Sainte-Anastasie (Cantal)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Sainte-Anastasie.

Sainte-Anastasie
Sainte-Anastasie (Cantal)
Église Sainte-Anastasie de Sainte-Anastasie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Saint-Flour
Canton Murat
Maire délégué Denis Tourvieille
2016-2020
Code postal 15170
Code commune 15171
Démographie
Population 143 hab. (2014)
Densité hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 10′ 24″ nord, 2° 58′ 15″ est
Altitude Min. 839 m
Max. 1 200 m
Superficie 15,88 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes

Voir sur la carte administrative de Auvergne-Rhône-Alpes
City locator 15.svg
Sainte-Anastasie

Géolocalisation sur la carte : Cantal

Voir sur la carte topographique du Cantal
City locator 15.svg
Sainte-Anastasie

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 15.svg
Sainte-Anastasie

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 15.svg
Sainte-Anastasie

Sainte-Anastasie est une ancienne commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fusionne le avec les communes de Celles, Chalinargues, Chavagnac et Neussargues-Moissac pour constituer la commune nouvelle de Neussargues en Pinatelle[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

« Une miniature d'église de style roman, au-dessus de laquelle se dresse un gracieux clocher à peigne, décore délicieusement le petit bourg de Sainte-Anastasie. Bâti en étagère au pied et sur le flanc de la côte rocheuse, le petit village reçoit tout le jour les doux rayons du soleil. Et quelles variétés dans ce paysage où prairies, champs, jardins, bois, rochers et cascades se mêlent dans un beau désordre champêtre. L'Allanche aux limpides eaux, charmée de ralentir sa course dans un si beau coin d'Auvergne, partage çà et là ses ondes et enlace complaisamment des parcelles de verdure, ce sont les îles de Sainte-Anastasie. Si la côte présente trop souvent la nudité de la roche basaltique, voici que la flore, par une délicate attention, tapisse de ses fraîches couleurs les régions les plus arides. À certaine époque, le long de la route d'Allanche, des fleurs vives comme des flammes enlacent les rochers eux-mêmes. Assise en face de Sainte-Anastasie, au-delà du clair et frais ruisseau, une élégante petite gare est l'ornement et la vie de la bourgade qu'elle dessert. Le sifflet des puissantes locomotives alterne souvent avec le doux chant des oiseaux ou les vibrations des cloches. Là-bas, au détour pittoresque de la vallée, au-delà d'un petit bois en face du Bosquet, se dresse, surplombant le ruisseau, la roche du Cuze. À son sommet, jadis s'élevait le château de la Tour de Chastel-Moissac, sur son emplacement, où vont nicher les aigles d'Auvergne, on peut voir encore les assises de cette antique construction que les hommes et le temps ont renversée. Sur la côte, en face, au levant, une autre masse basaltique émerge des flancs de la côte et prête son appui aux terres fertiles où sont assis de beaux villages. Comme ils resplendissent au soleil du printemps et de l'été ! Comme ils sont fiers de leur nom et de leurs anciennes familles, de leurs maisons aux toitures bleues et de leurs abondantes moissons ! Nous avons nommé Chanzac, Le Lac, Le Baladour, Serrusse, … »

Texte extrait du Journal Paroissial de 1913

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Allanche Rose des vents
Chalinargues
(Cne deléguée de Neussargues en Pinatelle)
N Peyrusse
O    Sainte-Anastasie
(Cne deléguée de Neussargues en Pinatelle) 
  E
S
Neussargues-Moissac
(Cne deléguée de Neussargues en Pinatelle)
Joursac

Transports[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires délégués successifs
Période Identité Étiquette Qualité
décembre 2016 En cours Denis Tourvieille[3] DVG Fonctionnaire
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1813 ? Glaize    
1813 vers 1814 ? Delorme    
1821 1843 Louis Boyer    
1843 1866 Jean Boyer    
1866 1870 Joseph Jarry    
1870 1884 Pierre Sarrazin    
1884 1885 Guillaume Chauveroche    
1885 1900 Jean Albaret    
1900 1904 Pierre Chauveroche    
1904 1922 Pierre Glaize    
1922 1929 Jean Delorme    
1929 1931 Eugène Cornet    
1931 ? Louis Farradèche    
? vers 1960 M. Caillon    
vers 1960 ? Céline Delort    
? ? Roger Albaret    
avant juin 1971 après juin 1971 René Loussert    
mars 1977 juin 1995 Elie Delorme    
mars 2001 mars 2008 Pierre Cuzol    
mars 2008 décembre 2016 Denis Tourvieille de Labrouhe[4] DVG Fonctionnaire

