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Saint-Clément (Cantal)

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Saint-Clément
Saint-Clément (Cantal)
L'église Saint-Clément en 2013.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Aurillac
Intercommunalité Communauté de communes Cère et Goul en Carladès
Maire
Mandat
Jean-Baptiste Amilhaud
2020-2026
Code postal 15800
Code commune 15180
Démographie
Population
municipale
77 hab. (2021 en augmentation de 4,05 % par rapport à 2015)
Densité 4,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 58′ 32″ nord, 2° 39′ 42″ est
Altitude Min. 788 m
Max. 1 554 m
Superficie 17,43 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Aurillac
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vic-sur-Cère
Législatives Première circonscription
Localisation
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Saint-Clément
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Saint-Clément

Saint-Clément est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie

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Saint-Clément est dans le centre sud du Cantal, dans le sud du parc naturel régional des volcans d'Auvergne et à 32 km au nord-ouest du parc naturel régional de l'Aubrac. Son chef-lieu de canton Vic-sur-Cère est à 8 km à l'ouest et sa préfecture Aurillac est à 28 km au sud-ouest[1].

L'autoroute A75 est à l'est, avec la plus proche entrée-sortie « Saint-Flour » à 63 km[1].

Le territoire de la commune est très allongé dans le sens sud-ouest / nord-est. L'altitude la plus élevée est à l'extrémité de la pointe nord avec 1 550 m d'altitude près du sommet du Puy Gros. Le point le plus bas est à 780 m d'altitude près de la confluence du ruisseau de Tayrieu avec le Goul, pointe sud de la commune. Presque toute la limite de commune côté sud-est suit la vallée du Goul, profonde et avec des pentes très marquées (230 m de dénivellation sur 550 m linéaires entre le sommet de Roquemourre à 1 100 m d'altitude et le hameau de la Roque Vieille en fond de vallée à 870 m d'altitude)[2].

La commune de Saint-Clément, traversée par le 45e parallèle nord[2], est de ce fait située à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ 5 000 km).

Communes limitrophes

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La commune

Hydrographie

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Le Goul prend sa source dans le nord de la commune et coule vers le sud-ouest, traversant tout le territoire communal pour en sortir à l'extrémité sud près du bois de Corbière[2].

Trois petits cours d'eau arrosent la partie sud de la commune. Ils prennent tous source sur la commune et se réunissent avant de confluer avec le Goul. Ce sont, d'est en est, le ruisseau de Corbière, le ruisseau de Saint-clément et le ruisseau de Goulaize[2].

En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[4].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 8,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 800 mm, avec 13 jours de précipitations en janvier et 9,5 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Marmanhac à 14 km à vol d'oiseau[5], est de 10,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 461,7 mm[6],[7]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[8].

Au , Saint-Clément est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[9]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aurillac, dont elle est une commune de la couronne[Note 1],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 85 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[10],[11].

Occupation des sols

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Habitat et logement

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En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 72, alors qu'il était de 69 en 2013 et de 73 en 2008[I 2].

Parmi ces logements, 46 % étaient des résidences principales, 38,9 % des résidences secondaires et 15,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 93,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 6,6 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Clément en 2018 en comparaison avec celle du Cantal et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (38,9 %) supérieure à celle du département (20,4 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 78,8 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (83,3 % en 2013), contre 70,4 % pour le Cantal et 57,5 pour la France entière[I 4].

Le logement à Saint-Clément en 2018.
Typologie Saint-Clément[I 2] Cantal[I 5] France entière[I 6]
Résidences principales (en %) 46 67,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 38,9 20,4 9,7
Logements vacants (en %) 15,1 11,9 8,2

Les Hospitaliers

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Jusqu'à la Révolution française, les Hospitaliers de la commanderie de Carlat percevaient une rente sur le bourg de Saint-Clément[12], ce qui signifie qu'ils avaient concédé en fief cette seigneurie. La paroisse quant à elle ne semble pas avoir été sous la juridiction de la commanderie et dépendait donc directement du diocèse de Saint-Flour. On ignore en revanche si cette possession remonte à la période templière de la commanderie de Carlat.

XVIIIe siècle

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La montagne du Clos, dans la pointe nord de la commune en rive droite (côté ouest) du Goul, est de nos jours désertée. Mais plusieurs documents (archives privées du château de Pesteils sur Polminhac, un plan géométrique de 1782, quelques actes notariés) renseignent sur l'histoire de cette montagne et ses alentours depuis le milieu du XVIe siècle. Huit structures d'habitat semi-enterrées du XVIIIe siècle y sont recensées en 2013[13].

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom de Clément-Belle-Visite[14].

Politique et administration

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 avril 2014 André Teissedre    
avril 2014 mai 2020 Christian Gregoir[15] DVD  
mai 2020 En cours Jean-Baptiste Amilhaud    

Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[17].

En 2021, la commune comptait 77 habitants[Note 2], en augmentation de 4,05 % par rapport à 2015 (Cantal : −1,36 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
431445513646672667592529487
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
491487497516522517477449420
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
434439385319302285287240232
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
22018517213610780727464
2015 2020 2021 - - - - - -
747577------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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  • L'église paroissiale Saint-Ferréol a une nef voûtée d'ogives et un chœur qui constituent deux entités séparées, l'une antérieure à l'autre. Le mur ouest témoigne d'une nef antérieure dont, la première transformation date du XIIe ou XIIIe siècle avec ajout d'un chœur à deux travées et d'un clocher-peigne. Au XIVe siècle, la nef voûtée d'ogives est couverte d'un toit à deux longs pans et se voit ajouter un portail sud. Puis, adjonction de quatre chapelles : deux à vocation seigneuriale, deux destinées au culte. La première mention de l'édifice remonte à 1266, époque où il existait un prieuré ; le chœur date probablement de la fin du 3e quart du XIIIe siècle alors que la nef porte la date de 1402 à la clef de voûte de la 1re travée ; les chapelles latérales ont dû être ajoutées durant le 1er quart du XVe siècle ; en 1757 restauration du toit et du clocher par Géraud Courtet, maître charpentier, de Vic-sur-Cére.
  • Curebourse, lieu d'un ancien péage sur la route de Carlat à Murat, vue panoramique remarquable.
  • La Roque, hameau et château de la Rocque aujourd'hui disparu, lieu d'origine de la famille de François de La Rocque.
  • Monument aux morts de la guerre 1914-1918. Le projet de son installation date de .

Les morts : -1914 : Louis Veyreveze, Jean-Marie Riom, Jean-Marie Berger, Auguste Riom.

-1915 : Auguste Testeil, François Martres.

-1916 : Pierre Lavigne, François Riom, Mathieu Troupel, Félix Laborie.

-1917 : Jules Dupeyron, Pierre Charbonnel, Antonin Cambon.

-1918 : Antonin Amilhau, Pierre Mahnes, Albert Cambon, Pierre Mas.

Paix aux âmes de ces héros, leur courage mérite d'être reconnu.

Personnalités liées à la commune

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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Notes et cartes

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  • Notes
  1. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  • Cartes

Références

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Site de l'Insee

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  1. a et b Insee, « Métadonnées de la commune ».
  2. a et b « Chiffres clés - Logement en 2018 à Saint-Clément » (consulté le ).
  3. « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Saint-Clément - Section LOG T2 » (consulté le ).
  4. « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Saint-Clément - Section LOG T7 » (consulté le ).
  5. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans le Cantal » (consulté le ).
  6. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans la France entière » (consulté le ).

Autres sources

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  1. a et b « Saint-Clément (Cantal) », sur google.fr/maps. Les distances par route entre deux points donnés sont calculées dans le panneau latéral (dans l'onglet à gauche de l'écran, cliquer sur "Directions").
  2. a b c et d « Saint-Clément (Cantal), carte interactive » sur Géoportail. Couches « Cartes IGN classiques » et « Hydrographie » activées. Les distances à vol d'oiseau se mesurent avec l'outil « Mesurer une distance » dans l'onglet « Outils cartographiques » à droite (symbole de petite clé plate).
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  5. « Orthodromie entre Saint-Clément et Marmanhac », sur fr.distance.to (consulté le ).
  6. « Station Météo-France « Marmanhac », sur la commune de Marmanhac - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  7. « Station Météo-France « Marmanhac », sur la commune de Marmanhac - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le )
  9. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  10. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Aurillac », sur insee.fr (consulté le ).
  11. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  12. Hippolyte Bouffet, « Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean en Haute-Auvergne », Revue de la Haute-Auvergne, Aurillac, t. XVI,‎ , p. 123, lire en ligne sur Gallica
  13. [Llergo et al. 2013] Yolanda Llergo, Violaine Nicolas, Yannick Miras, Santiago Riera et Frédéric Surmely, Le cas de la montagne du Clos (Saint-Clément, Cantal), , 121-122 p. (lire en ligne [PDF] sur culture.gouv.fr).
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Saint-Clément », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le ).
  15. Liste des maires du Cantal, site de la préfecture du Cantal (consulté le 10 août 2014).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.