Thiézac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Thiézac
Thiézac
La chapelle Notre-Dame-de-Consolation.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Aurillac
Intercommunalité Communauté de communes Cère et Goul en Carladès
Maire
Mandat
Philippe Mourgues
2020-2026
Code postal 15450 et 15800
Code commune 15236
Démographie
Gentilé Thiézacois, Thiézacoises
Population
municipale
602 hab. (2019 en diminution de 1,95 % par rapport à 2013)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 00′ 56″ nord, 2° 39′ 55″ est
Altitude Min. 673 m
Max. 1 565 m
Superficie 41,7 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Aurillac
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vic-sur-Cère
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative d'Auvergne-Rhône-Alpes
City locator 14.svg
Thiézac
Géolocalisation sur la carte : Cantal
Voir sur la carte topographique du Cantal
City locator 14.svg
Thiézac
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Thiézac
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Thiézac

Thiézac est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Thiézac, traversée par le 45e parallèle nord, est de ce fait située à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ 5 000 km).

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Thiézac est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aurillac, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 85 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 1],[I 2].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (53,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (53,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (43,4 %), forêts (37,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (16,2 %), zones agricoles hétérogènes (1,5 %), zones urbanisées (1,2 %)[4].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 562, alors qu'il était de 547 en 2013 et de 535 en 2008[I 3].

Parmi ces logements, 53,3 % étaient des résidences principales, 36,8 % des résidences secondaires et 9,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 90,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 8,7 % des appartements[I 4].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Thiézac en 2018 en comparaison avec celle du Cantal et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (36,8 %) supérieure à celle du département (20,4 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 80,3 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (79,4 % en 2013), contre 70,4 % pour le Cantal et 57,5 pour la France entière[I 5].

Le logement à Thiézac en 2018.
Typologie Thiézac[I 3] Cantal[I 6] France entière[I 7]
Résidences principales (en %) 53,3 67,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 36,8 20,4 9,7
Logements vacants (en %) 9,9 11,9 8,2

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'étymologie du toponyme Thiézac a une origine gauloise. Le toponyme est formé du suffixe -ako (« propriété ») qui a évolué en latin -acum et en -ac dans la langue d'oc, et de Tediasus, nom propre d'origine germanique. Thiézac désigne la « propriété de Tediasus » ou le « domaine de Tediasus »[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avril 2003 avril 2014 Guillaume Laybros PCF  
avril 2014 mai 2020 Jean-Pierre Fel DVG Retraité
mai 2020 En cours Philippe Mourgues[6]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8].

