Icône gay

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L'actrice et chanteuse Judy Garland, souvent citée comme l'un des archétypes modernes de l'icônologie gay.

Une icône gay est une personnalité historique ou contemporaine particulièrement appréciée en termes de popularité et de référence dans la communauté LGBT.

Parmi les caractéristiques constituant une icône gay, on retrouve souvent le courage dans l'adversité et un désir de liberté, le sens du glamour, l'exubérance, la créativité ou des formes d'androgynie. Ces icônes peuvent être de toute orientation sexuelle ou genre, ouvertement allosexuelles ou pas. Certaines se sont faites les porte-voix des revendications du mouvement LGBT.

Les icônes gays contemporaines incluent principalement des vedettes de la chanson ou du cinéma, le plus souvent associées à une forte personnalité et une fin tragique.

Certaines personnalités historiques sont considérées comme des icônes gays en raison des débats entourant leur orientation sexuelle. De nos jours, il s'agit souvent de chanteuses ou actrices dont beaucoup de fans font partie des LGBT.

Saint Sébastien, icône originelle ?[modifier | modifier le code]

Saint Sébastien est parfois considéré comme la plus ancienne icône gay[1]. Véritable « culte », surtout institué au début du XIXe siècle par des Anglais fortunés et cultivés, dans le cadre de voyages sentimentaux en Italie, bien dans la vogue romantique. Mais cette référence à l'homosexualité remonte sans doute à la Renaissance[2], où on commence à le peindre sous la forme d'un jeune homme d'une grande beauté. À cette époque, la mode italienne[3] s'empare de l'Europe et permet la redécouverte des antiquités gréco-romaines et conduit peu après à associer saint Sébastien, sans pour autant le confondre, à une autre figure, celle de l'Antinoüs, compagnon de l'empereur Hadrien[4]. Antinoüs, saint Sébastien, puis sans doute Patrocle le compagnon d'Achille, constituent les trois icônes gays masculines antiques dont les littératures du XIXe et du XXe siècles vont s'abreuver[5]. De nos jours, le culte de saint Sébastien reste vif auprès des catholiques homosexuels qui le revendiquent comme saint patron et intercesseur, sans que cela soit reconnu officiellement par l'Église. Le rôle de saint Sébastien lors des épidémies de peste a parfois été étendu à l'épidémie du SIDA.

Transformation moderne en icône[modifier | modifier le code]

La mutation d'une personnalité en icône gay doit être relativisée en fonction des époques, d'une part, et des cultures, d'autre part. Ainsi, le statut d'icône gay peut être fragilisé par la notion de mode ou d'actualité. Le culte de Marlène Dietrich ou de Katherine Hepburn, dont l'aura continue cependant d'être vive, fut extraordinairement intense dans les années 1930-50, bien avant le Pop Art et la "sortie du placard" des années 1970-80.

Objet d'un culte depuis son exécution, Marie-Antoinette est de nos jours parfois considérée comme une icône lesbienne en raison de rumeurs sur de possibles relations avec des femmes, notamment la Princesse de Lamballe[6]. D'autres personnalités féminines de l'Histoire sont élevées au rang d'icônes gays, souvent associé à un féminisme d'avant-garde, comme : Olympe de Gouges, Virginia Woolf, Frida Kahlo, mais les plus emblématiques restent Maria Callas et Judy Garland.

James Dean est considéré comme une des premières icônes gay car, avec Marlon Brando, ils ont influencé l'apparence et l'identification des lesbiennes butch à partir des années 1950[7].

Icônes contemporaines[modifier | modifier le code]

Cinéma, musique, télévision et l'art en Général[modifier | modifier le code]

Les icônes gays contemporaines incluent principalement des vedettes de la chanson ou du cinéma, le plus souvent associées à une forte personnalité et une fin tragique. Par exemple, la chanteuse Maria Callas est devenue une icône gay grâce à ses performances sur scène alliées à une vie privée mouvementée, des histoires d'amour malheureuses et une mort prématurée seule à Paris : son histoire tragique, devenue mythique, constitue une sorte de moule, une référence obligée.

Années 1970[modifier | modifier le code]

Lynda Carter et Wonder Woman sont des icônes cultes de la communauté gay.

La première icône gay des années 70's, était "La Reine de Disco" Donna Summer, dont les chansons dance sont devenues des hymnes pour la communauté homosexuelle [8]. Son single Love to Love You Baby, qui fut considéré comme "un hymne disco absolu", est non seulement devenu un hymne homosexuel à cause de son "la sexualité intégrale" mais il a aussi apporté la touche européenne du disco aux États-Unis et a de ce fait, influencé le cours l'industrie du disque pour les années suivantes[9].

En 1975, la série Wonder Woman, ayant pour interprète Lynda Carter, est diffusée et est rapidement adoptée par la communauté gay, pour plusieurs raisons. Premièrement, le costume de l’héroïne y joue pour beaucoup : il est flamboyant et représente le symbole de l’émancipation de la femme moderne, donc l'évolution des mœurs de la société de l'époque. Secondement, les origines de la super-héroïne peuvent aussi entrer en compte, car étant une amazone, celle-ci vient d'une île peuplée exclusivement de femmes où seules ces dernières ont le pouvoir et de ce fait, beaucoup de membres de la communauté lesbienne et gay s'identifient[10]. De plus, Lynda Carter a beaucoup milité pour les droits des femmes[11] mais aussi en faveur des LGBT lors de gay prides[12],[13],[14]. Toutes ces raisons font aussi bien de l'interprète que du personnage, des icônes cultes pour les membres de cette communauté.

La Chanteuse Cass Elliot est considérée comme une icône gay, tant pendant sa carrière solo que comme un membre du groupe The Mamas & the Papas. Son impact musical provient des paroles louant l'individualité (comme "Make Your Own Kind of Music" et "Different") et l'union libre. Sa musique fut alors utilisée dans le film Beautiful Thing (1996), qui fut acclamé par la communauté gay et adaptée de la pièce du même nom.

Le programme télévisé Muppet Show arrive en 1976 sur les écrans[15]. Il y présente plusieurs marionnettes dont Miss Piggy, une cochonne éprise de Kermit la grenouille. Miss Piggy est rapidement érigée non seulement comme une icône de la pop culture, une icône féminine et une icône de la mode mais également comme une icône gay interplanétaire grâce à ses tenues vestimentaires glamours et à son attitude de diva, qui font d'elle un des personnages fictifs les plus appréciés de la communauté gay[16],[17],[18],[19].

Dès 1978, la chanteuse Gloria Gaynor est adoptée par la communauté gay grâce à son single I Will Survive, qui devient un hymne aux droits des femmes et aux droits du mouvement gay[20].

Dans un même temps, les Village People, pionniers en termes de groupe disco, sont aussi considérés comme des icônes gays pour avoir apporté la culture gay disco dans le courant dominant avec leurs titres disco populaires[21].

La même année, Patrick Juvet publie le titre I Love America[22]. De par sa voix haut perchée, son apparence vestimentaire comparée à David Bowie et à ses titres disco qui deviennent des hymnes dans les boites gays, il est alors considéré comme une icône dans la communauté LGBT[23],[24].

La chanteuse italienne d'origine égyptienne Dalida a acquis de nombreux fans homosexuels au cours de sa carrière et son aura continue bien après sa mort[25].

Années 1980[modifier | modifier le code]

Cher et Madonna sont reconnues comme des icônes gays.

Dans les années 1980, plusieurs artistes deviennent des icônes comme : Debbie Harry, Yoko Ono, Alaska, Diana Ross, Grace Jones, Elaine Paige, Amanda Lear, Dolly Parton, Mylène Farmer, Whitney Houston, Olivia Newton-John et Prince[26],[27],[28],[29],[30],[31],[32],[33],[34],[35],[36].

Durant cette décennie, des artistes tels que Freddie Mercury (du groupe Queen), George Michael, Morrissey, Pet Shop Boys, Kate Bush, David Bowie et l'écrivain Quentin Crisp, sont érigés en icônes gays [37],[36]. Elton John devient aussi une icône gay à cette période[38],[39],[40],[41].

La chanteuse et actrice américaine Cher est également considérée comme une icône gay, d'autant plus depuis son rôle dans le film Silkwood en 1993, où elle joue une lesbienne. Sa fille Chastity Bono, ayant fait son coming out à l'âge de 17 ans, Cher est aussi devenue un modèle de parent d'enfants LGBT, déclarant que les personnes LGBT « n'ont pas les mêmes droits que les autres » ce qui est « injuste »[42].

