieu la première apparition sur scène d'une femme totalement dénudée[9].

En 1918, Paul Derval impulse une nouvelle ère pour les Folies Bergère et va marquer de son empreinte l'histoire de la revue. Durant 48 ans il règne sans partage sur le célèbre music-hall.

Désormais, une débauche de costumes, de décors, d'effets de mise en scène va mettre en valeur sa troupe composée de girls anglaises à la discipline de fer et de « petites femmes nues » qui pour Derval doivent être la marque de fabrique des Folies [10] :

Ah, ces femmes nues, si je m'avisais de les supprimer, je n'aurais plus qu'à fermer la boutique...

De même, il note l'importance des plumes dans leurs costumes :

Les plumes, c'est une responsabilité de poids qu'il ne faut pas prendre à la légère[9].

Profondément superstitieux, il décide que tous les titres des revues présentées aux Folies devront comporter 13 lettres, ainsi que le mot « folie » au singulier ou au pluriel. Dans le contexte des années 1920 et du début des Années Folles, la mise en application de tous ces éléments ouvre à Paul Derval la voie du triomphe.

En 1936, pour mener la revue En Super Folies Derval fait revenir Joséphine Baker de New York, et demande à Michel Gyarmathy, un jeune hongrois tout fraîchement débarqué de son Balassagyarmat natal, d'en dessiner l'affiche. Ainsi débute la longue histoire d'amour entre Michel Gyarmathy, Paris, les Folies Bergère et le public du monde entier, qui durera 56 ans.

Paul Derval meurt en mai 1966, à 86 ans, son épouse Antonia, s'appuyant sur Michel Gyarmathy, lui succède.

En août 1974, Antonia Derval transmet ses pouvoirs à Hélène Martini, « l'impératrice de la nuit » , qui, vingt-cinq ans auparavant, avait été "mannequin nu" aux Folies Bergère, après avoir été déportée en camp de concentration pendant la guerre[9]. Cette nouvelle maîtresse des lieux réunit les qualités propres à maintenir encore en activité le tout dernier music-hall de l'histoire demeuré fidèle à la tradition.

Dès 1978 Hélène Martini s'adjoint Georges Terrey au poste de Directeur délégué. Pendant près de vingt ans, ils maintiennent le style et la tradition, créent Folie je t'adore, Folies de Paris et Folies en folie. Mais en 1993, consciente que l'esthétique clinquante n'est plus de mise et que les Folies Bergère doivent évoluer et suivre les aspirations des spectateurs et l'imagination des créateurs, Hélène Martini décide de rompre avec le passé et présente une nouvelle revue mise en scène par l'argentin Alfredo Arias. Ainsi le style des spectacles change, la directrice joue sur la modernité et remet ses revues au goût du jour. Avec de nouveaux auteurs, chorégraphes, metteurs en scène et décorateurs, les spectacles se succèdent avec succès, et la qualité des représentations confirme la renommée des Folies Bergère.

En 2000, Hélène Martini décide de faire changer de siècle les Folies, avec Valérie Lemercier suivie par Marianne James qui fait aux Folies ses adieux irrévocables de l'Ultima récital.

Lors de la saison 2006-2007, les Folies reprennent Cabaret dans la nouvelle version de Sam Mendes, créée à Broadway, ce spectacle évènement aura 350 000 spectateurs, plus de 450 représentations et six nominations aux Molières[11]. Fort de ce succès, le spectacle est prolongé jusqu'au 27 janvier 2008.

Du 5 novembre 2009 au 27 juin 2010 le music-hall reçoit la production française du spectacle musical Zorro devant plus de 150 000 spectateurs[12].

Beaucoup de musiciens, de John Butler à Herbie Hancock ou Jamie Cullum, Bénabar ou Fiona Apple et Tindersticks, Omara Portuondo, Stéphane Eicher, Vanessa Paradis, Thomas Fersen ou Juliette se sontproduit sur la scène mythique de la rue Richer.

Le chapitre du XXIe siècle est ouvert, et les Folies Bergère sont en route pour leur 150e anniversaire.

En 2010, 50 théâtres privés de Paris réunis au sein de l’Association pour le Soutien du Théâtre Privé (ASTP) et du Syndicat National des Directeurs et Tourneurs du Théâtre Privé (SNDTP), dont fait partie le théâtre des Folies Bergère, décident de se renforcer sous une nouvelle enseigne, symbole du modèle historique du théâtre privé : les “Théâtres Parisiens Associés”[13]

En septembre 2011, le théâtre des Folies Bergère est racheté par Lagardère SCA pour 9 millions d’euros, en association avec Jean-Marc Dumontet[14], qui possède plusieurs salles parisiennes : Bobino, Le Point-Virgule et, avec Laurent Ruquier, le théâtre Antoine, assure la gestion de l’ancien music-hall.

En 2012, Hélène Martini met en vente 6000 costumes créés au music-hall entre 1974 et 2002[9].

En 2013, Lagardère SCA devient l'unique détenteur des Folies Bergère en reprenant les parts de Jean-Marc Dumontet[réf. nécessaire].

Artistes célèbres qui s'y sont produits[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Théâtre des Folies-Bergère », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Contrairement à une idée reçue, les Folies Bergère sont un théâtre avec des fauteuils où chaque siège est numéroté et non un cabaret avec des tables et des chaises. La salle de spectacle contient 1679 places réparties sur trois niveaux. Les places sont réparties en trois catégories et un Carré Or VIP. Leur prix diffère en fonction de leur situation par rapport à la scène et de leur visibilité.
  3. Petite gazette, Le Pavé, 23 décembre 1868, page 4, 4e colonne.
  4. Bruits de coulisses, Le Gaulois, 17 décembre 1868, page 3, 6e colonne.
  5. Bruits de coulisses, Le Gaulois, 3 août 1869, page 2, 6e colonne.
  6. Inauguration des Folies Bergère, Le Figaro, 3 mai 1869, page 3, 1re colonne.
  7. Notice historique sur le site neufhistoire.fr.
  8. Édouard Marchand et les Folies bergère
  9. a, b, c, d, e, f et g Pauline Simons, « Un truc en plumes », Le Figaro Magazine, semaine du 8 juin 2012, page 110.
  10. appelée plus tard "mannequins nus"
  11. On y retrouve Claire Pérot dans le rôle de Sally Bowles et Fabian Richard dans le rôle de Emcee
  12. avec Laurent Ban dans le rôle de Zorro, Liza Pastor dans celui de Luisa, Géraldine Larrosa dans le rôle d'Inès et Benoît de Gaulejac dans le rôle du Sergent Garcia, avec des chansons des Gipsy Kings, le spectacle est produit par Stage Entertainment
  13. Le Théâtre des Folies Bergère - Théâtres Parisiens Associés
  14. producteur de Nicolas Canteloup

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Liens externes[modifier | modifier le code]