Mazoires

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Mazoires
Mazoires
L'église Saint-Saturnin-Sainte-Florine.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Issoire
Canton Brassac-les-Mines
Intercommunalité Agglo Pays d'Issoire
Maire
Mandat
Jean-François Gouezec
2014-2020
Code postal 63420
Code commune 63220
Démographie
Population
municipale
98 hab. (2015 en diminution de 2,97 % par rapport à 2010)
Densité 2,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 23′ 44″ nord, 3° 02′ 40″ est
Altitude Min. 640 m
Max. 1 291 m
Superficie 42,19 km2
Localisation

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Mazoires est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Mazoires se situe au cœur du massif du Cézallier et du parc naturel régional des volcans d'Auvergne.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Aubignat
  • Badel
  • Badenclos
  • Boisseuges
  • Chalagnat
  • Chalassogne
  • Chastrix
  • Crouzaillat
  • Cuzol
  • Flay
  • Granges
  • la Rochette
  • le Coq
  • le Fayet
  • les Baraques
  • les Angles
  • Moulin de Bourette
  • Saulzet
  • Strougoux
  • Vèze/Le Vèze

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

D'après Albert Dauzat et Charles Rostaing, ce toponyme provient du latin maceria: mur de clôture en pierres sèches [1].

L'origine est la même que pour les divers Mézières.


Histoire[modifier | modifier le code]

Depuis au moins le XVe siècle et jusqu'à 1789, la cure était à la dénomination du prieur de Lavoûte-sur-Loire en 1789. À plusieurs reprises les habitants de Mazoires refusèrent de payer les dîmes à ce prieuré. Un document des archives de l'église de Brioude relate le premier contentieux de ce genre entre les deux parties en 1418. Cette année-là, le contentieux porte sur les dîmes à grain et à laine. La sanction fut immédiate : ils furent tous excommuniés par les moines de l'official de Saint-Flour mais ils choisirent Béraud Dauphin comme médiateur, celui-ci favorisa les habitants en les exonérant d'arrérage à condition qu'ils payent les dîmes. Malgré tout, ce refus de payer ces taxes se répéta plusieurs fois au cours des siècles à Mazoires[2]. En 1760, Louis-François de Bourbon-Conti, grâce à son titre de duc de Mercœur, possédait le fief de Mazoires[3].

Sainte Florine[modifier | modifier le code]

Vitrail de l'église de Mazoires représentant sainte Florine.

Comme dans toute hagiographie, les versions divergent mais toutes décrivent l'histoire d'un jeune bergère pieuse et vierge, originaire de Mazoires - peut-être du hameau de Strigoux (Strougoux)[4], - vivant au IVe ou du VIe siècle (plus précisément sous Dioclétien selon Piganiol de La Force). Fille des montagnes, elle gardait les moutons, quand des agresseurs (seigneur local, Alamans ou Hongrois) voulurent l'emporter. Seule et sans défense, elle s'enfuit mais elle se trouva soudain au bord d'une imposante falaise bordant la Couze (torrent en auvergnat) d'Ardes. Plutôt la mort que la souillure ! Elle pria Dieu et sauta du rocher pour échapper à son/ses poursuivant(s). D'un bond elle franchit la Couze et parvint miraculeusement sur l'autre rive. Finalement rejointe, elle fut décapitée. Selon une version proche, elle fut laissée en vie à la suite de ce miracle et vécut plusieurs années en Auvergne professant la foi entre Mazoires et la villa de Severac mais ses prêches déplaisant aux nombreux païens locaux, elle aurait été décapitée[5],[6]. Le culte de sainte Florine était associé à celui de sainte Flamine (fêtée le lendemain) dans l'église des Récollets de Montferrand [4]. L'église de Mazoires possède en son sein les reliques de la sainte dans une châsse en bois doré.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2008 Maurice Buffay    
2008 en cours
(au 28 septembre 2014)
Jean-François Gouezec[7],[8]    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Mazoires a appartenu, jusqu'en 2016, à la communauté de communes Ardes Communauté. Celle-ci a fusionné avec sept autres communautés de communes autour d'Issoire pour constituer, depuis le , la communauté d'agglomération Agglo Pays d'Issoire.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10].

En 2015, la commune comptait 98 habitants[Note 1], en diminution de 2,97 % par rapport à 2010 (Puy-de-Dôme : +2,4 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1891 2741 3111 3101 2351 2351 0371 080971
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
920840766732662610493665639
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
605602550434435402379301335
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
24721718317214510410710398
2015 - - - - - - - -
98--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Saturnin-Sainte-Florine : Piganiol de La Force en fait état en 1753 en ces termes « On y voit un rocher élevé de 40 à 50 toises [soit 72 à 90 mètres], les masures d'une vieille église et un cimetière avec un tombeau fort ancien. »[13]. Son clocher a été construit de 1826 à 1828. Il supporte trois cloches : l'une de 1845 ( Ø 620) et les deux autres de 1909 (Ø de 860 et 1025).
  • La chapelle Sainte-Pezade : Sur la rive sud de la Couze d'Ardes, une cupule, en forme de pied humain, a accrédité l'idée d'un souvenir du prodige de sainte Florine. La chapelle s’élèverait sur le lieu même où elle aurait franchi la Couze d'Ardes laissant « l'empreinte de son pied » sur la roche (pezade signifiant « pas » en auvergnat) ; il pourrait s'agir de la christianisation d'un lieu de culte païen.
  • Le château de Vèze, situé au lieu-dit Vèze, est une maison fortifiée du XIIe siècle citée à partir de 1304. Il se présente comme une belle ruine composée d'un bâtiment principal, d'un donjon carré, avec poivrières d'angle, chemin de ronde et dépendances. En 1304, le château appartient à Guillaume de Vèze. Vers 1561, c'est Antoine de Besse qui est seigneur de Vèze. En 1667, Antoine de Gouzel est sieur de Vèze. En 1674, François de Bouchut, écuyer, sieur d'Apcher, habite le château de Vèze. En 1769, la terre de Vèze est vendue à Joseph Guillaume Peydière, marchand d'Ardes, qui se fait appeler Peydière de Vèze[14].

Sites naturels[modifier | modifier le code]

Personnalité liée à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le photographe Henri Cartier-Bresson (1908-2004) a une partie de ses origines à Mazoires, au hameau du Fayet. En effet les Bresson étaient, avant la Révolution française, d'humbles cultivateurs dans ce pays d'Auvergne. C'est Antoine Bresson qui quitta l'Auvergne vers 1791 et vint colporter à Paris du fil de mercerie et des aiguilles. Son fils aîné, Claude fonda en 1825, rue Saint-Denis une maison de cotons, à la marque « CB à la croix », ancêtre de la « Société française des fils à coudre » créée à Paris vers 1880, boulevard de Sébastopol, par ses petits-enfants : Henri, Charles et Jean Cartier-Bresson. L'aîné de ces trois frères est le grand-père du photographe, qui porte le même prénom.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat, Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 456 ;
  2. Jean Vigier, Sainte Croix de la volte Prieure, de Lavoute-Chilhac, éd. 2000, (ISBN 2-909797-53-8), Chap. 11-4
  3. Ambroise Tardieu, Grand dictionnaire historique du département du Puy-de-Dôme, p. 211
  4. a et b Jacques Beaudoin, Grand livre des saints: culte et iconographie en Occident, p. 221
  5. Abbé Pierre Cubizolles, Sainte Florine vierge et martyre, Imp. moderne, Aurillac, p. 20 à 30
  6. Nominis, Hagiographie de sainte Florine
  7. Réélu en mars 2014 « Mazoires. Le conseil municipal est en place », La Montagne, 1er avril 2014
  8. Liste des maires 2014, site de la préfecture du Puy-de-Dôme (consulté le 28 septembre 2014).
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  13. Piganiol de La Force, Description de l'Auvergne, p. 277
  14. Châteaux de France,Château de Vèze