Pailherols

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Pailherols
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Arrondissement d'Aurillac
Canton Vic-sur-Cère
Intercommunalité Communauté de communes de Cère et Goul en Carladès
Maire
Mandat
Claude Prunet
2014-2020
Code postal 15800
Code commune 15146
Démographie
Population
municipale
136 hab. (2014)
Densité 5,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 57′ 06″ nord, 2° 41′ 06″ est
Altitude Min. 807 m
Max. 1 632 m
Superficie 25,98 km2
Localisation

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Pailherols est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Située dans le pays traditionnel des Monts du Cantal, elle est issue du démembrement en 1789 de la paroisse de Raulhac.

Géographie[modifier | modifier le code]

Pailherols est une commune située dans le parc des Volcans d'Auvergne et arrosée par le Goul. Village de montagne situé à près de 1000 mètres d'altitude, Pailherols mêle modernité et tradition. Porte d'entrée vers le Plomb du Cantal, le village est blotti sur le plateau de Barrès[1], un petit plateau volcanique composé de basalte et de phonolite. La mise en valeur agricole du plateau laisse une place largement prépondérante aux herbages : prairies de fauche qui cèdent la place, aux altitudes les plus élevées, à des estives peuplés l'été par les vaches de Salers et abritant une flore riche et préservée, dont quelques fleurs rares de montagne. Dans la partie basse, le parcellaire, assez lâche, est délimité par un réseau bocager qui tend à disparaître progressivement sous l’effet du regroupement des parcelles[2].

Au côté d'un élevage extensif traditionnel, le village a su se mettre en valeur pour accueillir le visiteur, au travers de pistes de ski de fond ou de chemin de randonnée. Il possède aussi quelques vieilles maisons et quelques burons qui ont été restaurés pour devenir des gîtes touristiques ou offrir des chambres d'hôtes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Pailherols fait partie du Carladès qui était autrefois possédé par les vicomtes de Carlat.

Le nom de Pailherols pourrait venir du génitif de pailhés, lieu dit situé à proximité. Dernier tissus d'habitat sédentaire avant la traversée des monts du Cantal, le village est construit à l'écart de l'Estrada, désignée comme une voie romaine sur la carte de Cassini, qui permettait aux fruits et au sel en provenance du sud et de l'ouest de traverser les monts du Cantal. Cette route est attestée par les textes dès le XIIe siècle.

Le village prend véritablement forme au XVIe siècle, avec l'arrivée d'une Vierge miraculeuse.

À ce moment, il reçoit une série de dons qui lui permettent d'établir une église, succursale de celle de Raulhac. Ces dons se manifestent en particulier par un tableau, aujourd'hui monument historique, offert par les seigneurs de Cropières. Dans ce même temps, il reçoit du roi François Ier, le privilège d'organiser deux foires annuelles. La dernière à survivre, la foire dite des cerises, le premier dimanche de juin, donne aujourd'hui lieu à la fête des fromages. La deuxième, traditionnellement le premier dimanche après le 15 août, est encore traditionnellement un pèlerinage à la vierge et tient lieu de fête paroissiale. Cette église est alors une succursale de la paroisse de Raulhac.

Institué comme commune à la Révolution, le village se développe comme un trait d'union entre les estives et l'habitat sédentaire.

Légende de Notre Dame de Pailherols[modifier | modifier le code]

Un marchand ramenait de Cahors une vierge en plâtre qu'il destinait à sa femme. Résidant à l'auberge locale, il s'aperçut le lendemain de la disparition de son présent. Il revint à l'auberge et fit chercher son bien que l'on retrouva au pied d'un buisson. Par trois fois, il constata la disparition de la statuette avant de franchir le col, par trois fois on retrouva la vierge au même endroit. On en vint à voir un signe divin et une église fut construite à l'emplacement du buisson.

Un pèlerinage annuel a lieu le dimanche après l'Assomption. Le livre de Notre-Dame de Pailherols fait état de plusieurs miracles. C'est en souvenir de l'exclamation d'un jeune aveugle ayant retrouvé la vue au retour d'un pèlerinage que le ruisseau qui borde le bourg s'appelle la Beauté.

En limite de Pailherols, sur le chemin du Plomb du Cantal, se trouve aussi la chapelle du Cantal qui était la paroisse d'été des bergers.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1995 mars 2014 Pierre Bonal    
mars 2014 en cours
(au 19 juillet 2014)
Claude Prunet[3] DVD Agriculteur

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 136 habitants, en diminution de -20 % par rapport à 2009 (Cantal : -1,2 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
649 649 763 750 713 728 751 816 655
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
684 641 626 600 600 562 582 531 507
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
488 517 523 424 393 378 399 402 354
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
332 301 213 195 171 153 167 137 136
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ce plateau d’altitude comprise entre 1000 et 1500 m est en forme de triangle vers le Nord.
  2. « Schéma de cohérence territoriale du Bassin d'Aurillac, du Carladès et de la Châtaigneraie », sur scotbacc.fr, .
  3. Liste des maires du Cantal, site de la préfecture du Cantal (consulté le 19 juillet 2014).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Olivier Bertrand, ce bougnat (discret) à la tête d'un empire de la restauration, Capital.fr (consulté le 7 octobre 2015).


Liens externes[modifier | modifier le code]