Ardes

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Ardes
L'entrée du village.
L'entrée du village.
Blason de Ardes
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Issoire
Canton Brassac-les-Mines
Intercommunalité Ardes Communauté
Maire
Mandat
Bernard Veissière
2014-2020
Code postal 63420
Code commune 63009
Démographie
Gentilé Ardoisiens
Population
municipale
517 hab. (2014)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 24′ 16″ nord, 3° 07′ 38″ est
Altitude Min. 485 m – Max. 1 039 m
Superficie 16,59 km2
Localisation

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Ardes

Ardes est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme, en région d'Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants se nomment les Ardoisiens et Ardoisiennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ardes est implanté sur les contreforts orientaux du Cézallier dont il est le principal bourg. Il est également situé le long de la rivière Couze d'Ardes ce qui lui vaut parfois l'appellation d'Ardes-sur-Couze. Le village est divisé en deux parties : le gros du bourg se situe sur un petit plateau dominant la vallée de la Couze tandis qu'une autre partie est située en contrebas le long de la rivière. Les toits du village sont rouges, les tuiles ayant remplacé les lauzes. En un siècle et demi, le village a perdu 80 % de sa population mais depuis quelque temps, la démographie repart à la hausse : nouveaux élèves à l'école, nouvelle épicerie, nouvelle boulangerie. La vie reprend dans ce village qui comme tant d'autres dans le Cézallier a été déserté. L'espoir d'une nouvelle vie se lit sur les façades refaites à neuf de certaines maisons.

Ardes est un ancien bourg de tanneurs.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom officiel de la commune est et reste Ardes. On note toutefois l'utilisation fréquente, même au sein des administrations, d'une appellation d'usage Ardes-sur-Couze.

Contient le radical ard, (hauteur).

Histoire[modifier | modifier le code]

Autrefois propriété de la famille de Mercœur. L'élevage ovin a joué un rôle majeur dans l'économie du village qui a donné son nom à une race locale, l'ardes[1].

Le canton a subi un fort exode au XIXe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

Ardes a été, jusqu'en mars 2015, chef-lieu de canton. À l'issue du redécoupage des cantons du département, la commune est rattachée au canton de Brassac-les-Mines[2].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Bernard Veissière[3] PS Agent d'assurance
Conseiller général du canton d'Ardes (1982-2015)
Président de la communauté de communes Ardes Communauté

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Ardes appartient à la communauté de communes Ardes Communauté dont elle abrite le siège.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 517 habitants, en diminution de -15,25 % par rapport à 2009 (Puy-de-Dôme : 2,3 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 662 1 636 1 825 1 695 1 803 1 830 1 796 1 706 1 521
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 505 1 408 1 383 1 412 1 394 1 394 1 381 1 343 1 402
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 431 1 321 1 254 1 077 973 917 995 958 854
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
807 812 747 643 585 547 605 520 517
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006 [7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'eau fortement minéralisée du groupe Danone, Arvie, était produite à Ardes, à 8 millions de litres en 2008. Danone Eaux France a décidé de se désengager de l'exploitation et de la commercialisation de cette eau, la jugeant « trop salée, trop minéralisée », sans impact sur l'emploi puisque certains salariés sont affectés sur l'usine de Volvic selon son directeur[8]. Cette source a été rachetée en 2010 par une entreprise désormais placée en liquidation judiciaire, Eurokin[9]. Rachetée en 2012 par qaf limited, un groupe agroalimentaire de Singapour , l'usine a repris son activité sous l'eau nom de "société des eaux du Cezalier ". L'eau est desormée commercialisée sous le nom de "Ardesy".

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Doigt de Mercœur dominant le village depuis la montagne.
  • Église Saint-Dizaint.
  • Dominant le bourg et la vallée de Rentières, « le doigt de Mercœur », tour ruinée, vestige du château de l'autrefois puissante famille de Mercœur.
  • Dans le bourg, quelques vestiges d'un autre château, détruit en 1633 sur ordre de Richelieu.
  • Un parc animalier[10].
  • Le musée des Vieux-Métiers.

Personnalité liée à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Ardes (Puy-de-Dôme).svg D'or à trois fasces ondées d'azur

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Meyer C., « mouton Ardes », sur http://dico-sciences-animales.cirad.fr, Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement,‎ (consulté le 15 juillet 2012)
  2. Décret no 2014-210 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Puy-de-Dôme
  3. Réélu en mars 2014 « Bernard Veissière conserve son fauteuil », La Montagne, 1er avril 2014.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Éric Barbier, « Ardes-sur-Couze passe au régime sec », La Montagne,‎ , p. 3.
  9. Olivier Choruszko, « La bouteille bleue d'Arvie a bu le bouillon… », La Montagne,‎ .
  10. Parc animalier d'Ardes sur Couze