Valuéjols

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Valuéjols
Valuéjols
L'église Saint-Saturnin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Saint-Flour
Intercommunalité Saint-Flour Communauté
Maire
Mandat
Christophe Vidal
2020-2026
Code postal 15300
Code commune 15248
Démographie
Population
municipale
564 hab. (2018 en augmentation de 0,89 % par rapport à 2013)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 03′ 14″ nord, 2° 56′ 05″ est
Altitude Min. 974 m
Max. 1 410 m
Superficie 38,51 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Flour
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Flour-2
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Valuéjols

Valuéjols est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Valuéjols est située sur la Planèze de Saint-Flour, haut plateau formé par l'ancien volcan du Cantal.

Communes limitrophes de Valuéjols
Laveissenet Ussel
Valuéjols Roffiac
Paulhac Tanavelle

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 38,51 hectares ; son altitude varie de 974 à 1 410 mètres.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Au nord-est de la commune, l'Ander, un affluent de la Truyère en rive droite, donc un sous-affluent de la Garonne par le Lot, forme une partie de la frontière avec la commune voisine de Ussel. Plusieurs ruisseaux (Ruisseau de Frippès, Ruisseau de Nouvialle...) prennent leur source dans la commune ou à quelques kilomètres à l'ouest, traversent la commune d'ouest en est et se jettent dans l'Ander quelques kilomètres plus loin.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Plusieurs routes départementales, D 34, D16, D 14 et D 134, permettent de relier le village de Valuéjols au autres villages alentour.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Valuéjols est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Flour, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 36 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Le village principal Valuéjols, au centre de la commune, abrite une grande partie de la population et des commerces. En plus de celui-ci, la commune compte plusieurs hameaux : Nouvialle, Nouvialou, Saint-Maurice, Galuse, Loubizargues, Fripès, Malevieille, Lescure (qui peut être séparé en Lescure Bas et Lescure Haut), Brageac, le Ché, les Jarrioux, Perret, Chambeyrac, Maniargues et le Chambon.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (81,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (83,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (69,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (12,2 %), zones agricoles hétérogènes (12,1 %), forêts (4,6 %), zones urbanisées (1,6 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village provient du latin Avaloiolum, lequel est issu d'un mot composé gaulois : aballo-, désignant un pommier, et de ialon, désignant une clairière, un village[8]. L'ensemble peut se traduire par « La Pommeraie ».

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1832, Valuéjols absorbe l'ancienne commune de Saint-Maurice[9].

Les Hospitaliers[modifier | modifier le code]

Loubizargues (Loubeysargues) est une ancienne commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem devenue ensuite membre de la commanderie de Montchamp, parfois détachée sur la commanderie de Celles au sein du Grand prieuré d'Auvergne. Le domaine de la commanderie s'étendait sur les trois villages de Loubizargues, Laveissenet et Pignoux et comprenait le four banal de Loubeysargues, le moulin de l'Eschaldat (sur l'Ander) ainsi que l'église paroissiale de Laveissenet. Le commandeur levait la dîme de Laveissenet, du Peuch de Ché et du Peuch de Cheylanes. En outre, il percevait des rentes annuelles à Viallevielle, Valuéjols, aux Jarrioux, Brageac, Maniargues, Nouvialle, Lescure, Frippès, Galuse, Chambeyrac, Cheylanes, Toursou, Lagarde, Molède, Laveissenet, Saint-Loup, Laborie, La Chapelle-d'Alagnon, Œillet (château), Ussel, Clavières, Pignoux, Murat, Saint-Maurice et Narnhac[10]. En 1454, le commandeur de Loubeysargues transige avec le prieur de Valuéjols[11].

Il y a eu un château fort à Loubizargues qui lui aussi faisait partie de la commanderie, il se trouvait à l'emplacement de l'ancienne maison d'école et fut détruit vers 1577. Quant à la chapelle de la commanderie qui était sous le vocable de saint Loup, elle fut rasée à l'époque de la Révolution française[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Roger Charbonnel    
mars 2008 avril 2014 Christiane Missègue MoDem  
avril 2014 En cours
(au 17 août 2014)
Christophe Vidal[13] UDI Agriculteur

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[15].

En 2018, la commune comptait 564 habitants[Note 3], en augmentation de 0,89 % par rapport à 2013 (Cantal : −1,54 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7431 9701 7161 5541 6931 8621 8181 5901 542
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4611 4421 4521 4251 3631 3901 3521 3901 376
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3501 2321 2251 0901 0559949801 023906
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
922833696607578525526542563
2018 - - - - - - - -
564--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Activités[modifier | modifier le code]

Deux fois par mois (le mardi), important marché aux bestiaux. Coopérative laitière produisant de manière artisanale le fromage « cantal AOC Grand Herbage ».

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Ché[modifier | modifier le code]

Le Ché, dont le nom peut s'écrire aussi quelquefois le Cher, est un hameau d'une quinzaine d'habitants situé sur la commune de Valuéjols. Placé au pied du Plomb du Cantal, c'est la station de ski de fond de Prat de Bouc Haute Planèze . On peut l'atteindre en deux heures à skis en longeant la forêt d'Albepierre-Bredons. L'entrée du village est équipée d'un grand parking pour favoriser l'accès aux skieurs qui souhaitent partir en randonnée. L'ancienne école du village a été transformée en foyer de ski de fond pour permettre la location d'équipements de ski. Le point culminant (1200 mètres) à proximité du village est traversé par le GR 4. La fête du village est célébrée le dimanche après le autour d'un four à pain rénové.

Le Ché, situé à 8 km de Murat, fut pendant la Seconde Guerre mondiale une des bases arrière de la résistance murataise.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lucie Robert, vétérinaire à activité mixte (bovins et animaux de compagnie) est domiciliée à Valuejols. Très impliquée dans la vie associative de la commune, ancienne championne de ski alpin, elle s'est essayée au rugby féminin sans que ceci ne soit concluant. Elle est originaire de Bagnères de Luchon dans les pyrenées et ne manque pas de son accent chantant, de vanter les mérites de la race locale de sa vallée de naissance: la gasconne, aux éleveurs cantaliens.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Valuéjols Blason
Écartelé ; au 1) d’azur aux trois fasces d’argent maçonnées de sable, la première crénelée de quatre merlons sommés chacun d’une pierre, la deuxième de trois et la troisième de deux, le tout soutenu d’une plaine aussi d’argent, au 2) et 3) de gueules au lion échiqueté d’or et d’azur au 4) d’azur aux trois lettre A capitales onciales d’or ; sur le tout d’or au rencontre de vache de salers au naturel.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 23 avril 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 23 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise : une approche linguistique du vieux-celtique continental, préf. de Pierre-Yves Lambert, errance, Paris, 2003, 2e éd. (ISBN 2-87772-237-6) (ISSN 0982-2720), p. 29
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Hippolyte Bouffet, « Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean en Haute-Auvergne », Revue de la Haute-Auvergne, Aurillac, t. XVI,‎ , p. 114-116, lire en ligne sur Gallica
  11. M. Déribier-du-Chatelet, Dictionnaire statistique et historique du Cantal, vol. V, (lire en ligne), p. 516
  12. Bouffet 1914, p. 115.
  13. Liste des maires du Cantal « Copie archivée » (version du 14 juillet 2014 sur l'Internet Archive), site de la préfecture du Cantal (consulté le 17 août 2014).
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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