Montgreleix

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Montgreleix
L'église Saint-Laurent de Montgreleix.
L'église Saint-Laurent de Montgreleix.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Saint-Flour
Canton Riom-ès-Montagnes
Intercommunalité Communauté de communes du Massif du Sancy
Maire
Mandat
Jean Mage
2014-2020
Code postal 15190
Code commune 15132
Démographie
Population
municipale
40 hab. (2014)
Densité 2,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 20′ 44″ nord, 2° 52′ 15″ est
Altitude Min. 1 036 m – Max. 1 426 m
Superficie 17,63 km2
Localisation

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Montgreleix est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Montgreleix, situé sur le territoire du Cézallier, est le plus haut chef lieu de commune du département du Cantal, culminant à 1 250 mètres d’altitude.

Cette situation lui permet d’offrir aux visiteurs un large panorama sur les monts du Sancy et du Cantal.Vue superbe sur le mont Chamaroux.

Origine[modifier | modifier le code]

L’origine du nom « Montgreleix » vient de « mont » et « Lis Gralis » qui signifie les taillis. Montgreleix est donc situé sur un mont entouré de taillis.

Citation[modifier | modifier le code]

On dit souvent : « Montgreleix est accueillant, on vient et on y revient. 

Histoire[modifier | modifier le code]

La plus ancienne attestation de Montgreleix remonte au XIIe siècle. Un mémorial conservé dans le fonds du chapitre cathédral de Clermont rapporte, entre autres legs, la donation faite (probablement à la fin du XIe siècle ou au tout début du suivant) à l'évêque et aux chanoines de Clermont, par un certain Jean, du château, de l'église et du cimetière de Montgreleix, qu'il avait fondés.

L’histoire de Montgreleix peut se diviser en trois parties, avant 1884, l'incendie et le XXe siècle. En effet, une incendie a ravagé la plus grande partie du village à la fin du XIXe siècle entraînant la destruction des archives municipales et la majorité des biens des familles.

Avant 1884[modifier | modifier le code]

Il a existé une famille « de Montgreleix », elle est mentionnée dans le testament de Jean, comte de Clermont-Ferrand, daté de 1340. Gaspard de Saint-Lérem était le seigneur de Montgreleix en 1540 La commune manquant de bois, elle en faisait venir du « Mont d'Or ». Les habitants passaient 6 à 7 mois de l'année dans les étables. Les pauvres gens étaient réduits à se chauffer avec des mottes de gazon ou des déjections desséchées de leurs vaches. Il existe une tourbière prés du bourg. L’exploitation de cette mine permettait aux paysans d’extraire la tourbe de juin à août. Ils réalisaient des briques qu'ils laissaient sécher, et l’utilisait l’hiver pour se chauffer.

L'incendie[modifier | modifier le code]

Le 2 octobre 1884, jour de la foire d'Allanche, alors que tous, sauf les enfants et les personnes âgées, étaient à la foire ; deux enfants qui s’amusaient, mirent malencontreusement le feu au toit de chaume d'une maison. Aidé par la force du vent, l'incendie se propagea très vite sur l'ensemble du village. Comme celui-ci était quasiment désert, aucune mesure n’a pu être prise à temps. Tout aurait brûlé à part 2 ou 3 maisons, on dit même qu'une des cloches de l'église aurait fondu. Les habitants de Montgreleix se sont donc trouvés, à la veille de l'hiver sans toit, ils ont alors compté sur la solidarité des villages voisins. Les chantiers de reconstruction ne purent vraiment commencer qu'au printemps suivant. Les travaux entraînèrent plusieurs modifications dans la configuration du village notamment le cimetière, qui était à l'origine sur la place de l'église, fut déplacé vers l'extérieur du village.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Comme dans toutes les régions de France, les habitants de Montgreleix furent pour la plupart engagés à la guerre de 14- 18 Dans les années 25 - 30, l'école, qui jusqu'alors était divisée en deux (garçons et filles) devint mixte. À cette époque, l'école du village comprend plus de 100 élèves, qui allaient de la maternelle jusqu'au certificat d'étude (14 ans). Après ce certificat, la suite des études, il fallait aller à Aurillac (50 km), ce qui rendait difficile de continuer les études. À cette époque, les commerces étaient nombreux :