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 143 habitants, en augmentation de 0 % par rapport à 2009 (Cantal : -1,2 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 019674822774773834842833793
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
733707660618646621627589559
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
538604561506461480436380338
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
304261236207189167163143143
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Mgr Louis Delcusy[9] . Né à Sainte-Anastasie(Cantal), diocèse de Saint-Flour, le 26 juillet 1794, il fit ses études ecclésiastiques au séminaire de Saint-Flour, que dirigeaient alors MM. de Saint-Sulpice sous la conduite de M. Caduc.

Après son ordination, il fut placé comme vicaire dans une paroisse du diocèse, et bientôt il quitta cet emploi pour embrasser la carrière de missionnaire diocésain. C’était à l'époque des grands travaux des missionnaires de France.

Des circonstances particulières firent dissoudre la société des missionnaires, alors M. Delcusy fut nommé curé de Murat et bientôt après curé de Saint-Géraud d'Aurillac, vers 1838. Comme curé et comme supérieur de plusieurs communautés religieuses, il fonda plusieurs utiles institutions, entre autres un orphelinat qui fut placé sous la direction des sœurs de la Sainte-Famille, de Lyon.

L’ancienne église paroissiale de Saint-Géraud était l’église abbatiale du monastère fondé par Saint-Géraud, comte d’Aurillac, et où le célèbre Gerbert, plus tard Pape sous le nom de Sylvestre II, fut élevé. À l’époque des guerres de religion, les protestants renversèrent ce monument de fond en comble, et jusque-là l’œuvre était restée incomplète. M. Delcusy fit un appel auquel on répondit, et c’est au milieu des préparatifs de l’achèvement de Saint-Geraud qu’un décret impérial, en date du 14 février 1857, vint appeler le curé d’Aurillac au siège épiscopal de Viviers, vacant par la promotion de Mgr Guibert à l’archevêché de Tours.

Préconisé le 19 mars suivant, en même temps que Mgr Guibert, Mgr Morlot, archevêque de Paris, Mgr Chalandon, archevêque d’Aix, Arles et Embrun, Mgr Desprez, transféré de Saint- Denis de la Réunion à Limoges, Mgr de Langalerie, évêque de Belley, Mgr Maupoint, évêque de Saint-Denis, le nouvel évêque de Viviers fut sacré le 31 mai 1857, jour de la Pentecôte, dans l’église de Saint-Geraud, par Mgr Lyonnet, évêque de Saint-Flour, assisté de Mgr Berteaud, évêque de Tulle, et de Mgr Foulquier, évêque de Mende. Étaient également présents à cette cérémonie : Mgr de Morlhon, évêque du Puy, et Mgr Delalle, évêque de Rodez; NN. SS. Lyonnet et Berteaud prirent la parole en cette circonstance.

La première lettre pastorale de Mgr Delcusy porte la date du jour de son sacre, et celle du carême de 1870 le no 79. Mgr Delcusy, entre autres institutions, a rétabli dans son diocèse la liturgie romaine, l’Adoration perpétuelle, s’est occupé de la cause de Mme Rivier, morte en odeur de sainteté. Chevalier de la Légion d’honneur avant son épiscopat, Mgr Delcusy est assistant au trône pontifical depuis le 22 mai 1862, chanoine d’honneur de Saint-Flour, et porte pour armoiries : D' azur aux brebis d'argent dominées par une croix de sable, avec la devise : Vocem meam audient.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Sainte-Anastasie (Cantal)

Les armes de la commune de Sainte-Anastasie (Cantal) se blasonnent ainsi :
D'or au gonfanon de gueules frangé de sinople, un écu d'azur à la bande d'or chargée de trois étoiles de sable accostée de deux croix latines d'or brochant sur le tout.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]