En 1982, le groupe Culture Club, qui interprète le titre Do You Really Want to Hurt Me, est adopté par la communauté gay, en raison de l'homosexualité de son chanteur Boy George, de ses maquillages savants et de ses costumes extravagants[43]. La même année, le groupe The Weather Girls publie le single It's Raining Men, qui devient un hymne dans la communauté gay[44].

Cyndi Lauper lors d'un concert en faveur de la cause LGBT, vêtue d'une robe aux couleurs du drapeau gay, en 2006.

Cyndi Lauper, chanteuse ayant connu le succès avec le titre Girls Just Want to Have Fun, sorti en 1983, devient grâce aux paroles de cette dernière (la libération de la femme), une des icônes de la communauté gay dans les années 1980[45],[46]. Elle s'investit par la suite dans les activités du mouvement LGBT [47], en organisant le True Colors Tours, une série de concerts en faveur des droits de la communauté gay [48].

Au milieu des années 1980, la présentatrice Oprah Winfrey popularise la contre-culture des médias des années 1980 et 1990 en abordant des thèmes tels que le : Lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres dans son émission The Oprah Winfrey Show. Dans une revue éditoriale, Michael Bronski a écrit « dans le passé récent, les Lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres, n'avaient presque aucune présence à la télévision. Avec l'invention et la propagation des talk show de genre tabloïd tels que ceux de Jerry Springer, Jenny Jones, Oprah et Geraldo, ces gens apparaissent maintenant dans les salles de séjour à travers l'Amérique presque tous les jours de la semaine[49]. »

Un exemple d'un tel talk show d'Oprah Winfrey s'est produit dans les années 1980 : pendant une heure, les téléspectateurs présents dans le studio ont donné leur nom et ont annoncé qu'ils étaient homosexuels. Toujours durant les années 1980, Oprah Winfrey est allé en Virginie dans une ville affectée par le virus du SIDA, dont un habitant homosexuel avait le VIH. Oprah Winfrey a interviewé l'homme, qui était devenu un banni social, le maire de la ville ayant fait vider une piscine dans laquelle il avait nagé, et discuté avec les résidents de la ville qui lui étaient hostiles. Oprah Winfrey a réprimandé les téléspectateurs homophobes dans le studio : "j’ai entendu que c'est une ville très croyante" et a ajouté : "Où est tout cet amour chrétien et cette compréhension ?" Pendant un show sur le mariage homosexuel dans les années 1990, une téléspectatrice dans le studio s'est levée pour se plaindre que les homosexuels affichaient constamment leur vie sexuelle et que cela la fatiguait. "Vous savez de quoi je suis fatiguée ?" a répondu Oprah Winfrey, "les hommes hétérosexuels violant et sodomisant des jeunes filles. C’est de ça que je suis fatiguée." Gamson[Qui ?] a indiqué que le talk show avait permis de rendre les orientations et identités sexuelles alternatives plus acceptables dans la société traditionnelle. Les exemples incluent un article de Time Magazine décrivant les premiers jeunes homosexuels du XXIe siècle faisant un coming out et la baisse du taux de suicide chez les homosexuels. Gamson croit également que les talk show ont aidé à ce que les homosexuels soient acceptés dans les autres médias, avec par exemple la sitcom Will et Grace (1998-2006), le show de première partie de soirée Queer Eye for the Straight Guy (2003) et le film Le Secret de Brokeback Mountain nommé pour un Oscar en 2005.

Oprah Winfrey continue à inviter des homosexuels et se sert de son talk show pour mettre en avant des personnalités gays telles que son coiffeur Andre Walker ou le maquilleur Reggie Wells, et le décorateur Nate Berkus qui a perdu son partenaire, le photographe Fernando Bengoechea, dans le tsunami de 2004. De ce fait, elle devient une icône pour la communauté gay.

Coté musique francophone, des chanteuses comme Sylvie Vartan, Jeanne Mas, Desireless ou Julie Pietri peuvent être considérées comme des icônes gay grâce à leur apparences très recherché et/ou à leurs chansons mélancoliques[50],[51],[52].

Années 1990[modifier | modifier le code]

Ysa Ferrer, en concert au Bataclan en juin 2009.

En 1990, la chanteuse suédoise Indra publie son premier 45 tours, Let's Go Crazy. Ce titre à la sonorité club s'impose à la 11e place du classement français[53] et dévoile le genre de musique prépondérante de l'artiste pour les années à venir. Le succès des singles suivants tels que Misery, Temptation, Tell Me ou Gimme What's Real, permettront à la chanteuse d'obtenir le statut d’icône gay[54],[55].

Le groupe Sister Queen, composé uniquement de drag queens, sort en 1995, le single Let Me Be A Drag Queen, qui ateint la 9e place du classement en France[56]. Les costumes extravagants et affirmations évoquées dans la chanson, font de ce groupe, une icône gay[57].

Deborah Cox devient rapidement une icône gay par son investissement pour la lutte contre le sida mais aussi par les remixes clubs inclus dans ses singles, qui sont fréquemment joués dans les discothèques[58],[59].

Diffusée dès 1995, la série télévisée Xena, la guerrière, devient très populaire dans la communauté gay en raison de la relation ambiguë entre les deux héroïnes, entretenue par les scénaristes (et les actrices) dès la deuxième saison, mais surtout dans les trois dernières. Ses dialogues "entre les lignes" (subtext en anglais) sont aujourd'hui encore une "référence culte" pour la communauté lesbienne[60],[61],[62].

En 1996, la présentatrice Ellen De Generes publie le disque Taste This, connue pour son Yep, I'm gay (« Oui, je suis gay »), où elle affirme son homosexualité et représente, depuis ce fait, une référence pour les lesbiennes américaines[63].

Janet Jackson, qui devient l'une des plus grandes vendeuses de disques de l'histoire dans les années 1990, obtient le statut d'icône gay avec la sortie de l'opus The Velvet Rope en 1997[64],[65],[66]. De par les thèmes abordés dans ce disque, comme son orientation sexuelle, l'homophobie ou encore la mort d'un proche par le sida, comme à l'image du single Together Again, Janet est honorée par la National Black Lesbian and Gay Leadership, reçoit un prix pour le meilleur album lors de la 9e cérémonie des GLAAD Media Awards et un en 2008, lors des Vanguard Awards pour son investiment dans les droits égaux pour tous[67].

Janet Jackson lors de sa tournée, le Rock Witchu Tour, en 2008.

Depuis la sortie de son second opus, Kamikaze, en 1998, composé des sonorités electro appelées "Pop Kosmic", puis agrémenté de plusieurs remixes, d'une apparence vestimentaire très étudiée et des clips colorés, Ysa Ferrer devient une icône gay aussi bien en France qu'en Russie[68],[69].

Mariah Carey est également considérée comme une icône gay[70]. En effet, de par ses capacités vocales exceptionnelles de 5 octaves, qui l'on faient surnommée rapidement comme Diva par la presse internationale, sa vie privée, en l'occurrence, les problèmes liés à son métissage et à ses conséquences, tel que le racisme qu'elle a subi pendant son enfance, font d'elle, une icône gay dont les membres de cette communauté se reconnaissent de par le thème de la différence, qu'elle aborde dans ses chansons[71]. D'autres éléments tels que l'arc-en-ciel multicolore (qui est également le symbole du drapeau gay), le nom rainbow utilisé pour l'opus Rainbow sortit en 1999 et ce malgré le sens éclectique en terme musical que l'artiste veut donner à cet opus[72], la réorchestration de la quasi-totalité de ses singles en remixes clubs, qui sont fréquemment joués dans les discothèques[73] ou encore sa prise de position en faveur du mariage pour tous[74], accentuent ce statut d'icone.

Années 2000[modifier | modifier le code]

Kylie Minogue est une personnalité très suivie par la communauté gay.

Les singles Spinning Around en 2000 puis Can't Get You Out of My Head en 2001 permettent à Kylie Minogue de se réinventer musicalement et d'atteindre un plus large public, dont de nombreux fans issus de la communauté gay[75],[76]. Elle déclare à ce sujet "Mon public gay a toujours été avec moi depuis le début... ils m'ont adopté"[75]. Elle obtient son premier public gay lorsque quelques drag queens lui interprètent une de ses musiques dans un bar de Sydney et en reprend plus tard, l'idée lors d'un de ses concerts à Melbourne. Minogue se dit très touchée d'avoir un public qui l'apprécie, ce qui l'encourage à interpréter ses titres lors de divers événements tels que Sydney Mardi Gras, le festival gay le plus connu au monde. De ce fait, elle devient une des icônes gay les plus suivies et adorées au monde[77].

La série télévisée Queer as Folk, diffusée pour la première fois en 2000, est le premier programme montrant la vie quotidienne de cinq personnages homosexuels et d'un couple lesbien[78]. Comme la communauté gay était auparavant sous-représentée à la télévision, et que cette série avait pour ambition de présenter sans tabous la vie d’homosexuels, de nombreux critiques gay ont insisté sur sa responsabilité en ce qui concerne l’image des homosexuels, n’hésitant pas à critiquer l’image de débauche qu’elle pouvait donner[79]. À l’inverse, une partie des homosexuels a salué le courage de la série pour aborder des sujets auparavant tabous de leur vie, qu’ils soient abordés d’un point de vue réaliste ou plus romancé, tout en faisant remarquer que de nombreux reproches adressés à Queer as Folk, comme le manque de diversité des acteurs ou la grande insistance sur les relations sexuelles, pouvaient également être faits à la plupart des séries télévisées, parlant d’homosexuels ou non[80]. Finalement, la série devenue culte pour la communauté gay, a reçu davantage de critiques positives que de négatives, au point d’avoir gagné de nombreuses récompenses et obtenu de nombreuses propositions à des récompenses[81].

En 2001, Geri Halliwell, membre du groupe Spice Girls, reprend le tube It's Raining Men du groupe The Weather Girls paru en 1982, ce qui lui vaut le statut d’icône gay[82]. Chantal Goya interprète son propre rôle de manière décalée, dans le film Absolument fabuleux de Gabriel Aghion[83]. À cette occasion, elle revisite en version techno, l'un de ses plus grand tubes Becassine Is My Cousine, pour les besoins de la bande originale du film[84]. Le titre sort en single et atteint la 26e place du classement en France[85], ce qui lui permet d'avoir un nouveau public, en l'occurrence celui de la communauté gay et par ce biais, d'obtenir le statut d'icône gay[86].

Le groupe t.A.T.u. publie en 2002, son premier single, All the Things She Said, qui dévoile une relation amoureuse entre deux jeunes filles[87]. Le titre sort en single et son vidéoclip présentant à l'identique les paroles du morceau provoque un buzz[88], ce qui permet au groupe d'obtenir le succès et d'être adopté par la communauté gay[89],[90].

Dans un même temps, le rappeur américain Deadlee sort son premier album 7 Deadlee Sins. L'homosexualité de l'interprète y est dévoilée. Le disque est alors non seulement acclamé pour sa qualité mais aussi pour les thèmes très peu abordés dans le hip-hop, en l'occurrence l'homosexualité[91]. De plus, s'inscrivant dans une mouvance naissante : le Homohop, il en devient de ce fait, un de ses représentants les plus connus[92].

Lady Gaga s'exprimant à une marche des fiertés.

Christina Aguilera obtient le statut d'icone gay, à la suite de la publication du single Beautiful, paru en 2003, qui parle de tolérance[93]. Ce titre devient instantanément un hymne pour la communauté gay qui la nomme "Chanson la plus poignante pour la communauté LGBT de la décennie"[94]. La vidéo qui illustre le morceau démontre un couple du même sexe et une personne transsexuelle[95]. De par cette initiative, Christina Aguilera est alors honorée d'un Abbey's Gay Walk Of Fame, pour sa contribution à la culture gay[96],[97],[98].

La même année, le groupe Shemale, composé de trois transsexuels, reprend le titre Être une femme de Michel Sardou et obtient la sympathie de la communauté LGBT[99],[100].

Diffusée dès 2004, la série télévisée The L Word dévoile la vie de personnages lesbiennes, bisexuelles et transsexuelles[101]. Le programme devient culte pour la communauté LGBT, reçoit des critiques positives et obtient de nombreuses récompenses[102],[103].

Dès sa première diffusion en 2005, la sérié télévisée Noah's Arc est suivie par la communauté gay : c'est le premier programme exclusivement composé de personnages gays afro-américains et latinos[104]. Après deux saisons, une adaptation cinématographique nommée Noah's Arc : Jumping The Brown est portée à l'écran[105].

En 2008, Katy Perry est adoptée par la communauté gay grâce à son single I Kissed a Girl, qui parle d'un fantasme de la chanteuse qui embrasse une autre femme[106]. La même année, Lady Gaga fait son apparition et s'illustre par son soutien aux droits des personnes LGBT aux États-Unis, notamment le mariage. En 2011, sa chanson Born this Way ( "né(e) comme ça" ) issue de l'album éponyme s'impose comme un hymne à la tolérance. Lady Gaga créée par la suite l'association Born This Way Foundation qui encourage tout individu dans l'affirmation de soi.

Années 2010[modifier | modifier le code]

Des chanteurs populaires incluant Beyoncé, Shakira, Rihanna, Adele, Brendon Urie, Sophie Ellis-Bextor, After School, Florence Welch, Alison Goldfrapp, Natalie Horler, Ayumi Hamasaki, Girls' Generation, Alexandra Stan, Cher Lloyd, Neon Hitch, Leona Lewis, Ashley Tisdale, Zendaya, Hayley Williams, Inna, 4Minute, Kerli, Little Boots, Oh Land, Carrie Underwood, Kate Bush, Lily Allen, Lana Del Rey, Ariana Grande, Demi Lovato, Selena Gomez, Bella Thorne, Cheryl Cole, Peaches, Kelly Clarkson, P!nk, Jennifer Hudson, Róisín Murphy, Sheryl Crow, Amy Winehouse, Jennifer Lopez, Miley Cyrus, Ke$ha, Macklemore, Robyn entre autres, obtiennent la sympathie de la communauté gay[107],[108],[109],[110],[111],[112],[113],[114],[115],[116],[117],[118],[119],[120],[121],[122],[122].

Troye Sivan et Tyler Oakley, deux personnalités ouvertements gays.

De nombreuses personnalités LGBT sont considérées comme des icones gays à la suite de l'annonce de leur orientation sexuelle dans les médias telles que  : Lance Bass, Pandora Boxx, Carmen Carrera, Charice, Beth Ditto, Diamond Rings, Portia de Rossi, Fergie, Jesse Tyler Ferguson, Nelly Furtado, Rob Halford, Neil Patrick Harris, Jaymi Hensley, Jessie J, Elton John, T. R. Knight, Ladyhawke, Adam Lambert, Manila Luzon, k.d. lang, Ricky Martin, MIKA, Aubrey Morgan O'Day, Rosie O'Donnell, Frank Ocean, RuPaul, Jeffree Star, George Takei, Tegan and Sara, Rufus Wainwright, Wentworth Miller, Matt Dallas, Raven Symoné et Margaret Cho,Hailey Kioko,

Troye Sivan[123],[37],[38],[41],[124],[125],[126],[127],[128],[129],[130],[131],[132],[133].

Monde politique[modifier | modifier le code]

Harvey Milk a été la première personnalité ouvertement homosexuelle à être élue aux États-Unis. En Islande, Jóhanna Sigurðardóttir est la première chef de gouvernement ouvertement homosexuelle.

En France, Christiane Taubira pourrait être considérée comme une icône gay[134] dans le sens où elle a porté comme Garde des sceaux la loi en faveur du mariage homosexuel en France en 2013[134]. Dans l'arène politique, peuvent être considérés comme des icônes gays Bertrand Delanoë[135].

En dehors du monde du spectacle, la Princesse Diana est aussi une icône gay.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  2. Karim Ressouni-Demigneux, Dictionnaire des cultures Gaies et Lesbiennes, sous la direction de Didier Eribon, Éditions Larousse, 2003, p. 417 (ISBN 2-0350-5164-9)
  3. Cf. avec Shakespeare, La Nuit des Rois, vers 1599 et son utilisation du motif de Sebastian.
  4. Le succès de l'ouvrage de Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien (1951) est considérable depuis plus de quarante ans.
  5. Citons : les livres de Jean Cocteau, Les archers de saint Sébastien, 1912 ; Federico Garcia Lorca, Saint Sébastien, 1927 ; ou le film de Derek Jarman, Sebastiane, 1976.
  6. Antonia Fraser, Marie Antoinette: The Journey, Anchor, 2001, p. 449.
  7. Maria Pramaggiore, Fishing For Girls: Romancing Lesbians in New Queer Cinema, février 1997, College Literature 24 (1): 59–75.
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Bibliographie[modifier | modifier le code]