Saint-Pierre-le-Chastel

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Saint-Pierre-le-Chastel
Saint-Pierre-le-Chastel
Village de Saint-Pierre-le-Chastel sur une butte.
Blason de Saint-Pierre-le-Chastel
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Riom
Canton Saint-Ours
Intercommunalité Communauté de communes Chavanon Combrailles et Volcans
Maire
Mandat
Janette Vialette-Giraud
2014-2020
Code postal 63230
Code commune 63385
Démographie
Population
municipale
425 hab. (2015 en augmentation de 10,68 % par rapport à 2010)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 47′ 56″ nord, 2° 50′ 35″ est
Altitude Min. 665 m
Max. 873 m
Superficie 17,45 km2
Localisation

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Saint-Pierre-le-Chastel
Cimetière et église
Cimetière et église du XIe siècle.

Saint-Pierre-le-Chastel est une commune française dans le département du Puy-de-Dôme en Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de l'aire urbaine de Clermont-Ferrand.

Ses habitants sont les Castelpétrussiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Pierre-le-Chastel est située à l'ouest du département du Puy-de-Dôme. Cinq communes sont limitrophes[1] :

Communes limitrophes de Saint-Pierre-le-Chastel
Bromont-Lamothe Pontgibaud Saint-Ours
Saint-Pierre-le-Chastel
Gelles Mazaye

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Elle est traversée par la Sioule.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est traversé par la route départementale (RD) 986, ancienne route nationale 686, reliant Riom et Pontgibaud au nord à la RD 2089, ancienne route nationale 89 au sud, en direction de Rochefort-Montagne, ainsi que par les RD 52 au sud de la commune, 62 (passant près du lieu-dit Bannières), 578, 579 et 579a, ces deux dernières desservant le chef-lieu de la commune[1].

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La ligne d'Eygurande - Merlines à Clermont-Ferrand traverse la commune[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site a propablement été occcupé à la préhistoire[2].

En 1165, le lieu (ancien vicus gaulois selon C. Contejean C (1864)[3]) est connu sous la forme Castellum car un château, rasé anciennement, se dressait au nord de l’église[4]. D'après Ambroise Tardieu, l’église a dépendu des bénédictins de l’abbaye de Mozac[5]. Plus tard, Le Chastel est devenu Saint-Pierre-le-Chastel quand a été rajouté le nom du saint patron de la paroisse[4]. Elle avait dans ses dépendances l’église de Pontgibaud jusqu'à la Révolution française.

Environnement[modifier | modifier le code]

Le paysage communal est resté durant un siècle concerné par les séquelles de pollution par le plomb des anciennes mines argentifères du secteur de Pontgibaud qui furent autrefois l'une des plus grandes mines de plomb argentifère d'Europe (les mines locales ont été exploitées de l'époque gallo-romaine à 1897 et les laveries ont fonctionné jusqu'en 1905)[6]. Sur ce laps de temps elles auraient produit environ 50 000 tonnes de plomb et 100 tonnes d'argent. Les risques liés à la pollution sont suivis par la DREAL, l'ARS et l'INERIS[6]. L'une de ces mines était l'ancienne mine dite “des Rosiers” de Saint-Pierre-le-Chastel.
Plus d'un siècle après la fermeture de la mine le dernier chantier de dépollution des sols et de "mise en sécurité"[7] était celui de Saint-Pierre-le-Chastel (terminé fin 2017). Il était aussi le plus important avec des teneurs en plomb pouvant dépasser de cent fois supérieures le seuil imposant légalement un dépistage du saturnisme[8]. Là 300 000 tonnes de sables blancs et de résidus contenant encore environ 10 000 tonnes de plomb ont été retirés et évacué pour repaysager le site. Ce crassier donnant sur un « lac bleu » était utilisé par des moto-cross « alors que le lac était un lieu de baignade apprécié » il a été « transformé en bassin de décantation où ont été entreposés les résidus, avant qu'ils ne soient recouverts ». D'après les analyses de sang faites mi-2016, les habitants de la commune n'étaient pas atteints de saturnisme.

La commune abrite aussi un Espace Naturel Sensible (ENS) d’Initiative Locale dit du Marais de Saint-Pierre le Chastel. Le site (de 65 hectares) est constitué en partie d'une butte basaltique recouverte de landes, et à ses pieds d'une zone humide de fond de vallée (zone humide de Paloux, de 33 hectares) située de part et d’autre du ruisseau de Mazayes, affluent de la Sioule[9],[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Jean-Paul Faucher PS  
mars 2008 en cours
(au 9 avril 2014)
Janette Vialette-Giraud[Note 1]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

En 2015, la commune comptait 425 habitants[Note 2], en augmentation de 10,68 % par rapport à 2010 (Puy-de-Dôme : +2,4 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
715717803783739792846923940
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9901 0371 0409971 0601 0361 015920767
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
733726684575567562502456464
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
417354339310326320353373421
2015 - - - - - - - -
425--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Pierre-le-Chastel dépend de l'académie de Clermont-Ferrand. Il n'existe aucune école.

Hors dérogations à la carte scolaire, les collégiens se rendent à Pontgibaud[16], au collège Anna Garcin-Mayade, et les lycéens à Riom[17].

Économie[modifier | modifier le code]

Elle est tournée vers l'élevage bovin.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église du village date du XIe siècle[4]. Derrière, une salle polyvalente a été construite au milieu des années 1980. À proximité, un garage destiné aux véhicules d'incendie date de la fin des années 1990 ; il est aujourd'hui inutilisé.

Le château de Bonnebaud date du XIIIe siècle et a été modifié jusqu'au XIXe siècle ; il est inscrit, ainsi que tout le domaine, au titre des monuments historiques depuis 2003[18].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Orthographie selon la préfecture : Jeannette Vialette-Giraud[11].
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Carte de Saint-Pierre-le-Chastel sur Géoportail.
  2. Massounie G (2015) Peuplements et paysages aux confins occidentaux du territoire des Arvernes de la protohistoire au Moyen Âge (Doctoral dissertation, Clermont-Ferrand 2).
  3. Contejean C (1864) Nouvelle archéologiques et correspondance. Revue Archéologique, 156-165.
  4. a b et c Bulletin municipal no 25, 2013.
  5. Ambroise Tardieu, Pontgibaud en Auvergne. La ville, le château, le comté, les mines, Paris, Le Livre d'Histoire - Lorisse, (réimpression 1992, 144 p., coll. « Monographie des villes et villages de France », dirigée par M.-G. Micberth, (ISBN 2-87760-888-3)).
  6. a et b Les anciens sites miniers sous surveillance , Journal La Montagne, Saint-Pierre-le-Chastel, article publié le 09/07/2016
  7. Pidon, A., Niemiec, D., & Sabourault, P. (2016, July). Mise en sécurité d'un dépôt de résidus de traitement de minareai de plomb-argentifère, Pontgibaud, Auvergne. In Journées Nationales de Géotechnique et de Géologie de l’Ingénieur.
  8. Claude Fallas & Christian Lamorelle (2017) Pollution au plomb : le site de Saint-Pierre-le-Chastel entièrement nettoyé France 3 ; le 15/12/2017
  9. Legrand R, Leroux G & al ( 2013 ) Plan de gestion, Espace Naturel Sensible « Butte et marais de Saint-Pierre le Chastel (63)». CEN Auvergne, LPO Auvergne. Commune de Saint-Pierre le Chastel, Conseil général du Puy-de-Dôme. 107 pages
  10. Pagès D, Boursange S & Lemarchand C (2013) Inventaire des mammifères sauvages (hors chiroptères) présents au sein de l’Espace Naturel Sensible d’Initiative Locale «Butte et Marais de Saint-Pierre le Chastel»(Puy-de-Dôme). CEN, Décembre
  11. « Liste des Maires du Puy-de-Dôme » [PDF], Préfecture du Puy-de-Dôme, (consulté le 13 juillet 2014).
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  16. « SECTORISATION - DEPARTEMENT du PUY-DE-DÔME » [PDF], Direction des services départementaux de l'Éducation nationale du Puy-de-Dôme, (consulté le 21 août 2016).
  17. « Sectorisation des lycées - Département du Puy-de-Dôme » [PDF], Direction des services départementaux de l'Éducation nationale du Puy-de-Dôme, (consulté le 21 août 2016).
  18. « château de Bonnebaud », notice no PA00092381, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 24 mars 2016.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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