Saint-Étienne-de-Chomeil

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Saint-Étienne-de-Chomeil
Saint-Étienne-de-Chomeil
Le château de Saint-Étienne, dans le village de Saint-Étienne-de-Chomeil.
Blason de Saint-Étienne-de-Chomeil
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Mauriac
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Gentiane
Maire
Mandat
Gilbert Mommalier
2020-2026
Code postal 15400
Code commune 15185
Démographie
Gentilé Stéphanois, Stéphanoises
Population
municipale
236 hab. (2018 en augmentation de 10,8 % par rapport à 2013)
Densité 8,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 20′ 38″ nord, 2° 36′ 12″ est
Altitude Min. 500 m
Max. 981 m
Superficie 27,57 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Riom-ès-Montagnes
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.saint-etienne-de-chomeil.fr

Saint-Étienne-de-Chomeil (Sent Estèfe de Chaumelh en occitan) est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le barrage de Vaussaire sur la Rhue, en limites de Champs-sur-Tarentaine-Marchal (à gauche) et Saint-Étienne-de-Chomeil, à droite.

Saint-Étienne-de-Chomeil se situe à 736 m d'altitude, au nord du canton de Riom-ès-Montagnes. Le village appartient au parc naturel régional des Volcans d'Auvergne. Le territoire communal est bordé au nord par la Rhue et arrosé au sud par son affluent, le Soulou. Au nord-est, un autre affluent de la Rhue, la Petite Rhue, borde très brièvement le territoire communal. Au sud-ouest, c'est un affluent de la Dordogne, la Sumène, qui sert de limite naturelle à la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Étienne-de-Chomeil est limitrophe de sept autres communes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Étienne-de-Chomeil est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (52,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (52,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (51,2 %), prairies (39,7 %), zones agricoles hétérogènes (7 %), zones urbanisées (1,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,9 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 250, alors qu'il était de 244 en 2013 et de 236 en 2008[I 1].

Parmi ces logements, 46,6 % étaient des résidences principales, 35,4 % des résidences secondaires et 17,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 95,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 3,9 % des appartements[I 2].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Étienne-de-Chomeil en 2018 en comparaison avec celle du Cantal et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (35,4 %) supérieure à celle du département (20,4 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 80,8 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (86,2 % en 2013), contre 70,4 % pour le Cantal et 57,5 pour la France entière[I 3].

Le logement à Saint-Étienne-de-Chomeil en 2018.
Typologie Saint-Étienne-de-Chomeil[I 1] Cantal[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 46,6 67,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 35,4 20,4 9,7
Logements vacants (en %) 17,9 11,9 8,2

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , la commune de Saint-Étienne-de-Riom est rebaptisée Saint-Etienne-de-Chomeil. Le village porta également le nom de Saint-Étienne-de-Menet et, à l'époque révolutionnaire, de Rochers-Républicains[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie-école.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1910 1932 Bertrand Georges    
1933 1935 Louis Delpeuch    
1935 1937 Pierre Dubois    
1937 1939 Louis Delpeuch    
1939 1941 Eugène Bouvelot    
1941 1942 Guillaume Auriel    
1942 1944 Léon Auriel    
1944 mai 1953 Roger Lannes   Chevalier de la Légion d'honneur
mai 1953 mars 2001 Jacques Raboisson RPR Chef d'entreprise
mars 2001 mars 2008 François Champreux    
mars 2008 avril 2014 Béatrice Chaumeil    
avril 2014 En cours
(au 10 août 2014)
Gilbert Mommalier[9] DVD Artisan

Démographie[modifier | modifier le code]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11].

En 2018, la commune comptait 236 habitants[Note 2], en augmentation de 10,8 % par rapport à 2013 (Cantal : −1,54 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0641 0051 0561 0771 1331 1681 2641 2491 217
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1651 0811 0701 0641 0381 0591 0681 0521 035
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0061 0601 008804744735601607635
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
620505442378310259228210215
2018 - - - - - - - -
236--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église dédiée à saint Étienne et à saint Clair est d'inspiration à la fois gothique et romane. Elle présente à l'extérieur des décorations assez insolites, notamment un sagittaire et deux têtes très bizarres dont l'une montre une langue démesurée.

  • Le château de Saint-Étienne

Le château dont la partie la plus ancienne remonte au XIVe siècle, a été modifié et agrandi au XVIIe siècle, et plus tardivement pour les intérieurs. Il conserve sa vieille cuisine du XIVe siècle. Le parc à l'anglaise a été créé en 1900, avec arbres remarquables, cadrans solaire et canonial.

  • Le lac de Mont-de-Bélier

Halte sur le sentier PR du même nom.

  • Le rocher d'Urlande

Ce rocher rappelle le passé volcanique de la région et sert aujourd'hui de site d'escalade.

  • Les gorges de la Rhue

Prenant sa source sur les pentes du Massif du Sancy, la Rhue traverse le nord du Cantal pour se jeter dans la Dordogne. Elle évolue dans de pittoresques gorges, jalonnées de forêts, cascades et barrages.

  • Sentier botanique de Chassagne / Sentier du lac de Mont-de-Bélier.

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Étienne-de-Chomeil Blason
D'or au lion de gueules tenant une croisette potencée du même ; au chef de gueules chargé de trois étoiles d'argent[13].
Détails
Armes de la famille de Saint-Étienne (éteinte).
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Liste des maires du Cantal, site de la préfecture du Cantal (consulté le 10 août 2014).
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  13. Saint-Étienne-de-Chomeil sur armorialdefrance.fr