Saint-Martin-sous-Vigouroux

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Saint-Martin-sous-Vigouroux
Saint-Martin-sous-Vigouroux
Chateau Lescure à Saint-Martin-sous-Vigouroux
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Saint-Flour
Canton Saint-Flour-2
Intercommunalité Saint-Flour Communauté
Maire
Mandat
Michel Daruotz dit Duriol
2014-2020
Code postal 15230
Code commune 15201
Démographie
Gentilé San-Martinois, Saint-Martinoises
Population
municipale
240 hab. (2016 en diminution de 3,23 % par rapport à 2011)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 55′ 26″ nord, 2° 48′ 13″ est
Altitude Min. 670 m
Max. 1 371 m
Superficie 19,29 km2
Localisation

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Saint-Martin-sous-Vigouroux

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Saint-Martin-sous-Vigouroux

Saint-Martin-sous-Vigouroux (Sant Martí de Vigorós en occitan aurillacois) est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé à 7,5 km de Pierrefort, traversé par la RD 990, dans le parc naturel régional des Volcans d'Auvergne, dans la vallée du Brezons et dans la zone nordique "Plomb du Cantal - Carladez", la commune d'une superficie de 1 928 ha, comporte 25 villages et hameaux, comprend 282 habitants, présente la particularité d'avoir un fort dénivelé de 650 m à 1 380 m d'altitude.

Le chef-lieu de la commune, Saint-Martin-sous-Vigouroux est à 753 m d'altitude et Vigouroux (section municipale et 2e paroisse) est à 1 050 m d'altitude.

Le bourg, bien exposé sur la rive droite du Brezons, se déploie dans un paysage très agréable ; un énorme rocher de basalte d'une hauteur de 150 m l'abrite des vents du nord. Au sommet de ce rocher, point de vue et panneau de lecture du paysage permettent de découvrir la magnifique vallée du Brezons (l'une des plus belles d'Europe avec sa forme en auge, selon Haroun Tazieff).

Le village est traversé par le Brezons et fait partie du parc naturel régional des volcans d'Auvergne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Malbo Brezons Rose des vents
Narnhac N
O    Saint-Martin-sous-Vigouroux    E
S
Thérondels
Aveyron
Paulhenc Pierrefort

Histoire[modifier | modifier le code]

Grégoire de Tours nous apprend que saint Martin, décédé le 8 novembre 397 à 81 ans, était le grand prédicateur de la Gaule au IVe siècle. Nonobstant cette précision, il n'est pas impossible que ses pas l'aient mené dans cette région de Haute-Auvergne.

Un siècle et demi plus tard, le village de Saint-Martin apparaît dans "la Charte de Clovis", avance avec certitude le Dictionnaire statistique du Cantal. Après enquête, rien ne permet de dire qu'il s'agit de Saint-Martin-sous-Vigouroux. En fait, toute l'histoire de la Haute-Auvergne sort de l'ombre au Xe siècle, grâce aux interventions et aux récits de quelques éminences : Gerbert, futur Sylvestre II, saint Géraud à Aurillac et saint Odilon à Saint-Flour. Après le Concile de Clermont en 1095, le pape Urbain II se rend à Saint-Flour, où il séjourne du 6 au 11 décembre 1095, puis à Aurillac via Carlat. Le seul chemin praticable en hiver passe à Saint-Martin, et l'on peut penser raisonnablement qu'il s'y est arrêté.

En 1131, Rancon, évêque de Clermont, attribue une partie des droits sur l'église de Saint-Martin aux moines de Sauxillanges. En 1265, Pierre IV, vicomte de Murat, qui possède l'autre partie, la cède au prieuré de Saint-Flour. Par acte du 19 septembre 1261, Pierre Gasc, chevalier, seigneur de la Volpilière, fait donation de la seigneurie au prieuré de Saint-Flour (carticulaire du prieuré de Saint-Flour). En 1317, une fois le prieuré érigé en évêché, les évêques de Saint-Flour deviennent seigneurs de Saint-Martin. Par deux bulles papales des 23 août 1574 et 23 janvier 1575, Grégoire XIII accorde au roi de France, Henri III, un subside de 1 500 000 livres à fournir par le clergé. La part du diocèse de Saint-Flour est arrêtée à 700 livres. Le 28 décembre 1575 des affiches annonçant la vente de la seigneurie de Saint-Martin sont placardées sur les portes de l'église. La mise à prix est fixée à 200 livres. Antoine de Greil de la Volpilière est le seul à se présenter pour l'acquisition, et du même coup augmente considérablement le patrimoine familial. L'église, très ancienne, figure aujourd'hui dans l'inventaire général. Elle renferme les chapelles et tombeaux des familles seigneuriales du territoire paroissial : de Gasc de Lescure, de Greil de la Volpilière, Berthomier, de Lastic et Torret.

Blason de Saint-Martin-sous-Vigouroux
Blason du village de Saint-Martin-sous-Vigouroux

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 En cours Michel Duriol[1],[2] DVD Retraité
Chevalier de la Légion d'honneur en 2006

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4].

En 2016, la commune comptait 240 habitants[Note 1], en diminution de 3,23 % par rapport à 2011 (Cantal : -1,09 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
822831932945898924950943838
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
831761696713680634724646598
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
627634593542501544630566473
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
482418410382357279271243245
2016 - - - - - - - -
240--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La passion du Christ

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. Liste des maires du Cantal, site de la préfecture du Cantal (consulté le 10 août 2014).
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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