  • Mme Peuch tenait un tabac-épicerie
  • Vaissier et Chassat avaient un café boulangerie
  • M et Mme Mage géraient un café hôtel restaurant poste
  • Et une laiterie tenue par Manaranche

Il y avait dans la montagne 17 burons dans lesquels on fabriquait le cantal : du mois de mai à octobre, les vachers d'Aurillac montaient pour trouver de « bons herbages ». Ainsi, ils amenaient leurs vaches (que des salers) par le train jusqu'à Landeyrat et remontaient jusqu'aux burons à pieds (20 km). Les burons étaient habités pendant ces mois par le vacher, qui s'occupait de la traite des vaches et de la fabrication du fromage, il était aidé par le boutelier, et le berger qui s'occupait de garder le troupeau. La fête de la Saint-Roch avait (comme aujourd'hui) beaucoup de succès, elle se déroulait le week-end après le 15 août, et rassemblait pendant 3 jours les villages voisins Pendant la 2e guerre mondiale, il y avait 13 prisonniers de guerre, ils furent tous libérés (voir photos). La population en 1962 était de 128 habitants, sachant que beaucoup étaient des « marchands de toile », qui étaient des gens qui travaillaient pour des paysans l'été, mais, le travail agricole manquant pendant l'hiver, ils faisaient du porte à porte pour vendre des draps. Enfin, en 1983, l'école n'ayant plus que 4 élèves ferma.

La légende du Chamaroux[modifier | modifier le code]

Auprès de Montgreleix, on trouve un monticule escarpé, connu sous le nom de pic de Chamaroux. Le bas de cette colline est toujours vert, tandis que le sommet, sur lequel on ne peut parvenir qu'avec les plus grandes difficultés, reste aride et ne présente qu'un sol couvert de terre rouge entremêlée de petites pierres. On n'a jamais vu croître sur cette partie ni herbe ni broussaille ; la croyance publique attribue ce phénomène à des causes surnaturelles.

« On raconte qu'Irald, le plus beau garçon du pays, revenant, un samedi soir (jour des aventures diaboliques) d'un village voisin, a eu l'audace de passer par le Chamaroux, aussi appelé suc-des-fées, bien connu par ces légendes féeriques. Soudain, il crut apercevoir des êtres dansant au sommet de la colline, il ne put résister au désir d'assouvir sa curiosité ; il gravit la montagne, et aperçut peu à peu une ronde formée par des fées. À son approche, la ronde s'arrêta et deux fées l'invitèrent à les rejoindre. Mais commença une ronde infernale, le jeune homme était entraîné avec une rapidité effrayante, sa respiration était haletante, ses forces s'épuisèrent dans un tourbillon ; enfin, il succomba et tomba presque anéanti sur le sol maudit. La ronde continuait toujours. À minuit, les fées se transformèrent en squelettes hideux.

Au petit matin, Irald reprit connaissance avec l'aide de saint Géraud son patron, se traîna jusque chez lui il n'était plus un beau garçon, il devint morose et sauvage. Toute sa vie, des cauchemars le hantèrent. »

C'est pour cette raison que la « tache » du Chamaroux est appelée l'Ilort de las Fadas (Le jardin des fées).

L'hort de las Fadas[modifier | modifier le code]

Du côté de Montgreleix (9 km NE de Marcenat par D 104 et 636), le point culminant de la montagne est le pic de Chamaroux. Le pied en est toujours couvert de verdure ; mais, sur la terre rouge de son sommet, nul n'a jamais vu l'herbe croître ni la neige rester. C'est un lieu redoutable. Les jeunes gens surtout doivent bien se garder d'y passer la nuit car les fées les obligent à se mêler à leurs danses. La fête dure jusqu'au petit matin ; alors les imprudents tombent, épuisés, sur la terre pour mourir.

