Montgreleix

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Montgreleix
Montgreleix
Place de Montgreleix.
Image illustrative de l’article Montgreleix
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Saint-Flour
Intercommunalité Communauté de communes du Massif du Sancy
Maire
Mandat
Jean Mage
2020-2026
Code postal 15190
Code commune 15132
Démographie
Population
municipale
45 hab. (2018 en augmentation de 21,62 % par rapport à 2013)
Densité 2,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 20′ 44″ nord, 2° 52′ 15″ est
Altitude Min. 1 036 m
Max. 1 426 m
Superficie 17,63 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Riom-ès-Montagnes
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Montgreleix

Montgreleix (Montgralés en occitan) est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Montgreleix, située sur le territoire du Cézallier, est le plus haut chef lieu de commune du département du Cantal, culminant à 1 250 mètres d’altitude.

Cette situation lui permet d’offrir aux visiteurs un large panorama sur les monts du Sancy et du Cantal .Vue superbe sur le mont Chamaroux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

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Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Montgreleix est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (78,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (78,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (77,8 %), prairies (21,9 %), forêts (0,3 %), zones humides intérieures (0,1 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L’origine du nom « Montgreleix » vient de « mont » et « Lis Gralis » qui signifie les taillis. Montgreleix est donc situé sur un mont entouré de taillis.

On dit souvent : « Montgreleix est accueillant, on vient et on y revient ». 

Histoire[modifier | modifier le code]

La plus ancienne attestation de Montgreleix remonte au XIIe siècle. Un mémorial conservé dans le fonds du chapitre cathédral de Clermont rapporte, entre autres legs, la donation faite (probablement à la fin du XIe siècle ou au tout début du suivant) à l'évêque et aux chanoines de Clermont, par un certain Jean, du château, de l'église et du cimetière de Montgreleix, qu'il avait fondés.

On peut estimer que le village de Montgreleix s'est créé aux alentours de l'an 1000. Il existe un texte daté de 1150 qui confirme son existence avec église et château. De plus le village possède une motte castrale ainsi que deux croix en fer forgé de cette époque aux entrées de la commune.

Les actes d'état civil commencent à la date de 1566 et on y trouve des noms encore connus aujourd'hui. Dès le XVIe siècle, la région de Montgreleix était réputée pour ses fabrications de chaudrons. Dans les années 1570, le roi Henri III, frère de "la reine Margot", l'avait envoyée "chez les chaudronniers auvergnats" pour l'éloigner de la cour. Dans l'état civil on trouve souvent cette profession.

On n'a pas de renseignement  sur la vie du village au cours des 17 et 18ième siècles. A la création des départements, Montgreleix qui était dans le diocèse de Basse Auvergne, grossièrement aujourd'hui Puy de Dôme, fut incorporé dans le Cantal, qui était du diocèse de la Haute Auvergne. Le village a déploré 2 morts dans la grande armée napoléonienne: Pierre CORNET, mort le à Alessandria, aujourd'hui en Italie et Pierre BARBAT, tué le "sur le champ de bataille" à PEROLS près BELFORT.

Vers 1860, le village comptait près de 600 habitants. Progressivement, suite à l'industrialisation, les chaudronniers et marchands chaudronniers se transforment en "marchands de toile", ce qui fera la richesse de la région. La guerre franco-prussienne de 1870 n'a pas fait de morts à Montgreleix.

Le , un terrible incendie ravagea tout le village. La plupart des maisons fut détruite. Une jeune femme est décédée. L'église n'a pas brûlé, seul le clocher fût atteint. Les cloches ont été détériorées et refondues l'année suivante. Toutes les archives municipales ont été perdues.

Comme partout, la première guerre mondiale a apporté son lot de drames. On compte 20 noms sur le monument aux morts. La commune comptait 559 habitants au recensement de 1911. Deux noms sont gravés au titre de la deuxième guerre mondiale.

Aujourd'hui, en 2021, la commune ne compte plus qu'une quarantaine d'habitants et l'activité est essentiellement agricole et touristique.

