Chalinargues
| Chalinargues | |
L'église Saint-Barthélémy. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Département | Cantal |
| Arrondissement | Saint-Flour |
| Intercommunalité | Hautes Terres Communauté |
| Maire Mandat |
Djuwan Armandet 2025-2026 |
| Code postal | 15170 |
| Code commune | 15035 |
| Démographie | |
| Gentilé | Chalinarguais, Chalinarguaises |
| Population municipale |
304 hab. (2023) |
| Densité | 11 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 45° 09′ 21″ nord, 2° 55′ 59″ est |
| Altitude | Min. 909 m Max. 1 169 m |
| Superficie | 27,55 km2 |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Murat |
| Législatives | Deuxième du Cantal |
| Localisation | |
| modifier |
|
Chalinargues est une commune française située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes. Du au , elle a eu le statut de commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Neussargues en Pinatelle. Elle est redevenue une commune de plein exercice le .
Géographie
[modifier | modifier le code]Le territoire de la commune est située entre les monts du Cantal et du Cézalier à plus de 1 000 mètres d'altitude. Il fait partie du parc naturel régional des volcans d'Auvergne et se trouve à 62 km d'Aurillac et à 28 km de Saint-Flour. Le village de Chalinargues a su conserver son authenticité grâce à la richesse de son patrimoine constitué de nombreuses maisons en pierre couvertes de lauzes et d'une église romane du XIIe siècle.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Les communes limitrophes sont Allanche, Celles, Chavagnac, Neussargues-Moissac (d), Sainte-Anastasie, Vernols et Virargues.
| Vernols | Allanche | |||
| Chavagnac | N | Sainte-Anastasie | ||
| O Chalinargues E | ||||
| S | ||||
| Virargues | Celles | Neussargues-Moissac |
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Ouest et nord-ouest du Massif Central » et « Nord-est du Massif Central »[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 7,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 8,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 069 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 8 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Coltines à 8 km à vol d'oiseau[7], est de 7,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 734,2 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 35,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −21,9 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Toponymie
[modifier | modifier le code]La seconde partie du nom de Chalinargues est la déformation locale du suffixe germanique -ing, indiquant une collectivité. Ce suffixe germanique, d'origine franque, suggère une apparition du nom au VIe – VIIe siècle. Dans les toponymes formés sur cette base, la première partie renvoie fréquemment à un patronyme, celui du propriétaire du domaine concerné[11].
Histoire
[modifier | modifier le code]La commune a fusionné le avec les communes de Celles, Chavagnac, Neussargues-Moissac et Sainte-Anastasie pour constituer la commune nouvelle de Neussargues-en-Pinatelle[12],[13].
À la suite de la demande de quatre des cinq anciennes communes constitutives de Neussargues en Pinatelle dont Chalinargues, elle est redevenue une commune de plein exercice le [14],[15].
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Pendant plusieurs années, la mairie et la communauté de communes du Pays de Murat ont mené une politique de développement durable soucieuse de l’environnement, de préservation de son patrimoine et de valorisation des ressources locales. Cette petite commune de plus de 400 habitants fut la première à réaliser un réseau de chaleur bois dans le Cantal.
Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[19].
En 2023, la commune comptait 304 habitants[Note 2], en évolution de −24,19 % par rapport à 2017 (Cantal : −0,65 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
[modifier | modifier le code]En plus de l'activité agricole, Chalinargues a développé une activité économique tournée vers le tourisme vert et culturel ainsi que les activités de pleine nature.
Il a notamment été créé au cœur de la forêt de la Pinatelle un centre équestre de pleine nature qui accueille plusieurs fois dans l'année des championnats de T.R.E.C. à l'échelle nationale et internationale. La création de la Maison de la Pinatelle[22] au centre du village, qui se présente comme un centre d'information et de découverte avec un espace d'exposition et un espace scénographique dédié aux paysages cantaliens, illustre bien aussi la volonté du village de se tourner vers le tourisme.
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Église Saint-Barthélemy du XIIe siècle est inscrite au titre des monuments historiques en 1925[23].
- Croix de Mons une croix monumentale en basalte est classée au titre des monuments historiques en 1922[24].
-
Croix de Mons.
-
La Maison de la Pinatelle.
-
L'église et le four à pain de Mouret.
Patrimoine culturel
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- Les scènes du film La Nouvelle Guerre des boutons de Christophe Barratier se déroulant à l'école ont été tournées à Chalinargues durant l'été 2011.
Patrimoine naturel
[modifier | modifier le code]- Le territoire de Chalinargues est dans le périmètre du parc naturel régional des volcans d'Auvergne.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Hugues Chauliaguet, seigneur de Gorce, né à Chalinargues, était chirurgien du roi Louis xi en 1420.
- Abbé Jean Labouderie (1776-1849), prédicateur de Notre-Dame de Paris, orientaliste et occitaniste réputé, membre de la Société des antiquaires de France et de l'Académie de Rouen, auteur du Christianisme de Montaigne et de la traduction en langue occitane de plusieurs livres de la Bible, comme le livre de Ruth et la parabole de l'enfant prodigue.
- Bernard Delcros, sénateur du Cantal (2015- )
Héraldique
[modifier | modifier le code]Armoirie, Blason: D'azur et Calice en or - La Communauté des prêtres de Chalinargues. Blason réalisé sur l'ordre du Roi Louis XIV de la création de L'Armorial général de France en 1696. (L'Armorial de France de Charles d'Hozier, folio 188, est consultable sur Gallica)https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k111461c/f191.image
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Serge Duigou, Nos ancêtres auvergnats, l'immigration auvergnate en Bretagne, Quimper, Éditions Ressac, .Le mouvement migratoire qui partit du Cézallier vers la Bretagne aux XVIIIe et XIXe siècles et notamment de Chalinargues avec les Andral, Cornet, Lafage, etc.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Ressource relative à la géographie :
- Chalinargues sur le site de l'Institut géographique national
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]Références
[modifier | modifier le code]- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Chalinargues et Coltines », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Coltines », sur la commune de Coltines - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Coltines », sur la commune de Coltines - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ Baudot Marcel. Le suffixe germanique -ing dans la toponymie française. In: Revue Internationale d'Onomastique, 8e année No 2, juin 1956. p. 117-122. DOI : https://doi.org/10.3406/rio.1956.1546
- ↑ « Arrêté n°2016-1039 du 21 septembre 2016 portant création d'une commune nouvelle. », sur Préfecture du Cantal, p 48-49, (consulté le ).
- ↑ « Arrêté n°2016-1216 du 21 octobre 2016 modifiant l'arrêté n°2016-1039 du 21 septembre 2016 portant création d'une commune nouvelle. », sur Préfecture du Cantal, p46-47, (consulté le ).
- ↑ « Neussargues en Pinatelle : modification des limites territoriales de la commune. » [PDF], sur Préfecture du Cantal, (consulté le )
- ↑ « Le conseil municipal de Neussargues en Pinatelle vote la défusion de la commune nouvelle. », sur La Montagne, (consulté le )
- ↑ Neussargues en Pinatelle - S'allier entre communes : "le bon choix", sur lamontagne.fr
- ↑ « Michel Porteneuve élu maire », sur La Montagne, (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ lamaisondelapinatelle.fr
- ↑ « Église Saint-Barthélemy », notice no PA00093486, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « Croix de Mons », notice no PA00093485, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture

