Virargues

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Virargues
Virargues
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Saint-Flour
Intercommunalité Hautes Terres Communauté
Maire
Mandat
Michel Marsal
2020-2026
Code postal 15300
Code commune 15263
Démographie
Population
municipale
128 hab. (2018 en diminution de 4,48 % par rapport à 2013)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 07′ 33″ nord, 2° 54′ 40″ est
Altitude Min. 854 m
Max. 1 225 m
Superficie 11,03 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Murat
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Virargues est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes, à 54 km d'Aurillac, préfecture du Cantal, 25 km de Saint-Flour, sous-préfecture, et 5 km de Murat ; chef lieu de Canton.

Rattachée administrativement à l'arrondissement de Saint-Flour et au canton de Murat, elle appartient à la deuxième circonscription du Cantal.

Membre depuis le 1er janvier 2017 de la communauté de communes des Hautes terres basée à Murat, constituée de 39 communes, Virargues est membre du Parc National des Volcans d'Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

En bordure du massif du Cézalier et de la vallée de l'Alagnon (affluent de l'Allier puis lui-même de la Loire), la commune de Virargues est située sur la planèze de Chalinargues.

Son altitude s'étage de 849 m au bord de l'Alagnon (clavières) à 1221 m (bois de Fraux) avec une altitude moyenne de 1030 m. À part le hameau de Clavières tous les hameaux sont installés sur des plateaux dépassant les 1000 m d'altitude. (Le bourg est à 1030 m sur le plateau surplombant la confluence entre le ruisseau de la Pie et l'Alagnon).

Les plateaux sont des restes des coulées basaltiques du volcan cantalien, avec parfois quelques dépôts sédimentaires, comme en particulier la diatomite, sur la commune de Virargues (matériau siliceux biogénique constitué essentiellement de squelettes de diatomées fossilisées, (c'est-à-dire d'algues d'eau douce unicellulaires microscopiques). Sur les versants et les pentes on rencontre des moraines et des éboulis.

À l'Ouest du hameau de Farges, le long de la route départementale, on peut voir une curiosité géologique naturelle très rare : un ancien glissement de terrain probablement produit dans un matériau très fin pendant une interphase volcanique et qui est resté fossilisé dans un joli mouvement de vagues.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est bordée au sud-est par l'Alagnon et drainée par deux ruisseaux :

- le ruisseau de la Gaselle ( ou de la gazelle selon les sources), et le ruisseau de Chavagnac (ou de Farges) s'unissent pour former La Pie (ou la Pille) qui se jette dans l'Alagnon à Clavières de Virargues.

- À l'ouest, le ruisseau de Foufouilloux appelé aussi Barboutis ou Barboulès, selon les sources ou les époques, prend sa source au Nord Ouest sur la commune de Murat, traverse une carrière et quitte la commune.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Virargues est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (62,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (64,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (61,8 %), forêts (26,4 %), mines, décharges et chantiers (6,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,6 %), zones agricoles hétérogènes (0,9 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village est occupé depuis des temps très anciens.

À deux kilomètres au-dessus de la commune, sur la commune de la Chapelle, à Nozerolles, existent les ruines d'une enceinte préhistorique (néolithique ?) à peu près circulaire.

Au-dessus du hameau d'Auxillac, Monsieur Pages-Allary a fouillé les ruines dites de "las Tours", vieux village en pierres sèches du point le plus élevé de la commune, qui devait servir de refuge au passage des bandes de pillards, à plusieurs périodes. Le site a été classé à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1920.(P. Rolland- Revue de la Haute Auvergne Oct Nov 1977)

Le village appartenait au seigneur de Chastel, lui-même sous la suzeraineté du comté de Carlat (dont le château accueillit un temps la reine Margot) et qui fut détruit sur ordre de Richelieu, comme celui de Murat...

En 1815, le maréchal Michel Ney, poursuivi par les troupes de Louis XVIII en tant qu'allié de l'empereur Napoléon, passa une nuit dans la commune de Virargues, avant de fuir vers le château de Cayrols. Il fut finalement capturé au château de Bessonnies dans le Lot. Après une nuit à la prison d'Aurillac, il fut rapatrié à Paris, jugé et condamné à mort par la chambre des Pairs. Il est fusillé le de la même année à l'âge de 46 ans.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1805 1829 M. François Peschaud    
1829 1842 M. Rolland    
1842 1870 M. Antoine Aimé    
1870 1881 M. François Regimbal    
1881 1900 M. Joseph Regimbal    
1900 1912 M. Combes    
1912 1935 M. Auguste Margerit    
1935 1944 M. Pierre Margerit    
1959 2001 M. Maurice Capelle   conseiller général du canton de Murat (1979-1992)
2001 2002 M. Michel Champagnac    
décembre 2002 En cours M. Michel Marsal[8]   Agriculteur

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10].

En 2018, la commune comptait 128 habitants[Note 2], en diminution de 4,48 % par rapport à 2013 (Cantal : −1,54 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
552318494512478508526542504
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
510448449420410421411373430
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
416431417418380367361292260
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
232191189155158140140141133
2018 - - - - - - - -
128--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Avec un important gisement de diatomite, Virargues est l'un des deux gisements français de cette roche utilisée dans l'industrie.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le village est composé  :

1) du Bourg de Virargues, très excentré, au bord du plateau, concentrant un ensemble remarquable de patrimoine architectural rural :

- Église dédiée à Saint-Jean-Baptiste et Saint Léger : XIe et XVe siècle. Probablement fondée avant le Xe siècle et attestée dès 1066.elle conserve notamment de très belles fresques du XVIe siècle et deux retables exemples de l'art des sculpteurs muratais du XVIIe siècle Antoine et Jean Boyer ainsi qu'un autel en pierre de lave du XIIIe siècle.

- Fontaine Sainte Anne (Abreuvoir et lavoir)

- Four banal

- travail à ferrer

- fermes blocs

- nombreuses croix de chemin (17 sur l'ensemble de la commune !)

2) du hameau de Farges, le hameau le plus peuplé, fût le chef lieu d'une seigneurie qui appartint jadis aux seigneurs de Cluzel puis aux Béral (Béral de Sédaiges) enfin aux Séverac[Quoi ?]. Toutes traces du château dont les murs existaient encore au XXIe siècle ont aujourd'hui disparu.

moulins


3) du hameau d'Auxillac : L'existence du hameau est attestée depuis le XIIIe siècle.

Vers 1650Jean Béral, Chanoine de Saint Flour construit une maison qui appartint ensuite aux Séverac puis aux Sauret d'Auliac puis aux Aulhenc . Aujourd'hui, toujours propriété privée, elle ne se visite pas.

Un grand incendie a ravagé le hameau d'Auxillac au XIXe siècle.

C'est non loin d'Auxillac, à la croisée des routes de Murat- Chalinargues(D139) et de Chastel - le bourg de Virargues (D 39) que se trouve la :

  • Chapelle Sainte-Reine : de Fondation très ancienne, cette chapelle dédiée à Sainte Reine d'Alise est située à côté d'une source réputée guérir les maladies de peau des enfants et les affections des yeux. La chapelle a connu au moins trois périodes importantes de restauration au XVIIe, au XIXe et au XXe siècles .La dernière restauration, juste avant le nouveau siècle, a remis en valeur les peintures murales signées Célestin Gauthier et P.J., du XIXe siècle, qui ornent l'ensemble de la nef et de l'abside..

4) du hameau de Mons :

croix de chemin du XVIe siècle et four banal.

5) du hameau de Foufouilloux.

6) du hameau de Clavières :

croix de chemin du XVIe siècle.. l'Alagnon passe près du village de Clavières qui se trouve à mi-chemin entre Murat et Neussargues.

7) le hameau de Jouallac qui existait encore en 1857 (cité par M. Deribier du Châtelet dans son dictionnaire statistique du Cantal Volume 5) a aujourd'hui disparu même des mémoires.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Annuaire des maires du Cantal, sur le site de l'Association des Maires du Cantal (consulté le 30 avril 2019).
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]