En 2019, la commune comptait 602 habitants[Note 3], en diminution de 1,95 % par rapport à 2013 (Cantal : −1,59 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 0471 5552 0672 0492 0582 0072 0161 9201 992
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9141 8291 9801 7301 8201 7051 7001 5801 650
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5261 4051 3711 4191 4331 4731 4041 2121 086
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 0731 010789742693614600602612
2015 2019 - - - - - - -
605602-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Promenades, excursions[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La cascade de Faillitoux.
  • Chaos de Casteltinet[Note 4] : éboulements de gros volumes de brèches qui se sont produits lors de la disparition d'un glacier il y a 12 000 ans, par suite de phénomènes de décompression sur les bords de la vallée glaciaire et d'infiltration d'eau à partir des plateaux libérés en premier, formant des failles listriques qui ont déstabilisé la falaise. La partie haute de la falaise qui surplombe ce chaos est constituée de colonnes prismatiques correspondant à une ancienne coulée trachy-andésitique qui surmonte des coulées de boue et de débris (empilement de lahars avec bois carbonisé) interstratifiés avec des coulées de laves, elles-mêmes surmontant des formations cendro-ponceuses. La brèche, ainsi décollée, prend des formes fantasmagoriques d'aiguilles, de pyramides. Ainsi la « porte du lion » est une arche constituée de ces débris et qui évoque cet animal[13].
  • Col d'Aisse (alt. 1 348 m)
  • Chapelle de la Consolation
  • Cascade de Faillitoux, accessible depuis le hameau de la Bartassière, ou via le col de Lagat en suivant le GR 400 qui traverse également le précédent hameau. La cascade est alimentée par le ruisseau de Lasmolineries qui prend sa source sur le versant sud de l'Élancèze et se jette dans la Cère.
  • Cascade de Malbec
  • Cascade le la Roucole
  • Muret, site d'une ancienne châtellenie relevant du vicomte de Carlat, qui comprenait toute la haute vallée de la Cère depuis Vic-sur-Cère jusqu'au Lioran, avec Saint-Jacques-des-Blats. Elle appartenait en 1414 à Aymard de Tournemire qui fut condamné par le Parlement à la peine capitale, à la confiscation de ses biens et à la destruction de son château.
  • Village de Niervèze : hameau situé à 1 070 m d'altitude, dont la restauration et la sauvegarde a été assurée par l'association « Niervèze, Hameau d'hier et d'aujourd'hui » depuis les années 1980. Les maisons sont construites autour du « couderc », place où se trouvent le four à pain (four banal datant de 1775, avec sa toiture en lauzes de phonolites), la fontaine, le travail (métier à ferrer), l'abreuvoir... Ces maisons des XVIIe et XVIIIe siècles regroupent, sous un même toit de chaume de paille de seigle, l'habitation, l'étable et la grange. La chaumière de Granier, ferme-bloc traditionnelle[Note 5] en face du puy Griou, abrite un espace muséographique qui présente la vie dans un village cantalien de montagne dans les cent dernières années (site du parc naturel régional des Volcans d'Auvergne).
  • Pas de Cère, gorges de la Cère.
  • Pas de Compaing, gorges de la Cère.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Anne d'Autriche serait venue prier à la chapelle Notre-Dame-de-Consolation pour avoir un fils, le futur Louis XIV, vœu exaucé. Depuis, la chapelle est devenue un lieu de pèlerinage.
  • Docteur Civiale, médecin né en 1792 à Thiézac.
  • Cécile d'Artis, dernière dame de Thiézac, avait épousé l'ingénieur Armand Samuel de Marescot.
  • Life and letters of Peter et Susan Lesley, de Mary Lesley-Ames, 1909, mentionne Thiézac et la beauté de ses paysages[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  4. Casteltinet, lieu qui a possédé une petite fortification comme l'indique le toponyme utilisé.
  5. La ferme-bloc est caractérisée par des murs épais (en partie enterrés et accompagnés d'un doublage en pierres froides posées sans mortier) et des toits pentus (pour que le chaume puisse être fixé plus solidement, la toiture devant avoir une durée de vie supérieure à 30 ans) bien adaptés aux contraintes climatiques hivernales (froid, pluie, écir). La façade est orientée vers le midi et les fenêtres y sont rares et petites.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  2. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  3. a et b « Chiffres clés - Logement en 2018 à Thiézac » (consulté le ).
  4. « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Thiézac - Section LOG T2 » (consulté le ).
  5. « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Thiézac - Section LOG T7 » (consulté le ).
  6. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans le Cantal » (consulté le ).
  7. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans la France entière » (consulté le ).

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition » (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  5. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Droz, , p. 752.
  6. « Cantal. Un nouveau maire pour Thiézac », sur actu.fr, (consulté le )
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  11. Aurélien Tournier, « Cantal. Tourisme : un pot d'accueil qui ravit les vacanciers à Thiézac », sur actu.fr (consulté le )
  12. Aurélien Tournier, « Cantal. Agritourisme : et si on allait voir la traite ? », sur actu.fr (consulté le )
  13. André Meynier, « Les formes mineures du relief cantalien », Revue de géographie alpine, vol. 30, no 4,‎ , p. 688
  14. "As I went on towards Thiezac the road became more and more beautiful, and continued a succession of cliffs above, precipices below,..."

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]