Saint-Jacques-des-Blats

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Saint-Jacques-des-Blats
Mairie de Saint-Jacques-des-Blats
Mairie de Saint-Jacques-des-Blats
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Aurillac
Canton Vic-sur-Cère
Intercommunalité Communauté de communes de Cère et Goul en Carladès
Maire
Mandat
Linda Bénard
2014-2020
Code postal 15800
Code commune 15192
Démographie
Population
municipale
333 hab. (2014)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 03′ 10″ nord, 2° 42′ 40″ est
Altitude Min. 800 m
Max. 1 855 m
Superficie 31,48 km2
Localisation

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Saint-Jacques-des-Blats est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes. Son territoire s'étend jusqu'au Plomb du Cantal, point culminant du département.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à 1 000 m d'altitude, elle comprend la haute vallée de la Cère, qui y prend sa source au col de Font de Cère, avec les contreforts du Plomb du Cantal, qui sont couverts de forêts de sapin et dans lesquels sont percés les trois tunnels du Lioran : deux routiers (un seul ouvert) et un ferroviaire.

Son territoire, qui est entièrement compris dans le parc des volcans d'Auvergne, est borné au nord par la commune de Laveissière, au sud par celles de Thiézac, Saint-Clément et Pailherols, à l'ouest par celle de Mandailles-Saint-Julien, et à l'est par celles de Albepierre-Bredons et Brezons.

Histoire[modifier | modifier le code]

Paroisse[modifier | modifier le code]

  • 1378 : Une chapelle à Saint-Jacques dépendant de la paroisse de Thiézac, est mentionnée sur un chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, la Via Arvernha.
  • 15 mars 1789 : convocation de la communauté des habitants sous le porche de l'église. Saint-Jacques a alors 130 feux et un prêtre qui avait « sur les bras plus de 700 communiants ».
  • 28 août 1808 : décret d'érection de la paroisse, la succursale de Thiézac devient une église indépendante.
  • 1867 : inauguration de l'église actuelle, l'abbé Trousselier étant curé.
  • 14 août 1962 : passage du cardinal Quiroga y Palacios, archevêque de Saint-Jacques-de-Compostelle. Il bénit une stèle située sur la route nationale et déplacée depuis sous le porche de l'église, l'abbé Jammet étant curé.
  • 13 avril 2007 : dédicace de l'église à Notre-Dame-de-l'Amitié.
  • 11 août 2012 : célébration du 50e anniversaire du passage de l'archevêque de Saint-Jacques-de-Compostelle par le vicaire général du diocèse de Saint-Flour, l'abbé Cheminade. Bénédiction d'une stèle et d'une exposition permanente.
  • 7 avril 2013 : création de la paroisse Saint-Jacques-Berthieu-en-Carladès englobant l'ancienne paroisse de Saint-Jacques-des-Blats

Travaux en 1885, 1889, 1910, 1930 et 2005.

Seigneurie[modifier | modifier le code]

Elle était comprise dans celle de Thiézac qui comprenait toute la haute vallée de la Cère. Elle appartenait d'abord à la famille de Cère, dont le château était situé à Muret au-dessus de la route entre Vic et Thiézac.

Industrie[modifier | modifier le code]

L'importance de la production de bois a permis en 1498, au sieur Raynaud Reynal, gentilhomme verrier du Languedoc, d'établir une verrerie au lieu qui est appelé depuis, Veyrière.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
AN PREMIER an 2 M. Guillaume Riom    
an 2 an 4 M. Jean Gard    
an 4 1808 M. Antoine Gard    
1808 1812 M. Antoine Nauthonier    
1813 1813 M. Jacques Manhes    
1814 1814 M. Antoine Peschaud    
1814 1816 M. Pierre Gard    
1816 1821 M. Antoine Savarie    
1821 1831 M. Pierre Gard    
1831 1849 M. Antoine Manhes    
1849 1849 M. Antoine Bruel    
1849 1866 M. Antoine Chiniard    
1866 1874 M. Antoine Nauthonier    
1874 1876 M. Antoine Frédéric Peschaud    
1876 1876 M. Jean Davines    
1876 1898 M. Antoine Nauthonier    
1898 1904 M. Louis Desprats    
1904 1919 M. Antoine Desprats    
1919 1925 M. Louis Desprats    
1925 1940 M. Antoine Desprats    
1945 1971 M. Antoine Manhes    
1971 1983 M. Antoine Peyronnet    
1983 1989 M. Jean Auzolle    
1989 2014 M. Jacques Frescal    
2014 en cours Mme Linda Bénard[1] DVD Employée

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 333 habitants, en augmentation de 2,78 % par rapport à 2009 (Cantal : -1,2 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 140 791 991 909 900 953 1 009 951 957
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
865 900 1 126 943 911 955 1 002 948 884
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
814 822 763 720 661 643 625 600 557
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
512 459 395 387 352 325 330 324 333
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • les gorges de la Cère.

C'est sur le territoire de Saint-Jacques-des-Blats que se trouvent, pour moitié avec les communes voisines, les plus remarquables sommets des monts du Cantal:

  • Sur le versant ouest de la vallée :
  • Sur le versant est, ancienne route romaine, devenue le GR 400, passant sur les crêtes et montant d'environ 130 mètres sur 4 kilomètres :
    • le Puy Gros, altitude 1 594 mètres ;
    • le col de la Chèvre, altitude 1 618 mètres ;
    • le Puy de la Cède, altitude 1 768 mètres ;
    • le Puy Brunet, altitude 1 806 mètres ;
    • L'Harpon du diable, sorte de cap perpendiculaire vers la vallée, altitude 1 761 mètres ;
    • le Plomb du Cantal, altitude 1 855 mètres, avec les ruines de la chapelle du Cantal construite au XVIIe siècle pour les bergers des estives.

Itinéraires[modifier | modifier le code]

Buron refuge de la Fumade

Musées[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'abbé Jammet, curé de Saint-Jacques des Blats, a créé, le premier, des relations avec Saint-Jacques de Compostelle. En 1959, il organisa un pèlerinage pour faire découvrir Saint-Jacques de Galice à une vingtaine de ses paroissiennes. Il y fut reçu par l'archevêque monseigneur Quiroga y Palacios. Trois ans plus tard, apprenant que monseigneur Quiroga présiderait des cérémonies au Puy-en-Velay, il l'invita à Saint-Jacques qui lui réserva un accueil chaleureux le 14 août 1962. Une stèle et un panneau dans l'église conservent le souvenir de cette visite. Malheureusement pour cette petite cité, cette visite n'a pas permis d'en faire une halte majeure sur les chemins contemporains de Compostelle. (voir les témoignages dans les sites Internet en notes).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Jacques ;
  • Niervèze, village avec la chaumière de Granier.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des maires du Cantal sur le site de la préfecture (consulté le 27 octobre 2014).
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .