Brezons

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne une commune française. Pour la rivière française, voir Brezons (rivière).
Brezons
Donjon du château de la Boyle
Donjon du château de la Boyle
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Saint-Flour
Canton Saint-Flour-2
Intercommunalité Saint-Flour Communauté
Maire
Mandat
Louis Manhes
2014-2020
Code postal 15230
Code commune 15026
Démographie
Population
municipale
197 hab. (2014)
Densité 4,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 58′ 09″ nord, 2° 48′ 29″ est
Altitude Min. 785 m – Max. 1 813 m
Superficie 43,2 km2
Localisation

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Brezons

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Brezons
Liens
Site web http://www.vallee-de-brezons.fr/

Brezons est une commune française située dans le département du Cantal et la région administrative Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Brezons, sur le territoire du canton de Pierrefort, s’étend sur une superficie de 43,2 km2 à l’extrémité sud ouest du parc naturel régional des volcans d'Auvergne. Elle comptait, à la fin du XIXe siècle, une population de 951 habitants[1] quasiment autant que le chef lieu de canton, Pierrefort. En 2010, 206 habitants (quatre habitants au km2) partagent une activité essentiellement tournée vers l’élevage de montagne dont on connaît les difficultés économiques actuelles.

Cette ancienne vallée glaciaire qui s’étage entre 785 et 1 813 m d’altitude a été décrite par Haroun Tazieff comme l’une des plus belles d’Europe. Avec 968 ha inscrits en zone Natura 2000, à une demi-heure de marche du Plomb du Cantal ouvrant sur les stations du Lioran et de Prat de Bouc, l’isolement de Brezons fait aussi sa valeur comme lieu de ressourcement privilégié au sein des monts du Cantal.

Fin 2008, la nouvelle municipalité a décidé de développer l’attractivité de son territoire pour mettre ces ressources à disposition d’un tourisme local intelligent et durable, afin d’offrir à terme une nouvelle dynamique économique et humaine à sa population.

Patrimoine paysager et bâti[modifier | modifier le code]

Le Brezons en amont de la route départementale 57.

Le patrimoine paysager de cette vallée glaciaire creusée dans le massif volcanique des monts du Cantal offre trois niveaux de végétation :

  • Un premier étage de pâtures autour de la rivière de 1re catégorie, le Brezons, et des hameaux qui s’échelonnent sur une quinzaine de kilomètres. La vallée est desservie par une petite voie départementale, la D39, qui relie le bourg de Brezons et Le Bourguet avant de remonter vers le col de la Griffoul et par une étroite voie communale s’arrêtant au bout de la vallée, à 1 080 mètres d’altitude, avec un parc de stationnement au lieu-dit Sanissage pour une vingtaine de véhicules permettant de se rendre à la cascade du Saut de la Truite. Depuis l'aire de stationnement de Sanissage, trois sentiers de randonnée ont été aménagés et balisés pour accéder aux cascades de la Haute-Vallée.
  • Un second étage de forêts, essentiellement des hêtraies, sur les pentes difficiles d’accès qui constituent les rebords de la vallée en auge. Les dizaines de cascades lovées dans ces bois et surgissant dans les pâtures sous-jacentes constituent l’une des beautés secrètes de cette vallée.
  • Un troisième étage de pâtures d’estive offrant des points de vue inoubliables sur le massif cantalien vers le nord et, vers le sud, un regard qui se perd sur l’horizon des Monts d’Aubrac. Le GR 4 et le GR 400 bordent la commune en ligne de crête, au nord et à l’ouest, à proximité du Plomb du Cantal (1855 m). La vallée est également surplombée par un gigantesque bouchon de lave, le rocher de La Boyle qui évoque, quand on descend du col de la Grifoul, au niveau du hameau Les Arzaliers, le profil d’une tête de lion. Le col de la Grifoul lui-même offre un site magnifique de pâturages et de burons de bergers à perte de vue, en direction du Plomb du Cantal, évoquant des paysages mongols. Depuis ce col, une piste praticable par tous véhicules, permet de se rendre au Buron de la Combe de la Saure, à quelques kilomètres de là, aménagé en restaurant d’estive, où l’on peut jouir, à la belle saison, d’une vue imprenable à presque 360° en prenant un repas traditionnel auvergnat. L’hiver, tout autour de la vallée, les balades en raquettes permettent de goûter au silence et la beauté de ces sites protégés. On admirera ainsi le pourpre des hêtraies sur la neige vierge, et les couchers de soleil d’une incroyable majesté.

Le patrimoine bâti est très riche.

  • L’église de Brezons dédiée à saint Hilaire, inscrite à l’inventaire des monuments historiques, date des XIe et XIIe siècles. Elle s’élève sur le bord du rocher qui accueille le bourg du village. Quand on arrive d’Aurillac par Vigouroux, l’habitat ancien, assez bien sauvegardé, donne à celui-ci, avec ses ruelles étroites et ses maisons hautes, l’aspect d’un bourg fortifié qui regarde la vallée. De fait, le village s’organisait autrefois autour d’un château bâti sur le promontoire rocheux d’origine volcanique qui surplombe le bourg.
  • L’église du Bourguet dédiée à sainte Anne, plus récente mais couverte elle aussi en lauzes du pays, se présente comme une petite église de montagne regroupant autour d’elles quelques maisons bien préservées dont elle semble assurer la protection.
  • Une charmante petite chapelle dédiée à sainte Madeleine, bien entretenue, borde la route à l’entrée du hameau de Méjanesserre.
  • La commune comportait plusieurs châteaux (dans le bourg, à la Boyle, à La Tuilière, à Montréal[2], à La Vidalenche[réf. nécessaire]) mais seul le donjon de celui de la Boyle dresse encore sa tour austère, en souvenir des seigneurs de Brezons.
  • Il serait difficile de lister de façon exhaustive le petit patrimoine de la commune. Au moins quatre moulins à eau, dont certains de taille modeste et un seul habité. Les fours à pain qu’ils alimentaient sont plus d’une dizaine, dont quelques-uns seulement ont été restaurés. Enfin, la commune compte une trentaine de burons de vachers répartis entre 1 000 et 1 500 mètres d’altitude, datant des XVIIe et XVIIIe siècles, construits en encorbellement ou en voûte plein cintre. Elle compte le buron le plus élevé du massif cantalien, Costejaride, à 1 545 m. Certains ont été rénovés à partir d’initiatives privées, dont l’un avec le soutien financier du Département et de l’Europe.
Cascade du Saut de la Truite
Cascade du Saut de la Truite

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Jean Begon    
mars 2008
(réélu en avril 2014)
en cours
(au 15 juillet 2014)
Louis Manhes[3] DVD Retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 197 habitants, en diminution de -5,29 % par rapport à 2009 (Cantal : -1,2 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 265 1 253 1 305 1 401 1 470 1 388 1 354 1 193 1 183
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 076 1 008 911 964 951 909 1 058 920 910
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
851 766 805 688 628 607 617 586 551
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
557 451 350 310 252 208 215 197 197
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Son école a fait parler d’elle lors de deux émissions de « Zone interdite ». Sauvée une première fois de la fermeture dont elle était menacée à cause du faible nombre d’enfants, elle n’a pu échapper à celle-ci en juin 2009.

Économie[modifier | modifier le code]

L’économie de la commune est encore essentiellement agricole, et ne compte plus les nombreux ouvriers qu’elle employait naguère.

Elle accueille en revanche une maison d’enfants à caractère social, « La Petite Maison », qui compte treize salariés, et est gérée par l’association « Terre de demain ».

En 1902, les commerces et artisans étaient encore nombreux : quatre aubergistes, quatre cafés, un charbonnier, un menuisier, un charron, un coiffeur, un cordonnier, trois couturières et modistes, un drapier, un rouennier, un mercier, deux épiciers, un forgeron, trois meuniers, deux sabotiers, un tailleur, un tabac, un boulanger.

Pour venir vivre aujourd’hui à Brezons, il faut aller travailler à l’extérieur  : Saint-Flour à 30 min ; Aurillac à 50 min, quand la neige n’est pas de la partie, fermant le col de la Griffoul en direction de Murat.

La municipalité a entrepris de mettre en valeur peu à peu les ressources naturelles de la vallée en matière de tourisme durable, respectueux de la nature  : aménagement de cinq sentiers de randonnée (été et hiver), accès aux cascades et autres sites remarquables.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Hilaire.
  • Le château de Brezons, ruines.
  • Château de la Boyle, construit par la famille de Brezons, de nos jours ne reste que le donjon datant du XVe siècle. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1958[8].
  • Rocher de La Boyle,
  • Église Saint-Hilaire de Brezons, est un édifice romane datant du XIIe siècle ou du XIIIe siècle est inscrit au titre des monuments historiques en 1927[9].
  • Église du Bourguet
  • Chapelle Sainte-Madeleine-de-Méjanesserre
  • Chapelle du château de La Boyle
  • Cascade du Saut de la Truite, 28 mètres de chute (localisation : ruisseau de Livernade à 1245 m d'altitude environ)
  • Cascade de Livernade, 10 mètres de chute en 2 niveaux (localisation : ruisseau de Livernade à 1300 m d'altitude environ)
  • Cascade de l'Arbre de la Biche (localisation : ruisseau de Livernade à 1310 m d'altitude environ)
  • Cascade du Traou de Lougue (localisation : affluent du ruisseau de Livernade à 1300 m d'altitude environ)
  • Cascade de Grandval (localisation : ruisseau de Livernade à 1430 m d'altitude environ)
  • Cascade de Costejaride (localisation : ruisseau de Livernade à 1440 m d'altitude environ)
  • Cascade de la Cède (localisation : ruisseau de la Cède, un affluent du ruisseau de Livernade à 1450 m d'altitude environ)
  • Cascade des Baraques (localisation : ruisseau d'Encloux à 1240 m altitude environ)
  • Cascade d'Encloux, 12 mètres de chute (localisation : ruisseau d'Encloux à 1150 m d'altitude environ)
  • Cascade de la Praissinette, 8 m de chute (localisation : rivière de Brezons à 1140 m d'altitude environ)
  • Cascades des Plaines basses (localisation : ruisseau du bois des Plaines basses à 1350 m et 1120 m d'altitude environ)
  • Cascade de Peyregrosse (localisation : ruisseau de Peyregrosse à 1200 m d'altitude environ)
  • Cascade du Cros Haut (localisation : ruisseau des Cros à 1250 m d'altitude environ)
  • Cascade du Pas du Chat (localisation : ruisseau de Sagnarade à 1030 m d'altitude environ)
  • Cascade de Sagnarade (localisation : ruisseau de Sagnarade à 950 m d'altitude environ)
  • Cascade de Montréal (localisation : ruisseau de Montréal à 1020 m d'altitude environ)
  • Cascade de La Borie (localisation : ruisseau Del Bao à 850 m d'altitude environ)
  • Oratoires
  • Burons

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Dynastie LE PRESTRE, originaire de Brezons : Pierre LE PRESTRE émancipe ses 2 fils le 5 décembre 1388 - Etienne LE PRESTRE écuyer, est nommé dans 2 actes des 8 juillet 1441 et 26 janvier 1459 - Jean II LE PRESTRE.est seigneur de Bazoches (1491) - Thieubaud LE PRESTRE écuyer, figure dans 23 actes des 14 mai et 11 juin 1519 et 11 août 1530 - Emery LE PRESTRE, écuyer, achète la terre de VAUBAN en Nivernais (vers 1555) - Jacques LE PRESTRE, écuyer, seigneur de CHAMPIGNEULES et de VAUBAN, est le maître d'hôtel de l'amiral de COLIGNY (marié en 1571) - enfin Urbain LE PRESTRE, écuyer, ( né en 1602, mort en 1652 ) , est le père de Sébastien LE PRESTRE DE VAUBAN, plus connu sous le nom de 'VAUBAN' , Maréchal de France né à St Léger de Fourcheret en 1633, et décédé à Paris le 30 mars 1707 ; inhumé en l'église de Bazoches ; son cœur repose sous le dôme des Invalides à Paris
  • Jean Ajalbert est né en région parisienne, de parents nés à Brezons où Il vient pour la première fois en 1870.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. V.A MALTE- BRUN, "CANTAL - Géographie.Histoire.Statistique.Administration", Réédition de 1882, Les Éditions Du Bastion,1980.
  2. [1], texte additionnel.
  3. Liste des maires du Cantal, site de la préfecture du Cantal (consulté le 15 juillet 2014).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. « Donjon de La Boyle », notice no PA00093476, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Église Saint-Hilaire », notice no PA00093477, base Mérimée, ministère français de la Culture