On appelle ce lieu l'hort de las Fadas, le jardin des fées.

Guide de l'Auvergne mystérieuse, p. 336.

La ronde des fées[modifier | modifier le code]

Un soir, un samedi, un garçon nommé Irald passait au pied du lac des fées à onze heures ; au clair de la lune, il voit sur le sommet des êtres aériens ; il arrive jusqu'à la danse sans que sa présence eut été aperçue. Cependant la ronde s'arrête : deux fées rompent la chaîne et lui font signe de venir prendre la place faite pour lui. Le garçon s'y précipite, mais lorsque ses mains ont rejoint celles de ses belles voisines, quelque chose de sec et de glacé le saisit comme dans un étau, un frisson pénètre dans son corps. Alors commence une ronde infernale ; Irald est entraîné avec une rapidité effrayante, ses forces s'épuisent dans ce tourbillon ; enfin il succombe et tombe presque anéanti sur le sol maudit. La ronde continuait toujours. L'heure de minuit est arrivée, la lune se voile d'avantage. En cet instant ces belles filles disparaissent, se métamorphosent et l'on ne voit plus que des squelettes hideux dont la tête creuse jette des flammes par ses ouvertures. Le corps fétide d'un enfant mort sans baptême est apporté, la troupe odieuse va se livrer à un festin épouvantable. L'idée lui vient de se recommander au grand saint Géraud. Il se signe ; aussitôt un désordre se manifeste parmi la bande infernale. Celle des fées qui lui avait paru la plus séduisante s'approche, exhale sur sa tête un souffle enflammé, le feu calcine ses cheveux et une main brûlante imprime sur sa joue un stigmate aux reflets sanglant. Irald avait perdu connaissance, il ne put voir la fin de cette vision satanique : quand il se réveilla, la colline avait repris son aspect accoutumé ; mais il conserva ses plaies.

Légendes & Diableries du Cantal, Gilbert Laconche, p. 101.

La fête de la Saint-Roch[modifier | modifier le code]

La fête de la Saint-Roch est la fête patronale du village. Elle a toujours lieu le week-end après le 15 août. La dernière édition a eu lieu les 20 et 21 août 2016.

Le spectacle son, lumières, conte et pyrotechnie[modifier | modifier le code]

Ce spectacle est un rendez-vous de la fête de la Saint-Roch. La voix des anciens y raconte l'histoire du village, avec vidéo sur grand écran, des effets pyrotechniques et des effets de sons et de lumières. Il a lieu le samedi soir, avec à tour de rôle un des trois thèmes ci-dessous :

  • Le Feu de Montgreleix : C’est le récit d’une histoire vraie, celle de l’incendie qui a ravagé Montgreleix le 2 octobre 1884.
  • La légende du Chamaroux : Ce spectacle raconte la légende de ce mont (voir plus haut), connue des habitants de Montgreleix et de ses alentours…
  • Un orage à Montgreleix : Il raconte la violence des orages dans le Cézalier et plus particulièrement à Montgreleix.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ? en cours Jean Mage[1] LR Entrepreneur en bâtiments
Les données manquantes sont à compléter.


Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 40 habitants, en diminution de -9,09 % par rapport à 2009 (Cantal : -1,2 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
408 418 511 455 460 480 533 526 518
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
511 511 482 539 553 531 603 503 513
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
527 535 559 317 293 293 248 201 167
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
128 116 113 91 57 67 56 40 40
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Laurent
  • Auberge du Chamaroux (cuisine traditionnelle auvergnate)
  • Église Saint-Laurent
  • Croix de Saint-Roch

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alain Galan dans le livre "Aux vents d'Auvergne" Edition du miroir parle du cimetière de Montgreleix

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] Liste des maires du département du Cantal (09/04/2014), sur le site de la préfecture du Cantal, consulté le 5 juillet 2014.
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .