Couvre-feu (film)

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Couvre-feu
Titre québécois Le Siège
Titre original The Siege
Réalisation Edward Zwick
Scénario Lawrence Wright
Menno Meyjes
Edward Zwick
Acteurs principaux
Sociétés de production 20th Century Fox
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Thriller
Durée 116 minutes
Sortie 1998


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Couvre-feu ou Le Siège au Québec (The Siege) est un film américain réalisé par Edward Zwick, sorti en 1998.

Synopsis[modifier | modifier le code]

L'Agent spécial du FBI Anthony 'Hub' Hubbard et son unité de l'antiterrorisme du FBI enquêtent sur un réseau de cellules terroristes islamistes qui opèrent à New York. Il reçoit l'aide de l'agent Elise Kraft (de son vrai nom Sharon Bridger) de la CIA et de son informateur, Samir Nazhde. Toutefois, le réseau terroriste monte rapidement en puissance : ses premières cellules font sauter un bus, puis un théâtre, tous deux remplis de personnes. Hub parvient à arrêter une troisième cellule qui menaçait une école primaire, mais la suivante anéantit le bâtiment de l'antiterrorisme et la quasi-totalité de son personnel. Ce dernier attentat amène le Président des États-Unis à décréter l'état d'urgence avec l'accord du Congrès et à placer New York sous loi martiale. Les forces militaires déployées dans la ville sont sous les ordres du Major-Général William Devereaux, qui n'hésitera pas à employer tous les moyens, même les plus ignobles et les plus extrêmes, pour éradiquer le réseau.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Le tournage a débuté le et s'est déroulé à New York.

Accueil[modifier | modifier le code]

La presse signala qu'un certain nombre d'américains auraient payé leur place uniquement pour voir la bande annonce de Star Wars, épisode I : La Menace fantôme projetée en avant première, pour ensuite ressortir de la salle sans même voir le film[4],[5].

En 1998, le réalisateur Edward Zwick fut accusé de racisme envers les musulmans. L'internement massif des jeunes arabes de Brooklyn décrit dans le film est un des éléments controversés. De même, la manière dont les arabes sont présentés dans le scénario a été jugée (en particulier par l'American-Arab Anti-Discrimination Committee) comme insultante et injurieuse : « Chaque fois qu'un arabe accomplit le rituel de se laver les mains avant la prière, cette image annonce au spectateur qu'il va y avoir de la violence »[6]. Ce à quoi le réalisateur répondit que « certains « méchants » dans le film étaient membres du gouvernement des États-Unis » et « un film n'est pas toujours fait pour divertir les spectateurs mais aussi pour les faire réfléchir »[7].

Le film connu un regain d'intérêt suite aux attentats du 11 septembre 2001 du fait que le film fut vu comme prémonitoire sur plusieurs thématiques comme le terrorisme, le climat anxiogène, la sauvegarde des libertés ou la torture[8],[9],[10].

Bande originale[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Box-office mojo.
  2. http://lumiere.obs.coe.int/web/film_info/?id=8132&market=FR
  3. a b c d e f g et h « Fiche de doublage V. F. du film » sur Voxofilm
  4. (en) « Star Wars trailer gets sneak preview », CNN, (consulté le 19 septembre 2018)
  5. « Now Playing: Two New Minutes of Star Wars », sur The New York Times,
  6. http://ccat.sas.upenn.edu/~haroldfs/popcult/handouts/demoniz/TERR05.htm Les arabes se sentent assiégés par Hollywood article anglais
  7. ccat.sas.upenn.edu/~haroldfs/popcult/handouts/demoniz/TERR05.htm
  8. « TF 1, 20 h 50/ Un Couvre-feu prémonitoire », sur Le Parisien,
  9. « État de siège », sur A Voir A Lire,
  10. « The filmmaker who foresaw 9/11: Director is still haunted by chillingly prophetic film that staged terror attacks in New York City three years before the fact », sur Daily Mail,

Liens externes[modifier | modifier le code]