Avant 1884[modifier | modifier le code]

Le village est appelé « Mongreles » dans une enquête sur la justice de Vieillespesse en 1329; « Mongrelex » sur la carte de Cassini; « Montgraleix »; « Montgrelleix » dans un acte de l'état civil de Marcenat de 1668 ; « Montgrales » en 1401 ; « Montgrelez », dans le pouillé de Clermont de 1535[8].

Il a existé une famille « de Montgreleix », elle est mentionnée dans le testament de Jean, comte de Clermont-Ferrand, daté de 1340. Gaspard de Saint-Lérem était le seigneur de Montgreleix en 1540 La commune manquant de bois, elle en faisait venir du « Mont d'Or ». Les habitants passaient 6 à 7 mois de l'année dans les étables. Les pauvres gens étaient réduits à se chauffer avec des mottes de gazon ou des déjections desséchées de leurs vaches. Il existe une tourbière près du bourg. L’exploitation de cette mine permettait aux paysans d’extraire la tourbe de juin à août. Ils réalisaient des briques qu'ils laissaient sécher, et l’utilisait l’hiver pour se chauffer.

Avant 1789, Montgreleix était situé en Basse-Auvergne[8],[9] et dépendait du diocèse et de l'élection de Clermont, de la subdélégation de Bort. Régi par le droit écrit, il dépendait de la justice seigneuriale de Montcelles[10] qui ressortissait à la sénéchaussée d'Auvergne et en appel de la prévôté de Brioude.

L'incendie[modifier | modifier le code]

Le , jour de la foire d'Allanche, alors que tous, sauf les enfants et les personnes âgées, étaient à la foire ; deux enfants qui s’amusaient, mirent malencontreusement le feu au toit de chaume d'une maison. Aidé par la force du vent, l'incendie se propagea très vite sur l'ensemble du village. Comme celui-ci était quasiment désert, aucune mesure n’a pu être prise à temps. Tout aurait brûlé à part 2 ou 3 maisons, on dit même qu'une des cloches de l'église aurait fondu. Les habitants de Montgreleix se sont donc trouvés, à la veille de l'hiver sans toit, ils ont alors compté sur la solidarité des villages voisins. Les chantiers de reconstruction ne purent vraiment commencer qu'au printemps suivant. Les travaux entraînèrent plusieurs modifications dans la configuration du village notamment le cimetière, qui était à l'origine sur la place de l'église, fut déplacé vers l'extérieur du village.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Comme dans toutes les régions de France, les habitants de Montgreleix furent pour la plupart engagés à la guerre de 1914- 1918 Dans les années 25 - 30, l'école, qui jusqu'alors était divisée en deux (garçons et filles) devint mixte. À cette époque, l'école du village comprend plus de 100 élèves, qui allaient de la maternelle jusqu'au certificat d'étude (14 ans). Après ce certificat, la suite des études, il fallait aller à Aurillac (50 km), ce qui rendait difficile de continuer les études. À cette époque, les commerces étaient nombreux :

  • Mme Peuch tenait un tabac-épicerie
  • Vaissier et Chassat avaient un café-boulangerie
  • M et Mme Mage géraient un café-hôtel-restaurant-poste
  • Et une laiterie tenue par Manaranche

Il y avait dans la montagne 17 burons dans lesquels on fabriquait le cantal : du mois de mai à octobre, les vachers d'Aurillac montaient pour trouver de « bons herbages ». Ainsi, ils amenaient leurs vaches (que des salers) par le train jusqu'à Landeyrat et remontaient jusqu'aux burons à pied (20 km). Les burons étaient habités pendant ces mois par le vacher, qui s'occupait de la traite des vaches et de la fabrication du fromage, il était aidé par le boutelier, et le berger qui s'occupait de garder le troupeau. La fête de la Saint-Roch avait (comme aujourd'hui) beaucoup de succès, elle se déroulait le week-end après le , et rassemblait pendant 3 jours les villages voisins Pendant la Deuxième Guerre mondiale, il y avait 13 prisonniers de guerre, ils furent tous libérés. La population en 1962 était de 128 habitants, sachant que beaucoup étaient des « marchands de toile », qui étaient des gens qui travaillaient pour des paysans l'été, mais, le travail agricole manquant pendant l'hiver, ils faisaient du porte-à-porte pour vendre des draps. Enfin, en 1983, l'école n'ayant plus que quatre élèves ferma.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Montgreleix est membre de la communauté de communes du Massif du Sancy[11], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est au Mont-Dore. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[12].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Saint-Flour, à la circonscription administrative de l'État du Cantal et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[11]. Jusqu'en , elle faisait partie du canton de Condat[13].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Riom-ès-Montagnes pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[11], et de la deuxième circonscription du Cantal pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[13].

Élections municipales et communautaires[modifier | modifier le code]

Élections de 2020[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Montgreleix, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours[14] avec candidatures isolées ou groupées et possibilité de panachage[15]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 est de 7. La totalité des sept candidats en lice est élue dès le premier tour, le , avec un taux de participation de 80 %[16].

Chronologie des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 En cours
(au 11 août 2020)
Jean Mage[17] ? puis LR Entrepreneur en bâtiments

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[19].

En 2018, la commune comptait 45 habitants[Note 2], en augmentation de 21,62 % par rapport à 2013 (Cantal : −1,54 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
408418511455460480533526518
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
511511482539553531603503513
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
527535559317293293248201167
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
128116113915767564044
2018 - - - - - - - -
45--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations et festivités[modifier | modifier le code]

La fête de la Saint-Roch[modifier | modifier le code]

La fête de la Saint-Roch est la fête patronale du village. Elle a toujours lieu le week-end après le . C'est l'occasion pour le village de se réunir autour de divers animations pour les petits et les grands. Les habitants et les estivants de Montgreleix tiennent beaucoup à cette fête.

La fête est organisée par le Comité des fêtes de Montgreleix. C'est une association d'une vingtaine de bénévoles qui forme une équipe pour faire vivre Montgreleix.

Le spectacle son, lumières, conte et pyrotechnie[modifier | modifier le code]

Ce spectacle est un rendez-vous de la fête de la Saint-Roch. La voix des anciens y raconte l'histoire du village, avec vidéo sur grand écran, des effets pyrotechniques et des effets de sons et de lumières. Il a lieu le samedi soir du week-end de la fête patronale.

Le spectacle est réalisé intégralement par les bénévoles du comité des fêtes de Montgreleix.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Laurent[modifier | modifier le code]

Église Saint-Laurent.

A l'origine, le village possédait une église romane dont il reste, aujourd'hui, des éléments dans le chœur. La nef, au début, dépourvue de voute, date du début du XVIe siècle. Les chapelles latérales sont du début du XVIIe siècle. Une plaque en cuivre, datée du ,  fixée sur un mur de la chapelle latérale gauche nous précise que son auteur, Claude Champoix, y est enterré. En 1727, la nef est voutée et le clocher est en cours de finition. Il sera remanié à la restauration.

L'église possède deux magnifiques retables du début XVIIIe siècle attribués à Jean Boyer, sculpteur à Murat.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alain Galan dans le livre "Aux vents d'Auvergne" Edition du miroir parle du cimetière de Montgreleix

La légende du Chamaroux[modifier | modifier le code]

Le Chamaroux vu depuis le bourg de Montgreleix
Le Chamaroux vu depuis le bourg de Montgreleix

Auprès de Montgreleix, on trouve un monticule escarpé, connu sous le nom de pic de Chamaroux. Le bas de cette colline est toujours vert, tandis que le sommet, sur lequel on ne peut parvenir qu'avec les plus grandes difficultés, reste aride et ne présente qu'un sol couvert de terre rouge entremêlée de petites pierres. On n'a jamais vu croître sur cette partie ni herbe ni broussaille ; la croyance publique attribue ce phénomène à des causes surnaturelles.

« On raconte qu'Irald, le plus beau garçon du pays, revenant, un samedi soir (jour des aventures diaboliques) d'un village voisin, a eu l'audace de passer par le Chamaroux, aussi appelé suc-des-fées, bien connu par ces légendes féeriques. Soudain, il crut apercevoir des êtres dansant au sommet de la colline, il ne put résister au désir d'assouvir sa curiosité ; il gravit la montagne, et aperçut peu à peu une ronde formée par des fées. À son approche, la ronde s'arrêta et deux fées l'invitèrent à les rejoindre. Mais commença une ronde infernale, le jeune homme était entraîné avec une rapidité effrayante, sa respiration était haletante, ses forces s'épuisèrent dans un tourbillon ; enfin, il succomba et tomba presque anéanti sur le sol maudit. La ronde continuait toujours. À minuit, les fées se transformèrent en squelettes hideux.

Au petit matin, Irald reprit connaissance avec l'aide de saint Géraud son patron, se traîna jusque chez lui il n'était plus un beau garçon, il devint morose et sauvage. Toute sa vie, des cauchemars le hantèrent. »

C'est pour cette raison que la « tache » du Chamaroux est appelée l'Ilort de las Fadas (Le jardin des fées).

L'hort de las Fadas[modifier | modifier le code]

Du côté de Montgreleix (9 km NE de Marcenat par D 104 et 636), le point culminant de la montagne est le pic de Chamaroux. Le pied en est toujours couvert de verdure ; mais, sur la terre rouge de son sommet, nul n'a jamais vu l'herbe croître ni la neige rester. C'est un lieu redoutable. Les jeunes gens surtout doivent bien se garder d'y passer la nuit car les fées les obligent à se mêler à leurs danses. La fête dure jusqu'au petit matin ; alors les imprudents tombent, épuisés, sur la terre pour mourir.

On appelle ce lieu l'hort de las Fadas, le jardin des fées.

Guide de l'Auvergne mystérieuse, p. 336.

La ronde des fées[modifier | modifier le code]

Un soir, un samedi, un garçon nommé Irald passait au pied du lac des fées à onze heures ; au clair de la lune, il voit sur le sommet des êtres aériens ; il arrive jusqu'à la danse sans que sa présence eut été aperçue. Cependant la ronde s'arrête : deux fées rompent la chaîne et lui font signe de venir prendre la place faite pour lui. Le garçon s'y précipite, mais lorsque ses mains ont rejoint celles de ses belles voisines, quelque chose de sec et de glacé le saisit comme dans un étau, un frisson pénètre dans son corps. Alors commence une ronde infernale ; Irald est entraîné avec une rapidité effrayante, ses forces s'épuisent dans ce tourbillon ; enfin il succombe et tombe presque anéanti sur le sol maudit. La ronde continuait toujours. L'heure de minuit est arrivée, la lune se voile davantage. En cet instant ces belles filles disparaissent, se métamorphosent et l'on ne voit plus que des squelettes hideux dont la tête creuse jette des flammes par ses ouvertures. Le corps fétide d'un enfant mort sans baptême est apporté, la troupe odieuse va se livrer à un festin épouvantable. L'idée lui vient de se recommander au grand saint Géraud. Il se signe ; aussitôt un désordre se manifeste parmi la bande infernale. Celle des fées qui lui avait paru la plus séduisante s'approche, exhale sur sa tête un souffle enflammé, le feu calcine ses cheveux et une main brûlante imprime sur sa joue un stigmate aux reflets sanglant. Irald avait perdu connaissance, il ne put voir la fin de cette vision satanique : quand il se réveilla, la colline avait repris son aspect accoutumé ; mais il conserva ses plaies.

Légendes & Diableries du Cantal, Gilbert Laconche, p. 101.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a et b Dictionnaire topographique du Cantal
  9. Un exemple de justice seigneuriale en Basse Auvergne
  10. Quel Montcelles??? A chercher
  11. a b et c « Commune de Montgreleix (15132) », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  12. « CC du Massif du Sancy (No SIREN : 246300966) », sur la base nationale sur l'intercommunalité (consulté le ).
  13. a et b « Découpage électoral du Cantal », sur Politiquemania (consulté le ).
  14. Article L. 252 du Code électoral.
  15. « Municipales : le mode de scrutin dans les communes de moins de 1 000 habitants », sur vie-publique.fr, .
  16. « Résultats des élections municipales et communautaires 2020 », sur interieur.gouv.fr, Ministère de l'Intérieur (consulté le ).
  17. « Annuaire des maires du Cantal », sur AMF15 (consulté le ).
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.