Saint-Clément (Cantal)

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Saint-Clément
Saint-Clément (Cantal)
L'église Saint-Clément en 2013.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Aurillac
Intercommunalité Communauté de communes Cère et Goul en Carladès
Maire
Mandat
Jean-Baptiste Amilhaud
2020-2026
Code postal 15800
Code commune 15180
Démographie
Population
municipale
75 hab. (2019 en augmentation de 13,64 % par rapport à 2013)
Densité 4,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 58′ 32″ nord, 2° 39′ 42″ est
Altitude Min. 788 m
Max. 1 554 m
Superficie 17,43 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Aurillac
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vic-sur-Cère
Législatives Première circonscription
Localisation
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Saint-Clément

Saint-Clément est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Clément est dans le centre sud du Cantal, dans le sud du parc naturel régional des volcans d'Auvergne et à 32 km au nord-ouest du parc naturel régional de l'Aubrac. Son chef-lieu de canton Vic-sur-Cère est à 8 km à l'ouest et sa préfecture Aurillac est à 28 km au sud-ouest[1].

L'autoroute A75 est à l'est, avec la plus proche entrée-sortie « Saint-Flour » à 63 km[1].

Le territoire de la commune est très allongé dans le sens sud-ouest / nord-est. L'altitude la plus élevée est à l'extrémité de la pointe nord avec 1 550 m d'altitude près du sommet du Puy Gros. Le point le plus bas est à 780 m d'altitude près de la confluence du ruisseau de Tayrieu avec le Goul, pointe sud de la commune. Presque toute la limite de commune côté sud-est suit la vallée du Goul, profonde et avec des pentes très marquées (230 m de dénivellation sur 550 m linéaires entre le sommet de Roquemourre à 1 100 m d'altitude et le hameau de la Roque Vieille en fond de vallée à 870 m d'altitude)[2].

La commune de Saint-Clément, traversée par le 45e parallèle nord[2], est de ce fait située à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ 5 000 km).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Goul prend sa source dans le nord de la commune et coule vers le sud-ouest, traversant tout le territoire communal pour en sortir à l'extrémité sud près du bois de Corbière[2].

Trois petits cours d'eau arrosent la partie sud de la commune. Ils prennent tous source sur la commune et se réunissent avant de confluer avec le Goul. Ce sont, d'est en est, le ruisseau de Corbière, le ruisseau de Saint-clément et le ruisseau de Goulaize[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Clément est une commune rurale[Note 1],[3]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aurillac, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 85 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 1],[I 2].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (53,4 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (44,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (50 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (24,4 %), forêts (22,2 %), zones agricoles hétérogènes (3,4 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 72, alors qu'il était de 69 en 2013 et de 73 en 2008[I 3].

Parmi ces logements, 46 % étaient des résidences principales, 38,9 % des résidences secondaires et 15,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 93,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 6,6 % des appartements[I 4].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Clément en 2018 en comparaison avec celle du Cantal et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (38,9 %) supérieure à celle du département (20,4 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 78,8 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (83,3 % en 2013), contre 70,4 % pour le Cantal et 57,5 pour la France entière[I 5].

Le logement à Saint-Clément en 2018.
Typologie Saint-Clément[I 3] Cantal[I 6] France entière[I 7]
Résidences principales (en %) 46 67,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 38,9 20,4 9,7
Logements vacants (en %) 15,1 11,9 8,2

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Hospitaliers[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la Révolution française, les Hospitaliers de la commanderie de Carlat percevaient une rente sur le bourg de Saint-Clément[7], ce qui signifie qu'ils avaient concédé en fief cette seigneurie. La paroisse quant à elle ne semble pas avoir été sous la juridiction de la commanderie et dépendait donc directement du diocèse de Saint-Flour. On ignore en revanche si cette possession remonte à la période templière de la commanderie de Carlat.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

La montagne du Clos, dans la pointe nord de la commune en rive droite (côté ouest) du Goul, est de nos jours désertée. Mais plusieurs documents (archives privées du château de Pesteils sur Polminhac, un plan géométrique de 1782, quelques actes notariés) renseignent sur l'histoire de cette montagne et ses alentours depuis le milieu du XVIe siècle. Huit structures d'habitat semi-enterrées du XVIIIe siècle y sont recensées en 2013[8].

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom de Clément-Belle-Visite[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 avril 2014 André Teissedre    
avril 2014 mai 2020 Christian Gregoir[10] DVD  
mai 2020 En cours Jean-Baptiste Amilhaud    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

En 2019, la commune comptait 75 habitants[Note 3], en augmentation de 13,64 % par rapport à 2013 (Cantal : −1,59 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
431445513646672667592529487
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
491487497516522517477449420
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
434439385319302285287240232
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
22018517213610780727464
2015 2019 - - - - - - -
7475-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale Saint-Ferréol a une nef voûtée d'ogives et un chœur qui constituent deux entités séparées, l'une antérieure à l'autre. Le mur ouest témoigne d'une nef antérieure dont, la première transformation date du XIIe ou XIIIe siècle avec ajout d'un chœur à deux travées et d'un clocher-peigne. Au XIVe siècle, la nef voûtée d'ogives est couverte d'un toit à deux longs pans et se voit ajouter un portail sud. Puis, adjonction de quatre chapelles : deux à vocation seigneuriale, deux destinées au culte. La première mention de l'édifice remonte à 1266, époque où il existait un prieuré ; le chœur date probablement de la fin du 3e quart du XIIIe siècle alors que la nef porte la date de 1402 à la clef de voûte de la 1re travée ; les chapelles latérales ont dû être ajoutées durant le 1er quart du XVe siècle ; en 1757 restauration du toit et du clocher par Géraud Courtet, maître charpentier, de Vic-sur-Cére.
  • Curebourse, lieu d'un ancien péage sur la route de Carlat à Murat, vue panoramique remarquable.
  • La Roque, hameau et château de la Rocque aujourd'hui disparu, lieu d'origine de la famille de François de La Rocque.
  • Monument aux morts de la guerre 1914-1918. Le projet de son installation date de .

Les morts : -1914 : Louis Veyreveze, Jean-Marie Riom, Jean-Marie Berger, Auguste Riom.

-1915 : Auguste Testeil, François Martres.

-1916 : Pierre Lavigne, François Riom, Mathieu Troupel, Félix Laborie.

-1917 : Jules Dupeyron, Pierre Charbonnel, Antonin Cambon.

-1918 : Antonin Amilhau, Pierre Mahnes, Albert Cambon, Pierre Mas.

Paix aux âmes de ces héros, leur courage mérite d'être reconnu.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  2. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  3. a et b « Chiffres clés - Logement en 2018 à Saint-Clément » (consulté le ).
  4. « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Saint-Clément - Section LOG T2 » (consulté le ).
  5. « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Saint-Clément - Section LOG T7 » (consulté le ).
  6. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans le Cantal » (consulté le ).
  7. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans la France entière » (consulté le ).

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Saint-Clément (Cantal) », sur google.fr/maps. Les distances par route entre deux points donnés sont calculées dans le panneau latéral (dans l'onglet à gauche de l'écran, cliquer sur "Directions").
  2. a b c et d « Saint-Clément (Cantal), carte interactive » sur Géoportail. Couches « Cartes IGN classiques » et « Hydrographie » activées. Les distances à vol d'oiseau se mesurent avec l'outil « Mesurer une distance » dans l'onglet « Outils cartographiques » à droite (symbole de petite clé plate).
  3. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune urbaine-définition » (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. Hippolyte Bouffet, « Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean en Haute-Auvergne », Revue de la Haute-Auvergne, Aurillac, t. XVI,‎ , p. 123, lire en ligne sur Gallica
  8. [Llergo et al. 2013] Yolanda Llergo, Violaine Nicolas, Yannick Miras, Santiago Riera et Frédéric Surmely, Le cas de la montagne du Clos (Saint-Clément, Cantal), , 121-122 p. (lire en ligne [PDF] sur culture.gouv.fr).
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Saint-Clément », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le ).
  10. Liste des maires du Cantal, site de la préfecture du Cantal (consulté le 10 août 2014).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.