Le Vaulmier

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Le Vaulmier
Le Vaulmier
Le bourg du Vaulmier.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Mauriac
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Salers
Maire
Mandat
Christian Fournier
2020-2026
Code postal 15380
Code commune 15249
Démographie
Population
municipale
67 hab. (2018 en diminution de 1,47 % par rapport à 2013)
Densité 3,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 11′ 24″ nord, 2° 34′ 02″ est
Altitude Min. 710 m
Max. 1 510 m
Superficie 17,51 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Riom-ès-Montagnes
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Le Vaulmier

Le Vaulmier est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Mars près du bourg du Vaulmier.

Le village du Vaulmier a pour particularité d'être la commune la plus proche du milieu d'une ligne allant de Bonifacio (Corse-du-Sud) à Ouessant (Finistère), les deux communes les plus éloignées de France métropolitaine (1 364,7 km)[réf. souhaitée]. Elle est située à 686 km de Ouessant et 679,5 km de Bonifacio[1].

Arrosée par le Mars, la commune est située entre 710 m et 1 510 m.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Le Vaulmier est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (75,1 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (77,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (37,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (37,4 %), prairies (13,9 %), zones agricoles hétérogènes (10,9 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Depuis le XIIe siècle, les communes du Falgoux, du Vaulmier et de Saint-Vincent-de-Salers faisaient partie de la baronnie des Valmiers, possession des Comptours d'Apchon. Un château (donjon ou maison forte) au Vaulmier est attesté jusqu'à la fin du XVIIe siècle.

En 1805, Napoléon Bonaparte fit une visite éclair sur la région et réquisitionna l'auberge du Vaulmier pour l'occasion. Durant une semaine 600 militaires occupèrent le lieu. Un camp fut implanté sur l'actuel golf miniature. Une légende dit qu'un trésor de guerre aurait été enfoui aux alentours (provenant de victoires en Italie).

En 1839, Le Vaulmier est érigée en commune par démembrement de Saint-Vincent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune est administrée par un conseil municipal de 7 membres.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1839 1840 Jean-Baptiste Lafarge   Notaire
1841 1869 Antoine Chauvel    
1870 1870 Firmin Lafarge    
1871 1877 Antoine Albessard    
1878 1887 Antoine Lafarge    
1887 1898 Barthélémy Dupuy    
1899 1928 Firmin Albessard    
1929 1934 Antoine Lavialle    
1935 1944 Antoine Mathieu    
1945 1952 Abel Chambon    
1953 1970 Félix Mathieu    
1971 1976 Lemmet Géraud    
1977 2008 Philippe Charpentier († 2012)    
2008 2014 Michel Leblanc († 2015)    
mars 2014 En cours
(au 27 octobre 2014)
Christian Fournier[9] DVD Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1841. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2018, la commune comptait 67 habitants[Note 2], en diminution de 1,47 % par rapport à 2013 (Cantal : −1,54 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881
730641660601587562506526501
1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
504502530445509505511506390
1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
41440932229220915814811487
2005 2010 2015 2018 - - - - -
88707067-----
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Micro-centrale hydroélectrique du Bois du Cher, sur le Mars.

L'économie est basée principalement sur l'activité agricole, la production d'énergie et le tourisme. Cinq exploitations agricoles ont leur siège sur la commune. Leur production principale est l'élevage de bovins allaitants. Deux exploitations ont développé une activité complémentaire de ferme auberge pendant la saison estivale. Une micro centrale hydraulique produit de l'électricité. Un logement est déclaré en meublé de tourisme et un restaurant d'altitude ouvert d'avril à la Toussaint est situé au col d'Aulac.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune du Vaulmier est composée de :

  • Le bourg du Vaulmier
  • Espinouze
  • Lespinasse
  • le Furgoux
  • Albos
  • le Meynial
  • Broussouze
  • les Caves
  • la Sabie
  • la Moréthie
  • Malprengère
  • la Rochenie haute et basse
  • la Saliège
  • le Chambon
  • Gromont
  • Outre

Moulin de la Fanchette : très ancien moulin situé sur le Mars (entre Gromont et Outre), rénové et visitable tous les vendredis de 14 h à 16 h.

Un mini golf : mini golf situé vers la sortie du Vaulmier en direction du Falgoux, ouvert l'été de 14 h à 19 h.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La Vaulmier sur www.lion1906.com
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 23 avril 2021)
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 23 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Liste des maires du Cantal sur le site de la préfecture (consulté le 27 octobre 2014).
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]